Un ado de 13 ans sauve ses camarades d’un accident de bus. En feriez-vous autant ?
Jeremy Wuitschick n’a que 13 ans mais il a déjà de (très) bons réflexes.
18 avril 2012
17 avril 2012
Dans toute rencontre amoureuse, il faut apprendre à compter jusqu’à trois : toi, moi et notre relation.
Celle-ci est-elle épanouissante ou “enfermante” ?
Peut-on lui insuffler davantage de liberté et d’originalité ?
Les couples doivent inventer de nouvelles voies pour faire vivre leur amour et perpétuer le désir : une communication plus authentique, un mode de vie qui leur ressemble…
Comment y parvenir ?
Le nouveau livre de Sophie Cadalen, « Inventer son couple : préserver le désir au quotidien » (Editions Eyrolles), propose des solutions issues de sa pratique psychanalytique.
Il n’existe pas de recettes à l’usage de tous, de méthodes infaillibles pour séduire, réussir sa vie à deux et faire durer son couple… Car le moteur principal de l’amour est l’inconscient.
Il œuvre malgré nous, nous enfermant parfois dans des incompréhensions mutuelles ou au contraire, nous entraînant vers les plus hauts sommets.
Ce livre nous révèle comment il opère en nous poussant à reproduire les erreurs que nous nous étions pourtant promis d’éviter.
Il nous aide à entrevoir ce qui nous conditionne : préjugés, carcans moraux, héritages parentaux…
Il nous invite à écouter et suivre notre désir qui s’exprime au-delà de ces déterminismes, à nous ouvrir à l’inconnu, à la rencontre vraie avec l’autre, pour vivre des relations libérées et épanouies.
Pourquoi la plupart d’entre nous sommes-nous limités par la référence au couple parental ?
Par fidélité inconsciente, on ose rarement prétendre à beaucoup plus de bonheur que celui que l’on a vu chez ses parents. Demandez à n’importe qui le salaire qu’il rêverait d’avoir. Tout le monde vous dira : « Deux fois mon salaire actuel », voire : « Une fois et demie. » Peu vous répondront : « 10 millions d’euros. »
En amour, c’est la même chose : on n’ose pas tendre vers le bonheur maximal imaginable.
On plafonne ses ambitions en référence à son monde à soi, à son histoire, à celle de ses proches.
Table des matières
Préface ………………………………………………………………………………. 1
Chapitre 1 – Qu’est-ce qui motive notre quête ?… 7
La fameuse « moitié » : un fantasme impossible ………………………. 8
L’aventure d’aimer ……………………………………………………………. 11
Chapitre 2 – Ce qui incite et freine la rencontre… 17
Qu’a-t-il pensé de moi ?…………………………………………………….. 21
Que montrer de moi ? Une question inutile …………………………….. 25
Comment aborder la rencontre ? …………………………………………. 30
À chaque rencontre, on est un nouveau-né de l’amour ……………… 35
Chapitre 3 – Le choix ……………………………………………….. 37
Les mystères de l’attirance ………………………………………………….. 38
Les impasses du choix : la dictature d’un signifiant …………………… 41
Le « bon » choix : la « bonne » personne ?…………………………….. 44
Besoin, demande, désir : ne pas confondre ! ………………………….. 49
Comment construire une « bonne relation » ? …………………………. 56
Chapitre 4 – L’amour… toujours ?…………………………… 61
Un rêve de permanence …………………………………………………….. 61
La réalité : le contraire de cet « idéal »………………………………….. 66
Le « nouage » d’un couple …………………………………………………. 69
Deux sexes, trois définitions………………………………………………… 76
Chapitre 5 – Le miroir des autres, de l’autre……… 81
Les autres, du côté du conscient …………………………………………… 82
Le grand Autre, dans l’inconscient………………………………………… 87
Une structure à trois instances……………………………………………… 93
Quand le grand Autre se mêle de l’autre et moi ………………………. 102
Ne pas faire de l’autre un miroir………………………………………….. 106
Chapitre 6 – Les liens du couple …………………………….. 115
Le couple aliénant…………………………………………………………….. 115
Liens symboliques, imaginaires et inconscients ………………………… 117
Le nœud tragique : Bérénice……………………………………………….. 122
Le mariage, un lien « sacré » ? ……………………………………………. 128
Chapitre 7 – L’échec …………………………………………………. 135
Qu’est-ce que l’échec ? ……………………………………………………… 135
L’échec : un symptôme pour ne pas « bouger »……………………….. 138
La psychanalyse face à l’échec amoureux………………………………. 145
Le couple face à l’échec : les symptômes du quotidien ………………. 150
Refuser le désir : une autre source de l’échec ………………………….. 159
