décembre 2009


a période des fêtes de fin d’année est souvent l’occasion de certains excès en alcool, en aliments gras et sucrés. Les lendemains sont alors difficiles : maux de tête, ballonnements, fatigue… caractérisent ce qui est communément appelé la « gueule de bois ». Le terme médical est la veisalgie, du norvégien kveis, signifiant « inconfort succédant à la débauche », et du grec algia, « douleur ».

Comment retrouver un minimum de confort ?

Internet regorge de conseils de grand-mère – absorber par exemple une cuillerée d’huile d’olive censée tapisser l’estomac, prendre un peu de miel, etc. – qui ne sont efficaces qu’à une seule chose, se donner bonne conscience ! « Après des excès, le corps a été acidifié, c’est-à-dire qu’il présente un excès de protéines, il faut donc tout faire pour l’alcaliniser« , explique Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, qui préconise « une bonne vieille tisane de thym » pendant plusieurs jours. Un cocktail de légumes verts (choux, haricots, petits pois…) peut être également salvateur.

En cas d’abus, « il faut écouter son organisme », insiste le docteur Jacques Fricker, et se contenter « d’un petit déjeuner très léger, un thé, un potage, et dans tous les cas de boire ou manger peu salé. Pendant les fêtes, il se produit souvent un excès de sel qui provoque de la rétention d’eau, indique le nutritionniste. Il est préférable de manger très léger le lendemain« .

« Ne sautez pas de repas, ne grignotez pas », soulignent le docteur Laurence Lévy-Dutel et Elisabeth Scotto, journaliste culinaire, dans le livre Lendemains de fêtes (éditions Eyrolles, 115 p., 14 euros). Dans tous les cas, « hydratez-vous, mangez lentement, évitez les mélanges de boissons, le café… », ajoutent-elles, en proposant également des recettes légères. Et reposez-vous.

PAS DE RÉSULTATS PROUVÉS !

De toute façon, en cas de ballonnements, mieux vaut prendre son mal en patience, car « aucun des remèdes connus et supposés contre la gueule de bois n’a eu de résultats scientifiquement prouvés« , concluent les docteurs américains Rachel Vreeman et Aaron Carrol, de la faculté de médecine de l’Indiana, dans un article paru fin 2007 dans le British Medical Journal, qui passait en revue les résultats de plusieurs études scientifiques sur ce vaste sujet.

Les effets des médicaments et autres compléments alimentaires ne sont guère plus probants. Plus gênant encore, la vigilance s’impose à l’égard de certaines « potions magiques » vendues sur le Web. Attention notamment aux médicaments vendus pour faire baisser le taux d’alcool avant de prendre le volant ! Une boisson, le Security Feel Better, a même été suspendue en 2006, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ayant recommandé son interdiction à la vente. En revanche, il est prouvé qu’un bon moyen d’éviter la gueule de bois est… de ne pas boire trop d’alcool !

Source : lemonde.fr

Lisez le droit de réponse de Patrick NICAISE – PDG de PPN SA (Fabricant de la boisson Security Feel Better), dans le commentaire ci-joint

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Plusieurs études montrent que le gain de poids moyen durant le temps des fêtes varie entre 1/2 et 1 kilo. Mais les personnes qui ont déjà un surplus de poids sont plus vulnérables et prennent environ 2 kilos ! La plupart des gens ne reperdent pas ce poids, indique une étude du New England Journal of Medicine.

Une partie non négligeable de l’excès de poids qui s’accumule au cours des années pourrait ainsi être attribuable aux occasions spéciales.

Cette accumulation de poids liée aux fêtes commence jeune. Holly Hull et ses collègues de l’Université d’Oklahoma ont étudié la prise de poids chez 94 étudiants de niveau collégial durant le congé de Thanksgiving (fête américaine célébrée le quatrième jeudi de novembre).

Ils étaient pesés une journée avant Thanksgiving puis deux semaines plus tard. Le gain de poids moyen était d’un demi kilo (ce qui représente un excès de 3500 calories). Mais les étudiants qui avaient un surpoids avaient pris environ 1 kilo.

