espoir


Un ado de 13 ans sauve ses camarades d’un accident de bus. En feriez-vous autant ?

Jeremy Wuitschick n’a que 13 ans mais il a déjà de (très) bons réflexes.

Cet adolescent américain de Milton, dans l’Etat de Washington, a sauvé ses camarades en prenant le contrôle du bus scolaire dont le chauffeur venait d’être victime d’une attaque cardiaque. S’emparant du volant, il dirige le véhicule vers le bord de la route avant de couper le moteur.

Les images enregistrées par la caméra de surveillance de l’autocar sont édifiantes. « Je savais que quelque chose n’allait pas […]. Je n’étais pas sûr de ce qu’il fallait faire, j’ai simplement agi par instinct », racontera par la suite à Komo News le jeune garçon devenu la coqueluche des médias américains. Certains, à l’instar d’ABC News, n’hésitent pas à le qualifier de « super-héros ».

Justement, Jeremy raconte que c’est en s’inspirant d’un comics qu’il était en train de lire qu’il a décidé quoi faire…

A la suite de l’article « Guerre ouverte contre la psychanalyse dans le traitement de l’autisme », paru dans Le Monde daté 17 février, nous avons lancé un appel à témoignages aux parents d’enfants autistes afin qu’ils racontent les difficultés de la prise en charge. Voici une sélection poignantes de leurs récits.

  • « On nous a dit qu’il était urgent d’attendre », Anne-Cécile D., 39 ans, à Nantes.

Arthur, âgé de 5 ans et demi, est autiste typique sévère. Au CMP (centre médico-psychologique) où il est suivi à Nantes, l’équipe nous a dit qu’il était « urgent d’attendre », qu’il ne fallait pas « l’enfermer dans une étiquette ». Ce n’est qu’après avoir menacé de saisir le conseil de l’ordre que les soignants ont enfin accepté de procéder à un diagnostic. Les évaluations se sont échelonnées sur dix-huit mois! Sans avoir contacté son école, le pédopsychiatre nous a sommé de déscolariser notre enfant, pour le laisser à temps plein à l’hôpital de jour. Selon lui, nous devions faire le deuil des progrès d’Arthur qui jamais ne parlerait ou ne deviendrait continent, etc. Nous sommes partis à toutes jambes et avons mis en place une prise en charge adaptée à son handicap, avec un psychologue ABA (Applied behavior analysis, analyse appliquée du comportement) et un intervenant à domicile, qui nous a coûté 2 500 euros par an, à notre charge, pendant deux ans. Aujourd’hui, j’ai arrêté de travailler pour monter une école ABA avec d’autres familles dans laquelle nos enfants progressent à grands pas. Mais nous avons tous sacrifié nos vies à nos enfants.

  • « Lorsqu’on a mis un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois », par Aurore M.

Je suis la maman d’Enzo, reconnu TED (troubles envahissants du comportement) avec troubles autistiques depuis l’âge de 3 ans et demi. J’avais remarqué que quelque chose n’allait pas, car à un an et demi-deux ans, Enzo ne parlait pas. C’est la première chose que j’ai remarqué. Quand j’en parlais à son pédiatre, c’était « tout va très bien, il finira par parler »… Dans ma famille, nous avions aussi remarqué qu’Enzo ne nous regardait pas quand on lui parlait. Mais tout allait toujours très bien, selon les médecins. A l’âge de 3 ans, Enzo est rentré en maternelle. J’ai eu de la chance, sa maîtresse était quelqu’un de très bien. En effet, Enzo ne parlait toujours pas, mangeait de la colle, sortait de la classe… C’est la première personne extérieure à la famille qui a remarqué que ça n’allait pas.

Enzo a commencé les séances d’orthophonie. L’orthophoniste nous a envoyé au CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce). Enzo a passé différents tests psychomoteurs, IRM, prises de sang. Après une attente d’environ six mois, le CAMSP m’a envoyé vers le CMPP (centre médico-psycho-pédagogique). Là, la pédopsychiatre a posé le diagnostic et nous a parlé d’autisme. Lorsqu’on a posé un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois. Maintenant, Enzo est bien pris en charge, mais je suis toujours autant scandalisée car mon fils, depuis sa naissance, était suivi tous les mois par un pédiatre qui ne s’alarmait pas plus que ça du fait qu’à 2 ans, il ne parlait pas.

  • « En France, les listes d’attente sont interminables, mon fils a été scolarisé en Belgique », par  Anne M., 38 ans, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Mon fils a été mis hors de l’école à 3 ans et demi, il était en effet « non conforme » à la norme…  Faute de structure pour lui (listes d’attente interminables), il a été scolarisé en Belgique jusqu’à ses 6 ans et demi, âge auquel une place s’est ouverte dans un IME (institut médico-éeducatif) pour qu’il rejoigne sa maman en France ! Au moment du diagnostic, on nous avait proposé des activités en CMP deux fois par semaine et deux heures par jour. Après quelques mois de congés enfant malade pris en charge par la CAF , je ne pouvais plus assurer mon travail… ce qui m’a poussé à faire le choix de le scolariser en Belgique. Heureusement que son père habitait à la frontière belge pour le récupérer chaque soir… Quelle galère en effet pour une maman et pour la fratrie. Mon fils est différent, et on nous l’a bien montré. Dans certains pays comme la Belgique, ces enfants font partie de la population et ont une place à part entière.

  • « L’impression que le monde va s’écrouler« , par Elodie R., 25 ans.

Je suis maman d’une petite fille , Nourhane, âgée de 5 ans et demi. En 2009, elle a été diagnostiquée « autiste sévère ». Lorsque l’on vous annonce que votre enfant ne parlera peut-être jamais, on a l’impression que le monde va s’écrouler. Aucune crèche ne voulait d’elle, car selon eux, Nourhane aurait perturbé le fonctionnement d’une journée. Malgré l’attribution d’une auxiliaire de vie scolaire, elle n’a pas pu être accueillie dans une école maternelle. La cause ? Nourhane faisait peur aux autres enfants et ralentissait le travail de la classe. Un seul centre l’a accueillie un moment, mais un beau jour, Nourhane ne pouvait plus y aller car elle était trop grande.

A ce jour, ma fille n’est toujours pas scolarisée dans une école. Quant aux centres adaptés à son handicap, la liste d’attente est de plusieurs années. Elle ne parle pas, n’est pas encore propre, s’automutile, n’a aucune notion du danger, aucune relation avec les autres. Tous les enfants ont droit à la scolarité, mais je n’ai pas l’impression que cette loi s’applique pour les enfants autistes. Ces enfants ont besoin d’une école qui utilise la méthode ABA comme aux Etats-Unis, ce qui leur permet d’évoluer quotidiennement et intellectuellement. J’espère qu’en lisant ce témoignage, des personnes réagiront face à ma détresse et à celle des autres parents d’enfants autistes.

  • « Que de temps perdu !« , Thierry S., 41 ans, enseignant, à Martinet (Vendée).

Notre fille était suivie par un CAMSP à Paris jusqu’à notre déménagement en Vendée. Elle avait 4 ans. Elle y avait été diagnostiquée par un neuropédiatre. La prise en charge était satisfaisante. Très tôt, nous avions contacté le CAMSP de Vendée pour assurer le suivi. Mais d’excuses en excuses, ils reculaient la prise en charge. Après plus d’un an, en insistant, nous avons eu 4 ou 5 séances mais le suivi s’arrêta : elle avait 6 ans. Que de temps perdu ! Sa mère a arrêté son activité contre 350 euros mensuels de prestations. Nous avons recherché en libéral les mêmes spécialistes qui suivaient notre fille à Paris. Rares, ils obligent à parcourir de grandes distances et ne sont pas ou très mal remboursés. Les négociations avec la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) et les dossiers à remplir nécessitent beaucoup de temps, d’énergie. Nous avons aussi visité les institutions de Vendée – qui coûtent au contribuable 600 euros par jour -, discuté avec les parents et les personnels, mais l’approche est trop psychanalytique et la prise en charge aussi. Il y a parfois quelques activités occupationnelles, mais pour eux, ces enfants sont psychotiques. Ils attendent qu’ils se décident à parler au lieu de leur apprendre à communiquer. Les mères y sont souvent considérées comme cause du problème. Mais l’autisme est pourtant un trouble neurologique qui nécessite une stimulation importante, c’est reconnu internationalement. Notre fille alterne donc prises en charges libérales et école avec AVSi (assistante de vie scolaire).

  • « Les portes se ferment à l’adolescence ! », par Nadine L., 46 ans, Cherbourg (Manche).

Ma fille est autiste Asperger , diagnostiquée à l’âge de 3 ans. Dans mon malheur , j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer une équipe formidable et connaissant bien le sujet , contrairement à de nombreux parents ! Ma fille est en 3e ; c’est très difficile pour elle à ce jour. Elle est dyscalculique sévère et n’a quasiment pas eu de prise en charge dans ce domaine, ce qui fait qu’elle reste aujourd’hui avec un niveau de CM1 en 3e. Les portes se ferment donc pour elle après le collège . Elle rêverait de travailler avec les animaux,  comme soigneur animalier, ou flore et faune… Seulement, tout se trouvant en lycée professionnel, seul un bac pro est possible dans ce domaine , mais son niveau de CM1 en maths ne lui permet pas l’accès a ces lycées. Elle gère elle-même très mal cette situation. Nous sommes très inquiets quant à son suivi après le collège , il n’y a pas d’ortophonistes formés pour ma fille dans ma région qui auraient pu la prendre en charge. Très peu de professionnels connaissent l’autisme, ils manquent de formation, et de nombreux parents se débrouillent seuls, n’ont aucune prise en charge… C’est scandaleux !

  • « Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances », par Barbara L., 46 ans, professeur certifié, Aveyron.