Chapitre 8 – Fantasme et sexualité ………………………. 163
Le fantasme conscient : pas grave… et même très bien ! ……………. 163
Le fantasme inconscient : les routes de l’impossible…………………… 164
Faut-il ou non vivre son fantasme conscient ? ………………………….. 167
Les fantasmes, l’autre et moi ……………………………………………….. 171
L’autre et moi : une sexualité sans contrainte…………………………… 180
Chapitre 9 – Et la liberté, dans tout ça ?…………… 187
La liberté dans le nœud borroméen………………………………………. 188
La liberté dans l’inconscient ………………………………………………… 190
La liberté entre l’autre et moi ………………………………………………. 193
À chacun « sa » liberté ……………………………………………………… 197
La liberté n’est pas extérieure au couple ………………………………… 203
L’infidélité : quelques a priori à gommer………………………………… 205
La fidélité n’a pas d’œillères ……………………………………………….. 210
L’infidélité dans la fidélité …………………………………………………… 213
L’amour hors les murs ……………………………………………………….. 217
Chapitre 10 – La vie « incidente » : le travail,
la famille……………………………………………… 219
Le travail ………………………………………………………………………… 219
La famille ……………………………………………………………………….. 230
Quand le cercle de famille s’agrandit……………………………………. 234
Chapitre 11 – L’amour, sans mode d’emploi ……………. 239
Les épreuves de la vie ……………………………………………………….. 247
Le courage de s’impliquer ………………………………………………….. 253
L’autre et moi, une histoire en devenir …………………………………… 256
Conclusion ………………………………………………………………………….. 261
10 avril 2012
Accouchements: les femmes sont très loin de participer assez aux décisions médicales
Lors de leur accouchement, les femmes ne sont pas suffisamment informées des raisons et des conséquences du déclenchement ou de l’accélération du travail, selon une enquête du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), mené sur internet, auprès de 4 400 femmes.
Un tiers des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 36% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement
, indique le Ciane.
Pour un certain nombre d’entre elles, non seulement on ne leur demande pas leur consentement mais elles ne sont même pas informées du déclenchement avant sa réalisation.
En ce qui concerne l’accélération du travail, l’analyse permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés. Cependant même celles qui ont été informées de l’administration d’ocytocine n’ont pas, et de loin, toujours pu exprimer leur accord: 55% d’entre elles disent que l’on n’a pas demandé leur consentement.
L’enquête montre aussi que les accouchements déclenchés sont associés à une augmentation significative des autres interventions : taux de césarienne multiplié par 2,4 ; 30% d’épisiotomie en plus, 50% de forceps/ ventouse/ spatules en plus.
Et, tant le déclenchement que l’administration d’ocytocine sont associés à une dégradation de la manière dont les femmes vivent leur accouchement : les femmes ayant subi l’une ou l’autre de ces interventions sont pratiquement deux fois plus nombreuses que les autres à dire qu’elles ont plutôt mal ou très mal vécu leur accouchement (environ 30% / 15%).
Pour le Ciane, il serait nécessaire d’étudier les raisons qui poussent au déclenchement des accouchements, des études passées ayant conclu à l’importance des pratiques de déclenchement contraires aux données de la science. Il est possible que cette procédure permette d’éviter certaines césariennes, commente le collectif, mais dans d’autres cas elle induit probablement des interventions inutiles.
Enfin le Ciane estime que des actions doivent être entreprises sans délai pour qu’une information convenable, conforme a minima aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) sur le déclenchement et à celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français sur le dépassement de terme, soit délivrée aux femmes et pour qu’un véritable dialogue puisse se nouer entre professionnels et parturientes permettant à ces dernières de participer aux décisions de soin qui les concernent.
Le sujet du déclenchement ou de l’accélération du travail a récemment été mis sur le devant de la scène, mentionne le Ciane, par la publication d’un article dans le British Medical Journal Open d’une équipe de l’Inserm montrant un lien entre accélération du travail et hémorragie post-partum.
