« L’eau remplit un creux, puis le suivant.
C’est ainsi qu’elle avance.
L’homme accomplit une étape, puis la suivante.
C’est ainsi qu’il progresse. »
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Meng Zi, penseur chinois III av JC
1 juin 2014
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Meng Zi, penseur chinois III av JC
28 Mai 2014
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Oscar Wilde, écrivain irlandais (1854-1900)
27 Mai 2014
Le rapport INSERM de 2004 avait pour objectif d’évaluer les effets de trois formes de thérapie :
la thérapie psychanalytique, la thérapie familiale, et la thérapie cognitive et comportementale.
Les résultats étaient classés en trois grades : grade A pour « efficacité démontrée » ; grade B pour « simple présomption d’efficacité » ; grade C pour « efficacité non démontrée ».
Dans le rapport INSERM, seule la TCC a eu un grade A pour
Les autres rapports du même type, effectués dans d’autres pays, ont abouti aux mêmes conclusions.
Références: inserm.fr/content/download/1354/12547/file/26fevrier2004_psychotherapies_trois_approches2.pdf, http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/146/?sequence=13
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26 Mai 2014
3. Mettre son ado en action
Pour aider son enfant à gérer son stress à l’approche de l’examen, «il faut mettre de côté les choses secondaires et se concentrer sur l’essentiel, en lui laissant une part de décision», précise Christine Henniqueau-Mary. Sa chambre n’est pas rangée et il révise allongé sur son lit… on évite les petites phrases du genre «si c’est ordonné dehors, c’est ordonné dedans». Inutile également de lui ordonner «d’aller dormir».
Demandez-lui plutôt quel est son programme pour la soirée et à quelle heure il compte aller se coucher.
Il faut essayer de recentrer son ado sur l’action. Le discours doit rester factuel : ‘‘Où en es-tu de tes révisions ?’’, ‘‘En quoi peut-on t’aider ?’’ pour désamorcer l’aspect émotionnel du bac. «Plus le parent recentre l’enfant sur l’agir, plus il diminue son stress. Si l’enfant reste maître des choses, il s’y mettra plus facilement que si on lui dit de le faire», conclut la psychopédagogue.
4. Que faire face à un ado «pas du tout stressé» par le bac ?
Le discours ‘‘je m’en foutiste’’ est un classique chez les adolescents. Pour Alain Braconnier, il ne faut pas forcément s’en alarmer. «C’est de provocation, il est impossible de ne pas être stressé avant le bac. Si ça n’empêche pas le candidat de travailler, il faut se dire qu’il gère son stress grâce à une forme de déni. Dans ce cas, les parents ne doivent pas intervenir».
En revanche, «si le lycéen adopte un comportement très régressif, du genre ‘‘de toutes façons ça va marcher, même si je ne fais rien’’, il est dans une logique de ‘‘pensée magique’’», analyse Christine Henniqueau-Mary : il imagine qu’il suffit de dire les choses pour qu’elles arrivent.
Et là, évidemment, les parents doivent réagir ! Mais en évitant l’affrontement frontal : «il faut mettre son enfant face à son comportement et lui demander s’il estime que c’est une attitude appropriée», conseille la spécialiste.
Et Alain Braconnier de recommander si possible un brin d’humour… «ça marche bien avec les ados».
Sources: sante.lefigaro.fr, * «Optimiste», Alain Braconnier, éditions Odile Jacob, avril 2014
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25 Mai 2014
On a beau entendre répéter que le bac n’est plus ce qu’il était, il reste un sésame, un rite de passage pour les lycéens… et leurs parents.
Quelle position adopter face à nos ados stressés ?
Comment les aider à passer le cap ?
Voici deux conseils :
1. Reconnaître son propre stress
Crise, concurrence accrue sur le marché du travail… depuis quelques années, les parents sont de plus en plus stressés pour l’avenir de leurs enfants. «Le problème, c’est que ce stress retombe généralement sur les épaules des lycéens et qu’au moment du bac, ils n’ont pas besoin de ça» prévient Christine Henniqueau-Mary, psychopédagogue.
Pour éviter d’ajouter une pression inutile, la première chose à faire c’est de reconnaître sa propre inquiétude et de la contrôler, selon la spécialiste de l’accompagnement scolaire.
«Il faut arrêter de colporter le discours anxiogène de l’école, les phrases du genre ‘‘aujourd’hui, sans le bac, on n’a rien’’ sont à bannir». Le fait de baigner dans un univers d’inquiétude vis-à-vis de leur avenir génère un comportement infantile chez les ados. On tombe alors dans un effet pervers : le stress des parents a pour conséquence que l’ado n’arrive pas à se mettre au travail.