Maman d’une jeune fille autiste de bientôt 20 ans, j’ai connu les déboires de la génération de parents qui ont eu à lutter pour tout. D’abord le diagnostic – mon enfant avait un langage de bébé précoce jusqu’à l’âge de 18 mois, ensuite, elle n’est pas rentrée dans la constructions de phrases ; comportements bizarres. Puis le parcours « classique » : école maternelle, psychologue, hôpital de jour et des conseils du style : « Amenez-nous votre enfant, c’est un tyran domestique mais nous, on exigera un peu de sa part et vous verrez que tout ira mieux. »

Vers l’âge de 4 ans et demi on m’a (enfin) guidée vers un service d’évaluation spécialisé, on a mis un mot sur notre souffrance et nous pouvions avoir accès à des formations qualifiantes (notamment un diplôme d’université autisme). A la maison, nous étions prêts à accompagner notre fille dans sa façon de faire des apprentissages. Mais pour son évolution intellectuelle, il ne fallait pas compter sur le milieu institutionnel : on nous avait guidé vers le seul établissement du département ayant un agrément exclusif de l’accueil de la pathologie et une approche psy. Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances. Le parcours douloureux de mon enfant a failli se terminer en hôpital psychiatrique. Certes, la venue d’un enfant autiste bouleverse une famille et un accompagnement psychologique positif aurait été le bienvenu, mais pas celui-ci !

  • « Il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente », par Murielle B., Plougastel-Daoulas (Finistère).

Mon fils a été diagnostiqué autiste en 2001. Le professeur qui m’a reçue ma dit : « Votre fils est autiste, il ne fera jamais rien de sa vie, n’espérez pas le voir à l’école. » Ça fait un choc ! Il a ensuite été observé pendant un an et on m’a dit : « Votre fils est autiste atypique. » Mon fils a été dans un centre de jour où nous ne savions pas ce qui s’y faisait, on nous disait que faire de l’orthophonie ne servait à rien, et on nous refusait le droit de rencontrer d’autres parents…

L’école ? Personne n’en voulait. Finalement, nous avons vu un pédopsychiatre de Brest, celui-ci nous a presque sauvé la vie. « Oui, votre fils est autiste, mais ça ne veut pas dire que c’est la fin de la vie. On peut mettre plein de choses en place pour l’aider : orthophonie et école ordinaire accompagnée d’une AVS. » Avouez que si le diagnostic est le même, la façon de le gérer n’a rien à voir… Nous avons vendu notre maison de Nantes, j’ai renoncé à mon travail pour me consacrer à mon fils, mon mari a changé de travail pour venir habiter près de ce pédopsychiatre. Depuis, nous avons créé avec d’autres parents une association (www.asperansa.org) qui aide les parents arrivant dans le milieu de l’autisme. Après beaucoup de démarches, de dossiers, nous avons réussi à obtenir le droit à l’école avec AVS… Mon fils est actuellement en 5e avec AVS. C’est un vrai parcours du combattant auquel les parents sont confrontés et il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente.

  • « Mon fils éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté », par Laurence L., 41 ans, infirmière.

J’ai un enfant autiste de 10 ans, diagnostiqué à 20 mois. Malgré un diagnostic précoce, j’ai rencontré bon nombre de difficultés dues essentiellement à la méconnaissance de ce handicap. La principale étant l’intégration scolaire – due à une méconnaissance encore une fois de l’autisme – auprès des instituteurs (limite maltraitants) et à un manque cruel d’assistants de vie scolaire formés.

Encore aujourd’hui, mon fils est en CE2, dans une classe ordinaire, scolarisé 18 heures par semaine avec une AVS, mais l’avenir n’est pas tout rose. En effet, il éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté pour lui. Il aime ce qui est concret et plus il avance dans le cursus scolaire, plus c’est abstrait. Donc nous voilà confrontés encore une fois devant le fait qu’il a des capacités – il sait lire parfaitement par exemple -, mais à la fois, l’écart se creuse par rapport aux exigences qui lui sont demandées. Que faire? Le laisser coûte que coûte dans le cursus, mais à un moment donné, il va se casser la figure, ou l’orienter dans une autre structure, non adaptée à l’autisme, où il risque de régresser ? Voilà le dilemme de bon nombre de parents d’enfants autistes. Cela nous révolte. Mais nous restons impuissants. Notre pays reste très en retard sur la prise en charge de l’autisme par comparaison avec d’autres pays. Notamment en ce qui concerne les nouvelles méthodes comportementales qui ont déjà fait leur preuve ailleurs ( ABA et TEACCH) et qui fonctionnent très bien sur notre fils.

  • « Une fois adultes, les autistes ont autant, sinon encore plus de difficultés », par Régine C.

N’oublions pas que les enfants autistes deviennent des adultes, avec autant sinon encore plus, de difficultés. Mon fils a 25 ans ; j’ai connu les difficultés pour obtenir un diagnostic fiable et cohérent, les difficultés pour trouver une place quelque part pour lui et, si possible, avec un accompagnement adapté à son handicap. Nous nous sommes battus tous les jours et encore aujourd’hui pour qu’il ait une vie digne de ce nom, jusqu’à quand ?

Mon fils a un bon niveau, sait lire , écrire, s’exprime et, arrivé à l’âge adulte, nous nous posons la question de son orientation. Pas de foyer de vie : pas assez stimulant pour son niveau. Pas de milieu ordinaire : trop autiste. Le choix s’est fait sur une orientation en ESAT (établissement et services d’aide par le travail) adapté aux personnes avec déficience intellectuelle, mais pas à celles avec autisme… Cela fait bientôt quatre ans, et ce n’est pas du tout satisfaisant, il nous faut réfléchir à un autre accompagnement pour stimuler ses compétences (perte de langage car trop peu d’échanges, renfermement…). Les parents prennent les choses en main, créent des solutions privées en recrutant eux-mêmes des professionnels de l’autisme à domicile, organisent les prises en charge… Est-ce satisfaisant pour un pays tel que le nôtre ? Les parents s’y épuisent…Il y a pourtant des solutions et pas uniquement en institution, mais en créant de petites unités moins onéreuses pour la collectivité et plus adaptées.

Références: parents, lemonde.fr

La psychanalyse a perdu définitivement le combat.

Dans leurs recommandations de bonne pratique sur la prise en charge des enfants et adolescents souffrant de troubles envahissants du développement (TED), publiées jeudi 8 mars, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) estiment impossible de conclure à « la pertinence » des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, qu’elles considèrent comme « non consensuelles ».

Ce point avait fait ces dernières semaines l’objet d’une intense agitation médiatique, après la publication par Libération, le 13 février, d’un article faisant état d’une version non définitive de ce rapport. A un détail près, la position de la HAS est restée inchangée, augurant sans doute une ère nouvelle dans la prise en charge de l’autisme.

Très attendu des professionnels comme des associations de familles, ce rapport, fruit d’un travail de deux ans, a mobilisé 145 experts, et a été complété par une consultation publique à laquelle ont répondu plus de 180 organisations. Définis comme un groupe hétérogène de troubles se caractérisant tous par des altérations des interactions sociales, de la communication et du langage, les TED concernaient en 2009 une personne de moins de 20 ans sur 150, soit entre 92 000 et 107 500 jeunes.

Une population à laquelle répond depuis des décennies un manque criant de diagnostic et de structures d’accueil, notamment dans le domaine éducatif.

CHANGEMENT DIPLOMATIQUE

Les recommandations de la HAS et de l’Anesm se déclinent autour d’un axe fort : « La mise en place précoce, par des professionnels formés, d’un projet personnalisé d’interventions adapté et réévalué régulièrement » pour les enfants souffrant de TED. Particulièrement préconisées « si elles sont débutées avant 4 ans et dans les trois mois suivant le diagnostic », ces interventions seront fondées « sur une approche éducative, comportementale et développementale, en respectant des conditions de mise en œuvre ayant fait preuve de leur efficacité: utilisation d’un mode commun de communication et d’interactions avec l’enfant, équipes formées et supervisées, taux d’encadrement d’un adulte pour un enfant, rythme hebdomadaire d’au moins 20-25 heures par semaine ».

Pour la première fois en France dans le champ de la pédopsychiatrie, un texte recommande officiellement le recours intensif aux méthodes éducatives et comportementales, dont les résultats prometteurs ont été actés de longue date dans plusieurs pays occidentaux.

Autre point essentiel : l’attention portée à la place et à la singularité de la famille et de l’enfant dans l’accompagnement. Les rapporteurs recommandent par ailleurs aux parents d’être « particulièrement prudents vis-à-vis d’interventions présentées comme permettant de supprimer complètement les manifestations des TED » : aucun traitement ne permet de guérir l’autisme, ni d’en supprimer totalement les troubles.

L’approche éducative et comportementale (type ABA ou Teacch), basée sur des apprentissages répétés, fait donc désormais partie des « interventions recommandées ».

Il n’en va pas de même pour les approches psychanalytiques. « L’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle », lit-on au chapitre des « Interventions globales non consensuelles ». Un changement diplomatique mais minime au regard de la version de février, qui ajoutait à l’appréciation « non consensuelles » celle de « non recommandées ».

« RÉACTIONS EXTRÊMEMENT PASSIONNELLES »

Face au tollé déclenché par cette version provisoire, la HAS a-t-elle tenté de ménager le milieu pédo-psychiatrique en adoucissant son propos ? « Notre objectif n’était pas d’apaiser le jeu. Nous avons pris bonne note des réactions extrêmement passionnelles qui se sont exprimées, mais nous avons décidé de ne pas modifier notre calendrier ni notre procédure », affirme le professeur Jean-Luc Harousseau, président du collège de la HAS. Constatant que « plus de trente ans après leur introduction, ces méthodes n’ont pas fait la preuve ni de leur efficacité ni de leur absence d’efficacité », il estime qu’il est temps que les psychiatres se remettent en question, et « acceptent une évaluation de leurs actions en fonction de critères d’efficacité sur le comportement des enfants, définis par eux et avec la coopération et l’accord des parents ».

