témoignage



Une génération qui naîtrait libre du VIH et du sida, c’est possible – et c’est en Afrique que tout pourrait se jouer.

Aujourd’hui, le VIH et le sida pédiatriques sont en passe d’appartenir au passé presque partout dans le monde. Partout, sauf en Afrique — et dans quelques autres régions qui n’ont pu bénéficier d’une décennie de progrès réalisés dans l’utilisation de médicaments antirétroviraux pour empêcher la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Aujourd’hui, neuf femmes enceintes séropositives sur dix vivent en Afrique ; idem pour neuf enfants séropositifs sur dix. Un millier de bébés naissent chaque jour sur le continent africain avec le VIH. La majorité d’entre eux ne recevront aucun traitement. Faute de soins, 50 % d’entre eux mourront avant leur deuxième anniversaire.

La mort tragique de ces enfants devrait nous scandaliser tous, d’autant plus que ces décès pourraient être évités. Nous avons les moyens de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant partout dans le monde et le moment est venu de nous en servir pour sauver des centaines de milliers de vies en Afrique. Le moment est venu de reconnaître que puisque nous pouvons quasiment éliminer le VIH et le sida pédiatriques, nous devons le faire.

Ce n’est pas une question de connaissances : au cours des dix dernières années, nous avons appris beaucoup sur le mécanisme de la prévention de la transmission materno-fœtale, le fait d’empêcher le virus de passer de la mère à l’enfant. C’est maintenant une question de priorités et de volonté politique.

D’abord et avant tout, il faut que les gouvernements africains s’engagent systématiquement à inclure dans leurs budgets de santé publique des fonds consacrés à la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant. Seuls cinq des 53 pays africains ont tenu les promesses faites lors de la Déclaration d’Abuja, par laquelle ils s’engageaient à allouer au moins 15 % de leur budget annuel aux soins de santé. Et ils sont très peu nombreux à consacrer des fonds au VIH et au sida pédiatriques.

Certains pays cependant prennent des mesures. Le Kenya, par exemple, s’est fixé un objectif ambitieux : faire passer les infections pédiatriques au VIH de 27 % à 8 % d’ici à 2013. L’an dernier, le gouvernement kenyan a affecté 11,25 millions de dollars à l’achat d’antirétroviraux pour les femmes enceintes. Le pays s’évertue aussi à combler des lacunes graves dans le programme de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant avec, entre autres, de nouvelles initiatives destinées aux communautés les plus éprouvées et souvent les plus difficiles à atteindre.

Nous sommes encouragés par ce type d’initiatives ambitieuses prises par le Kenya et d’autres pays comme l’Afrique du Sud et le Nigéria, qui procèdent à des modifications historiques de leurs politiques en matière de VIH/sida. Nous espérons que d’autres gouvernements africains les suivront rapidement sur cette voie.

Une génération libérée du VIH et du sida, c’est également un impératif mondial, qui exige un engagement renouvelé de la part des bailleurs de fonds, des institutions internationales, de la société civile et du secteur privé.

Nous devons tous nous focaliser davantage sur une transposition à plus grande échelle des solutions efficaces – et accroître les investissements dans ce domaine – afin que les centres de santé disposent de suffisamment de personnel et de matériel et qu’un plus grand nombre de femmes et de nouveau-nés bénéficient d’un dépistage précoce et d’un traitement antirétroviral suffisamment tôt pour empêcher la transmission du virus.

FIXER LES PRIORITÉS

Des fonds supplémentaires sont aussi nécessaires pour élargir l’accès aux soins, aux traitements et à une prise en charge de qualité pour les femmes et les enfants séropositifs. Et il ne fait aucun doute que nous devons investir dans des moyens innovants pour atteindre les femmes et les familles les plus pauvres et les plus vulnérables.

Le mois dernier, le Kenya a été le premier pays à commencer la distribution des « Packs maman-bébé », des kits à emporter à domicile contenant tous les médicaments nécessaires pour protéger la santé d’une mère et de son nourrisson – même si elle vit dans un endroit reculé, loin de tout dispensaire. Cette initiative prometteuse a été mise au point par l’Unicef, l’OMS, Unitaid et d’autres partenaires. Bientôt, le Cameroun, le Lesotho et la Zambie commenceront, eux aussi, à distribuer les « Packs maman-bébé » pour accélérer la prévention de la transmission mère-enfant chez eux.

La clé du succès réside à l’évidence dans le partenariat, à tous les niveaux. La campagne pour l’élimination du VIH/sida pédiatrique, un partenariat de la société civile africaine, veut mobiliser les actions contre ce fléau, dans six nations africaines pour commencer.

Le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, un partenariat public-privé, met à disposition des sommes considérables pour élargir la prévention et le traitement du VIH en Afrique. Le mois dernier, les promesses de dons au Fonds ont atteint 11,7 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont augmenté de 38 % leur promesse de contribution et il est encore temps pour plusieurs nations du G20 de s’engager. Mais les niveaux de financement actuels suffisent à peine à maintenir les initiatives en cours.

Or, le continent africain ne peut se permettre d’attendre. Faute de financements suffisants, moins de la moitié des femmes enceintes séropositives en Afrique subsaharienne recevront les antirétroviraux qui pourraient prolonger leur vie. Sans ces médicaments, près de 40 % des bébés qu’elles mettront au monde seront infectés par le VIH. Avec les médicaments, ce taux chute à 5 %.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A nous de faire un choix, à nous de fixer les priorités. C’est une question de vie ou de mort. En cette Journée mondiale de la lutte contre le sida, nous devons tous réaffirmer notre engagement à sauver des vies – en prenant des mesures audacieuses dès aujourd’hui pour libérer l’humanité du sida, en Afrique et partout ailleurs.

 


Desmond Tutu est aussi président honoraire de la Global AIDS Alliance

Desmond Tutu, archevêque émérite du Cap, et Anthony Lake, directeur général de l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance)

 

Source : lemonde.fr

 

 

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Avril 2010 : sur évaluation de la Haute Autorité de Santé (HAS), le gouvernement réduit de 35% à 15% seulement, le taux de remboursement de 150 médicaments. Pour le Pr Bernard Avouac, rhumatologue au CHU Henri Mondor de Créteil, cette mesure « applique une démarche exclusivement économique à des traitements dont les patients ont réellement besoin ».

«Le rapport coût/efficacité de ces médicaments ne serait pas suffisant pour justifier un remboursement à 35%, voire 65% », précise le Pr Avouac.

Il y a « des antiépileptiques, des médicaments contre la maladie de Parkinson, des antiallergiques voire certains anticancéreux. Ces médicaments concernent des pathologies sévères. Même si l’on considère que leur rapport coût/efficacité n’est pas aussi important que pour d’autres, les patients eux, leur trouvent un intérêt. Etre remboursé à 15% parce que l’administration considère que l’efficacité d’un médicament n’est pas suffisante, c’est difficile à admettre pour le patient qui est satisfait de son médicament. »

« La Mutualité française a publié des documents expliquant comment, dans l’arthrose par exemple, les patients pouvaient se passer des traitements dont le remboursement a diminué » regrette-t-il. « Ne changez pas de médicament, changez de mutuelleCes traitements ont le mérite d’exister, ils correspondent à des maladies qui peuvent être gênantes, voire invalidantes. Je considère que les patients doivent continuer à pouvoir prendre ces médicaments ».

Source : Journal officiel de la République française, 16 avril 2010- Fédération nationale de la Mutualité française 27 avril 2010 – Interview du Pr Bernard Avouac, 16 novembre 2010

Comment rendre une femme heureuse ?

