anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux)


L‘hyperphagie, trouble alimentaire plus fréquent que l’anorexie et la boulimie…

L’hyperphagie boulimique (1) est le trouble alimentaire le plus fréquent, dépassant l’anorexie et la boulimie, selon des chercheurs de l’Université Harvard.
Ce trouble est caractérisé par des crises de boulimie récurrentes avec un sentiment de perte de contrôle mais sans les comportements compensatoires inappropriés qui caractérisent le diagnostic de boulimie. Ce trouble est fortement lié à l’obésité.
Dans un épisode d’hyperphagie, une personne peut, par exemple, prendre un repas complet, suivi d’un litre de crème glacée pour dessert et d’un sac de chip sans être capable de s’arrêter.

L'hyperphagie, un trouble alimentaire </p><br /><p>plus fréquent que l'anorexie et la boulimieSelon cette étude, dans laquelle 9000 participants ont été interrogés, 3.5% des femmes et 2% des hommes font de l’hyperphagie, définie comme des épisodes de consommation excessive et incontrôlée de nourriture, bien au-delà de la satiété, qui se produisent au moins deux fois par semaine.

Comparativement, l’anorexie est présente chez moins de 1% des femmes et 0.3% des hommes et la boulimie se retrouve chez 1.5% des femmes et 0.5% des hommes.

L’hyperphagie met à risque élevé d’obésité, de diabète, de maladie cardiaque, d’accident cérébro-vasculaire et de certains cancers.

Selon James I. Hudson, co-auteur, il s’agit bel et bien d’un trouble alimentaire et il mériterait plus d’attention de la part des professionnels de la santé.

Les trois troubles, hyperphagie, boulimie et anorexie coïncident souvent avec des troubles de l’humeur comme la dépression et l’anxiété selon les chercheurs.

La prévalence de troubles alimentaires est la plus grande chez les 18-29 ans et la moins grande chez les plus de 60 ans.

Les chercheurs considèrent que ces résultats amènent des arguments scientifiques supplémentaires en faveur de l’inclusion de l’hyperphagie dans la prochaine édition du DSM IV.

(1) L’hyperphagie boulimique (parfois appelée alimentation compulsive) est un trouble des conduites alimentaires considéré comme requérant davantage d’études avant une éventuelle inclusion dans le manuel diagnostique des troubles mentaux (DSM). La boulimie et l’anorexie sont les seuls troubles alimentaires formellement reconnus.

Références: Journal Biological Psychiatry, February 2007, psychomedia.qc.ca, DSM

.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

Connaît-on le mécanisme des attaques de panique ?

Dr Laurent Chneiweiss : On pense qu’elles sont liées à une hypersensibilité à l’oxyde de carbone. En cas de baisse de la concentration d’oxyde de carbone dans le sang, des récepteurs situés dans le tronc cérébral déclenchent une alarme de fausse suffocation. Quand les sujets se trouvent dans un endroit un peu stressant, comme un endroit confiné, ils augmentent leur rythme respiratoire et se mettent en respiration superficielle, en haletant.

De ce fait, ils inhalent l’air qu’ils viennent d’expirer et augmentent leurs taux sanguins d’oxyde de carbone, ce qui déclenche la crise. Le mécanisme de l’attaque de panique serait ainsi l’inverse que celui avancé pour la crise de tétanie. Il correspond au syndrome d’hyperventilation des Américains. Ce n’est pas la seule cause d’attaque de panique, mais c’est une cause très fréquente, lorsque les signes respiratoires sont au premier plan. Ce qui est cocasse c’est que les “spasmologues” recommandent souvent de respirer dans un sac pour faire cesser la crise, comme dans le cas de la crise de tétanie, afin d’augmenter la teneur du sang en oxyde de carbone. Cette technique apaise assez régulièrement la crise. Pourtant elle est totalement contraire à la théorie d’une hypersensibilité à l’oxyde de carbone. Alors pourquoi marche-t-elle ? Tout simplement parce que respirer dans un sac c’est difficile. Les personnes sont obligées de ralentir leur rythme respiratoire et donc de cesser leur respiration superficielle. La crise s’arrête à partir du moment où les personnes retirent la tête du sac et respirent normalement. Le sac les a distrait de leur crise et les a contraint à respirer plus calmement.

Comment traiter vous ces patients ?

Dr Laurent Chneiweiss : Nous essayons de leur faire comprendre qu’avec des techniques dérivés de la relaxation, ils peuvent éviter les crises et retrouver leur autonomie. Pour les aider à contrôler leur crise de panique, on leur apprend à ralentir leur rythme respiratoire et à retrouver une respiration abdominale plutôt qu’une respiration thoracique. On les fait respirer de manière rapide et superficielle pour qu’ils éprouvent les premiers symptômes de panique, puis progressivement ont les amène à calmer leur respiration pour faire cesser les troubles.

Quel est l’intérêt des thérapies médicamenteuses ?

Dr Laurent Chneiweiss : Aucune étude rigoureuse n’a été menée pour évaluer l’intérêt du magnésium ou du calcium dans les attaques de panique ou l’anxiété. Les antidépresseurs à faible dose sont efficaces, autant qu’une marche rapide de 30 minutes par jour.

Malheureusement, beaucoup de spasmophiles sont traités par des médicaments autres, comme les bêta-bloquants, parce qu’ils se plaignent de palpitations. Les médecins ont tendance à traiter chaque symptôme, sans identifier la maladie qui se cache derrière. Il est important de rechercher les problèmes d’anxiété et de dépression. La dépression est le premier diagnostic à évoquer.

Dans tous les cas, une psychothérapie comportementale et cognitive pourrait permettre d’apporter une solution définitive à la spasmophilie.

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Spasmophilie : rechercher la dépression cachée…

Spécificité bien française, la spasmophilie n’est pas connue de nos voisins anglais ou américains. Quelles en sont les causes ? De nombreuses hypothèses sont avancées : trouble anxieux ou dépressif, une anomalie du magnésium… Le Dr Laurent Chneiweiss, psychiatre et spécialiste de l’anxiété, donne son point de vue sur la question.

Vous voyez régulièrement en consultation des patients dits « spasmophiles ». Comment définiriez-vous la spasmophilie ?                  

Dr Laurent Chneiweiss : La définition clinique de la spasmophilie n‘existe pas vraiment. Mais quand on regarde les symptômes décrits dans les articles sur la spasmophilie, ceux-ci ont trait soit à la dépression (ralentissement psychomoteur, difficultés de concentration, tristesse, somatisation…), soit à l’anxiété, avec en particulier ces fameuses crises de spasmophilie.