Reste le packing, technique d’enveloppements humides réservés aux cas d’autisme les plus sévères, contre laquelle la plupart des associations de parents s’élèvent violemment depuis des années. Sans grande surprise, la HAS et l’Anesm, « en l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité », se déclarent « formellement opposées à l’utilisation de la pratique du packing ». A l’exception des essais cliniques autorisés et « respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique », dont l’un est en cours au CHRU de Lille.

>>> Lire notre reportage à Lille, « Une mère, deux enfants, une bataille sans fin ».

Références: Catherine Vincent, lemonde.fr

Connaissez-vous ces 10 clés pour mieux dormir naturellement ?

Que faire quand le sommeil nous fuit ?

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Psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, Sylvie Royan-Parolat s’exprime sur le sujet du sommeil et de l’alimentation, des thérapies comportementales, et les moyens de retrouver le sommeil

Sélection de livres

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Les traitements qui marchent durablement pour la boulimie sont liées à :
  1. la manière dont le thérapeute en psychothérapie comprend le problème de la boulimie : ni un simple trouble du comportement alimentaire, ni un trouble névrotique. C’est un trouble profond de la personnalité; il est nécessaire de reconnaître et gérer les émotions de mal-être, mais aussi les peurs et les « paranos » sociales,
  2. L’implication du thérapeute comme personne, et non comme quelqu’un « qui sait tout ». Non comme la neutralité traditionnelle du psychanalyste évoquant le rapport médecin/malade ou celle du normal/pathologique. Cette implication du professionnel de la relation d’aide ne devra pas non plus montrer trop de bienveillance chaleureuse,
  3. L’attitude de la personne boulimique suivant une psychothérapie, qui ne devra surmonter ses peurs que pour jouer le jeu de l’authenticité, plutôt que de fuir ou de tricher,
  4. Au thérapeute qui aide à repérer les déclencheurs cognitifs, moments, et lieux des crises, et à trouver une stratégie préventive et de remplacement. On peut aussi travailler sur des comportements inadaptés dans la vie sociale et familiale (apprendre à s’affirmer, à se relaxer etc…). Un travail psychologique en profondeur qui doit permettre d’identifier le « manque » qui vous pousse à manger compulsivement. De retrouver les évènements de votre enfance qui vous ont rendu très émotive. Oui, il n’y a pas que la psychanalyse qui permet de travailler sur le passé…

C’est un traitement de longue haleine, parfois pénible.

Mais s’il est bien mené, il permet de vous reconstruire, de guérir, je l’espère, définitivement.

Références: mon expérience professionnelle

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Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Alzheimer’s Disease, ont mis à jour des mécanismes par lesquels la vitamine D3 serait efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

Milan Fiala de l’Université de Californie à Los Angeles et ses collègues ont montré que la vitamine active des gènes clés et des réseaux cellulaires de signalisation qui stimulent le système immunitaire contre la protéine bêta-amyloïde qui forme des plaques caractéristiques de la maladie.

Des travaux précédents de l’équipe avaient montré que la vitamine D et le curcuma rendaient des cellules du système immunitaire plus efficaces contre ces plaques mais les mécanismes demeuraient inconnus.

Dans cette étude, les chercheurs ont isolé un type de cellules immunitaires du sang, appelées macrophage, responsables d’éliminer ces plaques. Ils les ont incubées avec des protéines bêta-amyloïdes et ont ajouté la forme active de la vitamine D3, appelée 1a,25-dihydroxyvitamine, à certaines cellules pour vérifier son effet sur l’absorption de la protéine amyloïdes.

Les résultats montrent que la vitamine D peut être un important régulateur de l’activité de ces cellules en régulant l’expression de gènes et le fonctionnement de leur structure physique.

Les prochaines étapes de recherche seront des essais cliniques pour évaluer l’impact de la vitamine chez des personnes atteintes de la maladie. Des études précédentes ont montré que de faibles niveaux sanguins de la vitamine pouvaient être associés au déclin cognitif.

L’étude était financée par l’Alzheimer’s Association et les National Institutes of Health.

 

 

Références: Psychomédia.qc.ca, University of California, Alzheimer’s Association, National Institutes of Health

Les femmes au pouvoir… qu’en pensez-vous ?

  • Impossible, la nature féminine est rebelle à la prise de responsabilité : « Elle flotte, elle hésite ; en un mot, elle est femme » (Racine)
  • Un échec programmé, les femmes sont, osons le dire, moins compétentes que les hommes : « Dieu a fait la femme le samedi soir. On sent la fatigue » Dumas)
  • Soyons sérieux, vraiment pas leur place : « Plaire aux hommes, leur être utile, leur rendre la vie agréable et douce, voilà les devoirs des femmes » (Rousseau) et « Les femmes forment un sexe purement décoratif. Elles n’ont jamais rien à dire, mais elles le disent d’une façon charmante »(Oscar Wilde)
  • Pourquoi pas, mais avec prudence, car c’est un coup de poker : « Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleures ou pires que les hommes » (La Bruyère)
  • Ce serait efficace : « En politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme, si vous voulez des actes, demandez à une femme » (Margaret Thatcher) et puis : « Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir » (Talleyrand)
  • La question ne devrait même pas se poser au XXIe siècle, évidemment : « Tout ce qu’un homme peut faire, une femme peut le faire » (Mao)
  • Ce serait un progrès formidable : « Que seraient les êtres humains sans les femmes ? Ils seraient rares, extrêmement rares » (Mark Twain) et « L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation et doublerait les forces intellectuelles du genre humain » (Stendhal)

 

 

Référence: lepoint.fr

La folle journée de l’infirmière…

Comment rester 7 minutes chez une personne âgée dont vous êtes la seule visite de la journée, en gardant votre manteau sur le dos, pas le temps de se déshabiller, et malgré tout discuter un brin, dispenser réconfort et bonne humeur ?

Comment « Faire du qualitatif dans un temps court », insoluble et quotidien dilemme de Nathalie Thiriet, infirmière libérale à Sceaux.

Une matinée de tournée avec cette quasi-quinquagénaire, toute sympathique quelle soit, c’est bigrement long ! Départ 7h30, retour 14h00. Pourtant, elle ne lambine pas… Dans l’intervalle, elle aura vu dix-sept patients. « Et encore, je suis une infirmière cool, s’amuse-t-elle, devant notre perplexité lorsqu’au petit matin elle nous annonce le programme. Une collègue de Montrouge commence à 5h30 et voit cinquante patients. Moi je ne peux pas, je n’aurais plus de plaisir à travailler, ce serait trop frustrant ».

Voir 17 patients d’affilée impose d’être dans une répétition assez usante, réalise-t-on à la suivre. Répétition de gestes mécaniques. S’habiller, descendre des escaliers, monter dans la voiture, mettre sa ceinture, rouler, défaire sa ceinture, ouvrir des portes, monter des escaliers, sonner, « Bonjour madame untel ! », se déshabiller etc. Répétition de gestes médicaux, aussi, puisque ses patients, quasiment tous âgés, souffrent souvent des mêmes pathologies.

Contrôles et injections d’insuline, sondages urinaires, pansements d’ulcères, changements de poches de colostomie, mise de bas de contention…

Pourtant, chaque visite diffère, vaut plongée dans un univers domestique singulier – sublimes maisons ou appartements décatis. Entrée en relation avec des personnes elles-aussi singulières, et elles aussi plus ou moins sublimes… L’infirmière avoue « des accointances avec certaines plus que d’autres ». Récemment, elle a été très affectée par le décès d’un homme de 52 ans atteint de sclérose en plaques. « Je le sondais trois ou quatre fois par jour. Un type brillant, généreux… ». Cela ne la dissuadera pas de prendre en charge ces pathologies lourdes. Loin de là. « Les gens sont alors dans une grande authenticité, on va au cœur des choses, chaque instant est essentiel. »

Démarrage de la tournée.

On commence par une maison dont elle a les clés, pour ne pas obliger sa propriétaire, qu’elle voit matin et soir depuis huit ans pour des injections d’insuline, à se déplacer. Cette dernière l’accueille encore en robe de chambre, cheveux blancs en bataille, l’air déboussolé. « Alors, ce déménagement ? », s’enquiert l’infirmière. Elle sait que la vieille dame partira bientôt vivre chez sa fille. « Je ne dors plus. Ça fait 35 ans que je vis ici, ça me fait de la peine de quitter ». Mme Thiriet prend quelques minutes pour la rassurer. Patiente suivante, autre injection d’insuline, une presque centenaire dont le mari ouvre la porte de l’appartement. Recroquevillée en position fœtale sur le minuscule canapé de son salon, elle peine à lever la tête pour saluer la soignante. Qui nous explique en partant : « Elle termine toutes ses nuits sur le canapé. Chacun trouve ses stratégies de bien-être ».

Ce que Nathalie Thiriet apprécie le plus dans son métier : la gratitude dont font preuve ses patients, "qui l'émeut". © Elodie Ratsimbazafy

Résidence Les Imbergères, un foyer-logements pour personnes âgées. « Là je me frotte les mains ! » Plusieurs patients s’enchaînent, sans qu’il soit besoin de reprendre la voiture.

« Madame B… bonjour ! Comment ça va ce matin ? Les étourdissements d’hier ? Asseyez-vous, je vais vous tourner autour ! » Nathalie Thiriet virevolte, en terrain connu, elle ouvre la porte de l’armoire pour se saisir d’un verre. Sort les médicaments qu’elle a amenés avec elle – c’est le cas pour de nombreux patients, qui risque de s’emmêler dans leurs prises. Sur les murs du studio, des arbres généalogiques sophistiqués et des patchworks de photos faits par les sept enfants de la vieille dame en peignoir rose. « On se voit demain, je vous donnerai une petite douche ? » Ah !, elle allait oublier : « Je vois vos copains tout à l’heure, vous voulez que je leur dise quelque chose ? ». « Vous les embrassez… ». « Je le ferai ! ».