Il me semble que cela ne soit pas très compliqué puisqu’il suffit d’être :

1. ami
2. compagnon
3. amant
4. frère
5. père
6. maître
7. éducateur
8. cuisinier
9. charpentier
10. plombier
11. mécanicien
12. décorateur
13. styliste
14. sexologue
15. gynécologue/obstétricien
16. psychologue
18. psychiatre
19. thérapeute
20. audacieux
21. organisateur
22. bon père
23. très propre
24. sympathique
25. athlétique
26. doux
27. attentionné
28. galant
29. intelligent
30. drôle
31. créatif
32. tendre
33. fort
34. compréhensif
35. tolérant
36. prudent
37. ambitieux
38. capable
39. courageux
40. déterminé
41. fiable
42. respectueux
43. passionné
44. faire souvent des compliments
45. adorer le shopping
46. ne pas faire des histoires
47. être très riche
48. ne pas la stresser
49. ne pas regarder les autres filles

Dans le même temps, il faudrait aussi :

50. faire très attention à elle, sans pour autant être jaloux
51. bien s’entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours autant de temps pour elle
52. lui donner de l’espace, tout en se montrant soucieux de là où elle va

Il est par ailleurs très important de :

53. Ne jamais oublier anniversaires, fiançailles et mariages

Toutefois, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur n’est pas garanti, puisqu’elle pourrait se sentir submergée par une vie d’une étouffante de perfection et s’envoler…

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Le Mediator, un médicament pour diabétiques en surpoids produit par les laboratoires Servier et interdit depuis novembre 2009, aurait causé entre 500 et 1 000 morts, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Mardi après-midi, Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la santé, a appelé « tous ceux qui ont pris du Mediator » à consulter un médecin. L’avocat de plusieurs victimes évoque un « scandale sanitaire », alors que des connaisseurs du dossier dénoncent une interdiction trop tardive du médicament et le rôle joué par l’Afssaps elle-même.

Qu’est-ce que le Mediator ?

Le Mediator est un médicament réservé à l’origine aux diabétiques en surpoids. Son effet coupe-faim en a peu à peu fait l’un des médicaments les plus prescrits aux patients souhaitant maigrir. La molécule benfluorex, qui fait partie de la famille des fenfluramines et rentre dans la composition du Mediator, appartient à une famille cousine des amphétamines.

Le médicament est commercialisé depuis 1976 par le groupe Servier — deuxième groupe pharmaceutique français après Sanofi-Aventis. Il a longtemps été l’un des produits phare du laboratoire : 88 % des ventes mondiales ont été réalisées en France (en 2007, il était le 44e médicament le plus vendu dans l’Hexagone) ; deux millions de patients français en ont pris entre 1976 et 2009, selon les chiffres du député socialiste Gérard Bapt, qui a travaillé sur le sujet ; 7 millions de boîtes étaient encore vendues en 2009 et remboursées par l’assurance-maladie à hauteur de 65 %. Selon les estimations de M. Bapt, qui a travaillé sur le sujet, ce médicament aura généré un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros pour le groupe Servier.

Quels effets néfastes sur la santé ont été observés ?

En un peu plus de trente ans, entre 500 et 1 000 personnes seraient mortes des pathologies liées à la prise du médicament : ces données proviennent d’une estimation de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et ont été relayées par l’Afssaps. Selon la même source, les effets secondaires du Mediator sont graves — maladies des valves cardiaques ainsi que des cas rares d’hypertension pulmonaire. Ils perdurent au-delà de la période de prise du médicament et entre 150 et 250 hospitalisations seraient directement liées à une toxicité du Mediator chaque année en France. Pour l’avocat Charles Joseph-Oudin, qui représente douze victimes qui ont décidé d’attaquer le laboratoire Servier, ces chiffres confirment l’existence d’un « scandale sanitaire majeur ».

Quand a-t-on découvert le danger ?

En 1997, le New England Journal of Medicine publie un article détaillant les effets nocifs du dexfenfluramine sur les valves cardiaques. La même année, les fenfluramines — dont le célèbre coupe-faim Isoméride, également vendu par Servier — sont interdites aux Etats-Unis et en Europe. Le Mediator, qui n’est commercialisé qu’en Europe, échappe à l’interdiction, alors même que sa parenté avec les coupe-faim interdits est connue.

Le médicament est finalement retiré du marché français le 30 novembre 2009 par l’Afssaps, et la décision définitive d’interdiction prise le 14 juin 2010 par l’Agence européenne du médicament. L’interdiction fait notamment suite aux travaux menés à partir de 2006 par le docteur Irène Frachon qui mettent en évidence le rôle du Mediator dans les valvulopathies diagnostiquées chez les patients utilisant le médicament. Cette pneumologue au CHRU de Brest a raconté dans un livre — Mediator 150 mg (Editions-dialogues.fr) présenté dans Le Monde en juillet 2010 — l’inertie des autorités sanitaires et la façon dont le laboratoire Servier s’est employé à repousser l’interdiction. Lequel laboratoire obtiendra de la justice, en juin, le retrait du sous-titre du livre au motif qu’il causerait des dommages aux laboratoires Servier… si le médicament était remis en vente.

Les deux couvertures du livre d'Irène Frachon.

Les deux couvertures du livre d’Irène Frachon.D.R.

Pourquoi a-t-on autant attendu ?

C’est la question que pose sans relâche le député Gérard Bapt, par ailleurs médecin cardiologue. « Pourquoi le Mediator échappe-t-il [en 1997] à la proscription générale des fenfluramines ? Son appartenance à cette famille était pourtant anciennement connue !, écrivait-il en août 2010 dans une tribune au MondeLe premier cas de valvulopathie sous Mediator est décrit en France en 1999, sans qu’une suite soit donnée. Le premier cas espagnol décrit en 2003 amène son interdiction dès 2005. Deux ans plus tard, Servier ne demandera pas le renouvellement de l’AMM [autorisation de mise sur le marché délivrée par l’Afssaps] en Italie. En France, (…) il est seulement demandé de nouvelles études. »

Directement mise en cause, l’Afssaps se défend. Selon Fabienne Bartoli, l’adjointe du directeur général, « l’établissement a mis le médicament sous surveillance dès 1997, mais a concentré ses recherches sur les cas d’hypertension artérielle-pulmonaire, et non sur les pathologies des valves cardiaques », celles que provoque majoritairement le Mediator. Mais pour l’avocat Charles Joseph-Oudin, l’Afssaps a surtout joué le jeu du laboratoire Servier, contestant toutes les études qui auraient pu mener à une interdiction plus rapide.

Un avis que le député Bapt partage, évoquant une « insensibilité française au risque »« Nous avons été le dernier pays au monde à interdire le Distilbène. » Dans le cas du Mediator, « l’Afssaps prétend n’avoir pas trouvé de raisons d’interdire le médicament. Mais si on ne cherche pas, on ne trouve pas : jamais l’Afssaps n’a fait part aux médecins de ses doutes, alors que ce sont eux qui, par leur nombre et leur proximité avec le patient, peuvent fournir les informations qui permettent d’évaluer la nocivité d’un médicament. Que Servier diffuse des contre-vérités, c’est une chose, mais que l’Afssaps lui serve de relais… »

L’Afssaps est-elle la mieux placée pour délivrer les autorités de mise sur le marché ?

Cette mission est au cœur du travail de cet établissement public, mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer son fonctionnement, estimant que celui-ci ne garantit pas une prise de décision indépendante. C’est notamment le cas d’Irène Frachon, qui a dû mener de son propre chef les études ayant amené à l’interdiction du Mediator puis batailler pour se faire entendre pendant de longs mois : « Les raisons de ce retard sont multiples, mais reposent essentiellement sur une gestion qui n’est pas satisfaisante des conflits d’intérêts au sens large et des pressions » au sein de l’Afssaps, explique-t-elle dans un chat au Monde.fr.

En cause dans ces « pressions » évoquées par la praticienne, le financement de l’organisme. En 2005, une commission d’enquête du Sénat avait dénoncé le désengagement de l’Etat dans cette structure censée pourtant être indépendante« En 2003, les ressources de l’Afssaps provenaient pour 83 % de l’industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4 % de l’Etat » écrivait la commission d’enquête. Conclusion des sénateurs : « N’étant plus soutenue financièrement par l’Etat, l’Afssaps n’ose plus prendre de décisions contrariant un tant soit peu les intérêts immédiats des firmes. (…) La préservation de la santé de l’industrie pharmaceutique semble ainsi passer avant celle des patients. » Aujourd’hui, l’Afssaps dépend à 100 % des laboratoires pour vivre, même si, rappelle Fabienne Bartoli, cet argent est récolté par l’Etat via une taxe puis attribué à l’établissement, « exactement comme l’impôt ».