Spasmophilie : rechercher la dépressionAinsi, si l’on décrypte ces symptômes selon les critères de diagnostic des maladies psychiatriques (DSM), on tombe systématiquement sur les diagnostics d’épisodes dépressifs majeurs ou de troubles anxieux, d’anxiété généralisée ou plus souvent troubles paniques. Quand les patients décrivent leurs crises de tétanie, il s’agit avant tout d’attaques de panique.

Pouvez-vous préciser ce qu’est l’anxiété ?

Dr Laurent Chneiweiss : L’anxiété est caractérisée par un souci excessif à propos de problèmes mineurs. Elle peut être le symptôme d’un autre trouble, notamment trouble de la personnalité ou dépression. L’anxiété est une manière d’exprimée une souffrance interne.

Mais parfois il s’agit d’un trouble en soi : le fonctionnement psychique est totalement tourné vers une préoccupation ou un danger bien particulier, entraînant des conduites d’évitement. Par exemple, certaines personnes ont peur de se trouver dans des endroits d’où elles ne pourraient pas sortir. Elles redoutent toute la journée d’avoir une crise d’anxiété et évitent les endroits où elles pourraient se produire.

Les symptômes de la crise de spasmophilie (impression d’étouffer, palpitations, peur de mourir ou de devenir fou, vertiges, tremblements, impression de dépersonnalisation, nausées, vomissements…) sont exactement ceux de l’attaque de panique. Certains patients appréhendent en permanence la survenue de crise. Et tout leur comportement tourne autour de cette peur.

Dans l’anxiété généralisée, ce sont tous les petits soucis de la vie quotidienne (argent, famille, santé) qui envahissent la vie. Il s’agit, par exemple, de mères de famille qui passent leur temps à redouter que leurs enfants ou leur mari ne rentrent pas à l’heure.

La suite demain  🙂

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée :

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

La condamnation, lundi 13 février 2012, du géant américain de l’agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France.

A l’échelle de l’histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu’une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction.

Mais rien n’a jusqu’ici freiné l’irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l’art du lobbying.

Portrait d’une multinationale multirécidiviste:

La suite stupéfiante ici !

Luttez contre l’insomnie avec l’auto-hypnose… Même si vous n’y croyez pas, vous pouvez essayer !

L’insomnie est un trouble caractérisé par la difficulté à s’endormir.

Son origine peut être d’ordre physique ou psychologique, et connaît une variation selon les individus. Ses conséquences peuvent être néfastes, et entraver certaines activités du quotidien. C’est pourquoi, l’auto-hypnose propose certaines méthodes douces, à travers des techniques de respiration et de visualisation, afin de retrouver un sommeil apaisé.

Qu’appelle-t-on insomnie ?

C’est la privation totale ou partielle de sommeil. Elle est définie comme aigüe lorsqu’elle dure quelques semaines, et devient chronique au-delà d’un mois. Les causes sont multiples et différentes selon les cas. Ce trouble peut être lié à un facteur corporel, mais il est souvent associé à un désordre psychique. En effet, les aléas de l’existence pèsent fréquemment sur la qualité du sommeil, et peuvent entraîner des désagréments dans la journée.

Certains procédés de l’auto-hypnose, basés sur des techniques de respiration et d’imagerie mentale, visent à rétablir de façon naturelle, un cycle d’endormissement plus régulier, serein et réparateur. Cette méthode très simple permet d’accéder à une détente corporelle et mentale directement liée au sommeil.

Voici quelques indications pour s’y initier:

– commencez par prendre une position la plus confortable possible, dans une ambiance paisible et reposante. Inspirez en gonflant la paroi abdominale, puis retenez l’air quelques instants. Appliquez ensuite la technique de l’imagerie mentale, en formant des mots positifs (calme, bien-être…), sur le temps d’expiration.

Ce procédé doit être appliqué pendant cinq minutes avant le coucher. Il peut être renouvelé aussi souvent que nécessaire. Cette méthode aspire à retrouver un cycle de sommeil plus régulier.

Pour conclure, l’insomnie est une pathologie entraînant un manque de sommeil, dont l’intensité évolue selon les personnes. Cette altération peut être d’origine multifactorielle, et avoir des répercussions nuisibles sur nos capacités et notre humeur dans la journée. Les méthodes de respiration et visualisation procurées par l’auto-hypnose permettent de lutter contre ce trouble, par des exercices respiratoires et l’imagination.

Les thérapies comportementales permettent aussi de rétablir un rythme veille-sommeil satisfaisant pour les cas d’insomnie plus tenaces, en diminuant notamment de 50 % le temps d’endormissement et la durée des réveils nocturnes. Des essais comparatifs ont permis de retenir une meilleure efficacité par rapport au placebo, ainsi qu’une efficacité au moins égale à celle des traitements médicamenteux.

Elles cherchent de manière naturelle à restaurer un équilibre dans l’endormissement, qui est à la base d’une nuit sereine.

Références: mon expérience professionnelle, Revue Prescrire, no 292 Février 2008, citant les sources suivantes : Sateia MJ et Nowell PD « Insomnia » Lancet 2004 ; Silber MH « Chronic insomnia » N Eng J Med 2005 ; Prescrire Redaction « Insomnie ; les traitements cognitifs et comportementaux, alternatives aux médicaments » Rev Prescrire 1998, Revue Prescrire, no 292 Février 2008 citant : Sivertsen B et coll. « Cognitive behavioral therapy vs zopiclone for treatment of chronic primary insomnia in older adults. A randomized controlled trial » JAMA 2006

.

 

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée :

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Dans les files d’attente de la CAF : « C’est pas ça, la vie »

Cela se passe pendant l’année de l’élection présidentielle, pas celle-là, la précédente, en 2007.

On est à l’automne, au moment où, dans les fermes et les maisons de la Creuse, on remplit les cuves de fuel en prévision des grands froids.

A Guéret, les agents de la caisse d’allocations familiales (CAF) voient alors arriver des gens qui ne venaient jamais dans leurs bureaux : des retraités avec des pensions de quelques centaines d’euros à peine, mais qui en vivaient silencieusement depuis toujours et se seraient étonnés d’être considérés comme pauvres.

Cette année-là, ils poussent la porte de la CAF, gauches, effarés d’avoir à demander quelque allocation, se présentant tous par la même phrase : « Pour la première fois, je n’ai plus les moyens de faire rentrer le fuel. »

Chargé de la gestion à l’agence, Patrick Perrichon se souvient en avoir discuté avec ses collègues : « On voyait que quelque chose était en train de se passer. Mais quoi ? »

Six mois plus tard éclatait la crise économique. La CAF de Guéret, préfecture de la Creuse, est la plus petite de France : 15 salariés, 17 000 allocataires. Un tiers d’entre eux vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Ici comme ailleurs, cette branche de la Sécurité sociale, chargée de verser les prestations familiales ou sociales (dont le revenu de solidarité active, RSA), est le premier maillon qui relie les Français à l’Etat. Ou alors le dernier.