Quelques marches et couloirs plus loin, c’est au tour d’un monsieur avec un tuyau transparent dans le nez, relié à une énorme machine à oxygène. Par trop silencieuse, l’infirmière vérifie qu’elle fonctionne bien. L’octogénaire a mal dormi, trop toussé, mais il trouve l’énergie de la faire rire. « Je suis au niveau 2 de l’appareil. Quand je passe à 4, j’appelle les pompes funèbres ! » Sa voisine, 90 ans, prostrée dans son lit à hauteur variable, paraît bien faible. Elle a subi une colostomie. Tout en changeant sa poche, opération hautement délicate et perturbante pour le patient, l’infirmière lui parle d’une pièce de théâtre vue la veille au soir. Elle sait à qui elle a affaire. « Je trouve Télérama un peu moraliste dans ses critiques », enchaîne la patiente, qui reprend doucement vie.

Dans son appartement qui semble attendre rénovation depuis les années 1960, un vieux monsieur nous accueille en marcel et bas de pyjama. Un peu désorienté, il rentre tout juste de l’hôpital. Du doigt, il désigne une lettre qui attend sur la petite table de la cuisine, couverte d’une nappe plastique avec des citrons pour motifs. « C’est ma fille, je ne sais pas ce qu’elle a mis. Mais elle veut traîner le vieux en vacances en Bretagne ! ». La fille se demande si elle doit prévoir une infirmière. « Dîtes-lui surtout d’anticiper. Je vais lui écrire, il faut aussi renouveler le stock de bandelettes réactives», conseille Nathalie Thiriet. La lettre se conclut d’un « Merci de votre gentillesse, notre père est votre plus grand fan!».

Un contrôle glycémique. « 1,05 c’est parfait, félicitations ! ». Une suggestion à propos du frigo antédiluvien, dont elle vient de remarquer qu’il était plein d’eau. Et le patient ragaillardi se met à lui faire un numéro de charme, évoquant tantôt la « beauté qu’il y a en elle », tantôt sa « fermeté », son mérite à « supporter des gens emmerdants ». Elle le quitte rassurée. « Je fais attention à ce que je porte et je me maquille un peu, nous glisse-t-elle. Les vieux messieurs ouvrent les yeux, cela leur fait du bien ».

Des patients, encore et encore. Jusqu’à ce couple, qui nous marque. « Des crèmes », dit d’eux l’infirmière. Le mari, 86 ans, a subi trente anesthésies, il a eu un cancer du colon et des problèmes de rein, le voilà bardé de sondes et de poches, installé sur un lit hospitalier à télécommande dans une chambre envahie de boîtes de fournitures médicales. Nathalie Thiriet s’adresse d’abord à sa femme, 83 ans: « J’ai un message de madame B… qui vous embrasse. Donc je vous embrasse ! ». « Vous le lui rendrez! Elle m’appelle souvent pour savoir où on en est ». Puis l’infirmière s’active autour du malade, secondée par l’épouse, qui trotte d’une pièce à l’autre, cuvette ou bas de contention en main. « C’est moi qui ai réparé, là, le petit fil bleu… Je ne sais pas si j’ai fait comme il faut? ». « Mais si, et je vous donne le diplôme d’infirmière ! »

Les trois enfants, neuf petits enfants, six arrière-petits-enfants, sont très présents, prenant sans cesse le relais les uns des autres. « Je me cramponne, nous confie la vieille dame. Tant que je tiens le coup, on restera là, on est tellement bien, quand il fait beau on profite du balcon. Avec les poches attachées aux jambes, mon mari peut venir s’y installer… ». On perçoit, tout proche, l’épuisement. « Le jour, la nuit, ça éclate, ces poches. Faut être là, nettoyer, tenir le coup. Il y a des femmes qui prennent le large. Nous, on fêtera nos 60 années de mariage en juillet». Depuis sa chambre, le mari a entendu. « Heureusement que j’ai une femme comme elle, elle en fait beaucoup, beaucoup », murmure-t-il, ému. Ces deux-là, l’infirmière les chérit. « La femme fait tout, elle est toujours gentille, douce. Il y a vraiment des gens exceptionnels. Lui aussi, qui subit tout cela. On sent l’amour entre eux ».

On sort bouleversée de cet appartement.

Avec cette question en tête : comment fait-elle  pour ne pas déprimer, confrontée ainsi, toute la journée, à la maladie qui ravage, à la déchéance physique de la grande vieillesse ? Il y a, répond-elle, ce sentiment si puissant d’être utile. « De tels retours ! Une gratitude qui m’émeut. Et qui transcende tout ». Et l’art, dont elle se nourrit, pour oublier la maladie et la mort qu’elle a « touchées de près », adolescente, passant six mois à l’hôpital. « Il faut goûter à la vie, se faire plaisir, chaque instant compte ! »

Surtout qu’à 10h30, elle doit faire un crochet d’une demi-heure à son cabinet, près du RER Robinson, pour recevoir quelques patients valides. Avant de reprendre la tournée jusqu’à 14h00. Déjeuner rapide puis formalités administratives sur l’ordinateur – il faut rentrer les ordonnances des patients, télétransmettre la facturation des actes… De 16h30 à 20 heures, rebelote, la voilà repartie auprès des patients. « Nous sommes deux au cabinet, nous alternons une semaine sur deux, week-end compris. Certaines travaillent seules, c’est de la folie pure».

Une injection est payée 3,15 euros brut, le déplacement est indemnisé 2,30 euros. «Soit, pour aller chez quelqu’un faire une piqure, 5,45 euros dont on retire 45% en net. C’est délirant ! On s’engage quotidiennement auprès des gens, c’est très contraignant, certains ont des sondages urinaires trois fois par jour. On a une responsabilité lourde, on injecte des produits, on doit exercer une grande vigilance, mais rien de tout cela n’est reconnu ». Nathalie Thiriet nous raconte qu’une fois, en faisant les vérifications d’usage avant une injection, elle s’est aperçue que le pharmacien avait délivré par erreur une dose dix fois supérieure à la prescription. « Si j’avais injecté, la personne, je l’aurais tuée ».

Références: http://sceaux.blog.lemonde.fr/2012/03/05/la-folle-journee-de-linfirmiere/, Pascale Kremer, photo:© Elodie Ratsimbazafy

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ites le mot « ostéopathe » dans une conversation et vous aurez, à n’en pas douter, une histoire de guérison inespérée.

Un mal de dos qui enfin disparaît, des maux de tête chroniques qui s’évaporent, des régurgitations qui n’empoisonnent plus le quotidien d’un nourrisson, etc. Forcément impressionné, vous prendrez l’adresse de ce « rebouteux » des temps modernes sans savoir s’il s’agit d’un médecin-ostéopathe, d’un kinésithérapeute-ostéopathe ou d’un « ni-ni » c’est-à-dire ni médecin ni kiné, mais ostéopathe « exclusif », ces derniers étant les plus nombreux.

Bien qu’elle ne soit pas remboursée par la Sécurité sociale, l’ostéopathie, thérapeutique manuelle classée dans les médecines alternatives, connaît depuis une vingtaine d’années un engouement croissant. De plus en plus de complémentaires santé proposent une prise en charge partielle des séances d’ostéopathie qui consistent à corriger des dysfonctionnements localisés en « rééquilibrant » le corps.

Pour tenter de faire le ménage dans le grand bazar de cette profession, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits de malades a reconnu officiellement le « titre » d’ostéopathe. « Cela a été un pas énorme, nous sommes désormais présents dans le paysage de la santé », se félicite Jacques Weischenck, directeur du Collège ostéopathique Sutherland. Après moult tergiversations, les décrets d’application, réglementant les modalités d’agréments des établissements, les conditions d’exercice et les actes autorisés, sont finalement parus en mars 2007. D’ici à cet été, les préfectures devront arrêter la liste des professionnels pouvant user du titre d’ostéopathe. D’ores et déjà, le nombre d’écoles habilitées à enseigner cette discipline a fondu comme neige au soleil : elles ne sont plus qu’une petite vingtaine contre plus de 80 avant les décrets. « Ces agréments vont assainir la profession et donner une garantie au public », résume M. Weischenck. Bref, limiter le charlatanisme.

Surtout, les décrets limitent les gestes des ostéopathes. Désormais les techniques internes (manipulations gynéco-obstétricales et touchers pelviens) leur sont interdites. De plus, les manipulations chez le nourrisson de moins de 6 mois et celles du rachis cervical ne peuvent être pratiquées que si le patient dispose d’un « certificat de non-contre-indication médicale » établi par son médecin traitant. Ces nouvelles dispositions ne satisfont personne : ni le monde médical qui aurait voulu que tout recours à l’ostéopathie passe d’abord par une prescription médicale ni les ostéopathes non médecins qui voient dans ce « saucissonnage » une remise en cause du concept de « globalité » du patient, cher à l’ostéopathie.

Comme à chaque fois qu’il s’agit de réglementer une thérapeutique alternative, l’Académie nationale de médecine et l’Ordre des médecins ont bataillé pour limiter le champ d’action de l’ostéopathie. « Cette méthode manuelle s’appuie sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique », fait valoir l’Académie. Les opposants les plus farouches parlent « d’imposition des mains » et de « doctrine ésotérique ».

« Il existe un certain accord pour reconnaître l’intérêt de l’ostéopathie dans les lombalgies chroniques, pour le reste nous n’avons pas de preuves », explique Charles-Joël Menkès, professeur émérite de rhumatologie.

MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE

Cette faiblesse des preuves n’empêche pas les Français de consulter et, pour beaucoup, d’y trouver leur compte.