Gérard Bapt critique quant à lui à le climat d’« opacité » dans lequel les décisions de l’agence sont prises, et leur caractère « anonyme ». Il dénonce surtout la « collusion » existant entre les laboratoires pharmaceutiques et les organismes de contrôle« Le trésorier de la société française de pharmacologie, qui a plus que son mot à dire dans les interdictions, est le directeur scientifique de Servier ; M. Servier lui-même a été fait grand-croix de la Légion d’honneur par Sarkozy« 

Autre exemple apporté par M. Bapt et développé dans ce courrier adressé en août au directeur général de l’Afssaps, Jean Marimbert : Gérard Bapt y fait part de sa « stupeur » d’avoir découvert que des courriels échangés entre deux membres de la commission d’autorisation de mise sur le marché au sujet du Mediator et des travaux d’Irène Frachon étaient également adressés « aux représentants du laboratoire Servier ». Des mails envoyés « sous le coup de la colère d’avoir été traînés dans la boue », justifie Fabienne Bartoli, colère que les deux membres voulaient partager avec leurs « pairs » du groupe pharmaceutique.

Lettre de M. Bapt à Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps.

Lettre de M. Bapt à Jean Marimbert, directeur général de l’Afssaps.Extrait des annexes d’un rapport parlementaire de Gérard Bapt

Me Charles Joseph-Oudin, qui estime que « la question de la collusion se pose dans cette affaire« , dit de son côté « envisageable » de poursuivre l’Afssaps dans ce dossier où le groupe Servier est déjà poursuivi au civil.

Source : lemonde.fr

 

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Comment ne pas demander au partenaire de combler nos manques douloureux ?

L’AMOUR est souvent confondu avec le désir, la passion, la jalousie, l’excitation, la séduction, la fascination, la réponse à l’ennui ou à l’isolement.

On accepte difficilement que la paix puisse s’accorder à l’amour parce qu’on l’associe à des états de pression, d’intensité. Pourtant, l’amour est équilibre, il ne devrait renfermer ni compulsion, ni désespoir, ni obsession.

On ne peut aimer que si l’on est prêt. On ne peut aimer que si l’on est disposé à le faire. On ne peut aimer que si l’on sait s’aimer soi-même. L’amour vient du coeur et le coeur est en soi.

Or, notre enfance imparfaite affectivement nous a laissé un coeur esseulé, assoiffé d’amour. Nous désirons un compagnon, une compagne qui effacerait ce manque douloureux et nous tombons alors dans un piège : nous attendons d’un partenaire qu’il soit une réponse à notre manque, nous attendons que la relation que nous mettons en place avec l’autre nous soulage de toutes nos misères humaines, nous espérons de notre liaison qu’elle donne un sens, un but à notre vie qu’elle brise notre isolement calme nos peurs, nous apporte une raison d’être ; nous croyons que notre dynamique de couple pourra nous guérir de nos défauts, nous rendra plus tolérants, meilleurs ; nous mettons tous nos espoirs dans notre relation amoureuse nous en attendons tout « simplement » le bonheur !

En procédant ainsi, c’est comme si nous donnions à l’autre une puissance supérieure…. attentes insensées et dangereuses !

Une relation ne peut être tout cela, mais une relation représente néanmoins beaucoup, c’est un vrai « cadeau » : elle nous offre la compagnie de quelqu’un, elle nous donne l’occasion d’apprendre sur nous-même et de grandir.

La tendresse, l’amour, la sexualité font partie d’un partage sain avec un partenaire mais il ne faut pas en demander « plus » ! Gérer nos peurs de l’avenir, nos angoisses, nos besoins de sécurité, de reconnaissance, accepter toutes nos imperfections, donner un sens à notre vie….

Cela est de notre responsabilité.

Notre recherche spirituelle n’a rien à voir avec notre relation. Nous n’avons pas à attendre d’une autre personne ce que nous devrions attendre de Dieu. Ces fardeaux sont à accepter et à confier à un « esprit qui nous dépasse », à « une puissance divine », il faut Le laisser faire son œuvre et alors, approcher les autres sans besoin et exigence avec seulement notre chaleur humaine. Dans une relation amoureuse, la confiance et le respect mutuel sont essentiels au développement ; sans eux des sensations que l’on confond avec de l’amour peuvent s’implanter et empêcher une saine croissance.

L’amour pour être solide et durable doit avoir des buts, des valeurs et des intérêts communs.

« L’amour, enfin, pour se développer a besoin d’un climat d’intimité que les deux partenaires ont à entretenir, à renouveler. C’est un véritable travail qui nécessite de se mettre à nu, de laisser tomber les masques et le besoin de « bien paraître. »

Tout une vie pour y arriver !

Texte écrit à partir du livre de Robin Norwood : « Ces femmes qui aiment trop ».

 

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Dans le cadre de ses rencontres mensuelles, l’association Anorexie-Boulimie vous invite à débattre avec Catherine François, psychologue clinicienne, sur le thème « Au-delà des symptômes: une approche clinique des troubles du comportement alimentaire ».

La réunion, ouverte à tous, aura lieu dans les locaux de la CMS, 2 rue Malbec, à Toulouse.

Quand ? Samedi 27/11/10, de 15h30 à 17h

Contact – informations : Fabienne Gouin, au 06 6949 3121 ou Frédéric Duval-Levesque au 06 2339 0707

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Important : en aucun cas le contenu des articles de mon blog ne doivent remplacer les traitements médicaux contre le cancer ou tout autre maladie. Vous devez toujours suivre les traitements prescrits par votre médecin et lui faire part de tout changement que vous souhaitez apporter à votre traitement. Dites-lui que vous voulez aussi augmenter vos chances de guérison grâce à une psychothérapie de soutien adaptée, et qui a fait ses preuves aux USA, en Angleterre, en Scandinavie, en Belgique et en Allemagne.

Suite et fin du témoignage intégral

 

« Après avoir vu un autre psychiatre -qui m’a affirmé que l’arrêt du Temesta ne pouvait être responsable de ma descente aux enfers -, un certain nombre de médecins traitants m’ont affirmé qu’ils ne pouvaient m’aider mais seulement prescrire…

N’en pouvant plus de passer de médecins incompétents en médecins incompétents, shootée, à bout de vivre dans cette camisole médicamenteuse, j’ai décidé de me sevrer seule.

J’ai commencé par des recherches sur le Net et suis tombée sur les études de la psychiatre anglaise Heather Ashton, spécialisée dans les addictions, en particulier aux anxiolytiques.

Je me suis rapprochée de différents forums et surtout du forum d’entraide au sevrage aux benzodiazépines et somnifères, pour ses témoignages, le soutien que j’y ai trouvé, et cette compréhension qui n’existe que les gens qui vivent cette situation.

Parce qu’aujourd’hui, l’idée d’être dépendant à un médicament n’est pas reconnue. Il m’a fallu expliquer à mon entourage, à mes amis, les effets de ces drogues licites et ma dépendance.

C’est comme ça que j’ai commencé à écrire mon blog, Benzombie.

« Je me suis donnée un an pour arrêter »

Cela fait sept mois que j’ai commencé à me sevrer. J’ai dû commencer par changer de médicament pour le remplacer par un autre de la même famille, le Lysanxia, qui suscite moins le manque. C’est ce qu’on appelle la phase de substitution.

J’ai ensuite commencé le sevrage proprement dit, doucement, à mon rythme, en enlevant chaque semaine quelques gouttes de Lysanxia. J’ai commencé à 90 gouttes et j’en suis aujourd’hui à 25. Je me suis donnée un an pour arrêter.