Sources : psychomedia et New York Times

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Voici quelques conseils qui pourraient faire partie d’un plan pour aider à ce que les réceptions familiales en cette période de Noël et du Nouvel an restent paisibles…

Être réaliste. Mettre de côté les images idéalisées de comment les choses devraient se passer. Ne pas penser que les choses vont être parfaites.

Avoir un plan pour ne pas se disputer. Anticiper les types de conflits qui sont susceptibles de se présenter afin de planifier des réponses et des solutions à l’avance. Reviser comment se produisent habituellement les situations conflictuelles de ces fêtes de fin d’année. Prévoir réagir calmement. Cela peut permettre d’éviter les réactions automatiques qui tendent à faire escalader la tension.

Penser à des stratégies possibles pour composer avec les disputes possibles des membres de la famille. Une façon possible peut être de séparer les belliqueux et de leur demander une trêve pour le bien de tous.

Penser à éliminer certains stresseurs et irritants. Partager le travail. Proposer, par exemple, que chacun apporte un plat, ou offrir d’apporter un plat, ou aider à la préparation, le service, la vaisselle, etc. Vérifier l’heure à laquelle l’arrivée des invités est souhaitée par les hôtes et être à l’heure. Appeler en cas de retard. Pour la personne qui reçoit, faire savoir clairement à quelle heure l’arrivée des invités est souhaitée plutôt que l’heure à laquelle le début du repas est prévue. Ne pas assumer que les invités vont arriver plus tôt pour apporter leur aide mais le demander directement.

S’entendre pour réduire le nombre de cadeaux à offrir, ou tout simplement éliminer ce rituel, peut aider à réduire les stress et la fatigue en enlevant une pression cognitive, de temps et financière.

Éviter les surprises désagréables si des personnes ne souhaitent pas se rencontrer. La solution est parfois de faire deux célébrations. Sinon, prévenir chacun à l’avance de telle sorte que personne ne soit surpris.

 

 

Bon Noël à tous,
Entourez-vous des personnes que vous aimez !

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Prévenir l’obésité chez les adolescentes boulimiques est un problème difficile…

Marian Tanofsky-Kraff et son équipe proposent d’aborder la question en s’aidant d’une forme de psychothérapie intitulée « psychothérapie interpersonnelle » (IPT). L’IPT a fait ses preuves pour réduire les troubles des comportements alimentaires chez des adultes et la dépression chez les jeunes.

L’ITP se focalise sur l’amélioration des relations avec les autres en ciblant les difficultés interpersonnelles et sociales sous-jacentes, qui sont à même d’entraîner les adolescentes à perdre le contrôle de leur alimentation.

Selon ces auteurs, la boulimie est liée à un trouble du fonctionnement social de l’individu et aux troubles de l’humeur qui en sont la conséquence. De fait, engager 38 jeunes filles boulimiques dans une ITP pendant un an a eu pour résultat un gain de poids significativement moindre que chez les jeunes filles témoins, qui suivent les cours d’éducation sur la santé dispensés à tout le monde.

Les thérapies cognitivo-comportementales…

> Les TCC abordent les problèmes en se basant sur l’analyse des mécanismes d’acquisition et de maintien des comportements anormaux, sans en chercher pour autant les causes dans l’inconscient. Le but est de remplacer, grâce à un nouvel apprentissage, le comportement inadapté (une phobie, par exemple) par une conduite plus adéquate. Les TCC travaillent également sur les émotions (sensations physiques agréables ou désagréables reflétant des modifications physiologiques, en lien avec l’environnement), et sur leur transformation en affects (phénomènes mentaux tels que plaisir, anxiété, colère, tristesse…), celle-ci dépendant toujours de l’interprétation de la situation (et non de la situation elle-même). Cette interprétation peut faire l’objet de distorsions de la part du patient, et générer des affects négatifs inappropriés. Je travaille aussi sur les valeurs et croyances de mon client, toujours avec son accord.