Son succès serait dû au temps pris pour l’écoute du patient et à la dimension « douce et naturelle » des soins prodigués.« Les gens viennent nous voir parce qu’ils en ont marre de prendre des anti-inflammatoires qui leur bousillent le ventre », cite, en exemple, Dominique Blanc, président de l’Union fédérale des ostéopathes de France (UFOF). « Avant, les ostéopathes étaient consultés uniquement pour des problèmes articulaires, désormais les rendez-vous concernent aussi la migraine, les troubles digestifs… », assure M. Weischenck. « Nous récupérons souvent des échecs thérapeutiques, constate le docteur Christian Caldagues, président de la Société française d’ostéopathie (SFO), mais aussi les torticolis et autres lumbagos au lendemain d’un déménagement, d’un week-end de jardinage, de sport ou de bricolage. »

Thierry Picarel, ostéopathe « exclusif » parle d’une médecine « complémentaire ». « Il s’agit simplement d’un regard différent porté sur la prise en charge des douleurs qui empoisonnent la vie quotidienne ».

 

Références
Origines : l’ostéopathie a été inventée par l’Américain Andrew Still en 1874. Présente dans plusieurs pays (Etats-Unis, Suisse, Grande-Bretagne), elle s’est développée en France depuis les années 1970. Technique manuelle à visée curative et préventive, l’ostéopathie part du principe que tout est lié dans l’organisme.

Effectifs : 1 194 médecins ostéopathes sont inscrits au tableau de l’ordre. Aucun chiffre officiel ne recense, pour l’heure, les non-médecins. Ils seraient plus de 6 000.

Formation : les médecins sont titulaires d’un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle et d’ostéopathie reconnu depuis 1996. Les non-médecins sont formés dans des écoles privées. Accessibles après le bac, elles recrutent notamment, depuis le début des années 2000, parmi les « recalés » de la première année de médecine. Les décrets imposent un minimum de 2 660 heures ou trois ans d’enseignement (1 250 heures pour ceux qui sont déjà kinés) pour obtenir le diplôme d’ostéopathe.

Champ d’intervention : il peut être « structurel » (colonne vertébrale et articulations), « viscéral et crânien » (pour les troubles fonctionnels tels que les problèmes de transit intestinal).

A lire : L’Ostéopathie, de François Le Corre et Serge Toffaloni, Que sais-je ? PUF. (cliquez sur le lien pour en savoir plus)

Rapport du 10 janvier 2006 de l’Académie nationale de médecine sur l’ostéopathie et la chiropraxie disponible en ligne (www.academie-médecine. fr).

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«Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.»

de Victor Hugo (1802-1885)

Victor Hugo, de son nom complet Victor Marie Hugo, est un poète, romancier, dramaturge, critique.

Il est né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885.
Il est l’une des personnalités littéraires les plus marquantes de la France au 19ème siècle.
Connu pour son orgueil légendaire et son engagement politique et littéraire.

Victor Hugo est l’un des romanciers qui a énormément contribué au développement et au renouvellement de la poésie de son époque.

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Faites du sport pour lutter contre votre cancer…

J’avais besoin d’un exutoire à ma colère », c’est ainsi que Nadège, qui veut rester anonyme, décrit les cours de karaté. Elle les a démarrés quand elle a appris qu’elle avait un cancer du sein en 2010. « Ce sport a été une révélation. Cela m’a permis de prendre l’initiative, d’être actrice de ma santé, plutôt que d’être spectatrice du ballet des soignants. Après le traitement, on a l’impression d’être abandonné, explique cette jeune femme de 37 ans, le fait de pouvoir crier, de faire le fameux kiai (« le cri de combat qui précède ou accompagne l’application d’une technique ») soulage. »

Le sport est utile en termes de prévention du cancer, mais aussi en cours de traitement.

Une note de l’Institut national du cancer (INCa), publiée le 14 février, dresse l’état des connaissances actuelles. Elle indique que l’activité physique est associée à une diminution de 25 % à 30 % de survenue des cancers du sein (surtout après la ménopause), du cancer du côlon et de l’endomètre. Des publications mentionnent l’effet protecteur de l’activité physique pour d’autres cancers (poumon, pancréas, prostate, ovaire), mais « les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions », précise l’INCa.

Une conférence s’est tenue sur ce sujet le 1er février, à Paris, lors du 7e Forum francophone de cancérologie, organisée par l’association Cancer, arts martiaux et information (CAMI), créée en 2000 par le docteur Thierry Bouillet, cancérologue au CHU Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté.

Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic du cancer est démontré par de nombreuses études en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, avec une réduction du risque de mortalité et de récidive.

« La pratique d’une activité modérée trois heures par semaine ou d’une activité intense de trois fois vingt minutes par semaine diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée », souligne le docteur Thierry Bouillet.

« Les études montrent un « effet dose » : plus on fait de sport, mieux c’est. Souvent, les personnes qui pratiquent une activité sportive ont une alimentation plus saine, fument moins, etc. Ce sont autant de facteurs protecteurs contre la maladie », explique le professeur Martine Duclos, chef du service médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand. « Pendant longtemps, on a dit au patient, « reposez-vous » ; or, le fait de pratiquer une activité physique permet de lutter contre la fatigue« , constate le professeur Michel Pavic, de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon. Un symptôme qui affecte environ 80 % des patients tout au long de la maladie.

Au-delà des effets prouvés sur la maladie, « la pratique d’un sport amoindrit les symptômes dépressifs, améliore l’image corporelle, permet d’avoir accès, dans la panoplie des traitements, à quelque chose de plaisant, cela peut aussi être rassurant pour les proches en renvoyant une image de normalité« , souligne Sarah Dauchy, psycho-oncologue à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne).

« Quand on a un cancer, on en veut à son corps qui a trahi. L’estime de soi que l’on retrouve à travers le sport est fondamentale, j’ai eu le sentiment de m’être réapproprié mon corps, constate Cécile Monthiers, atteinte d’un cancer du sein. Le sport m’a permis de garder l’énergie pour ne pas sombrer. »

Des initiatives commencent à se développer.

L’association CAMI offre, outre le karaté, de la danse, du tai-chi. Elle a débuté son activité au CHU Avicenne, et est aujourd’hui présente dans une vingtaine de lieux, en ville ou à l’hôpital. D’autres associations, comme la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) ou les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, sont actifs.

De même, l’Institut Curie, à Paris, en partenariat avec l’association Siel Bleu (Sport, initiative et loisirs) a lancé fin janvier un programme pilote d’activité physique à la fin du traitement. « Lorsqu’on m’a proposé de faire du sport, j’ai été surprise, mais lorsqu’on m’a dit que c’était bénéfique et que cela diminuait le risque de récidive, il n’y avait plus à réfléchir« , explique Monique Rocher. Agée de 62 ans, opérée en décembre 2010 d’un cancer du sein, elle a démarré les cours de step à l’Institut Curie. Plusieurs patients mettent en avant l’intérêt des cours collectifs.

« Le sport est important pour être bien dans son corps et dans sa tête, et faire autre chose que de lutter contre la maladie« , explique aussi Nathalie Bordas, âgée de 39 ans, suivie à Curie. « Il est généralement admis que les personnes malades ne peuvent pas faire de sport. C’est une erreur, lance le docteur Bouillet.

Mais attention, la pratique du sport pendant et après un traitement doit être encadrée, estiment les soignants. « Il faut être très vigilant. Le patient doit adhérer, avoir le goût pour cette activité physique, et être autonome« , estime Jean-Marc Descotes. Un diplôme « sport et cancer » a été créé à l’université Paris-XIII.

Mais dans les faits, combien de médecins parlent de la pratique du sport à leurs patients ?

« Oui, il faut bouger, oui, les médecins doivent être des prescripteurs », lance Cécile Monthiers, qui avoue mettre sur son agenda « kiné » et pas « sport », car ce serait considéré comme un luxe.

Les pouvoirs publics sont encore peu sensibilisés à cette question. Selon le docteur Bouillet, « l’Etat devrait faciliter la mise en place d’un réseau avec des associations labellisées, ce qui permettrait en outre d’économiser de lourdes dépenses à l’assurance-maladie ».

Références: lemonde, Pascale Santi, INCa, Institut Curie

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Lisez ces belles citations sur l’Amour…

À méditer à deux, ou à post-iter sur le frigo !