Je revis depuis. La mémoire est revenue, les émotions aussi -ne rien ressentir, ce n’est pas vivre. Je ne suis plus épuisée tout le temps et je ne fais plus de crises de panique, ni de dépression !

J’ai l’impression de sortir d’un long cauchemar et de pouvoir à nouveau être maître de moi, de mes pensées, de mes émotions, de mes choix.

 

On est seul aujourd’hui face à ça.

Parce que les médecins ne savent pas ce qu’ils prescrivent, parce qu’ils ne pensent jamais au long terme mais juste à la guérison immédiate.

Guérir, c’est vivre debout, pas avec des béquilles.

 

C’est une honte.

La France est le premier pays consommateur d’antidépresseurs.

Une honte d’avoir encore si peu d’alertes sur les effets plus que néfastes de la prescription à outrance, manière de se débarrasser d’un patient sans voir plus loin que le bout de son nez.« 

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Témoignage

Du Xanax (Dean812/Flickr). Lexomil, Temesta, Xanax… A chacun sa béquille anxiolytique. Et, pour les centaines de riverains qui ont commenté l’article « Accro au Lexomil, j’essaie de me sevrer », une grande solitude au moment du sevrage. Marianne, Parisienne de 27 ans à la recherche d’un emploi, nous raconte sa « descente aux enfers ».
« Il est temps d’en parler. Je suis accro aux benzodiazépines depuis plus de trois ans et en sevrage depuis sept mois.
Les recommandations de l’HAS [Haute autorité de santé, ndlr] me font sourire. Ce ne sont pas les patients qu’il faut guider, ou pas seulement. Ce sont tous les prescripteurs-dealers qui n’ont pas conscience des effets secondaires réels des anxiolytiques. Je n’ai trouvé aucun médecin capable de m’aider pour mon sevrage, là où je n’ai absolument aucune difficulté à me procurer n’importe quelle ordonnance.
Je suis devenue accro à ce que l’on appelle les benzodiazépines ou anxiolytiques (Lexomil, Xanax, Temesta, Valium…) il y a un peu plus de trois ans. Suite à de fortes crises de panique et une anxiété générale -qui ont mis du temps à être diagnostiquées- j’ai été mise sous antidépresseurs et sous Temesta, à raison de 5mg par jour pour commencer. L’effet de l’anxiolytique est immédiat. Il m’a soulagée de mes crises de panique -ce en suivant une thérapie cognitive comportementale. Au bout de quelques mois, je me suis apaisée.
Mais mon psychiatre a jugé bon que je continue le traitement. « 

« J’étais toxicomane »

« Après une année, j’ai commencé à ressentir les effets secondaires du Temesta :

  • perte importante de mémoire,
  • état dépressif,
  • fatigue constante,
  • état de manque entre les prises.

J’ai donc décidé d’arrêter définitivement les anxiolytiques. C’est la descente aux enfers :

  • nausées, tremblements,
  • retour des phobies sociales comme la peur de sortir,
  • enfermement,
  • sommeil agité voire inexistant…

J’ai repris les mêmes doses en ayant compris un truc : j’étais toxicomane. J’ai de nouveau consulté un psychiatre pour me sevrer. Il m’a recommandé d’augmenter les doses, soupçonnant une dépression. Oui, j’étais dans un état dépressif : je ne pouvais me sortir de la spirale des médicaments et j’avais l’impression d’y être condamnée pour le reste de ma vie ! »

« Après avoir vu un autre psychiatre -qui m’a affirmé que l’arrêt du… »

(suite et fin après-demain)

 

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Ils sont 180 000 selon l’Inserm, 400 000 selon l’OMS, 500 000 selon le Comité national d’éthique…

On ne connaît pas exactement aujourd’hui le nombre d’autistes vivant en France, mais on sait avec certitude que leur prise en charge est très insuffisante. Un des objectifs du plan triennal (2008-2010) que Roselyne Bachelot et Valérie Létard, la secrétaire d’Etat à la Solidarité, viennent de rendre public est donc de faire « sortir les autistes du ghetto », selon les termes de la ministre de la Santé, qui déplore que « sur huit ans d’études médicales, seules deux heures sont consacrées à l’autisme ». Pour améliorer la connaissance de l’autisme et son diagnostic, le plan triennal, d’un coût total de 187 millions d’euros, prévoit notament la formation des professionnels de santé, des enseignants et auxiliaires de vie scolaire pour un meilleur accueil et un meilleur accompagnement des autistes. Les connaissances scientifiques et des pratiques de terrain seront renforcées par la large diffusion d’un document.

Pour améliorer l’accueil, le plan triennal prévoit la création de 4 100 places sur cinq ans, dont 1 500 pour les enfants. Petites unités de vie, internat « souple » et structures expérimentales de « décompression » pour les adolescents sont encouragés, et les établissements médico-sociaux sont invités à adapter leur prise en charge aux « aspirations nouvelles » des familles.

Si les associations saluent le volontarisme de ce plan, elles le jugent aussi insuffisant, et sont plus que sceptiques sur son application concrète.

Ainsi, Autisme-France juge que, 4 100 places supplémentaires alors qu’il naît chaque année en France 6 000 à 8 000 bébés autistes, c’est peu. Et le scepticisme est grand quant à la promotion des stratégies éducatives et comportementales. Radicale, l’association Léa pour Samy estime que les places et les nouvelles prises en charge éducatives annoncées resteront au sein d’un « système verrouillé par un milieu psychiatrique puissant ».

L’actrice Sandrine Bonnaire, réalisatrice du documentaire « Elle s’appelle Sabine », consacré à sa soeur autiste (lisez mon article du 30/10/2010), dans lequel elle dénonce le manque d’accueil et l’hyper-psychiatrisation de l’autisme en France, juge le plan « pas suffisant », mais « bon à prendre ».

 

Source : legeneraliste.fr

Tous les « professionnels » de l’autisme en HP/institutions devraient voir ce documentaire et/ou savoir ce qui réussit à l’étranger dans la prise en charge de des autismes.

S’informer aussi auprès des associations de parents serait utiles de la part de certains « soi-niants ».

Titre du documentaire : « Elle s’appelle Sabine »,

de Sandrine Bonnaire Documentaire français, 2007

Écrit et réalisé par : Sandrine Bonnaire

Présenté en 2007 au Festival de Cannes où il remporte le Prix Fipreschi de la Critique Internationale, ce documentaire très personnel est une sorte d’introspection de Sandrine Bonnaire, marraine des Journées de l’Autisme en 2001, à travers le regard permanent qu’elle porte sur sa soeur Sabine, jouant sur l’image à travers le temps – grâce à des vidéos prises pendant leur adolescence commune et lors du tournage en 2007 après que sa soeur a subi cinq ans d’internement en asile psychiatrique.

Le film que Sandrine Bonnaire a réalisé sur Sabine, sa soeur autiste âgée de 38 ans, dresse un constat quasi journalistique : « Aujourd’hui, Sabine est prise en charge dans un foyer, mais il n’y a pas assez de centres d’accueil médicalisés en France. J’ai été marraine de la Journée de l’autisme et je reçois toujours des lettres de familles qui sont dans la détresse. Ce documentaire est une manière d’agir plus concrètement, de faire passer un message de sensibilisation », explique la comédienne.

Petite, Sabine fréquente une « école pour enfants anormaux », mais devient victime de la cruauté de ses camarades qui la surnomment « Sabine la folle ». Elle reste dans sa famille jusqu’à l’âge de 27 ans. Elle fabrique des poupées, apprend l’anglais, joue Schubert et Bach, des facultés qu’elle perdra à l’hôpital psychiatrique où elle a été diagnostiquée, bien tardivement à l’âge de 32 ans, « psycho infantile avec des comportements autistiques ».