Retour en 2012, ces jours-ci exactement, juste avant le nouveau scrutin : à la CAF de Guéret, dans le bureau d’Emilienne, il y a Pierrot, cheveux noirs sur le front, blouson de cuir et sourire du joli garçon accoudé au baby-foot. Il vient vérifier le montant de ses allocations, ce qui consiste ici à dévider sa vie. Pierrot est éboueur, 1 100 euros par mois ; sa femme enchaîne des petits boulots. Leur fille va fêter ses 3 ans et la nouvelle sonne comme une catastrophe : l’allocation « jeune enfant » s’arrête (182 euros). « On ne va plus y arriver », annonce Pierrot. Il faudra lâcher l’appartement au village, revenir s’installer chez sa mère. Pierrot parle tout seul : « Et si on arrêtait aussi la nounou ? Et si on vendait la voiture ? »

« ON TRAVAILLE, ON FAIT TOUT CE QU’IL FAUT ET ON SE VOIT TOMBER »

De toute façon, tout est compté, ils ne bougent plus ou presque, s’autorisant de moins en moins l’hypermarché et plus jamais la sortie au lac de Courtille, le dimanche après-midi. « Et si on ne travaillait plus ? Et si on vivait des aides ? Des gens font ça, non ? » Pierrot n’est pas en colère. Il ne jette pas ses phrases, rage aux lèvres, pour annoncer un vote Front national parce que, décidément, trop de gens profitent du système, surtout les étrangers – terme qui désigne ici les Anglais, un temps considérés comme les vampires de la Creuse, achetant nos châteaux et vivant de nos allocs. Non, Pierrot sourit. Il raconte ce monde où les voitures s’arrêtent parce qu’on n’a plus de quoi mettre de l’essence. « On travaille, on fait tout ce qu’il faut et on se voit tomber. C’est pas ça, la vie. » Il regarde par la fenêtre les toits de Guéret dans le vert tendre des prés. Puis, à Emilienne derrière son ordinateur, il demande : « Et vous, vous savez pour qui voter ? »

Patrick Perrichon, à la gestion, tempère. « Cette année, beaucoup de jeunes viennent nous dire la même chose : et si on arrêtait de travailler ? Ils se sentent à la limite, ils ne le font pas, heureusement. » Pourtant, ses collègues et lui se posent la même question qu’en 2007, avant la crise : « Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ? »

Il est 7 h 30, à la CAF toujours, mais à Grenoble cette fois, dans l’Isère. Vu d’ici, Guéret paraît loin, à l’opposé même : Grenoble est une grosse agence urbaine (850 salariés, 216 000 allocataires). L’accueil n’ouvre que dans une heure, mais des personnes commencent à affluer. Ce matin, ce sont deux soeurs blondes, avec le même chignon en pelote posé haut sur la tête, qui sont arrivées les premières. Cela fait des jours que des agents, notamment de la CGT, envoient des SOS : les bureaux sont débordés, ils n’y arrivent plus.

En attendant l’ouverture, on se met à parler présidentielle, presque malgré soi. « Hier soir, j’ai dit à mon mari : éteins-moi cette télé, il y a encore les élections », explique une soeur à chignon. Et l’autre : « Nous, en ce moment, on ne l’allume plus du tout, sauf quand on a des invités, bien sûr. Sinon, ça fait trop triste. » Avant, elles voulaient être coiffeuse. Puis vendeuse. Puis femme de ménage. Maintenant, elles disent qu’elles seront ce qu’on veut, « c’est-à-dire rien pour l’instant », précise l’une, sans fâcherie. Aucune n’a le souvenir d’un fait ou geste de la campagne électorale. A vrai dire, personne n’en a retenu une seule réplique dans la file d’attente ce jour-là. « Pourtant j’ai bonne mémoire, s’étonne lui-même un boulanger devenu déménageur. Je pourrais vous réciter la recette que j’ai vue sur Cuisine-TV. »

La dernière fois, il avait voté Ségolène Royal. Il le regrette. « J’aime gagner, il dit. Je suis un battant. » Une femme annonce qu’elle a choisi Chirac. Quand un Turc derrière elle dans la queue lui révèle qu’il ne se présente pas, elle encaisse rudement le choc. « De toute façon, les politiques ne font que s’envoyer des gros mots entre eux, reprend une soeur à chignon. Avant, au moins, c’est nous qui les engueulions, ça défoulait. Mais même les insultes, ils nous les ont piquées. » Un soleil pâle flotte dans un ciel pâle, les montagnes paraissent très près, juste au bout du parking.

A SAINT-DENIS, QUATRE HEURES POUR ATTEINDRE L’ACCUEIL DE LA CAF

A 8 h 30, un vigile ouvre les portes de la CAF avec une bonne humeur désarmante et pour 1 100 euros par mois. Il complète avec un deuxième boulot le week-end : nettoyer les hôtels des stations de ski. Le patron vient le chercher en camionnette à 5 heures du matin et le ramène le soir. 68 euros. Le vigile a bien observé chaque candidat à l’élection. Il reste perplexe : « Je n’arrive pas à m’identifier à l’un d’eux. »

Le nouveau cahier des charges impose que l’attente n’excède pas vingt minutes : elle culmine parfois à deux heures, ici comme dans les grands centres, le Nord ou Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, dans le 93, il faut quatre heures pour atteindre l’accueil. Il y a toujours plus de crise économique, toujours plus de mesures et de législation, toujours moins de personnel : ici, comme dans l’ensemble des services de l’Etat, seul un départ à la retraite sur deux est remplacé, les congés maternité ne le sont plus du tout.

Une dame avec une poussette déplie son relevé de compte pour prouver qu’elle n’a plus rien : ses allocations n’ont pas été versées. « Un dossier met deux mois à être traité en ce moment », répond l’agent. Seize mille attendent dans les Bouches-du-Rhône.

En 2010, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (la CNAF, qui regroupe les CAF locales), s’était alarmé d’une possible « implosion ». « En poussant un coup de gueule, il croyait décrocher des effectifs, comme ça se faisait habituellement », raconte un cadre de la caisse. Il a réussi à gratter quelques CDD, pas plus. C’est alors que tout le monde a compris que l’époque avait changé : « La crise ne touche pas seulement les allocataires, mais nous aussi, reprend le cadre. Désormais, il faut faire avec ce qu’on a. »

Aujourd’hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards. Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s’arrête, parce que le contrat d’entretien n’a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. Dans le cadre d’un plan gouvernemental d’urgence sur le stress et les risques psycho-sociaux au travail, une enquête interne menée en 2011 sur l’ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir « des pensées mortifères ou suicidaires ».