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  • Aimer, c’est jouir, tandis que ce n’est pas jouir que d’être aimé. 
    Aristote (philosophe grec, 384-322 av. J.-C.) 
  • Plus on connaît, plus on aime. 
    Léonard de Vinci (peintre et savant italien, 1452-1519)
    Extrait des « Carnets »
  • L’amour est incomparablement meilleur que la haine, elle ne saurait être trop grande; joignant à nous de vrais biens, elle nous perfectionne d’autant.
    René Descartes (philosophe, mathématicien français, 1596-1650)
    Extrait de « Les passions de l’âme »
  • Ce n’est pas à cause de l’attraction terrestre que des gens tombent… amoureux ! 
    Albert Einstein (physicien américain d’origine allemand, 1879-1955)
  • Nous ne sommes jamais aussi mal protégé contre la souffrance que lorsque nous aimons.
    Sigmund Freud (médecin, psychanalyste autrichien, 1856-1939)
  • Aimer quelqu’un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment mais d’une décision, d’un jugement, d’une promesse. 
    Erich Fromm (psychanalyste américain d’origine allemande, 1900-1980)
  • Le paradoxe de l’amour réside en ce que deux êtres deviennent un et cependant restent deux. 
    Erich Fromm (psychanalyste américain d’origine allemande, 1900-1980)
  • Tu es mortel quand tu es sans amour; tu es immortel quand tu aimes.
    Karl Jaspers (philosophe allemand, 1883-1969)
  • Celui qui est passionnément amoureux devient inévitablement aveugle aux défauts de l’objet aimé, bien qu’en général il recouvre la vue huit jours après le mariage. 
    Emmanuel Kant (philosophe allemand, 1724-1804)
  • La leçon la plus importante pour chacun de nous est celle de l’amour inconditionnel, tant envers les autres que pour nous-même. 
    Elisabeth Kubler-Ross (psychiatre américaine)
  • Il n’y a pas d’amour sans agression. 
    Konrad Lorenz (éthologiste autrichien)
  • Ce qui se fait par amour se fait toujours par delà le bien et mal.
    Friedrich Nietzsche (philosophe allemand, 1844-1900)
    Extrait du « Par-delà le bien et le mal »
  • Dans la plupart des amours, il y en a un qui joue et un autre qui est joué. Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
    Friedrich Nietzsche (philosophe allemand, 1844-1900)
  • La seule véritable fin de l’amour est l’évolution spirituelle ou humaine. 
    Scott Peck (psychiatre américain)
  • L’amour est un choix délibérer. Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble.
    Scott Peck (psychiatre américain)
  • L’amour, c’est la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle ou celle de quelqu’un d’autre.
    Scott Peck (psychiatre américain)
  • L’amour est aveugle. 
    Platon (philosophe grec, 427-348 av. J.-C.)
  • L’amour, c’est aussi se découvrir en écoutant chanter des mots qui sont encore à inventer. 
    Jacques Salomé (psychosociologue français)
  • L’amour qui cherche à se démontrer, démontre seulement qu’il n’est plus l’amour. 
    Jacques Salomé (psychosociologue français)
  • Nous voulons tous de quelqu’un qu’il nous aime comme nous souhaitons l’être et non comme il le croît. 
    Jacques Salomé (psychosociologue français)
  • C’est là le fond de la joie d’amour, lorsqu’elle existe : nous sentir justifiés d’exister. 
    Jean-Paul Sartre (Philosophe et écrivain français, 1905-1980)
  • Ceux qu’on aime, on ne les juge pas.
    Jean-Paul Sartre (Philosophe et écrivain français, 1905-1980)
  • Un amour, une carrière, une révolution : autant d’entreprises que l’on commence en ignorant leur issue.
    Jean-Paul Sartre (Philosophe et écrivain français, 1905-1980)
  • L’harmonie la plus douce est le son de la voix de celle que l’on aime.
    Jean de la Bruyère
  • Aimer, ce n’est pas regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction.
    Antoine de Saint-Exupery
  • Aimer, c’est préférer un autre à soi-même. 
    Paul Léautaud 
  • La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, Et vous aurez vécu, si vous avez aimé. 
    Alfred de Musset 
  • L’amour est la poésie des sens. 
    Honoré de Balzac 
  • L’amour n’est pas seulement un sentiment, il est un art aussi. 
    Honoré de Balzac 
  • Chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. 
    Rosemonde Gérard
  • Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
    Alphonse de Lamartine 
  • L’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs. 
    William Shakespeare 
  • Piètre amour que celui qui se laisse mesurer ! 
    William Shakespeare 
  • Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour, c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice. 
    Charles Baudelaire 
  • Le premier symptôme de l’amour vrai chez un jeune homme, c’est la timidité, chez une jeune fille, c’est la hardiesse.
    Victor Hugo
  • L’amour, c’est quand on n’obtient pas tout de suite ce qu’on désire. 
    Alfred Capus
  • Aimer beaucoup, comme c’est aimer peu ! On aime, rien de plus, rien de moins. 
    Guy de Maupassant 
  • Le secret du bonheur en amour, ce n’est pas d’être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut. 
    Simone Signoret

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Irremplaçables lettres d’amour…

Une jeune femme recevait, le 7 mars 1833, ce billet d’un homme rencontré quelques mois auparavant : « Je vous aime, mon pauvre ange, vous le savez bien, et pourtant vous voulez que je vous l’écrive. Vous avez raison. Il faut s’aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l’écrire… »Elle, c’est Juliette Drouet. Lui, s’appelle Victor Hugo.

Jusqu’à sa mort, le poète adressera à sa maîtresse comédienne plusieurs centaines de lettres.

A 23 ans, Anne-Sophie Moutier n’en est peut-être pas là. Toutefois, depuis novembre 2011, son amoureux, élève dans une école militaire, est loin d’elle. Alors, ils s’écrivent. Par mails et textos, évidemment. Presque tous les jours. Par lettres, aussi. Des vraies, manuscrites, à l’ancienne. « Rien ne peut remplacer une lettre d’amour. Le téléphone ne suffit pas et par écrit, on peut dire des choses qui paraîtraient peut-être un peu gnangnan si nous nous les disions », confie-t-elle. Romantique, Sophie ? Amoureuse, sûrement. Comme son fiancé.

Avant de partir en entraînement, il glisse sur sa poitrine une lettre de Sophie, « tout contre son coeur ».

Mièvrerie ? Enfantillages ? Rien de tout cela. Fragment du discours amoureux, la lettre d’amour « est d’une importance considérable, assure Philippe Brenot, psychiatre, président de l’Observatoire international du couple et auteur de La Lettre d’amour (éd. Zulma, 2000). Lieu des confidences, elle reste l’un des moyens d’exprimer son sentiment, son désir, de le déclarer, le faire vivre au début d’une relation, et au-delà, le réveiller, quand il semble s’émousser ».

On croyait pourtant la lettre d’amour désuète. « Avec le téléphone d’abord et plus encore avec les nouvelles technologies, on a cru la voir disparaître, observe-t-il. Or, aujourd’hui, elle est devenue unique, car le temps renforce sa valeur, celui que l’on prend pour l’écrire, celui qu’elle met à parvenir à son destinataire et le temps qu’il prend pour la lire. » Certes, les lettres envoyées par la poste se font plus rares. En réalité, les mails et les textos ne remplacent-ils pas ces billets qu’autrefois, l’on faisait porter à l’élu(e) de son coeur pour exprimer son désir immédiat ?

« Un effet différé délicieux »

La lettre d’amour est-elle encore utile quand l’autre sexe et la sexualité n’ont plus rien d’interdit ? « Au contraire ! , répond le psychiatre et psychanalyste Roger Schembri, le sentiment a toujours été plus facile à écrire qu’à dire. Plus encore aujourd’hui, où l’on dit plus facilement « J’ai envie de baiser avec toi » que « Je t’aime ». En outre, écrire opère un effet différé délicieux et délivre une part de rêve que nous avons envie de vivre. » A l’instar de Patrick Boulet, 45 ans, qui écrit beaucoup à Claire. « Décrire mon amour m’est essentiel et donne un peu d’éternité à ce que nous vivons. »

Les nouveaux moyens de communication n’auraient donc pas enterré la correspondance amoureuse ? Celle écrite à la main, envoyée par la poste, parfois même parfumée, agrémentée de dessins, enrichie de menus souvenirs ? Pour Joëlle-Andrée Deniot, professeure de sociologie à l’université de Nantes, « Internet, Facebook ou Twitter l’auraient plutôt développée ».

Et les jeunes, accrocs pourtant au virtuel, ne sont pas en reste. Ils disent leur amour sur tous les supports, jolis papiers et parchemins, Post-it et cartes postales, textos et courriels, et rivalisent de sens créatif. Il est vrai qu’une lettre manuscrite dans les boîtes pleines de prospectus et de factures, ça a un certain cachet.

La lettre reçue qui porte l’écriture de l’aimé(e) est sensuelle et charnelle comme l’expression du désir. Ecrire comme un prolongement de soi. «  Comme une caresse, un baiser que l’on donne pour se rassurer en assurant l’autre de notre affection« , témoigne Josiane Abiwen, 48 ans. Il arrive aussi que l’autre soit loin ou qu’il nous quitte pour de bon. Alors, l’acte d’écrire est une manière de nous interroger sur ce sentiment qui nous chamboule, ou de fuir la souffrance et le chagrin. « Quand j’ai compris que je ne la reverrai jamais, j’ai décidé de lui écrire la plus belle lettre d’amour » avoue Jérémie Franc de Ferrière, 27 ans.

La lettre d’amour contient bien cette part de rêve que nous cherchons tous, pour nous protéger des turbulences et des duretés du monde.

Pour donner aussi un sens à la sexualité, entre plaisirs et sentiments.


Références :

« Ecris-moi si tu m’aimes encore », une correspondance amoureuse du XVIIIe siècle,

collectif (Ed. Bayard, 2010, 19,50 €) ;

« Sex@mour »,

de Jean-Claude Kaufmann (éd. Armand Colin, 2010, 216 p., 15,10 €) ;

« Intimités amoureuses », France 1920-1975,

d’Anne-Claire Rebreyend (Presses universitaires du Mirail, 2009, 29,45 €).

– lemonde.fr, Mélina Gazsi

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Sur les ordres de son médecin, un homme d’affaires américain est parti en vacances
au Mexique, dans un petit village au bord de la mer.

Le premier matin, incapable de se rendormir après un coup de téléphone urgent du bureau,
il sort marcher jusqu’à la jetée pour se changer les idées.

Un petit bateau avec un pécheur à son bord est à quai et, dans le bateau,
il y a plusieurs gros thons jaunes. L’Américain complimente le Mexicain sur sa pêche.

« Vous les avez pris en combien de temps ? », demande l’Américain.
« Pas très longtemps », répond le Mexicain dans un anglais impeccable.
« Pourquoi est-ce que vous ne restez pas en mer plus longtemps pour prendre
d’avantage de poisson ? », demande alors l’Américain.

« J’en ai suffisamment pour faire vivre ma famille et en donner quelques-uns à des amis »,
dit le Mexicain tout en déchargeant sa pêche dans un panier.

« Mais …et le reste du temps vous faite quoi? » Le Mexicain relève la tête en souriant :
« Je me lève tard, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme,
Julia, et tous les soirs je vais jusqu’au village, boire du vin et jouer de la guitare avec mes amis.

J’ai une vis riche et bien remplie, señor.»

L’Américain éclate de rire et bombe le torse : « Monsieur, j’ai un MBA de Harvard et je peux
vous aider. Vous devriez passez davantage de temps à la pèche et, avec les bénéfices,
acheter un plus gros bateau. En un rien de temps, vous pourriez
acheter plusieurs bateaux. Et vous finirez à la tête d’une flottille de pêche. »

Il poursuit : « Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous le vendriez
directement aux consommateurs, et vous finiriez par ouvrir votre propre conserverie.
Vous contrôleriez le produit, la transformation et la distribution.