« Dès la première année d’internement, elle a décliné mentalement et physiquement, se souvient Sandrine Bonnaire, son aînée d’un an. Elle se trouvait dans un milieu assez carcéral, je me suis demandé si c’était à cause de la maladie ou de l’endroit que son état se dégradait. Nous donnions raison aux médecins en nous disant qu’ils connaissaient le problème. En même temps, je voyais bien que quelque chose n’allait pas. J’étais très nostalgique de la Sabine d’avant. Quand je l’ai comparée à celle d’« après », j’ai éprouvé un sentiment d’injustice et j’ai eu envie de faire un film. Je n’ai pas eu le courage de le faire plus tôt, j’avais peur d’être impudique. »

Un établissement inadapté

La réalisatrice, qui a tourné son documentaire en 2006, a su, au contraire, éviter le piège du pathos. « À cette époque, j’étais moins en colère », confie-t-elle. Sans tomber dans une polémique inutile, elle pointe toutefois du doigt les conséquences d’un internement dans un établissement inadapté. « Personne ne doit vivre dans un hôpital. C’est un lieu de soins et de transition et non un lieu de vie. L’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap. » Sabine a aimé le documentaire. « Il l’a apaisée », signale Sandrine Bonnaire.

Sabine avant, Sabine après, Sabine aujourd’hui dans un foyer d’accueil en Charente, à Montmoreau *, qui a pu ouvrir grâce à l’acharnement de certains et à la notoriété de l’actrice, entourée d’un personnel attentif et bienveillant, ayant réduit ses doses de médicaments de moitié, retrouvant peu à peu des fonctions que l’asile avait écrasées dans la violence et la chimie (mais jusqu’où ?)…

Introspection car on ne peut voir ces images sans comprendre que Sandrine s’interroge et interroge sur la notion de culpabilité. Culpabilité des familles qui ne savent pas comment prendre en charge une différence, faute d’une société qui tourne le dos aux besoins de ceux que quelque mystère a enfermés dans une forteresse intérieure – l’autisme est-il physique ou psychologique ?

La psychiatre qui suit Sabine répond qu’il ne faut pas parler d’autisme mais des autismes – inquiétude sur l’avenir car ces enfants qui ne ressemblent pas aux autres vont devenir grand et un jour n’auront plus leurs parents… On est presque gêné de faire un commentaire sur ce documentaire qui forcément passe très peu par les mots pour exprimer ce désarroi, des malades, de ceux qui les accompagnent, cette absence de solution terrible qui fait tour à tour crier Sabine, parler Sabine, qui s’exprime avec pas mal d’habileté et pleure en revoyant les images de son voyage à New-York avec Sandrine il y a…

Il y a devant ces images de la traversée de la mer en Concorde, toute la concorde meurtrie entre les deux soeurs – Sabine demandant sans cesse à Sandrine, aujourd’hui, si elle reviendra demain – et toute la traversées de vies mises à l’écart par un monde d’hypocrisies et d’économies dirigées vers des besoins plus productifs.

Ce film est un constat d’un grand courage, d’une rare immobilité, la réalisatrice est figée devant tant de tristesse, d’une grande compassion, c’est un message adressée à une soeur qui prend sa source dans la plus farouche nostalgie, celle d’avant les coups, d’avant les rictus un peu trop prononcés, du temps où Sabine, avec trente kilos en moins et un sourire qui ne parvient plus à se dessiner sur sa bouche, pouvait s’asseoir à son piano sans nous tirer des larmes. Bouleversant, instructif, indispensable.

Réaction d’un internaute :

« Je l’ai vu il y a 4 mois et aujourd’hui l’émotion est restée intacte. Ce n’est pas un film fait par hasard, sûrement pas un énième film sur le handicap, mais un docu militant tout en finesse qui dénonce les dérives de l’institution psychiatrique avec une incroyable légitimité. Tout est dans l’image, dans les flash back et le champ/contre champ temporel de Sabine avant et après les médocs. Celle qui fait du scooter, rigole et danse, joue du piano, et celle qui quelques années plus tard, méconnaissable, a pris 20 kilos, bave, mord… elle ressemblait à sa frangine l’actrice, elle ressemble à une épave détruite par la camisole chimique, peut-être la maladie. Tout est dans le off aussi, si la soeur de Sandrine Bonnaire est traitée comme ça alors comment sont traitées les autres, ces anonymes dont on ne parlera jamais…. C’est aussi un film témoignage sur l’amour entre deux soeurs, malgré la maladie, malgré l’éloignement. C’est elle qui cadre et réalise avec la distance juste, c’est forcément difficile et extrêmement courageux car elle dévoile à travers le portrait de sa soeur une grosse part de son intimité. Mettre sa notoriété au service d’une cause souvent ça fait sourire… ici cela fait pleurer de rage mais aussi d’émotion. » Francis

Elle s’appelle Sabine était passé le 14 septembre 2007 sur France 3, puis est sorti sur grand écran en janvier 2008, il est encore visible dans quelques salles, il faut, si ce n’est fait, aller le voir.

* Le film a été tourné au sein de l’APEC (Agir pour la Protection, l’Education et la Citoyenneté), une association qui anime des structures spécialisées dans la prise en charge des troubles mentaux. L’APEC, dont les actions touchent à l’année plus de 350 usagers dont une trentaine d’autistes, fonctionne sur un système de petites unités, permettant un travail de qualité dans l’accompagnement des personnes.

Selon l’INSERM, on compterait 40 000 enfants et adolescents autistes, et environ le même nombre d’autistes adultes.

Il faut aussi aller sur le site de l’association Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste, d’envergure internationale qui agit, dans les pays francophones, pour la défense, la protection et l’intégration des enfants atteints d’autisme et de leur famille. Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste, est une Organisation Non Gouvernementale (O.N.G) apolitique qui œuvre pour l’intérêt général de l’autisme et rejette l’intérêt particulier, le profit et le pouvoir. Site : www.leapoursamy.com/ – Contact : leapoursamy@wanadoo.fr

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée :

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

« Un arrêt brutal est déconseillé »

Savoir quand on devient dépendant n’est pas simple, car comme toute substance, ses effets ne sont pas les mêmes sur chacun. Michel Mallaret, pharmacologue au CHU de Grenoble, prévient néanmoins :

« Quand on prend un anxiolytique ou un somnifère pendant plus d’un mois, on a des signes de dépendance physique qui se manifestent notamment par les “effets rebonds”, c’est-à-dire qu’au moment où on arrête, pendant quelques jours, on va plus mal qu’avant. C’est pourquoi un arrêt brutal est déconseillé. »

Geneviève Lafaye estime que « tant qu’il n’y a pas de perte de contrôle de la consommation, les chances de réussite du sevrage sont grandes ». Elle rappelle que la dépendance se définit par l’apparition de trois des sept symptômes de la liste suivante :

  1. le besoin d’augmenter les doses pour obtenir le même effet ;
  2. l’apparition d’un syndrome de sevrage en cas d’arrêt (troubles du sommeil nouveaux, angoisse, troubles de la mémoire, risque de crise d’épilepsie) ;
  3. la prise de produit pendant plus longtemps que la période de prescription ;
  4. la perte de contrôle de la consommation ;
  5. le temps passé à se procurer le produit ;
  6. le fait d’abandonner ou de réduire ses activités ;
  7. le fait de continuer à l’utiliser malgré la conscience des risques.

La psychiatre s’inquiète surtout du « mésusage » chez les polyconsommateurs et d’une « sensibilité croisée » :

« Plus on est dépendant à un autre produit, que ce soit à l’alcool, aux opiacés ou à la cocaïne, plus on le devient aux anxiolytiques. »

Elle a vu des patients « en recherche de défonce » en avaler une boîte par jour, « l’équivalent de quelqu’un qui boit deux bouteilles de whisky ».

« Les anxiolytiques, c’est pas automatique » ?

C’est lorsque l’entourage s’inquiète que les gens atterrissent dans un centre d’addictologie. Mais la dépendance devrait être détectée plus tôt.