Références: Psychomédia.qc.ca, Ciane, HAS
3 avril 2012
Les salariés de Publicis sommés de soutenir leur patron
Quelques jours après la révélation par La Tribune – et la polémique – sur le bonus de 16 millions d’euros promis par Publicis à son président du directoire, Maurice Lévy, les responsables de l’agence sont passés à l’offensive. Ainsi, rapporte Rue89, les managers du groupe de communication ont demandé aux salariés de signer une pétition pour soutenir M. Lévy et justifier sa rémunération.
Citant le témoignage d’un employé dont le prénom a été modifié, le site raconte le « drôle de ballet » qui s’est joué, fin mars, dans les bureaux du groupe. « Tout le monde est convoqué dans les bureaux, par groupe client, deux par deux, ou individuellement », explique cet employé. Une fois son tour venu, il se voit expliquer par son responsable : « Publicis en est là grâce à ‘Maurice’, que ce n’est pas un profiteur mais un vrai entrepreneur, que sa rémunération n’est que justice, que la polémique actuelle n’a pas lieu d’être. »
Arthur Sadoun, qui dirige Publicis France et Publicis Conseil, a démenti l’existence d’une « pétition ». Il a toutefois souligné l’existence d’« un mouvement de sympathie spontané et assez profond » des salariés envers M. Lévy, affirmant que ce dernier « a reçu des e-mails de soutien de l’interne et des CE ».
De son côté, la CGT Info-Com’ a fait état, ce lundi, de plusieurs plaintes : « Nous avons écho de pressions sur certains salariés afin qu’ils signent une ‘pétition’ ou un texte de soutien au PDG et son bonus. Une curieuse démarche pour tenter de justifier l’injustifiable, alors que les salariés ne bénéficient plus d’augmentation collective depuis plusieurs années. »
Quoi qu’il en soit, les salariés interrogés par Rue89 dénoncent « une ambiance malsaine« et n’hésitent pas à parler d’une « chasse aux salariés« qui n’ont pas signé.
-> Références: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr, http://lauer.blog.lemonde.fr/2012/03/27/maurice-levy-hyper-bien-paye/, Rue89, La Tribune
(Maurice Lévy, hyper bien payé !
En publicité, on appelle cela la «promesse de marque». C’est-à-dire le bénéfice d’un produit suggéré aux acheteurs par la réclame. Voilà plusieurs mois que Maurice Lévy, l’indéboulonnable patron de Publicis, cherche à convaincre que l’ère des rémunérations astronomiques des PDG est révolue. Il en a fait sa promesse de marque personnelle.
En 2011, Maurice Lévy, a ainsi pris l’initiative d’une pétition signée par des grands patrons pour payer plus d’impôts, après avoir publié dans Le Monde une tribune sur le sujet. Trois mois plus tard, il annonçait qu’il renonçait en 2012 à son salaire fixe (de 900 000 euros).
Quoi de plus normal ? Maurice Lévy est président de l’AFEP, l’Association regroupant les grandes entreprises françaises, qui, chaque année, édite un code de bonne conduite sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants. L’exemple doit venir d’en haut.
Mais la promesse de marque risque d’être légèrement écornée à la lecture du document de référence 2011 de Publicis. On y apprend que le patron va toucher cette année 16 millions d’euros. «Il ne s’agit ni d’un parachute doré, ni d’une indemnité de départ mais d’une rémunération différée», s’excuse presque le groupe de cet effet boule-de-neige.
Ce jackpot a en effet été cumulé de 2003 à 2011. Il était conditionné à plusieurs objectifs financiers, qui ont tous été atteints. Et il fallait en outre que M.Lévy, 70 ans, exerce toujours sa fonction de président du directoire au 31 décembre 2011.
Voilà pour le passé. Concernant le futur, bien que Maurice Lévy ait renoncé à son salaire fixe, ses fins de mois ne devraient pas être trop difficiles. Car le plafond de sa rémunération variable va exploser dans le même temps, passant de 2,7 millions à 5 millions d’euros. Ce relèvement substantiel aurait bien justifié quelques précisions sur les objectifs à atteindre. Or le document de référence est assez avare de chiffres et ne parle que de croissance organique du chiffre d’affaires (combien ?), de taux de résultat net (de quel montant ?) et d’évolution du bénéfice net par action, comparée à celle des principaux concurrents de Publicis (à quelle hauteur ?).