Il vous faudrait alors quitter ce petit village, naturellement, pour vous installer à Mexico,
puis à Los Angeles et , pourquoi pas, à New York, ou vous trouveriez
les bonnes compétences pour continuer à développer votre activité. »

Le pêcheur mexicain demande alors « Mais señor, ca va prendre combien de temps, tout ca ? »
A quoi l’Américain répond : « Oh, quinze à vingt ans. Vingt-cinq ans max. »

« Et après, señor ? »

L’Américain rit et dit : « C’est là que ca devient vraiment intéressant.
Au bon moment, vous entrez en bourse, vous vendez le capital de votre société
et devenez très riche. Vous gagneriez des millions. »

« Des millions, señor ? Et après ? »

« Après ? Vous prenez votre retraite et vous vous installez dans un petit village au bord de la mer, ou vous dormez tard, pêchez un peu, jouez avec vos enfants, faites la sieste avec votre femme et allez faire un tour au village le soir, boire du vin et jouer de la guitare avec vos amis… »

Apprivoisez votre peur !

En découvrant la leçon de sagesse de Mr Ramesh !

Mr. Ramesh (incarné par André Sauvé) est le propriétaire d’une boutique qui « dépanne ». Mr Ramesh partage les leçons que la vie lui inflige et tourne littéralement au positif toutes les situations négatives ou les scénarios nébuleux. Cette leçon porte sur la peur.

Comment faisons nous pour avoir peur d’avoir peur ?

C’est la question que pose Mr. Ramesh cette semaine.

Depuis son comptoir de dépanneur, le joyeux tenancier fait don de sa sagesse en rappelant l’importance d’être curieux devant l’inconnu.

Mr Ramesh dit que pour s’éloigner de la peur il faut d’abord rentrer dedans. Il en est de même d’une pièce : en sortir présuppose que vous y êtes entré.

Comment faire pour rentrer dans la peur ? En se centrant et en étant présent à soi.

Savez-vous la différence entre la peur et l’excitation ? Seulement une question de respiration. Écoutez-le bien, et apprenez à apprivoiser la peur avec cette belle leçon de PNL.

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Coffee Bean

 

Une jeune femme va chez sa mère…

Et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle veut continuer.

Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l’amène à la cuisine.

Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé.

Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des œufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot.

Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les œufs et les place dans un bol. Puis elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit: « Dis moi, que vois-tu ? » « Des carottes, des œufs et du café », répond sa fille.

La femme l’amène plus près, et lui demande de toucher les carottes. La fille les touche et note qu’elles sont molles et souples.

La mère lui demande alors de prendre un œuf et de le briser. La fille enlève la coquille d’un œuf et observe qu’il est cuit dur.

Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûte son arôme riche.

La fille demande alors: « Qu’est-ce que ça veut dire, maman ? »

Sa mère répond:

« Chaque objet a fait face à la même eau bouillante, mais que chacun a réagit différemment. La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible. L’œuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Les grains de café moulus ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau. « 

« Lequel es-tu ? «  demande la mère à sa fille.

« Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu ? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ? Penses-y. »

« Suis-je la carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l’adversité, devient molle et perd sa force ?

Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable, mais change avec les problèmes ? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ? Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient un cœur dur ?

Ou suis-je comme un grain de café ? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, tu deviens meilleure, et tu changes la situation autour de toi lorsque les choses sont à leur pire. « 


« L’Amour s’arrose comme une fleur,

S’entretient comme un feu… »

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L‘autisme a beau être la grande cause nationale de 2012, les familles qui y sont confrontées restent démunies. Car, en France, les psychanalystes s’opposent aux méthodes comportementalistes ayant pourtant fait leurs preuves à l’étranger. Une position rétrograde dénoncée par Sophie Robert dans un documentaire, « Le Mur », dont la diffusion est suspendue à la décision d’un tribunal, le 26 janvier.

Sur l’écran, une grand-mère à col Claudine enfourne son bras entre les mâchoires d’un crocodile en plastique. Cette pédopsychiatre chevronnée mime devant la caméra le concept lacanien de « mère crocodile » – envahissante et castratrice – qui a autrefois expliqué les causes de l’autisme.

Dans les années 1950, on considérait avec Bruno Bettelheim et Jacques Lacan que cette pathologie résultait d’un trouble de la relation mère-enfant.

A l’heure où le monde entier tient pour acquise l’origine neurobiologique du handicap et la nécessité de rééduquer les enfants qui en sont atteints, la professionnelle expose son approche sans ciller : ce qu’il faut soigner avant tout, c’est la « folie maternelle ».

A en croire le documentaire Le Mur de Sophie Robert dont est extraite cette scène, les psychiatres français seraient dépendants des théories psychanalytiques, considérées partout ailleurs comme obsolètes pour le traitement de l’autisme. Les paroles de psychiatres se succèdent et accablent surtout ceux qui les prononcent : parents forcément coupables du handicap de leur enfant, retard de langage dû à un désir de « rester dans l’oeuf », absence de solution, rejet de l’idée même de progression… Le film glace et agace.

N’y a-t-il donc aucun psychiatre digne de ce nom en France ? Les découvertes des neurosciences et les thérapies cognitives et comportementalistes, qui ont fait leurs preuves dans les pays anglo-saxons et scandinaves, s’arrêtent-elles comme le nuage de Tchernobyl à nos frontières ? Le 8 décembre dernier, on en débattait au tribunal de Lille. Sophie Robert y était assignée par certains des professionnels interviewés désireux de faire interdire Le Mur.

En cause, selon les conclusions de leur avocat, un montage qui porterait atteinte à leur réputation et à leur droit moral. « Présenté comme un film documentaire », Le Mur est « en réalité un film militant » qui les « ridiculise ». Quant à ceux des intervenants qui n’ont pas porté plainte, ils inondent la Toile de rectificatifs courroucés, et dénoncent des procédés « malhonnêtes ». Un « abus de confiance » selon Caroline Eliacheff qui a pris position en faveur des psychanalystes sur France Culture.

Sophie Robert répond d’une voix douce qu’elle n’avait « pas prévu de faire un film à charge sur la psychanalyse ». Au contraire, c’est parce que la discipline l’intéresse qu’elle a commencé à s’y pencher.

Au fil des discussions, elle admet aussi que si le problème n’est pas plus connu et son film pas diffusé, c’est sans doute parce que « les décideurs, les leaders d’opinion sont tous sur le divan ». Comprendre : entre analysés, on se serre les coudes pour défendre les disciples de Freud et de Lacan. Le Mur est-il un brûlot caricatural, ou un nécessaire cri d’alarme ? Le tribunal donnera le 26 janvier une réponse juridique à ce qui est plutôt une question de santé publique.

Qu’il soit alors interdit ou non, le film aura eu le mérite de poser la question des prises en charge « à la française » alors que l’autisme a obtenu en décembre dernier le statut de grande cause nationale 2012 pour « méliorer son dépistage précoce, développer l’accompagnement des enfants autistes et favoriser leur intégration et leur maintien en milieu scolaire ordinaire ». Psychanalystes contre comportementalistes, la guerre est-elle déclarée ? Avec, selon l’Inserm, un enfant sur 156 touché par ce handicap, la question mérite d’être posée.

EN FRANCE, certains membres du corps médical voient encore dans la mauvaise relation maternelle la cause des troubles autistiques.

Virginie Gouny en a fait l’amère expérience.

Mère d’un petit Mattéo de presque 3 ans, quand elle est allée consulter un pédopsychiatre, elle a été surprise : c’est à elle que le médecin posait des questions. Cet enfant, l’avait-elle vraiment désiré ? Acceptait-elle, maintenant qu’il était là, de s’en séparer ? Le rapport du psychiatre, lapidaire, décrit un « enfant de la pilule du lendemain ». On diagnostique Mattéo « TED », c’est-à-dire atteint de « troubles envahissants du développement ». C’est le nouveau nom de l’autisme, le terme étant inapproprié à la multiplicité des maux qu’il recouvre.

De l’autisme de type Kanner, qui touche des enfants aux capacités intellectuelles parfois altérées, aux génies atteints du syndrome d’Asperger – à l’image du héros du film Rain Man -, les manifestations sont nombreuses et n’ont pour point commun qu’une incapacité à communiquer, à percevoir le réel et à s’y adapter. Le psychiatre préconise une prise en charge au centre médico-psychologique (CMP). Dans ces centres, où le personnel n’est pas toujours formé à l’autisme, on exclut souvent des soins les parents, mais aussi les séances de psychomotricité et d’orthophonie indispensables aux progrès des enfants. Estomaquée par ce diagnostic en forme d’accusation, Virginie cherche d’autres solutions pour son fils. Mais en province, « si on refuse le CMP, on est en roue libre ».

Pourtant, dans ces centres de quartier, la formation sur les troubles du développement n’est pas toujours pointue.

Le personnel, encore très imprégné des théories psychanalytiques, les applique à la lettre, entravant alors les progrès des enfants autistes. Depuis toujours, Valérie Sochon soupçonne que son fils a un problème. Elle s’en ouvre à son médecin traitant, qui lui prescrit, à elle, des antidépresseurs et des anxiolytiques. Son fils grandit mal, il a des phobies alimentaires et des carences. A 4 ans, on lui propose un accompagnement en CMP. Mais tout ce qui est offert à Alexis, ce sont des « repas thérapeutiques » où on l’oblige à préparer et manger les nourritures qu’il a en horreur, et la « pataugeoire », dans laquelle on l’observe barboter. Au mieux. Au pire, on lui plonge la tête dans l’eau pour lui faire revivre l’accouchement, en espérant le délivrer de son trauma originel. Alexis a 5 ans et l’équipe pédagogique recommande son placement.