> Les objectifs du traitement sont définis conjointement par le patient et le thérapeute. Les TCC sont limitées dans le temps (de six mois à un an). Les techniques mises en oeuvre au cours des TCC sont très nombreuses. Elles peuvent être comportementales (désensibilisation systématique, exposition, apprentissage par imitation (coping), entraînement aux habiletés sociales, résolution de problème, jeux de rôle…) ou cognitives (restructuration cognitive, discussion socratique, flèche descendante, colonnes de Beck…). « De nouvelles techniques se développent actuellement, dont on pense qu’elles vont rapidement trouver leur place dans l’éventail thérapeutique psychogériatrique. Citons la thérapie de “pleine conscience”, durant laquelle le patient apprend à méditer et à se détacher des contenus de pensées négatifs et des ruminations négatives, lesquels se réactivent automatiquement chez le sujet dépressif. »

> Les TCC peuvent être utilisées chez le sujet âgé comme chez l’adulte jeune, l’enfant ou l’adolescent. En psychogériatrie, les indications sont les troubles anxieux, avec des résultats qui se maintiennent dans le temps ; la dépression, en travaillant sur le renforcement de l’image de soi et sur le sentiment d’efficacité personnelle ; les troubles du sommeil, l’intervention cognitivo-comportementale pouvant alors être associée au sevrage en benzodiazépines. Les TCC font également l’objet d’études au cours des troubles démentiels (maîtrise des comportements excessifs ou violents).

> « Comme souvent avec les personnes âgées, il est nécessaire de tenir compte dans le choix des techniques des modifications physiques et cognitives induites par le vieillissement et d’adapter le cadre des TCC. En fixant, par exemple, des objectifs plus orientés vers le vécu familial que professionnel. Ou encore en travaillant sur les croyances dépressogènes propres aux sujets âgés. »

 

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L‘approche psychothérapique est tout à fait envisageable chez le sujet âgé.

Le fatalisme qui peut prévaloir encore chez certains soignants et chez quelques patients – « Je suis trop vieux pour changer », « Je n’ai plus le temps » – n’est plus de mise.

« Quelle que soit la technique utilisée, la plupart des sujets âgés jouent complètement le jeu du processus psychothérapeutique, explique le Dr Hazif-Thomas. Souvent mieux d’ailleurs que les patients plus jeunes, plus ancrés dans des enjeux narcissiques, professionnels ou autres. Ainsi, une personne âgée qui accepte d’entreprendre une psychothérapie, consciente d’avoir moins de temps devant elle, est généralement très coopérante. »

Il reste certes à combler le manque de praticiens formés, mais la pratique psychothérapique chez le sujet âgé n’est pas nécessairement réservée au spécialiste en psychogériatrie… Le généraliste peut ainsi s’impliquer s’il le désire dans la psychothérapie interpersonnelle de soutien.

Toutes les psychothérapies ont pour but d’obtenir un changement par rapport à un état antérieur, afin d’aider le patient à s’adapter et à résoudre ses difficultés, soit par l’intermédiaire de la parole, soit par une approche corporelle.

Source : Clément JP, Darthout N, Nubukpo P. Guide pratique de psychogériatrie. 2e éd. Collection Médiguides. Paris : Masson ; 2006 ; 263 p.

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Les hommes qui fuient un conflit avec leur patron ont trois fois plus de risque de faire une crise cardiaque, et même d’en mourir, que ceux qui préfèrent y faire face, selon une récente étude suédoise.

Pour protéger son cœur, mieux vaut oser parler à son supérieur que de se taire. C’est ce qui ressort d’une étude suédoise, menée dans différents milieux professionnels auprès de 2755 hommes âgés de 41 ans en moyenne.

Pendant dix ans, les participants ont répondu à des questionnaires destinés à évaluer leurs réactions lorsque des situations conflictuelles au travail se présentaient. L’analyse des réponses des volontaires montrent que ceux qui se taisent ont trois plus de risque de faire une attaque cardiaque que ceux qui affrontent la situation.

Et lorsque le conflit survient entre collègues ?