Enfin, s’ajoutent deux critères qualitatifs, qui ne mangent pas de pain. L’un porte sur «le développement du Groupe dans le numérique», l’autre sur «la préparation du management futur». Un critère qui peut faire sourire la cohorte de numéros deux, qui piaffent depuis des années en attendant que Maurice Lévy, patron de Publicis depuis 24 ans et qui vient de se faire octroyer la possibilité rester encore cinq ans à son poste, lâche la main. Last, but not least, Maurice Lévy peut prétendre à une indemnité de 5,4 millions d’euros au titre d’une clause de non-concurrence le jour où il quittera Publicis, à… 75 ans.
Publicis est une belle entreprise, dont Maurice Lévy a contribué au succès, c’est un fait indéniable. A combien évaluer cette réussite ? C’est toute la question. «Je veux “hypermériter” ma rétribution, quelle qu’elle soit», disait Maurice Lévy au Monde, en décembre 2011. Hyper: préfixe d’origine grecque signifiant au-dessus et indiquant un excès.)
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2 avril 2012
Par Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)
Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l’efficacité et de l’innocuité de ses méthodes amaigrissantes. Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le « régime Dukan ».
Les études scientifiques démontrant l’inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ?
Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l’estime de soi ?
Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l’état des connaissances en ce qui concerne l’efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ?
Ce ne sont là que les avis d’esprits chagrins, qui n’auraient rien compris au « régime Dukan ».
Silence assourdissant de la part des autorités médicales…
La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique. Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical. Il nous semble donc que c’est peu demander d’exiger des autorités médicales qu’elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d’approbation ?
Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l’hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c’est l’évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.
Les connaissances en matière de génétique et d’épigénétique de l’obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l’immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.
L’obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte. Ajoutons à cela la nécessité impérative d’apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.
En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l’intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.
Référence: Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)
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30 mars 2012
Connaissez-vous ces 10 clés pour mieux dormir naturellement ? |
Que faire quand le sommeil nous fuit ?
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24 mars 2012
(édito écrit début 2011)
Bernard Accoyer a-t’il déjà fait une psychothérapie ?
On peut en douter, à lire la loi encadrant l’usage du titre de psychothérapeute que le président de l’Assemblée nationale a voulue et qui sera appliquée dans les semaines à venir. Son but semblait tout à fait louable : mieux organiser la planète psy et protéger les patients.
A l’arrivée, après sept ans d’hésitations et de controverses, cette loi va réussir le tour de force de rendre le titre de psychothérapeute encore plus flou qu’auparavant, et de réunir presque toute la profession contre elle.
Que faut-il pour être un « bon psychothérapeute » ?
L’ensemble des professionnels s’accorde à dire qu’il faut avoir fait des études théoriques solides de psychopathologie, un travail thérapeutique personnel, accepter une forme de supervision par un autre psy expérimenté, signer un code de déontologie, faire partie d’une association de pairs …. et avoir des qualités humaines requises (vaste débat).
Avec cette loi, seront « psychothérapeutes » les psychiatres, sans aucune obligation de travail personnel ou de supervision, ce qui ne manquera pas de médicaliser la souffrance psychique.
Mieux : les psychologues, qui eux aussi ont fait des études essentiellement théoriques, pourront exercer la psychothérapie …. mais n’auront pas le droit au titre de psychothérapeute.
Les actuels psychanalystes et psychothérapeutes (depuis plus de cinq ans) pourront prétendre au titre de psychothérapeute, mais devront être approuvés par des commissions régionales.
S’ils ne sont pas acceptés, ils pourront rejoindre les futurs candidats psychothérapeutes et suivre quantre cents heures de formation théorique et un stage dans des organismes à définir, ou bien encore s’intituler « psychopraticiens ».
J’espère que vous y comprenez quelque chose, car j’ai moi un peu de mal à m’y retrouver pour faire cet édito.
Comme à tous ceux qui travaillent à Psychologies, on me demande souvent quel psy choisir ?
Quelle méthode ?
Combien de temps cela va-t’il durer et coûter ?
Et, surtout, comment trouver le « bon psy » ?
Question difficile tant la relation thérapeutique est subjective, en partie inconsciente, complexe.
Chacun d’entre nous, au moment où il démarre une thérapie – je suis passé par là – est en fragilité, voire en souffrance, et à besoin d’humanité. Quoi de plus sécurisant qu’un psychothérapeute qui a connu ce même travail, cet état émotionnel, et qui a résolu sa propre équation personnelle ?