[4]Une campagne de l’Assurance maladie disant « les anxiolytiques, c’est pas automatique » serait bien sûr nécessaire, estime le pharmacologue Michel Mallaret, mais « la motivation est limitée » :

« Ça arrange tout le monde, patients, entourage, employeurs, car les benzodiazépines soulagent des symptômes qui sont plus difficiles à soulager »

« Si les gens arrêtaient en masse les anxiolytiques, la consommation d’alcool pourrait repartir à la hausse, et on craint les effets rebonds. Vu le nombre de consommateurs en France, on estime qu’il pourrait y avoir 50 000 crises d’épilepsie. »

Une psychothérapie cognitive et comportementale permet aussi d’atteindre les mêmes résultats. Seulement, le patient se responsabilise et s’implique.

Un bon sevrage nécessite, outre une grande motivation, un suivi régulier avec un psy-praticien certifié (ancien nom : psychothérapeute), qui dure environ six mois selon la fiche technique réalisée par la Haute autorité de santé [5] sur l’arrêt chez les personnes âgées.

Source: rue89.com

[4] http://asset.rue89.com/files/synthese_bzd_-_version_finale_2008.pdf
[5] http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_601509/modalites-d-arret-des-benzodiazepines-et-medicaments-apparentes-chez-le-patient-age

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Des chercheurs américains confirment, ce que chacun soupçonnait, que charcuteries, pâtisseries et autres aliments délicieux peuvent être addictifs.

Les aliments gras et riches en calories provoqueraient une dépendance similaire à celle provoquée par les drogues, selon leurs travaux publiés dans la revue Nature Neuroscience. Les mêmes mécanismes cérébraux qui poussent à la toxicomanie mèneraient à une alimentation compulsive.

Paul Kenny et Paul Johnson de l’Institut de recherche Scripps ont mené cette étude avec des rats répartis en trois groupes: un premier nourri avec leur nourriture régulière, un deuxième ayant accès une heure par jour à une nourriture humaine riche en calories (saucisse, gâteau au fromage, …) et un troisième ayant accès à ces aliments riches en calories 23 heures par jour.

Le groupe qui se gavait de nourriture humaine est rapidement devenu obèse.

Et ils présentaient également des changements cérébraux.

Des électrodes implantées dans le cerveau indiquaient que ce groupe avait développé une tolérance au plaisir procuré par la nourriture et devait manger plus pour obtenir un « high ». Ces rats se sont mis à manger compulsivement au point où des chocs électriques ne les empêchaient pas d’accéder à la nourriture contrairement aux deux autres groupes.

Des études précédentes avaient montré les mêmes changements cérébraux chez des rats ayant un accès illimité à la cocaïne et l’héroïne. Et ils ignoraient de la même façon les chocs électriques pour continuer à consommer, indiquent les chercheurs.

« Le fait que le junk food puisse provoquer cette réponse n’est pas surprenant », commente Gene-Jack Wang du U.S. Department of Energy’s Brookhaven National Laboratory, dont les propos ont été recueillis par CNN.

La nourriture actuelle est sujette à être addictive: « Nos ancêtres mangeaient des grains entiers, mais nous mangeons du pain blanc. Les Indiens américains mangeaient du maïs, nous mangeons du sirop de maïs. Les ingrédients de la nourriture moderne amènent les gens à manger inconsciemment et de façon superflue et sont susceptibles d’amener un animal « à manger comme un toxicomane ».

Le neurotransmetteur dopamine semble être responsable du comportement des rats qui se suralimentent. Il est impliqué dans les centres du plaisir du cerveau et joue un rôle dans le renforcement des comportements.

Trop manger amène les niveaux d’un récepteur de la dopamine à baisser chez les rats obèses. « Chez les humain, de faibles niveaux des mêmes récepteurs ont été associés à l’addiction aux drogues et à l’obésité et pourraient être génétiques », indique Kenny.

« La généralisation de ces résultats à l’humain peut être délicate, met en garde Wang. Par exemple, dit-il, dans des études sur les médicaments pour la perte de poids, des rats perdaient jusqu’à 30% de leur poids, mais les humains ne perdaient que 5% de leur poids avec les mêmes médicaments. Il n’est pas possible de reproduire complètement le comportement humain, mais les études avec des animaux peuvent donner des indices sur des mécanismes qui peuvent survenir chez les humains », dit-il.

Source : psychomedia.qc.ca

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une thérapie -> cliquez ici

Syndicat du Musée d’Orsay C.G.T-S.M.O.
62 rue de Lille – 75343 PARIS Cedex 07
Tél : 01 40 49 48 60 – 43 01   courriel : cgt@musee-orsay.fr

Paris, le 12 avril 2010.

Y’a pas photo !

Puisqu’il est d’ores et déjà annoncé ici et là dans des services que l’interdiction totale
de photographier dans le musée est une mesure pérenne et définitive – AVANT
même qu’elle soit soumise au débat et au vote du CTP de jeudi prochain
! – nous
nous sentons autorisés à livrer nos réflexions sur le sujet – avant même le CTP.

La question des prises de photos avec flash a toujours été ingérable pour les agents
de surveillance
.

Leur demander, comme on l’a fait jusqu’à présent, de morigéner les
flasheurs était mission impossible et inefficace. Cela n’aurait jamais dû faire partie de
leurs   tâches.   Une   interdiction   totale   a   l’avantage   de   clarifier   la   consigne,   et   de
simplifier la tâche des agents. Elle contribue donc à améliorer les conditions de
travail des surveillants et des conférenciers, ce dont nous nous réjouissons.
Toutefois, la question – difficile – des prises de photos n’est pas résolue, elle est
simplement supprimée
. Il nous semble que ce point aurait mérité un examen plus
approfondi, sur ses enjeux et ses conséquences.

Cette mesure est de circonstance : il s’agit de contenter les agents en leur donnant
l’impression   qu’on   se   soucie   d’eux   et   de   leur   confort   (en   février/mars,   période
électorale, c’est de bonne guerre), pour qu’ils acceptent sans rechigner de continuer
à travailler dans des conditions générales actuellement assez insupportables, du fait
des travaux.

Elle est destinée à faire diversion sur un problème plus gênant : le fait  que la
surpopulation des salles est due à l’exigüité du musée réduit sur 2 niveaux au lieu de
3, et notamment de la galerie Lille, qui engendre une trop forte affluence compte
tenu de l’espace disponible, trop étroit, ce qui rend les conditions de travail des
agents de surveillance très difficiles, photo ou pas photo.

Le problème des prises de photos détourne l’attention du problème de la longueur
réduite des câbles de mises à distance, bien plus nuisible à la sécurité des oeuvres
que   la   prise   de   photos,   comme   le   constatent   quotidiennement   les   agents   de
surveillance.

L’objectif principal recherché et annoncé est la meilleure « fluidité » des visiteurs, la
fin des « bouchons » : Allez, circulez, avancez, y’a du monde derrière, restez pas en
travers ! Quand les agents de surveillance doivent se faire agents de la circulation…
pour optimiser les flux et donc le nombre d’entrées.

A quand un tapis roulant ?

Que dire alors des visiteurs qui prennent des notes ou font des croquis dans des
carnets ? Va-t-on bientôt interdire la prise de note et le croquis (qui immobilisent le
visiteur devant une oeuvre plus longtemps qu’une prise de photo ?)

Il faut aussi prévoir de virer les copistes. L’expérimentation a donc selon nous été
lancée pour d’excellentes mauvaises raisons.

Sondage

Un   questionnaire   a   été   remis   auprès   des   agents   de   surveillance   :   ils   ont   été
consultés   (sur   les   résultats   attendus,   pas   sur   le   choix   des   questions).   On   leur
demande leur avis : c’est une bonne chose. Ça tombe bien : les avis exprimés
« soutiennent » la mesure.
Poursuivons donc ces consultations et sondages :
« Êtes-vous d’accord pour une augmentation de 50 € du chèque-cadeau de fin
d’année ? OUI  –  NON »
« Préférez-vous travailler dans des salles éclairées en lumière du jour ou en lumière
artificielle ? » (= conditions de travail)

Cette expérimentation se place uniquement dans une logique de fonctionnement
interne, ce qui est très utile, mais il faudrait considérer les choses aussi du point de
vue des visiteurs : le musée est bien toujours un service public
, non ?