En ces temps d’élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s’engager dans la campagne. Jean-Louis Deroussen s’est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret.

Plus haut que Grenoble, vers Lyon, Vienne est une ville coquette de 30 000 habitants. A la CAF locale, des allocataires apportent des chocolats à Noël et quelques-uns refusent de toucher le complément RSA, par crainte des voisins. Chacun se connaît, y compris les SDF, toujours les mêmes sur le même banc, et personne n’imagine se retrouver, un jour, assis à leurs côtés.

Aujourd’hui, c’est Ben qui arrive au guichet. Couvreur-zingueur, la chemise d’une blancheur de lessive, 2 200 euros par mois jusqu’à l’année dernière : Clara, la femme de sa vie, était fière de le présenter à ses parents. Ils ont eu trois enfants et aussi une ambition : ouvrir un local de restauration rapide. C’était l’idée de Clara, « qui a toujours eu une certaine classe ». Il y a un an, les chantiers ralentissent, Ben ne trouve plus d’embauche. Clara finit par lui demander de partir, gentiment.

« ET SI J’ARRÊTAIS TOUT? »

Pour parler de sa vie maintenant, de sa voiture qu’il ne fait plus rouler depuis qu’il dort dedans, de ce sentiment de n’être plus un homme, Ben a un mot : « Le gouffre ». Quelques fois, il s’assoit au volant, fait tourner le moteur et allume l’autoradio. Alors, il se sent en sécurité. Il se dit qu’il n’est pas à plaindre, que le système social français est le meilleur du monde, il a entendu ça quelque part et le répète avec confiance. Il se met à espérer qu’on va parler football aux informations. Et puis non, c’est encore la voix d’un homme politique, qu’il arrive mal à distinguer des autres. « Pourvu que les gens ne se révoltent pas, pense Ben. Je pourrais tout perdre. »

La femme en face de lui, à l’accueil, ce jour-là, s’appelle Jeanne. Elle doit aller vite, tenir les cadences, « dégager » les gens, c’est le terme officiel. Entre elle et les allocataires de l’autre coté du guichet, il n’y a parfois presque rien : Jeanne a 52 ans, divorcée, une fille, 1 300 euros net. Ça fait un moment que les Chèques Restaurants servent surtout à remplir le frigo et qu’elle oublie de partir en vacances. « C’est la fibre sociale qui me fait tenir », dit-elle. Ici, on est dans « l’Etat d’en bas », comme on a pu dire la « France d’en bas ». En 2009, quand le RSA a été lancé, cela avait été une des surprises à la direction de la CNAF : des salariés de la caisse se sont retrouvés bénéficiaires d’un complément des minima sociaux.

A la CAF de Guéret, Emilienne et sa collègue Martine regardent Pierrot qui s’en va avec son blouson de cuir. Martine se souvient de la naissance de son fils, quand, elle aussi, elle s’est dit : « Et si j’arrêtais tout ? »

Florence Aubenas, lemonde.fr du 18/04/2012

Recevoir un diagnostic de cancer est un événement très stressant.

Dans la semaine qui suit un tel diagnostic, les risques de suicide et de crise cardiaque sont beaucoup plus élevés, selon une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine.

Fang Fang et Unnur Valdimarsdottir de l’Université d’Iceland (Reykjavik) ont, avec leur collègues, analysé les données concernant plus de six millions de Suédois entre 1991 et 2006 dont plus de 500 000 ont, durant cette période, reçu un diagnostic de cancer.

Le risque de suicide durant la première semaine suivant le diagnostic était 12,6 fois plus élevé que chez les personnes sans cancer ayant des caractéristiques similaires et 5 fois plus élevé au cours des 12 premières semaines.

Le risque de décès par crise cardiaque ou autre complication cardio-vasculaire était 5,6 fois plus élevé durant la première semaine et 3 fois plus élevé durant le premier mois.

Les risques étaient les plus élevés (risque de suicide de 16% et de décès cardiaque de 15%) pour les personnes souffrant de cancers difficiles à soigner comme ceux de l’œsophage, du foie, ou du pancréas, des poumons et du cerveau et le moins élevé pour les cancers de la peau. Après un an, le risque de suicide était plus élevé de 80% (un peu moins que le double) et le risque de décès de cause cardiovasculaire de 20%.

Ces résultats montrent à quel point l’annonce d’un cancer constitue un stress psychologique majeur et a un impact bien avant la souffrance émotionnelle ou physique liée à l’évolution de la maladie ou son traitement, concluent les chercheurs.

Ils espèrent que ces résultats puissent favoriser de meilleurs soins pour les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic.

Références: psychomedia.qc.ca, Los Angeles Times, Université d’Iceland (Reykjavik)

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici


Parmi les personnalités qui se compensent par une addiction, les boulimiques sont les rares à être spontanément demandeuses d’une aide thérapeutique.

Bien que trouvant ses racines dans le tout premier âge de la vie, la boulimie ne se manifeste souvent qu’à l’adolescence, à la suite d’un premier « régime » amincissant. Mais elle peut aussi survenir à n’importe quel âge, à l’occasion d’un événement déclenchant: rupture amoureuse, divorce, perte d’un être cher… à un moment où la personne ne se sent pas capable de se retrouver face à elle-même.

Que l’on se fasse vomir ou pas, que l’on ait dix crises par jour ou une par semaine, que l’on grignote toute la journée ou que l’on se retienne de grignoter, que l’on soit maigre, bien proportionné ou obèse, la boulimie est avant tout une obsession qui emprisonne totalement la personne. On peut aussi bien faire une crise de boulimie avec trois pommes et quatre yaourts qu’avec une montagne d’aliments à en avoir le ventre qui éclate. Ce ne sont pas seulement les quantités qui définissent une crise de boulimie, c’est aussi la manière de manger : en cachette, en urgence, coûte que coûte, avec honte et contre sa volonté… ou simplement en grignotant avec culpabilité.

Mais surtout, au-delà des aspects comportementaux, ce sont des caractéristiques mentales qui définissent réellement qu’une personne est boulimique : on ne se sent pas dans son corps, on a une hypersensibilité émotionnelle, on a l’impression de vivre en décalage avec le monde et on a peur des autres. On n’a pas confiance en soi en profondeur.

Certaines personnes vivent complètement recluses sans être capables de travailler, avec une véritable phobie sociale. D’autres se diraient épanouies et heureuses s’il n’y avait pas la boulimie pour les empêcher de vivre.