2. Se poser en soutien de son enfant
A l’heure des révisions, certains parents sont tentés de se transformer en inquisiteurs. Débouler dans la chambre de son enfant et lui sortir un ‘‘à chaque fois que je viens te voir, tu ne fais rien !’’ excédé est complètement contre-productif. «Les ados vont très bien ressentir l’angoisse de leurs parents derrière ce discours et cela ne fait qu’amplifier la pression qu’ils ressentent», analyse Christine Henniqueau-Mary.
«Les jeunes sont naturellement assez pessimistes, estime Alain Braconnier, psychiatre spécialiste des adolescent à la Pitié-Salpêtrière*, il faut leur apprendre à relativiser. Leur expliquer qu’ils ne sont pas les premiers à passer le bac et que vous aussi vous étiez stressé le jour de votre épreuve de philo».
La clé pour aider votre enfant à gérer son stress ? Etablissez une communication positive. «Il faut que l’ado sache qu’il peut vous solliciter quand il en a besoin, mais ne pas s’imposer», explique la psychopédagogue. Evidemment, cela ne se fait pas du jour au lendemain.
On ne s’installe pas à côté de son bureau tout un dimanche après-midi par exemple, mais on reste à sa disposition. On lui demande ce qui lui ferait plaisir pour manger, mais on ne transforme pas la vie familiale pour autant.
Bref, tout est une question de mesure, n’est-ce pas ?
Sources: sante.lefigaro.fr, *«Optimiste», Alain Braconnier, éditions Odile Jacob, avril 2014
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24 Mai 2014
Le Figaro – Votre dernier livre concerne justement l’optimisme à cultiver pour vivre mieux. Celui-ci est-il particulièrement mis à mal chez ces jeunes, aujourd’hui ?
Alain Braconnier – Dans des sondages récents, les jeunes affirment qu’ils sont pessimistes pour le contexte général, mais pas pour leur avenir personnel.
Beaucoup affirment: «Je me débrouillerai !», et il est vrai qu’ils disposent, via notamment les réseaux sociaux, de grandes ressources. Ils sont très informés et partagent avec de nombreux pairs, constituant un vrai groupe social, ce qui est porteur.
En revanche, ce sont leurs parents qui ont tendance à nourrir le pessimisme ambiant ! Ceux-ci se montrent très inquiets, alors qu’ils pourraient plutôt, quand l’étudiant échoue aux examens, l’encourager et lui dire: «Tu feras mieux la prochaine fois, rien n’est jamais définitif…»
Et comment, dans un contexte si difficile, les jeunes eux-mêmes peuvent-ils cultiver leur optimisme ?
Alain Braconnier – En voyageant ! Ils auraient intérêt à aller voir ailleurs, notamment dans des pays qui vont moins bien que le nôtre, pour réaliser la chance dont ils bénéficient encore.
D’ailleurs, les étudiants étrangers sont admiratifs de notre mode de vie. Il faut les écouter.
Sources: sante.lefigaro.fr, Optimiste (Éditions Odile Jacob)
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20 Mai 2014
Comment s’en sortir ?
C’est d’abord un médecin qui peut décider s’il s’agit d’un mal-être passager ou d’un problème touchant à la personnalité. Ensuite, il peut orienter vers un traitement de fond, en vous recommandant un psychopraticien (nouvelle appellation pour psychothérapeute).
Tout d’abord, dans bien des cas, un traitement antidépresseur peut contribuer à une amélioration, mais ne dispense absolument pas d’un travail psychothérapeutique.
De ce point de vue, il existe aujourd’hui plusieurs approches.
Les approches classiques de type psychanalytique permettent d’aborder la problématique de fond, l’histoire individuelle, et apportent un mieux-être, mais semblent avoir peu d’effet sur les crises boulimiques elles-mêmes.
Les thérapies cognitivo-comportementales, et en particulier les thérapies abordant les problèmes émotionnels, sont les approches donnant les meilleurs résultats *.
Il s’agira alors de travailler sur le comportement alimentaire. Afin de quitter le contrôle pour en venir à l’écoute des sensations alimentaires. Et parallèlement de faire un travail approfondi sur les émotions, l’estime de soi et les relations interpersonnelles.
Pour guérir de la boulimie, il faut arrêter de se fuir, en d’autres termes ne plus faire semblant. Et ne pas abandonner en cours de psychothérapie…
Cela revient à apprendre à se connaître et s’accepter tel que l’on est, être plus tolérant et bienveillant vis-à-vis de soi-même.
