J’ai bien aimé le fait que l’auteure raconte son expérience, et embarque le lecteur dedans. Je vous recommande son premier livre, vraiment.
Ecoutons-là :
« Je dirais que dans un premier temps c’est le type d’aventure qui va forcément toucher des gens “comme moi”, des passionnées d’outdoor, d’aventures, de randonnée etc qui se reconnaîtront dans cette aventure.
Mais j’aimerais aussi que ça aille plus loin, ce n’est pas qu’une histoire de marche et d’ampoules, j’ai voulu aussi y amener des réflexions sur la vie, la manière dont prendre du recul fait percevoir les choses, l’évolution et ce que les rencontres apportent.
Je le vois aussi comme une sorte de livre de développement personnel, pas dans le sens vraiment poussé du genre, il n’y a pas une leçon de vie à chaque page mais un peu comme les romans de Virginie Grimaldi que j’affectionne beaucoup… avec des messages et des petits clins d’oeil qui invitent à la réflexion. »
Lors de son Camino, Cam Dewoods n’a pas trente ans.
Elle nous livre avec toute la spontanéité et la fraîcheur liée à son âge, mais aussi avec sa fragilité, un récit extrêmement bien écrit.
Elle dit :
« Je suis partie sur le chemin de Compostelle comme la sportive que je suis, le bulldozer parisien qui attaque chaque journée le pas décidé et l’arrivée en tête.
Crapahuter d’un point à un autre.
Ne pas m’autoriser de grandes pauses. Regarder le paysage, vite fait.
J’ai commencé à consommer le camino comme je l’ai toujours fait, avec acharnement, comme un défi supplémentaire. Sans prendre le temps de le déguster.
Et puis, étape après étape, le camino a fait son chemin en moi. J’ai laissé place à l’imprévu, savouré chaque rencontre, pris le temps d’admirer de merveilleux paysages. J’ai compris que l’important ce n’était pas tant le nombre de kilomètres effectués par jour, c’était ce que chacun de ses kilomètres allait me révéler tout au long de la journée.
Entre roman d’aventure, livre de développement personnel et réflexions autobiographiques, j’ai voulu ce livre à l’image de mon expérience. Eclectique, naïf, inspirant… je l’espère.
Je ne me prétends pas écrivaine mais le camino m’aura insufflé la force de venir à bout de cette aventure d’un an qu’est l’écriture d’un livre »
Son style n’est pas dû au hasard ou à un talent inné.
Son récit est le fruit d’un long travail d’écriture sans cesse remis sur l’ouvrage page après page. Cela n’a rien d’étonnant quand on connaît le parcours de Cam, sa personnalité, et sa persévérance.
Vous la découvrirez d’ailleurs au fil des pages dans cette expérience intiatrice, mais aussi sur son blog : camdewoods.com
Et voici une cernière citation pour la route :
“L’essentiel, c’est le chemin parcouru à l’intérieur de soi, pas l’arrivée à Santiago. N’oubliez pas que le camino “physique” est secondaire, suivre les flèches c’est bien, mais le plus important est ce qui se passe en vous.” Père Ernesto, Güemes.
Source : Le camino seule, enfin presque, de Cam Dewoods, éditions Talent Editions
Cet ouvrage est la traduction de son oeuvre maîtresse, The Gestalt Approach, véritable « testament professionnel » qui rassemble de façon particulièrement claire et accessible les idées centrales de Perls.
Dans le droit fil de l’héritage de Milton H. Erickson, les trois mousquetaires auteurs, Antoine Bioy, Chantal Wood et Isabelle Célestin-Lhopiteau, mettent clairement en évidence l’art et la qualité de la relation thérapeutique.
D’autant que le patient utilise des images métaphoriques pour décrire sa douleur, il sera plus aisé d’axer le travail hypnotique et l’usage des images métaphoriques et des métaphores.
Et cela en dix fiches pour faire le point : travailler avec une addiction, la place de l’addiction, l’aborder dans une famille, les poly-consommations, l’éducation et la prévention…
Pendant la même période en France, à la Salpêtrière, Jean-Martin Charcot fait les mêmes constats auprès de ses patients.
En 10 fiches, cet ouvrage clarifie les concepts clés : bien-être au travail, satisfaction professionnelle, souffrance, stress, burnout…