Elles peuvent ne pas douter de leurs capacités intellectuelles, mais restent persuadées qu’elles ne peuvent pas être aimées pour elles-mêmes. Aucune envie ne les mobilise hormis manger. Elles se sentent perdues.

Les spécialistes de l’addiction l’ont compris, même si l’on peut parfois en mourir, la boulimie ne vise pas l’autodestruction. Bien qu’elle puisse engendrer des problèmes physiques importants (que l’on peut contrôler avec un bon accompagnement médical) elle est pour le mental un réflexe de survie.

Elle sert à apaiser une angoisse très profonde : on mange parce qu’on se sent vide, incomplet, inexistant, et cela même quand on a réussi socialement.

Références: hervais.com, mon expérience professionnelle

.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

Accouchements: les femmes sont très loin de participer assez aux décisions médicales

Lors de leur accouchement, les femmes ne sont pas suffisamment informées des raisons et des conséquences du déclenchement ou de l’accélération du travail, selon une enquête du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), mené sur internet, auprès de 4 400 femmes.

Un tiers des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 36% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement, indique le Ciane.

Pour un certain nombre d’entre elles, non seulement on ne leur demande pas leur consentement mais elles ne sont même pas informées du déclenchement avant sa réalisation.

En ce qui concerne l’accélération du travail, l’analyse permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés. Cependant même celles qui ont été informées de l’administration d’ocytocine n’ont pas, et de loin, toujours pu exprimer leur accord: 55% d’entre elles disent que l’on n’a pas demandé leur consentement.

L’enquête montre aussi que les accouchements déclenchés sont associés à une augmentation significative des autres interventions : taux de césarienne multiplié par 2,4 ; 30% d’épisiotomie en plus, 50% de forceps/ ventouse/ spatules en plus. Et, tant le déclenchement que l’administration d’ocytocine sont associés à une dégradation de la manière dont les femmes vivent leur accouchement : les femmes ayant subi l’une ou l’autre de ces interventions sont pratiquement deux fois plus nombreuses que les autres à dire qu’elles ont plutôt mal ou très mal vécu leur accouchement (environ 30% / 15%).

Pour le Ciane, il serait nécessaire d’étudier les raisons qui poussent au déclenchement des accouchements, des études passées ayant conclu à l’importance des pratiques de déclenchement contraires aux données de la science. Il est possible que cette procédure permette d’éviter certaines césariennes, commente le collectif, mais dans d’autres cas elle induit probablement des interventions inutiles.

Enfin le Ciane estime que des actions doivent être entreprises sans délai pour qu’une information convenable, conforme a minima aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) sur le déclenchement et à celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français sur le dépassement de terme, soit délivrée aux femmes et pour qu’un véritable dialogue puisse se nouer entre professionnels et parturientes permettant à ces dernières de participer aux décisions de soin qui les concernent.

Le sujet du déclenchement ou de l’accélération du travail a récemment été mis sur le devant de la scène, mentionne le Ciane, par la publication d’un article dans le British Medical Journal Open d’une équipe de l’Inserm montrant un lien entre accélération du travail et hémorragie post-partum.

Références: Psychomédia.qc.ca, Ciane, HAS

Motif de consultation de plus en plus fréquent à mon cabinet, l’addiction sexuelle sort de l’ombre.

Mais que sait-on exactement de ce trouble ?

Comment distinguer une réelle dépendance et hédonisme exacerbé ?

Qui sont ces accros du sexe ?

Quelques réponses sur ce phénomène tabou.

« Tout le monde le fait » chantait récemment Ophélie Winter dans une chanson sur les plaisirs solitaires. Après Michel Berger pour qui il n’y avait pas de honte à aimer ça (le sexe), on peut se demander quelle est la frontière entre l’addiction sexuelle et une sexualité épanouie et sans tabou.

Addict ou hédoniste ?
La réponse ne réside pas dans une distinction basée sur la morale mais bien sur des critères de dépendance, assez similaires à ceux d’autres addictions : syndrome de manque avec douleurs thoraciques et insomnie, impossibilité de réfréner une « boulimie d’orgasme » malgré un impact négatif sur la vie sociale (perte d’emploi, rupture amoureuse, désocialisation.). Typique d’une addiction sexuelle : la recherche systématique de multiples partenaires, associés à la masturbation, peut faire perdre plusieurs emplois et entraîner le départ du partenaire.

Outre ces situations ultimes, à partir de quand peut-on parler d’excès ? C’est difficile mais chez les addicts, la « consommation » pluriquotidienne (qui peut atteindre 12 à 15 orgasmes) est associée à un syndrome de manque. De plus, cette consommation d’orgasme est généralement associée à un syndrome anxio-dépressif. L’orgasme jouant alors le rôle d’anxiolytique naturel.

Portrait robot de l’accro
L’addiction sexuelle semble concerner plus souvent les hommes, mais certains auteurs pensent que le tabou reste important chez la gent féminine. Malgré la libération sexuelle, un homme pourra être valorisé pour avoir de nombreuses relations sexuelles qui témoignent de sa virilité alors qu’une femme dans la même situation sera perçue négativement : femme facile, voire des qualificatifs moins flatteurs…

Toutes les tranches d’âge, toutes les catégories sociales et professionnelles semblent être concernées dans les mêmes proportions. Ce trouble pourrait trouver son origine dans l’adolescence où des masturbations excessives perdurent à l’âge adulte. Enfin, l’addict sexuel est plus généralement un « polyaddict », qui cumule ainsi plusieurs dépendances : drogues, tabac, workahooliste, boulimie. Mais le trait le plus caractéristique est sans doute la présence sous-jacente d’un syndrome anxiodépressif.

La fin d’un tabou
Alors que l’addiction sexuelle sort de l’ombre, on a tendance à croire qu’elle est en augmentation. Est-ce réellement le cas ou simplement une distorsion médiatique d’un phénomène très singulier ? Bien qu’il n’existe pas de chiffres sur ce phénomène, les sexologues semblent s’accorder sur une recrudescence des consultations pour addiction sexuelle.

Néanmoins, ils n’y voient pas là une sollicitation croissante des stimuli sexuels via la pub, la télé ou le cinéma mais plutôt une levée du tabou et une meilleure connaissance des troubles addictifs. Malgré cela, tous les interdits ne se sont pas envolés, ainsi les demandes de consultation interviennent généralement après plusieurs années. Le diagnostic est très tardif, après une atteinte de la vie sociale (insomnie persistante, amaigrissement, désocialisation, perte de travail, problèmes financiers…) ou après la survenue de problèmes d’érection ou d’autres troubles sexuels ne leur permettant plus d’atteindre leur consommation habituelle d’orgasme.