* Voici le lien de l’étude de l’INSERM montrant l’efficacité des psychothérapies cognitivo-comportementales (lisez page 237 la conclusion) :
http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/146/?sequence=13
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19 Mai 2014
19 Mai 2014
Elles sont multiples.
Le désir de minceur et de contrôle de nos sociétés joue clairement un rôle décisif dans l’expansion des troubles boulimiques dans les sociétés développées.
Le fait de chercher à contrôler son comportement alimentaire en vue de contrôler son poids conduit bien souvent à des pertes de contrôle qui amorcent le cycle boulimique.
Enfin, la crise boulimique est un moyen de réduire les émotions pénibles, les angoisses et soucis de tous ordres, chez les personnes impulsives.
Le manque d’estime de soi, un sentiment de manque d’authenticité personnelle, de vide intérieur, sont aussi des constantes, et s’expliquent la plupart du temps par l’histoire individuelle et les relations parents-enfant.
La crise boulimique apparaît comme un temps fort venant mettre entre parenthèses le malaise existentiel, comme, pour d’autres, l’utilisation de l’alcool ou de médicaments.
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18 Mai 2014
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Carl Rogers, psychopraticien humaniste américain (1902-1987)
17 Mai 2014
L’estime de soi est un jugement que l’on porte sur sa propre personne
C’est vital à notre équilibre psychologique.
Lorsqu’il est positif, nous nous sentons « bien dans notre peau » et nous pouvons agir efficacement, et affronter les difficultés de l’existence en toute quiétude.
Mais lorsque notre regard sur nous-mêmes est négatif, il engendre une souffrance permanente qui vient ruiner notre vie.
Développer l’estime de soi est un travail parmi les plus utiles qui soient, pour développer notre aptitude au bonheur et retrouver ou booster notre joie de vivre.
Concrètement, comme le définit le psychiatre Christophe André dans son best-seller[1], l’estime de soi repose sur trois « ingrédients » :
[1] Christophe André et François Lelord, « L’estime de soi, s’aimer pour mieux vivre avec les autres », éditions Odile Jacob
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16 Mai 2014
Le modèle tire vers le haut, la critique entraine vers le bas.
Pas d’accord ? Vous pouvez l’être.
Et rappelez-vous la dernière fois où l’on vous a critiqué…
16 Mai 2014
7 questions pour savoir si cet ouvrage vous concerne :
«Je me suis fait larguer», de Basil Bernard, est l’un des seuls nouveaux ouvrages sur la rupture qui ne vous fasse pas de fausses promesses irréalistes comme «récupérez votre ex en 30 jours» ou «faites le/la ramper à vos pieds»…
Ce livre vous propose au contraire une rencontre avec vous-même. Et d’examiner en détail le dénominateur commun de tous vos problèmes dans la vie :
Vous.
Voici ce que vous apprendrez à sa lecture :
il vous expliquera pourquoi la rupture est irréversible, et vous en convaincra afin d’avancer.
Vous comprendrez les nombreux bénéfices à tirer de votre «coming-out», et affirmer enfin qui vous êtes vraiment.
Vous identifierez les routines désastreuses au sein d’un couple.
Vous comprendrez pourquoi la solitude est votre meilleure alliée.
Vous découvrirez un mot magique dont vous ignorez le pouvoir.
Vous saisirez au vol l’opportunité extraordinaire que représente la rupture pour changer de vie complètement, et la réussir.
Vous prendrez exemple sur les personnes les plus inattendues.
Vous ferez votre mea culpa et en sortirez grandi(e).
Vous arrêterez d’être trop gentil sans rien recevoir en échange.
Vous puiserez en vous des ressources que vous ne soupçonnez pas, et qui existent pourtant.
Dans un discours émaillé de blagues de potache et de perles littéraires, l’auteur Basile Bernard ose la métaphore éculée du ficus qu’on oublie d’arroser… Il manie avec brio l’idée plus acrobatique du couple côté en bourse.
Il traite légèrement de sujets graves. Prend le lecteur comme complice. S’adresse à lui sur le ton de la conversation.
Basile Bernard a maintenant 36 ans, et est un heureux père de deux enfants. Son ouvrage sur la reconstruction narcissique post-rupture a été écrit durant l’été 2012 sur la base d’emails écrits fin 2011.
Je vous recommande cet ouvrage même si vous n’avez récemment largué personne. Même si vous ne vous êtes pas fait larguer depuis longtemps.
Sources: «Je me suis fait larguer», de Basil Bernard, éditions Eyrolles, et le site de l’auteur « je-me-suis-fait-larguer.fr »
15 Mai 2014
Un employé d’Altran, groupe spécialisé dans le conseil en innovation et ingénierie avancée, s’est jeté mardi matin du dernière étage du siège bruxellois de la société, situé avenue de Tervueren, à Woluwe-Saint-Pierre, rapporte La Dernière Heure.