C’est bien pire. L’étude montre en effet que le risque de crise cardiaque est multiplié par 4 chez ceux qui ont tendance à fuir la situation.
Sources :

– lanutrition.fr
– Leineweber C, Westerlund H, Theorell T, Kivimäki M, Westerholm P, Alfredsson L. Covert coping with unfair treatment at work and risk of incident myocardial infarction and cardiac death among men: Prospective cohort study. Journal of Epidemiology and Community Health. 2009 Nov 24.

Faut il se vacciner contre la grippe A ?

Oui, si vous avez un cancer, ou êtes en cours de traitement.

Ou si vous souffrez de toute autre atteinte à votre santé qui rendrait sérieuses les conséquences de cette grippe, qui le plus souvent n’est pas grave.

On me demande presque chaque jour s’il faut se faire vacciner contre la grippe A.

Ma réponse est simple : les risques liés au vaccin lui-même existent, mais les complications sérieuses sont rares.

La grippe A, elle, est le plus souvent bénigne, mais pas chez les gens qui sont fragilisés par une autre maladie. Chez eux, elle risque d’entrainer des complications sérieuses.

Mon avis rejoint celui de nombreux cancérologues : si vous avez un cancer, êtes en cours de traitement, ou vous remettez tout juste d’un traitement qui vous a beaucoup affaibli, je pense qu’il est important de vous faire vacciner. C’est aussi l’avis de trois experts de la Ligue Départementale contre le cancer de la région de Toulouse, que je connais : Le Pr Roland Bugat, oncologue, le Professeur Paul Léophonte, pneumologue, et le Professeur Jean-Louis Montastruc, pharmacologue.

Ils soulignent dans leur communiqué que les personnes avec un cancer constituent «un groupe de malades fragiles que la grippe peut menacer dans leur vie : soit parce que la grippe altère les fonctions d’un organe dont le cancer a altéré la physiologie (par exemple une insuffisance respiratoire aiguë chez un patient atteint d’un cancer du poumon) ; soit parce que l’inflammation induite par la grippe peut contribuer à altérer davantage un état général précaire voire donner un coup de fouet à l’ évolution cancéreuse. Ne pas saisir la chance d’une vague d’avant-garde prolongée offrant l’opportunité de mettre en œuvre une prévention collective et individuelle serait une erreur, particulièrement chez les plus vulnérables».

De la même façon, je pense qu’il faut vacciner les enfants fragilisés par une maladie chronique, comme l’asthme ou la mucoviscidose, ou les personnes qui ont une sclérose en plaque, une insuffisance cardiaque, etc. Bien sûr, il semble préférable, quand c’est possible, de toujours choisir le vaccin sans adjuvant puisque ce sont surtout ces adjuvants qui jettent un doute sur l’innocuité de ce vaccin.

Pour les autres personnes, celles qui ne sont pas « fragilisées », la question reste ouverte.
La première mesure à prendre est de renforcer le terrain avec la nutrition, l’activité physique, la gestion du stress, et, surtout, des doses adéquates de vitamine D3 (2 000 ou 3 000 unités internationales par jour pour les personnes qui n’ont pas accès au soleil plusieurs fois par semaine) que l’on peut prendre sous forme de complément alimentaire sans ordonnance médicale. (voir mon précédent billet : Se protéger des infections virales).
Attention, les personnes atteintes de maladies rénales ou de calculs rénaux doivent consulter leur médecin avant de prendre ces doses de vitamine D3.
Source : http://www.guerir.fr

L‘association des « Veuves et Veufs de la Haute-Garonne » organise un groupe de parole autour du deuil, avec la participation de Mme Rouvière, psy.

Ce groupe de soutien s’adresse aux personnes nouvellement endeuillées pour les aider à faire leur travail de deuil, dans les meilleurs condition.

Entrée libre et gratuite, à l’Hotel Duranti, salle du 3ème étage, rue du Lieutenant -Colonel Pélissier, à Toulouse. Mercredi 9 décembre, de 14h30 à 16h30.