Pourtant une fois le diagnostic porté, des prises en charge spécifiques peuvent être engagées. Comme il y a généralement la conjugaison de polyaddictions et d’un syndrome anxiodépressif, il convient de classer l’importance des différentes dépendances et de les traiter hiérarchiquement.

La prise en charge des addictions sexuelles peut reposer sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques qui permettront, peut-être, de résoudre le problème pour des addictions récentes (3 à 6 mois), soit de diminuer la consommation avant d’engager une prise en charge psychologique (thérapie cognitive et comportementale) indispensable, avec une psychothérapie.

Les thérapies de groupe sur le modèle des alcooliques anonymes ne semblent pas très répandues en France contrairement aux Etats-Unis, ni très efficaces.

Parler de sa sexualité reste encore plus difficile que d’autres problèmes addictifs…

Références: mon expérience profesionnelle,  doctissimo.fr

.

 

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée :

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Survivre aux relations professionnelles envahissantes

 

« Je n’ai pas le temps de déjeuner avec toi. Et si tu me rappelles dans trois mois, la réponse sera identique. » Bien sûr, vous ne pourrez jamais avoir une telle franchise avec une relation envahissante. Il vous faut mettre les formes et trouver les bonnes parades pour que vos fans vous laissent respirer. Mais le succès attire le succès, c’est bien connu. Et même si vous ne vous vantez jamais de vos exploits, les petits malins devinent que vous êtes la personne intéressante à fréquenter, car cela peut rapporter gros. Alors comment vous en sortir ?

 

1– Relativisez votre succès
Si vous vous faites piéger, c’est que vous avez encore besoin de signes de reconnaissance extérieurs. Prenez bien conscience que c’est votre succès dans les affaires qui attire à vous une multitude de consultants, banquiers, partenaires, futurs amis, voire fiancé(e) potentiel(e). N’oubliez pas que vous avez aussi vos propres objectifs de progression dans l’existence et… des personnes à solliciter qui, elles, ne sont pas impatientes de vous rencontrer.

2– Oubliez la politesse élémentaire
Vous recevez 300 e-mails par jour et 30 appels téléphoniques. A ce stade, vous n’avez pas le temps de répondre, même de manière négative. Moins vous serez réactif aux sollicitations, moins on pensera à vous les fois suivantes. C’est tout bénéfice !

3– Mettez votre téléphone sur répondeur
A défaut d’une secrétaire pour servir de filtre, mettez vos téléphones portable et fixe au bureau sur répondeur. Cela vous permettra de mieux vous concentrer sur votre « vrai » boulot.

4– Pas d’e-mail de plus de deux lignes
Plutôt que rappeler les personnes qui vous intéressent, envoyez un e-mail sibyllin. Il ne doit jamais dépasser deux lignes afin que son destinataire se mette bien en tête que vous êtes hyper occupé.

5– Gérez votre agenda à un mois
Proposez des dates de déjeuner à échéance d’un mois. Refusez les petits déjeuners et les dîners. On en déduira que vous ne voulez pas sacrifier votre vie privée sur l’autel de la réussite sociale. Et on vous enviera d’autant plus que vous, vous avez su préserver ce bel équilibre.

Connaissez-vous ces 10 clés pour mieux dormir naturellement ?

Que faire quand le sommeil nous fuit ?

Vidéos
Psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, Sylvie Royan-Parolat s’exprime sur le sujet du sommeil et de l’alimentation, des thérapies comportementales, et les moyens de retrouver le sommeil

Sélection de livres

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Êtes-vous dépendant(e) sexuel(le) ?

Voici quelques questions, tirées de la littérature des Sexoliques Anonymes, qui vous aideront à identifier les signes de votre addiction sexuelle (mais ne constituent pas un diagnostic fiable) :

  1. Avez-vous déjà pensé que vous aviez besoin d’aide en ce qui concerne vos pensées ou votre comportement sexuel ?
  2. Que tout irait mieux si vous arrêtiez de céder à vos pulsions sexuelles ?
  3. Que la sexualité ou l’excitation vous contrôle ?
  4. Avez-vous déjà essayé d’arrêter ou de limiter ce que vous jugiez comme malsain dans votre comportement sexuel ?
  5. Vous servez-vous de la sexualité pour vous évader, soulager votre angoisse ou parce que vous ne pouvez plus tenir le coup ?
  6. Par la suite, vous sentez-vous coupable, plein de remords et déprimé ?
  7. Votre recherche de sexualité est-elle devenue plus impérative ?
  8. Cela nuit-il à vos relations avec votre conjoint(e) ?
  9. Devez-vous avoir recours à des images ou à des souvenirs pendant l’acte sexuel ?
  10. Sentez-vous une impulsion irrésistible lorsque quelqu’un vous fait des avances ou lorsqu’on vous offre du sexe ?
  11. Allez-vous d’une «relation» ou d’un partenaire à un autre ?
  12. Pensez-vous qu’une «relation idéale» vous aiderait à vous libérer de la luxure, de la masturbation, de la promiscuité ?
  13. Avez-vous désespérément besoin de quelqu’un, sexuellement ou affectivement, au point de vous détruire ?
  14. Votre recherche de sexualité vous porte-t-elle à vous négliger ou à négliger le bien-être de votre famille et de votre entourage ?
  15. Votre efficacité ou votre concentration a-t-elle diminué à mesure que votre sexualité devenait plus compulsive ?
  16. Perdez-vous du temps à votre travail à cause de cela ?
  17. Fréquentez-vous un milieu inférieur au vôtre lorsque vous être en recherche de sexualité ?
  18. Voulez-vous vous éloigner de votre partenaire sexuel aussitôt que possible après l’acte ?
  19. Même si votre conjoint(e) est compatible sur le plan sexuel, vous masturbez-vous encore ou avez-vous encore des relations sexuelles avec d’autres ?
  20. Avez-vous déjà été arrêté pour un délit criminel d’ordre sexuel ?

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Stressé?

Anxieux?

Difficulté à vous détendre?

Les techniques de relaxation pourraient grandement vous aider.

Ces techniques aident à interrompre le flot de pensées qui entretient le stress et permettent à l’organisme de déclencher la réponse physiologique de relaxation. Plus vous les pratiquerez, plus elles donneront facilement des résultats et plus vous pourrez les adapter selon vos goûts.

Voici cinq techniques simples:

La respiration rythmique: si votre respiration est courte et rapide, ralentissez-la en prenant de longues et lentes respirations. Inspirez lentement et expirez lentement. Comptez lentement jusqu’à cinq en inspirant et comptez lentement jusqu’à cinq en expirant. Remarquez en expirant que votre corps relaxe naturellement.