De source syndicale, son suicide pourrait être lié à ses conditions de travail.
« En plus, la direction finit toujours par faire pression, car vous coûtez à la société sans rien lui rapporter », poursuit-il.
Pour la Setca, la direction « doit reconnaître le geste de son employé comme un signal d’alarme sur la pression vécue au sein de la société », même si, comme le précise Geert Haverbeke, l’entreprise « n’est pas seule en cause » dans ce geste.
Le syndicaliste indique par ailleurs avoir été prévenu de quatre suicides sur les lieux de travail à Bruxelles, ces deux dernières années.
Source: 7sur7.be
9 Mai 2014
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Fuyez les personnalités toxiques ou négatives,
narcissiques ou égocentriques,
qui accaparent votre temps et votre énergie !
8 Mai 2014
“La compulsion sexuelle vient d’une faille de l’identité. L’image narcissique est faible, vide de quelque chose dont l’homme serait le plein”.
Attention, la pychanalyse n’est pas loin… et bientôt la faute sera rejetée sur un complexe d’Electre non résolue, voire sur la mère !
En réalité plus que la quête de l’orgasme et du plaisir, c’est le rapport de séduction ou, plus encore, se sentir désirable qui prévaut. L’hypersexualité, chez la femme est souvent un symptôme de difficultés relationnelles. Libération sexuelle ou pas, le désir au féminin est davantage lié à l’affect.
Alors que chez l’homme, ce dé-couplement de la pulsion et du sentiment amoureux est plus banal. Ce qui expliquerait aussi pourquoi les femmes professionnellement très actives y sont plus sujettes que les autres.
La plupart du temps, la suractivité sexuelle se double d’un rapport au plaisir complexe et d’une difficulté à jouir, qui explique aussi cette quête frénétique, et sans fin… La morale n’a rien à voir là-dedans : les psychopraticiens s’accordent sur ce point : le sexe bien vécu, qu’il soit débridé ou pas, seul, avec sextoys ou à plusieurs, comporte une valeur apaisante, rassurante, renarcissisante… Dans le cas contraire, on se penche sur la question.
L’addiction sexuelle peut survenir la quarantaine passée ou à la suite d’un divorce.
Le besoin de sentir le désir chez un homme et de se rassurer prend alors le pas sur le reste.
C’est souvent une façon de se “récupérer” narcissiquement.
La sexualité sans affect joue alors ce rôle. Sortir de ce comportement addictif commence par un réel travail de deuil. Affronter ses peurs, celle de prendre de l’âge ou de traverser un moment de solitude peut avoir des effets tout à fait positifs.
En prendre conscience permet en tout cas d’avancer.
Chez des femmes plus jeunes, la dépendance peut se manifester par l’utilisation de sex-toys, et de partenaires d’une nuit.
L’homme est alors traité comme un objet et il y a fort à parier que la frustration est souvent au rendez-vous.
L’addiction sexuelle s’accompagne parfois même d’une agressivité mal gérée (vocabulaire cru, exigence), qui en réalité s’exerce contre soi.
Mettre fin à une dépendance n’est pas simple. Une psychothérapie est nécessaire.
Une piste possible est de commencer par identifier la personne (un premier amour mal fini ? Un ex ?) à qui s’adresse, réellement, cette agressivité. Pour s’en libérer.
Ensuite accéder à une recherche érotique paratagée, véritable outil de plaisir, pour recréer avec son partenaire un espace de jeu, où peuvent s’exprimer les désirs profonds de chacun.
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5 Mai 2014
Il peut arriver à tout le monde de trop manger sous l’influence de certaines émotions.
Mais quand on pense à la nourriture tout le temps, on a de grandes chances d’avoir affaire à un trouble du comportement alimentaire.
Comment savoir dans ce contexte à partir de quand on peut parler de boulimie ?
Quels sont les symptômes de la boulimie ?
La boulimie se traduit par des prises alimentaires où l’on consomme de grandes quantités de nourriture en peu de temps.
Avec le sentiment qu’on n’a pas le contrôle des événements.
Les boulimiques utilisent des méthodes compensatoires afin de ne pas prendre de poids : vomissements, prises de laxatifs ou périodes de jeûne, sports à haute dose.
La personne boulimique mange tout et n’importe quoi de manière compulsive.
Elle s’isole pour ingurgiter des aliments qu’elle avale sans plaisir, le plus vite possible, pour ensuite se faire vomir.