Valérie finit par entendre parler d’un pédopsychiatre de renom qui vit en Bretagne. Elle quitte tout pour aller le consulter, et s’installe dans sa région. Aujourd’hui, Alexis est scolarisé à temps plein au collège du coin, où il obtient de très bons résultats. M. Khanfir a lui aussi pallié les insuffisances de l’institution. Son fils Ryan « comme dans Il faut sauver le soldat Ryan«  est autiste. Après quelques années dans un hôpital de jour, il est envoyé dans un centre moins spécialisé, « un parking pour gosses lourdement handicapés ». Ryan devient alors taciturne, violent, et perd totalement l’usage de la parole. Depuis sa sortie, il a appris, avec un éducateur privé formé aux méthodes comportementalistes, à communiquer, à être propre, sociable. Et plus heureux.

HOWARD BUTEN, LE CÉLÈBRE CLOWN-PSYCHOLOGUE-ÉCRIVAIN AMÉRICAIN, qui travaille avec de jeunes autistes français depuis des années, n’hésite pas à critiquer vertement le système hexagonal, encore trop imprégné de psychanalyse et braqué contre les méthodes comportementalistes. Que disent-ils, les psychiatres  » vieille école  » ? Que les thérapies cognitives et comportementales sont un « dressage ». « Mais la plus grande violence qu’on peut faire à un enfant autiste est de le laisser croupir dans son autisme », répliquait déjà il y a vingt ans, aussi politiquement incorrect qu’énergique, le psychiatre Stanislaw Tomkiewicz.

ABA, Teacch, PECS : à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), ces acronymes de traitements comportementaux sont désormais le quotidien d’une trentaine de personnes.

Douze enfants et quatorze adultes s’y consacrent sans relâche dans le petit institut médico-éducatif L’Eclair. Une enclave d’efficacité et de douceur fondée par Liora Crespin, mère d’un enfant autiste, et subventionnée par l’Etat. Dans l’entrée du bâtiment, des manteaux sont accrochés sous des casiers, comme dans toutes les écoles. A côté du nom de l’enfant, sa photo.

Partout, des repères visuels, qui permettent une structuration de l’espace et du temps : un emploi du temps vertical composé de vignettes qu’on scratche et qu’on déplace au fil de la journée, permettra de visualiser les tâches accomplies et celles à venir. Des cartes aussi pour s’exprimer : télévision, Meccano, boire. Les enfants « non verbaux » apprennent à communiquer, à exprimer des demandes sans crier, et ainsi à modifier un comportement souvent inadapté. L’institut est propre, calme et coloré. Dans une délicieuse odeur de gâteau, des enfants jouent et apprennent indistinctement. Marelle ou exercice de psychomotricité, une petite fille saute d’un cerceau à l’autre, sous les encouragements d’un adulte. Dans la « salle bleue », un petit garçon réclame des bonbons à une jeune femme assise à côté de lui à une table miniature. Elle utilise la méthode ABA (analyse du comportement appliquée), consistant à récompenser d’une friandise ou d’un petit plaisir les enfants qui ont su répondre correctement à une demande. Quant à la patisserie qui parfume les couloirs, les enfants l’ont fait pendant un atelier cuisine, mais c’est l’occasion, aussi, d’apprendre quelque chose : à compter jusqu’à trois comme le nombre d’oeufs à casser. L’occasion aussi pour Audrey, dont c’est l’anniversaire, de souffler ses six bougies…

L’une des grandes différences entre les thérapies comportementales et la psychanalyse traditionnelle tient à la participation des parents au programme éducatif. L’enfant, sans relâche, est stimulé par tous les adultes de son entourage afin d’acquérir autonomie et cognition.

Ces méthodes fonctionnent : au royaume-uni où elles sont appliquées, les trois quarts des enfants autistes sont intégrés en milieu scolaire, contre environ un quart en France.

Mais loin de méconnaître les succès de ces thérapies, la médecine française, moins agrippée à ses textes psychanalytiques que le film le raconte, envisage désormais de les inclure dans son dispositif de soins. Liora Crespin exhibe fièrement le rapport d’une équipe de l’hôpital Sainte-Anne chargée de tester régulièrement le programme, qui note des « progrès importants », et conclut : « C’est un vrai plaisir pour nous de collaborer avec l’équipe de cette structure. »

LE PSYCHIATRE MOÏSE ASSOULINE INSISTE : le hiatus ne se situe pas entre psychanalystes et comportementalistes, mais entre les tenants d’une prise en charge intensive et les autres.

L’hôpital d’Antony pour jeunes autistes qu’il dirige ressemble à tout sauf à un hôpital. C’est un chaleureux pavillon de banlieue bordé d’un petit jardin. Dans une pièce, tous les adolescents et les soignants sont rassemblés pour la réunion hebdomadaire. Les adolescents sont contents d’être de retour dans cette structure qui les accueille comme une école. La semaine d’avant, c’étaient les vacances de Noël. Dans leurs familles, ils se sont ennuyés de l’hôpital. Un hôpital où on applique notamment les méthodes comportementalistes : ici aussi, on trouve des photos sur chaque porte, et des emplois du temps en images. C’est du bon sens que d’aider les enfants non verbaux à communiquer. Surtout, ici, tous les soignants respectent ceux qu’ils appellent « nos jeunes ».

Ce qui implique non de les abandonner à leur handicap mais au contraire de leur proposer des activités passionnantes, valorisantes et stimulantes.

C’est à Antony que Le Papotin a vu le jour il y a trente ans. Les interviews de ce « journal atypique », comme le proclame sa  » une « , sont entièrement réalisées par les patients de l’hôpital de jour, et il faut les lire pour en admirer la pertinence. A Mazarine Pingeot : « Tu serais la fille cachée [de Mitterrand], pourquoi ? » A Bertrand Delanoë : « La question va paraître un peu crue, mais tant pis, depuis quand avez-vous choisi le mode de vie [l’homosexualité] qui est le vôtre ? » Rien d’étonnant à la remarque d’Howard Buten, interviewé dès la première édition du journal : « Sans rentrer dans la méchanceté gratuite (…), je crois avoir trouvé les seuls journalistes qui méritent d’être mes amis à Paris. »

Ils sont tous dans le même camp : celui des « jeunes ».

Psychanalystes, comportementalistes, qu’importe l’étiquette pourvu qu’il y ait du mieux.

Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker et psychanalyste, est l’un des interviewés mécontents de Sophie Robert. Hautain, il affirme d’un air d’évidence qu’« aucun trouble relationnel mère-enfant ne peut expliquer l’autisme ». Au contraire, il se dit « solidaire des parents » qui veulent que leur enfant aille à l’école. Il poursuit, furieux : « Nous sommes le fruit d’une agressivité qui devrait aller à l’Etat, qui ne respecte pas la loi. Pour accueillir des autistes à l’école, il ne faut pas supprimer 44 000 postes d’enseignants tous les deux ans. »

C’est du côté de l’Etat qu’il faut donc désormais chercher les causes du retard français. Bernard Golse appartient au conseil d’administration du Craif, le Centre ressource autisme d’Ile-de-France. Des parents et des professionnels en nombre égal y siègent pour faire évoluer la situation des personnes avec autisme. Pour Jacques Baert, président du Craif et père d’un adulte autiste de 30 ans, cette querelle de chapelles psychanalystes versus comportementalistes, soignants contre parents, est dangereuse, avant tout pour les autistes.

« On arrive enfin à travailler tous ensemble », souligne-t-il posément.

L’homme déplace le débat : « Ce qu’il faut à un autiste, c’est peut-être idiot, mais c’est le respect. Le respect de soi, qui s’acquiert avec des activités valorisantes », comme les Centre d’aide au travail où son fils est désormais inséré. « Le paradoxe avec les parents, c’est qu’ils voudraient que leurs enfants aillent à l’école comme tout le monde, travaillent comme tout le monde, mais leurs enfants ne sont pas comme tout le monde, et il faut en tenir compte aussi. »

Rééducation, psychothérapie, intégration en milieu ordinaire, internats… Rien n’est parfait mais tout doit être tenté. Jacques Baert conduit.

Parler de ces sujets si sensibles l’a déconcentré, et il a perdu son chemin. Son ordinateur de bord lui indique soudain la bonne direction. Mains sur le volant, l’homme quitte alors un instant son air grave pour un trait d’humour un peu noir : « Vous voyez, les traitements de l’autisme, ce n’est pas aussi évident qu’un GPS, ce n’est jamais miraculeux ! »

Source: Laure Mentzel

Alors que plusieurs études épidémiologiques ont montré un lien entre la consommation de café et un risque diminué de diabète, ces études ne prouvaient pas que ce lien était causal.

Une nouvelle étude chinoise, publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, montre un mécanisme par lequel le café protège la fonction de production d’insuline du pancréas, ajoutant ainsi un élément important en faveur de l’hypothèse d’un effet préventif du café.

Huang Kun de l’Université Huazhong et ses collègues ont analysé, sur des cellules animales de pancréas en laboratoire, l’action de composés polyphénoliques (antioxydants) du café : la caféine, l’acide caféique, l’acide chlorogénique et l’acide dihydrocafféique.

Ces substances exerçaient un effet prévenant la formation d’amas de protéines amyloïdes dans le pancréas.

Ces amas sont considérés responsables de la mort de cellules qui produisent l’insuline. La caféine était la substance la moins efficace. Le café décaféiné présenterait donc aussi une bonne efficacité pour réduire le risque de diabète.

La formation de plaques amyloïdes, cette fois dans le cerveau, est aussi associée à des maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Des études ont d’ailleurs montré des liens entre la consommation de café et des risques diminués de maladie de Parkinson et de maladie d’Alzheimer.

Le thé contient aussi de l’acide caféique (qui était la substance la plus puissante dans la présente étude) et de l’acide chlorogénique. Des études ont aussi suggéré que d’autres substances du thé étaient liées à une risque réduit de diabète.

Sources: psychomedia.qc.ca, Scientific American, Food Consumer

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