Pour toute information concernant une aide, un soutien psychologique, ou une faire un travail de deuil, cliquez ici.

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Beaucoup de gens sont allergiques à l’idée de ‘s’organiser’ parce qu’ils ont de mauvaises expériences avec les listes de choses à faire, écrit David Allen, spécialiste en efficacité organisationnelle. La solution est :

1. Rassembler. Rassemblez tout ce qui doit être fait dans vos collecteurs : votre bac de courrier entrant, e-mail, bloc-notes, etc. Vous désencombrerez ainsi votre mémoire à court terme. Utilisez le moins possible de collecteurs et passez régulièrement en revue ce qu’ils contiennent.
2. Traiter. Décidez pour chaque item se trouvant dans vos collecteurs si une action de suivi s’impose. Si aucune action n’est nécessaire, il y a deux options : soit vous placez ce point dans votre système d’échéancier pour une action ultérieure ou vous le rangez dans vos archives. Si une action s’impose, décidez alors en quoi elle consiste et exécutez-la (actions de moins de deux minutes), déléguez-la ou transmettez-la. Si une action ne suffit pas, faites de cet item un projet.
3. Organiser. Groupez les résultats du traitement de l’input en catégories d’entretien. Les quatre principales catégories sont ‘les projets’ (que vous voulez certainement finaliser), ‘l’agenda’ (actions liées au temps), ‘actions suivantes’ et ‘attendre’ (projets et actions d’autres personnes). Vous pouvez y ajouter d’autres catégories (shopping list, liste d’appels…).
4. Entretien. Revoyez l’agenda et les listes d’actions chaque jour. Effectuez un entretien chaque semaine pour garder ces listes actives et fonctionnelles.
5. Faire. Faites des choix concernant vos actions sur base de ce que vous pouvez faire (situations), de combien de temps et d’énergie vous disposez et ensuite, sur base de vos priorités. Garantissez les meilleurs choix intuitifs en étant continuellement et régulièrement attentif aux priorités : qu’est-ce j’y gagne si je fais X plutôt que Y ?

Source : David Allen

Sans oublier qu’il y a toujours des exceptions, on peut se risquer à brosser un portrait type de la personne anorexique, tellement mes clientes se ressemblent… et je rejoins le constat de linternaute.com.

Elles sont souvent plus brillantes et plus studieuses que la moyenne…

Il s’agit dans 95 % des cas de femmes. Parmi les garçons victimes d’anorexie, on constate souvent (mais pas toujours) un penchant homosexuel, assumé ou non.

Le plus souvent, l’anorexie se déclenche à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, avant 25 ans. Elle est plus facilement réversible lorsqu’elle se déclenche de bonne heure.

Elles sont la plupart du temps beaucoup plus brillantes que la moyenne et mettent un point d’honneur à être les meilleures dans tout ce qu’elles entreprennent, notamment sur le plan des études ou du travail. « Je travaillais énormément, j’étais focalisée sur mes études, raconte Jessica. Je visais la mention Très bien au bac et rien ne pouvait me détourner de cet objectif. » Elle l’obtiendra d’ailleurs, ce qui lui permettra d’intégrer Sciences po. Au premier essai, sans même avoir besoin de passer les concours d’entrée.

Leur caractère est également atypique : les personnes anorexiques sont souvent dotées d’une volonté et d’une détermination hors du commun. Un véritable paradoxe : elles sont à la fois fragiles et très fortes. Dans l’anorexie, cette volonté est utilisée à mauvais escient, mais si la jeune fille parvient à se sortir de ce cercle vicieux, elle peut la mettre à profit pour réaliser de grandes choses, sur le plan professionnel par exemple.

Ces jeunes femmes sont généralement très mûres sur le plan intellectuel et psychologique d’une manière générale, excepté sur le plan affectif.

Elles ont en outre un problème avec la féminité et le fait que leur corps devienne sexué. Cela peut aussi se traduire par un refus de la sexualité. D’ailleurs, toute forme de sexualité disparaît en général pendant la période anorexique.

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