La méditation: la méditation consiste à se concentrer sur des l’éléments de l’environnement externe (ex. auditifs, visuels) ou interne (ex. état émotif). Se concentrer ainsi permet de cesser d’entretenir des pensées et relaxer. Une méthode de détente qui s’en inspire peut être d’écouter de la musique de la même façon: si vous n’écoutez plus mais pensez à autre chose, revenez simplement à la musique.

La relaxation progressive: elle consiste à contracter et relâcher les muscles, en commençant par les orteils jusqu’à la figure. Contractez les muscles entre 10 et 20 secondes. Vous apprenez à reconnaître comment vous sentez vos muscles lorsqu’ils sont contractés et lorsqu’ils sont dans un état de relaxation.

La relaxation autogène: cette méthode consiste à imaginer que vos muscles sont très lourds (très relaxés). Lorsque les muscles qui entourent les vaisseaux sanguins sont relaxés, ces muscles deviennent plus chaud à cause du flot sanguin qui circule plus librement. La même séquence de muscles que la relaxation progressive peut être suivie.

La relaxation par imagerie mentale: visualisez mentalement des scènes calmes et paisibles.

Sur le plan physique, une séance de relaxation permet, entre autres, de ralentir le rythme de la respiration, ralentir le rythme cardiaque, diminuer la pression artérielle, diminuer les tensions musculaires et diminuer le taux sanguin de cortisol (l’hormone du stress).

Références: psychomedia, schultz, psychcentral

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Le nombre de suicides a nettement augmenté l’an dernier au Japon après le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars les côtes nord-est de l’archipel, annonce le gouvernement japonais.

Cette hausse de plus de 20 % du nombre de suicides enregistré en un mois est probablement due au moins en partie à l’anxiété qui s’est emparée de la société japonaise dans les semaines suivant cette catastrophe, estime un responsable.

Vue de la carcasse de la mairie de Minamisanriku, dans la province de Miyagi , le 11 février 2012.

En mai 2011, 3 375 personnes se sont donné la mort, soit plus d’un dixième du total annuel et plus de 20 % par rapport au même mois de l’année précédente. Selon les statistiques de la police et du gouvernement, le nombre de suicides a atteint 30 651 en 2011. « Un sentiment d’anxiété s’est diffusé au sein de toute la société japonaise après la catastrophe et nous soupçonnons cela d’avoir été un facteur aggravant », a déclaré un responsable du gouvernement. Il a ajouté que le nombre de suicides a été particulièrement élevé parmi les hommes de 30 ans.

Le séisme et le tsunami, qui ont fait 19 000 morts et provoqué la plus grave catastrophe nucléaire depuis 1986, ont eu des conséquences majeures sur l’économie japonaise avec notamment une flambée de faillites.

Le Japon a l’un des taux de suicide les plus élevés du monde, selon l’OCDE.

Référence: lemonde.fr, vue de la carcasse de la mairie de Minamisanriku, dans la province de Miyagi, le 11 février 2012.AFP/KAZUHIRO NOGI

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Le mot stress a été introduit en français vers 1936 par le physiologiste canadien Hans Selye.
Il désigne la réponse de l’organisme (aussi appelée « syndrome général d’adaptation ») à des stresseurs, c’est-à-dire à des situations ou des événements qui sont perçus comme exerçant une demande ou étant agressants. La signification du terme a ensuite été élargie pour englober la cause de cette réaction.Le stress ou syndrome d’adaptation se développe en trois phases:

  1. La réaction d’alarme est la phase initiale où l’organisme reconnaît l’agression et se prépare à agir (soit à combattre, soit à fuir). Cette réaction implique les systèmes nerveux et endocrinien. Les glandes endocrines libèrent des hormones (cortisol et adrénaline) qui accélèrent les rythmes cardiaque et respiratoire, élèvent la glycémie, augmentent la sudation, dilatent les pupilles et ralentissent la digestion.
  2. Au stade de résistance, l’organisme s’adapte à un stresseur persistant et régule les perturbations provoquées par la réaction d’alarme.
  3. Le stade de l’épuisement est atteint lorsque, en présence d’une agression ou d’une demande persistantes, l’organisme ne parvient plus à compenser la réaction d’alerte chronique. Une réaction de stress prolongée (chronique) affaiblit les réserves énergétiques de l’organisme et a des impacts négatifs sur les systèmes cardio-vasculaire (tension artérielle élevée par exemple) et immunitaire. Le stress peut ainsi conduire à diverses maladies et accélère certains aspects du vieillissement.

La réponse de stress de l’organisme peut être modifiée ou atténuée par la relaxation décrite par Herbert Benson en 1970.

  • Alors que la réaction de fuite ou de combat, ou de stress, est modulée par le système nerveux sympathique, la réaction de relaxation est modulée par le système nerveux parasympathique. Elle a des effets opposés à la réaction de stress: ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire, réduction de la tension artérielle et musculaire, baisse importante de la consommation d’oxygène.
  • La réponse de relaxation peut être induite, à divers degrés, par la psychothérapie comportementale et cognitive, la détente, les techniques de relaxation, l’activité physique et le rire notamment.

Référence: psychomedia.qc.ca, wikipedia


.


Faites du sport pour lutter contre votre cancer…

J’avais besoin d’un exutoire à ma colère », c’est ainsi que Nadège, qui veut rester anonyme, décrit les cours de karaté. Elle les a démarrés quand elle a appris qu’elle avait un cancer du sein en 2010. « Ce sport a été une révélation. Cela m’a permis de prendre l’initiative, d’être actrice de ma santé, plutôt que d’être spectatrice du ballet des soignants. Après le traitement, on a l’impression d’être abandonné, explique cette jeune femme de 37 ans, le fait de pouvoir crier, de faire le fameux kiai (« le cri de combat qui précède ou accompagne l’application d’une technique ») soulage. »

Le sport est utile en termes de prévention du cancer, mais aussi en cours de traitement.

Une note de l’Institut national du cancer (INCa), publiée le 14 février, dresse l’état des connaissances actuelles. Elle indique que l’activité physique est associée à une diminution de 25 % à 30 % de survenue des cancers du sein (surtout après la ménopause), du cancer du côlon et de l’endomètre. Des publications mentionnent l’effet protecteur de l’activité physique pour d’autres cancers (poumon, pancréas, prostate, ovaire), mais « les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions », précise l’INCa.

Une conférence s’est tenue sur ce sujet le 1er février, à Paris, lors du 7e Forum francophone de cancérologie, organisée par l’association Cancer, arts martiaux et information (CAMI), créée en 2000 par le docteur Thierry Bouillet, cancérologue au CHU Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté.

Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic du cancer est démontré par de nombreuses études en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, avec une réduction du risque de mortalité et de récidive.

« La pratique d’une activité modérée trois heures par semaine ou d’une activité intense de trois fois vingt minutes par semaine diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée », souligne le docteur Thierry Bouillet.

« Les études montrent un « effet dose » : plus on fait de sport, mieux c’est. Souvent, les personnes qui pratiquent une activité sportive ont une alimentation plus saine, fument moins, etc. Ce sont autant de facteurs protecteurs contre la maladie », explique le professeur Martine Duclos, chef du service médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand. « Pendant longtemps, on a dit au patient, « reposez-vous » ; or, le fait de pratiquer une activité physique permet de lutter contre la fatigue« , constate le professeur Michel Pavic, de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon. Un symptôme qui affecte environ 80 % des patients tout au long de la maladie.

Au-delà des effets prouvés sur la maladie, « la pratique d’un sport amoindrit les symptômes dépressifs, améliore l’image corporelle, permet d’avoir accès, dans la panoplie des traitements, à quelque chose de plaisant, cela peut aussi être rassurant pour les proches en renvoyant une image de normalité« , souligne Sarah Dauchy, psycho-oncologue à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne).

« Quand on a un cancer, on en veut à son corps qui a trahi. L’estime de soi que l’on retrouve à travers le sport est fondamentale, j’ai eu le sentiment de m’être réapproprié mon corps, constate Cécile Monthiers, atteinte d’un cancer du sein. Le sport m’a permis de garder l’énergie pour ne pas sombrer. »

Des initiatives commencent à se développer.

L’association CAMI offre, outre le karaté, de la danse, du tai-chi. Elle a débuté son activité au CHU Avicenne, et est aujourd’hui présente dans une vingtaine de lieux, en ville ou à l’hôpital. D’autres associations, comme la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) ou les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, sont actifs.

De même, l’Institut Curie, à Paris, en partenariat avec l’association Siel Bleu (Sport, initiative et loisirs) a lancé fin janvier un programme pilote d’activité physique à la fin du traitement. « Lorsqu’on m’a proposé de faire du sport, j’ai été surprise, mais lorsqu’on m’a dit que c’était bénéfique et que cela diminuait le risque de récidive, il n’y avait plus à réfléchir« , explique Monique Rocher. Agée de 62 ans, opérée en décembre 2010 d’un cancer du sein, elle a démarré les cours de step à l’Institut Curie. Plusieurs patients mettent en avant l’intérêt des cours collectifs.

« Le sport est important pour être bien dans son corps et dans sa tête, et faire autre chose que de lutter contre la maladie« , explique aussi Nathalie Bordas, âgée de 39 ans, suivie à Curie. « Il est généralement admis que les personnes malades ne peuvent pas faire de sport. C’est une erreur, lance le docteur Bouillet.

Mais attention, la pratique du sport pendant et après un traitement doit être encadrée, estiment les soignants. « Il faut être très vigilant. Le patient doit adhérer, avoir le goût pour cette activité physique, et être autonome« , estime Jean-Marc Descotes. Un diplôme « sport et cancer » a été créé à l’université Paris-XIII.

Mais dans les faits, combien de médecins parlent de la pratique du sport à leurs patients ?

« Oui, il faut bouger, oui, les médecins doivent être des prescripteurs », lance Cécile Monthiers, qui avoue mettre sur son agenda « kiné » et pas « sport », car ce serait considéré comme un luxe.

Les pouvoirs publics sont encore peu sensibilisés à cette question. Selon le docteur Bouillet, « l’Etat devrait faciliter la mise en place d’un réseau avec des associations labellisées, ce qui permettrait en outre d’économiser de lourdes dépenses à l’assurance-maladie ».

Références: lemonde, Pascale Santi, INCa, Institut Curie

.


Comment faire pour ne plus tomber dans le piège des heures supplémentaires tous les soirs ?

Cela n’est pas toujours possible ; elles peuvent parfois contribuer à faire avancer votre carrière, et il se peut également que vous vous passionniez tellement pour votre travail, qu’elles n’aient guère d’importance.

Pourtant, comme le rappelle Julie Morgenstern, auteur de « Never Check Email in the Morning » (ne vérifiez pas vos emails le matin), « Avec le stress extraordinaire que nous connaissons au bureau de nos jours, se créer une vie personnelle bien remplie est l’un des meilleurs investissements que vous pouvez faire pour votre travail ».

Et pour ce faire, il est important de partir le soir à l’heure.

1/ Promettez-vous de partir 30 minutes plus tôt que d’habitude.
Les jeunes mères savent que lorsque quelqu’un d’important nous attend à la maison (comme un bébé), on reste plus concentré. « S’engager à partir plus tôt vous donne un délai et vous force à éliminer toutes les petites perturbations chronophages (interruptions sans importance, procrastination et perfectionnisme) qui mangent votre journée, explique Julie Morgenstern. Pensez à une activité à laquelle vous ne vous êtes pas livré depuis longtemps et qui vous apporte immédiatement de la satisfaction. Programmez-la dans votre agenda comme un rendez-vous auquel vous ne devez déroger sous aucun prétexte, et regardez votre qualité de vie se transformer ».

2/ Cessez de faire du multitâche.
Des recherches récentes ont montré que le multitâche nous rendait moins efficace.
« En réapprenant à vous concentrer sur une seule tâche, vous pouvez regagner une heure ou deux », affirme Julie Morgenstern.

3/ Veillez à bien tenir votre liste des choses à faire
« Les gens qui tiennent leur liste des choses à faire au petit bonheur la chance sur leur bloc-notes, un autre bout sur un post-it, ou sur le dos des enveloppes, gaspillent leur temps à se demander ce qui leur reste à faire et à s’inquiéter d’avoir oublié quelque chose ». Choisissez un seul support (agenda, ordinateur portable, smartphone) pour suivre ce que vous avez à faire, et classez ces tâches par ordre de priorité croissante.

Et commencez toujours par les tâches les plus ardues et les plus importantes : en éliminant d’emblée les travaux les plus prioritaires, vous vous assurez de pouvoir partir à l’heure que vous vous êtes fixé.

Parce qu’au cas où vous n’auriez pas fini les tâches que vous vous étiez fixé, ce qui restera à faire à ce moment-là pourra être reporté sans problème au lendemain.

Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.

Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive,  de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).

Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.

« Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.

Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.

On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.

Ce n’était pas gagné d’avance.

J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…

Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.

Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.

Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !

Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.

J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.

Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.

Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.

J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.

C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.

Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.

Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.

Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.

La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.

J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.

Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.

J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.

Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.

Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.

Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.

Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.

Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots.  » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.

Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.

Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.

Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.

Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court. »

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

« Page précédentePage suivante »