Elle craque souvent dans des situations émotionnelles synonymes d’inconfort comme l’angoisse ou l’irritabilité, ce qu’elle regrette tout de suite après.
À la honte de se faire vomir s’ajoutent le poids de la culpabilité et des regrets.
Elle se dévalorise et entretient par conséquent une image négative d’elle-même, confirmée par ses échecs répétés.
Elle voudrait arrêter ces crises devenues fréquentes par la seule force de sa volonté, mais n’y parvient pas. L‘obsession de la nourriture ne la lâche pas et elle redoute toujours le prochain craquage.
La boulimie concerne aujourd’hui de 2 à 5 % environ des femmes de 15 à 45 ans, soit près de 250 000 femmes.
NB: Quand la personne ne se fait pas vomir après une crise, et/ou quand la fréquence des crises est irrégulières, je parle alors d’hyperphagie boulimique. Dans ce cas, elle est très souvent en surpoids, voire obèse.
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5 Mai 2014
Contrairement à une idée reçue très répandue, les personnes boulimiques ne sont pas grosses.
Dans 6 à 7 cas sur 10, ce sont des femmes de poids normal (comment elles font pour garder un poids stable est un autre problème).
Mais la perception qu’elles ont de leur propre corps peut être altérée : elles se voient grosses, parfois même obèses.
Les boulimiques calculent les calories, sont obsédées par leur balance : la peur de grossir est un des facteurs essentiels de leur trouble.
Et il est utile de se poser les questions suivantes :
– que m’apporte cette peur de grossir ?
– En quoi est-elle importante ?
– Comment satisfaire ces intentions profondes, sans la boulimie ?
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4 Mai 2014
Depuis qu’il est venu me consulter, un client est convaincu que la retraite n’est « pas la fin des haricots ».
Il verra davantage ses petits-enfants, voyagera avec sa femme et se lancera dans la rénovation d’une traction avant Citroën, qu’il mettra plus tard à la disposition d’une association caritative, pour les mariages.
« Surtout, ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier ! », conseille tel psychopraticien à ses nombreux clients. Il s’agit de penser à court, moyen et long termes.
Il y a une vingtaine d’années, avec la retraite à 60 ans, nous sommes passés de la retraite-repos à la retraite-loisirs.
Aujourd’hui, avec parfois trente années de retraite à vivre, un pouvoir d’achat qui n’est plus ce qu’il était, de grands enfants parfois encore à charge, des petits-enfants à garder et des parents vieillissants, certains envisagent une reprise partielle d’activité, panachée de repos et de loisirs.
Même en retraite, la génération pivot, comme je l’appelle, n’a pas fini de jouer les soutiens de famille.
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3 Mai 2014
Les premiers temps de la retraite sont ceux du passage angoissant d’un temps très structuré à un temps déstructuré.
Période de bouleversements psychologiques, familiaux, sociaux, de perte de statut, d’utilité sociale, d’identité, de réseau relationnel, l’entrée dans la retraite peut être vécue comme une petite mort.
Mais pour les retraités, difficile de confier tout cela : dans une société touchée par le chômage et préoccupée par l’avenir des retraites, ils sont souvent considérés comme des privilégiés, n’ayant pas légitimité à se plaindre.
Mes séances à mon cabinet en qualité de psychopraticien (nouvelle appellation pour psychothérapeute), ou les séminaires de préparation, leur offrent un espace de parole, où ils peuvent se plaindre, eux aussi.
« La retraite est un passage, un moment de crise avec, comme à l’adolescence, un questionnement sur l’identité« , témoigne Carmen Siger, psychologue et formatrice à l’Ecole des parents. Pour tous ceux qui ont été poussés vers la sortie, placardisés, qui n’ont pas pu transmettre leurs compétences, le stage, poursuit-elle, « permet aussi de décolérer et d’entrer dans un processus de deuil de la vie professionnelle et de reconstruction active« .
Accepter le changement pour se forger une nouvelle identité et ne pas demeurer éternellement « l’ancien directeur marketing de… » telle entreprise.
S’écouter enfin, se dessiner un rythme personnel, éviter d’être une nouvelle fois happé par les autres – petits-enfants, enfants, parents.
Ouvrir le dialogue dans le couple pour trouver un nouvel équilibre et s’aménager des sphères d’autonomie.
Combattre, surtout, l’idée que la retraite est une fin en soi, que l’on sera heureux en attendant que le temps passe.
Il faut trouver une raison de se lever le matin.
Certains pensent que les albums photos et les mots croisés vont remplir leur vie…
Mon leitmotiv : le « projet de vie ». Accomplissement, parfois, d’un rêve d’adolescent.
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