La direction aurait pu décider de mener une enquête auprès des visiteurs ; ça se fait,
de consulter les usagers. En 3 semaines, le musée enregistre au minimum 100 000
entrées ; voilà un beau panel représentatif. Plutôt que de demander aux agents de
surveillance : « Cette interdiction est-elle comprise par le public ? », on aurait pu
demander directement au public ce qu’il en pensait
. Bah… oui, mais non.
(C’est un peu comme si l’on demandait aux policiers : « Les contrôles d’identité sont-ils bien
compris par les sans-papiers ? »)

Visiteurs iconolâtres, direction iconoclaste

Le SM’O-CGT est, comme tous les personnels, fier de la renommée mondiale du
musée. Est-il absurde de considérer la prise de photos comme un signe de la fierté
des visiteurs de se trouver dans un lieu prestigieux et mondialement célèbre comme
le musée d’Orsay, un haut lieu du patrimoine et un symbole de la culture en France
à son plus haut niveau ?

Ces photos prises par nos visiteurs venus de loin, souvent mises sur des blogs
personnels de voyages et partagées sur les réseaux sociaux, sont les ambassadeurs
de la notoriété du musée, et contribuent à sa célébrité, autant qu’un article dans la
presse.

Les familles ne photographient pas que les oeuvres ; elles photographient aussi
l’architecture, l’espace, l’ambiance de la gare qui est un monument historique : sa
fameuse horloge, sa verrière, la salle des Fêtes, le panorama parisien vu du 5e
étage, etc. Et elles se photographient elles-mêmes dans ces lieux, pour dire en les
revoyant et en les montrant : « J’y étais et c’était magnifique ».

Qui parmi nous, à l’occasion d’un voyage d’agrément dans un pays étranger, ne prend jamais aucune photo des chefs-d’oeuvre locaux ?

L’excursion marseillaise au musée Cantini d’un groupe d’agents d’Orsay n’a-t-elle
pas donné lieu à une abondante couverture photo-souvenir amateur ? Nous ne
doutons pas que l’attention des participants n’en a pas été distraite pour autant.
Dès lors, est-il légitime d’interdire aux autres ce que l’on autorise à soi-même ?
La photo-manie des visiteurs est certes parfois excessive, mais il faut la voir comme
un signe de l’enthousiasme des visiteurs pour une expérience inoubliable, donc une
pratique positive. Sommes-nous autorisés à porter des jugements de valeur sur les
comportements   de   touristes   que   le   musée   souhaite   ardemment   attirer   plus
nombreux encore ? En 1992, le MCC inaugurait la « photo-folie » : autre époque…

La modification du règlement de visite va instaurer une clause léonine : toute la
contrainte est supportée par une seule des parties (les visiteurs) tandis que l’autre (le
musée) en tire tous les avantages.
L’un de ces avantages est l’attente de vendre davantage d’albums et de cartes
postales. Cependant, on ne peut pas d’un côté demander au grand public de suivre
l’évolution constante des technologies, et de l’autre lui interdire de s’en servir, pour
protéger artificiellement des niches rentières (les plus grosses marges bénéficiaires
de la librairie sont sur les cartes postales). C’est d’ailleurs discriminant, car acheter
20   cartes   postales   revient   cher,   et   toutes   les   oeuvres   exposées   ne   sont   pas
reproduites en carte postale
.
Le plaisir de prendre soi-même des photos ne se compare pas avec l’achat d’une
reproduction. La photo est un geste personnel : on prend ce que l’on veut, sous
l’angle que l’on veut, sous une certaine lumière… C’est un peu de soi que l’on met
dans la prise de l’image, et un peu de son voyage intime que l’on met dans la boîte
.

Cette mesure d’interdiction soulève deux questions d’ordre juridique :

1 – Le musée est un lieu public, pas une propriété privée. Les visiteurs paient de
leurs deniers les acquisitions d’oeuvres (20 % des recettes de billetterie), la propriété
est donc collective. Chaque visiteur est copropriétaire des acquisitions de l’État :
l’enrichissement des collections est redevable à sa contribution (sans parler des
impôts sur le revenu). De quel droit lui interdire radicalement toute prise de vues à
usage personnel dans un monument historique qui relève du domaine public ?
C’est une mesure liberticide, qui fait encore reculer d’un cran la tolérance envers les
petites libertés élémentaires. Elle interdit désormais à un amateur d’art de conserver
l’empreinte visuelle de ses visites culturelles, à un étudiant d’illustrer son mémoire de
master, à un lycéen de personnaliser son devoir d’histoire des arts, à une famille de
se   photographier   devant   la   maquette   de   l’Opéra   ;   à   des   enfants   de   s’entre-
photographier devant l’Ours blanc de Pompon, etc.

2 – C’est une atteinte à la liberté d’expression. Une photographie, même amateur,
est définie par le code de la propriété intellectuelle comme une oeuvre de l’esprit.
L’interdiction fait obstacle à la primauté du droit à l’information, qui concerne aussi
les blogueurs reconnus pour diffuser de l’information. La Cour de justice en fait
même une valeur constitutionnelle en déclarant que cette liberté des blogs contribue
« à l’échange d’idées et d’opinions indispensable à une société démocratique ».

Le meilleur des mondes

On nous dit que tous les visiteurs sont satisfaits, à part quelques inévitables râleurs,
sans donner de chiffres ni de pourcentage ? C’est du ressenti doigt en l’air.
On   nous   affirme   qu’ils   approuvent   qu’on   les   prive   d’un   droit   élémentaire   et
comprennent que c’est pour leur bien. On soutient aussi ils ne s’aperçoivent pas que
le 5e étage est fermé et que la majorité des chefs-d’oeuvre ne sont pas là, etc. On a
vraiment des visiteurs merveilleux. Le musée devrait les embaucher !
Parmi « les raisons de ce succès » figurant au bilan, il y a « l’acceptation de la
mesure par le public ». Il est précisé qu’il « importera de ne revenir sur aucune des
raisons de ce succès. » Les visiteurs de demain n’ont qu’à bien se tenir !

Une autre des « raisons de ce succès » figurant au bilan est : « le consensus des
services sur l’utilité de la mesure – radicale – ; et il importera de ne revenir sur
aucune des raisons de ce succès. »

«    Consensus   (nom masculin) : accord unanime (absence d’opposition), pouvant
permettre de prendre une décision sans vote préalable. »
(dictionnaire Wikipédia)

«    Consensus   (nom masculin) : Procédure qui consiste à dégager un accord sans
procéder à un vote formel, ce qui évite de faire apparaître les objections et les
abstentions. »
(dictionnaire Larousse)

Sur 75 agents de surveillance ayant répondu, 71 se déclarent favorables (sur un
total   de   233).   Le   bilan   conclue   que   « les   attendus   du   projet   (cf.   note   de   Guy
Cogeval) sont tous réalisés ». Voilà un plébiscite digne des pays totalitaires.
Nous voici donc entrés dans une ère nouvelle : celle où les agents ne sont plus
seulement tenus d’obéir à des ordres conformes à la déontologie du service public
c’est une obligation de fonctionnaire – mais carrément d’adhérer consensuellement
aux   mesures   radicales.   Tous   les   agents,   sans   exception,   doivent   mettre   leurs

cerveaux en conformité avec les ordonnances de la direction, pour le présent ET pour l’avenir.

Cette nouvelle ère a un nom : le meilleur des mondes.

Aujourd’hui,   c’est   l’interdiction   totale   de   photographier.

Formidable   (ce   sont   les visiteurs qui sont visés, c’est pas nous).

Et demain ?…

Enfin, pour la direction, n’y a-t-il pas là un enjeu d’orgueil ? Réussir à Orsay, là où le
Louvre   aurait   « échoué »   –   dit-elle   –   en   2007…   par   excès   d’égards   envers   ses
visiteurs.

http://www.musee-orsay.fr

« Toutes mes recherches ont été vaines,
c’est Claude Bernard qui a raison,
le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout »

Confession de Pasteur à la fin de sa vie

Je ne peux que vous recommander l’excellent article de cette blogueuse « Isabelle de Lyon ».
Et tant que vous y êtes, les autres articles aussi.
L’article intégral en cliquant ici !


« Le destin bat les cartes,

mais c’est nous qui les jouons »


Randy Pausch

L’association « Le Monde à Travers un Regard » aide les victimes d’inceste à briser le silence qui entoure l’inceste

Des chiffres stupéfiants :

  • Plus de deux millions de personnes sont victimes d’inceste (sondage Ipsos, janv. 2009).
  • 1 fille sur 25 et 1 garçon sur 33 déclare avoir subi un viol ou un inceste ; 1 agresseur sur 2 est un ami ou une connaissance de la famille. (ODAS – Observatoire national de l’action sociale décentralisée)
  • 8 fois sur 10 l’enfant est victime d’abus sexuels répétés. (ODAS)

Pourtant « l’inceste, quand on ne connaît pas, c’est flou, les gens sont gênés, ils minimisent, ils mettent un couvercle dessus » avoue Marc. Fléau presque invisible, l’inceste se distille comme un poison, dès la plus tendre enfance, par ceux qui doivent protéger l’enfant : la famille. Ces violences sexuelles – tellement terrorisantes, sidérantes, incompréhensibles – pétrifient le psychisme et anesthésier physiquement et émotionnellement la victime.

Pour survivre, la victime oublie ces abus

Dans sa mémoire, les abus n’existent plus. Le traumatisme a été effacé. L’esprit s’est déconnecté du corps et de la réalité.

La mémoire retrouvée

« On a coulé du béton pour ne plus être submergé par ces réminiscences» raconte Antoine mais « il se fissure et les souvenirs resurgissent brutalement » ajoute-t-il. 10 ans, 20 ans, 30 ans se sont écoulés et le temps du déni s’achève pour certains. La mémoire est retrouvée. « On se demande si on n’est pas fou. Les souvenirs reviennent par flash et c’est fulgurant » explique Antoine. Il faut trouver la force de parler et d’affronter son agresseur.

Briser le silence qui entoure l’inceste

Parler c’est briser le silence qui entoure l’inceste, alors que le silence en est son socle et son terreau. Révéler un inceste s’accompagne de souffrances, de doutes, de honte mais qui seront salutaires pour la victime. Certaines familles prennent de la distance avec l’agressé et préfèrent lui tourner le dos car la vérité est difficile à entendre. Pourtant, parler assainit, sur le long terme, la famille et les générations futures, chassant les effets toxiques du non-dit et du secret qui empoisonnent la famille sur plusieurs générations.

Franchir ces étapes psychologiques prend des années. La plainte ne peut se faire que si la victime sort de son état dissociatif c’est-à-dire lorsqu’elle ne sera plus déconnectée de la réalité. Mais si la victime ose parler de son agression sans prendre de nombreuses précautions, dès lors que l’acte est prescrit, l’agresseur a le droit, lui, de porter plainte pour diffamation !

Si la prohibition de l’inceste est présente dans la quasi-totalité des cultures, elle n’en demeure pas moins un sujet tabou. L’inceste touche tous les pays, toutes les populations, tous les milieux sociaux, tous les sexes. Il touche l’humanité dans sa globalité et l’humain dans ce qu’il a de plus intime.

Ecoutons les victimes, décodons les messages qui expriment leur souffrance, leurs histoires tragiques pour qu’elles ne soient plus soumises à la loi du silence et/ou à la croyance que tout ce qui arrive est « normal », « de leur faute » ou « pour leur bien ».

Les objectifs de l’association  « Le Monde à Travers un Regard » :

  • Former et informer le grand public et les professionnels concernés sur la prévention de l’inceste et de la pédophilie, la prise en charge des victimes et les conséquences de l’inceste et de la pédophilie,
  • Représenter la parole des victimes auprès des institutions et des professionnels concernés,
  • Défendre l’égalité hommes/femmes face aux abus sexuels et leurs conséquences,
  • Impliquer les élus, les citoyens, les professionnels, les entreprises, les victimes sur l’information des abus sexuels et leurs conséquences,
  • Proposer, engager ou participer à des actions de recherches concernant l’inceste et la pédocriminalité,
  • et mettre en place des lieux d’écoute et des groupes de parole en faveur des victimes.

L’agenda :

11 septembre 2010 : ouverture d’un groupe de parole pour les proches et les victimes d’inceste à La Flèche dans la Sarthe

18 septembre 2010 : ouverture d’un groupe de parole pour les proches et les victimes d’inceste à Versailles

25 septembre 2010 : ouverture d’un groupe de parole pour les proches et les victimes d’inceste à Vanves

14 octobre 2010 : Conférence sur l’inceste à Laval en partenariat avec l’association.

20 novembre 2010 : journée mondiale de l’enfance

Janvier 2011 : ouverture d’un groupe de parole pour les proches et les victimes d’inceste à Chateauroux dans l’Indre.

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Qu’en pensez-vous ?

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Sacrée responsabilité.

En effet, selon une étude de la Drees, publiée en 2007 et citée en préambule par les trois auteurs de ce volet de l’enquête, les « troubles mentaux » seraient la première cause de morbidité et de recours aux généralistes pour les populations adultes.

Et pour répondre aux besoins et aux demandes de ces patients, les médecins généralistes restent encore aujourd’hui peu formés durant leur cursus.

En outre, seule la souffrance psychique de l’adolescent a, à ce jour, fait l’objet de recommandations.

A travers l’analyse de consultations ayant pour objet le traitement de cette souffrance psychique, d’échanges de courriers entre médecins traitants et confrères des urgences psychiatriques, ainsi que de prises de paroles durant des séances de FMC, trois sociologues, Claudie Haxaire, Philippe Genest et Philippe Bail, ont mis en lumière les difficultés que rencontrent les généralistes pour faire face à cette réalité psychosociale.

Première d’entre elles, la pose du diagnostic.

Car si les praticiens « ressentent » la souffrance de leurs patients, ils ne disposent pas des outils pour véritablement la classifier.

Chacun développe donc une forme de « recette » propre, plutôt qu’un véritable savoir.

L’attitude la plus répandue chez les généralistes relevée par les sociologues ? L’écoute empathique. La plus difficile également, puisque c’est l’histoire de la vie du patient qu’ils vont ainsi recevoir – échecs, doutes, insatisfaction – qui les renvoie aussi à leur propre souffrance.

L’arsenal des réponses possibles est connu : prescription de médicaments; arrêt de travail; envoi chez le psy et enfin, enfin hospitalisation.

Cette dernière solution relève les auteurs, « vaut comme dernier recours. Dans la pratique courante, les médecins tentent de se faire aider par les spécialises de la santé mentale ». Avec dans ce cas, un grief récurrent : les délais d’obtention de rendez-vous et l’absence de retour de la part de leurs confrères.

Au total, selon les sociologues, le généraliste va donc essayer de gérer lui-même au mieux l’état de son patient en prenant en compte les éléments de sa vie (familiale, sociale, professionnelle), dont il dispose.

« Mais il ne peut que repousser les problèmes (…) conscient de ne rien pouvoir résoudre ».

Avec, présent à l’esprit, l’impératif constant de l’évaluation du degré de risque suicidaire de son patient.

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Un grand merci 🙂

 » J’ai eu tout de suite un sentiment d’apaisement, le fait de se confier à quelqu’un en sachant qu’il n’y aura aucune conséquence négative, cette personne ne nous juge pas et on peut parler en vérité (chose que l’on ne peut pas se permettre de faire dans la vie courante, y a trop d’enjeu..).

Au fil des séances, mon état intérieur s’est nettement amélioré et j’ai pu comprendre aussi pourquoi j’allais mal, j’ai pu mettre des mots sur mes angoisses, mes difficultés…

Aujourd’hui, je continue à voir un psy, ça m’aide à me construire et à me débarrasser de mes vieux démons de ma petite enfance. Bientôt, je n’en aurais plus besoin et je pourrais vivre ma vie de femme enfin libérée! « 

Aurore

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