On l’aura compris, s’il y a de mauvais psys, comme de mauvais médecins, cette loi ne règle rien. Parce qu’elle privilégie la connaissance au détriment de l’expérience. Parce que je crois que c’est aux professionnels de s’organiser : on sait où mène la psychiatrie d’Etat.
Enfin, parce que le choix d’un psy est infiniment complexe !
Obsédé par le principe de précaution, notre monde moderne veut tout encadrer.
A Psychologies, nous préférons informer le patient potentiel, afin qu’il se présente à sa première séance en adulte responsable.
Et, surtout, qu’il fasse confiance à son intuition, à son droit de se tromper et de changer de psy. Les meilleurs d’entre eux se distinguent, moins par leur diplôme que par quelque chose d’un peu génial, intuitif, presque sorcier qui nous donne envie de continuer pour savoir pourquoi nous sommes attirés ou troublés.
Référence: édito écrit début 2011, de Arnaud de Saint Simon (Psychologies n° 308, 25 mai 2011)
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18 mars 2012
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14 mars 2012
« Je n’ai pu mettre que récemment des mots sur ce que je considérais comme un manque de volonté, un vice, explique Véro. Je me suis mise à manger, ou plutôt à me remplir, pour me punir, parce que je n’étais pas digne d’être aimée, j’étais nulle. Tous les matins, je suis au régime et tous les soirs, je me soûle de nourriture. Chaque chagrin, chaque contrariété, chaque douleur sont synonymes d’excès. »
Les témoignages comme celui-ci, j’en reçois une dizaine par mois, via ce blog.
Se réfugier dans la nourriture.
L’hyperphagie boulimique (binge eating disorder) consiste à manger de manière compulsive, bien trop rapidement, sans avoir faim et, la plupart du temps, en cachette.
Les quantités ingurgitées dépassent de beaucoup le seuil de satiété, avec une sensation inconfortable d’un ventre près d’éclater. L’hyperphagie fait partie des troubles du comportement alimentaire (TCA) répertoriés.
A la différence du boulimique, l’hyperphage ne cherche pas ensuite à éliminer ce qu’il a englouti, par des vomissements, du sport intensif ou la prise de laxatifs. Inévitablement, on grossit, parfois jusqu’à l’obésité.
Un sentiment de culpabilité, une grande déprime et surtout une détresse terrible s’instaurent. Un cercle vicieux s’installe.
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12 mars 2012
Le nombre de suicides a nettement augmenté l’an dernier au Japon après le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars les côtes nord-est de l’archipel, annonce le gouvernement japonais.
Cette hausse de plus de 20 % du nombre de suicides enregistré en un mois est probablement due au moins en partie à l’anxiété qui s’est emparée de la société japonaise dans les semaines suivant cette catastrophe, estime un responsable.

En mai 2011, 3 375 personnes se sont donné la mort, soit plus d’un dixième du total annuel et plus de 20 % par rapport au même mois de l’année précédente. Selon les statistiques de la police et du gouvernement, le nombre de suicides a atteint 30 651 en 2011. « Un sentiment d’anxiété s’est diffusé au sein de toute la société japonaise après la catastrophe et nous soupçonnons cela d’avoir été un facteur aggravant », a déclaré un responsable du gouvernement. Il a ajouté que le nombre de suicides a été particulièrement élevé parmi les hommes de 30 ans.
Le séisme et le tsunami, qui ont fait 19 000 morts et provoqué la plus grave catastrophe nucléaire depuis 1986, ont eu des conséquences majeures sur l’économie japonaise avec notamment une flambée de faillites.
Le Japon a l’un des taux de suicide les plus élevés du monde, selon l’OCDE.
Référence: lemonde.fr, vue de la carcasse de la mairie de Minamisanriku, dans la province de Miyagi, le 11 février 2012.AFP/KAZUHIRO NOGI
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3 mars 2012

ites le mot « ostéopathe » dans une conversation et vous aurez, à n’en pas douter, une histoire de guérison inespérée.
Un mal de dos qui enfin disparaît, des maux de tête chroniques qui s’évaporent, des régurgitations qui n’empoisonnent plus le quotidien d’un nourrisson, etc. Forcément impressionné, vous prendrez l’adresse de ce « rebouteux » des temps modernes sans savoir s’il s’agit d’un médecin-ostéopathe, d’un kinésithérapeute-ostéopathe ou d’un « ni-ni » c’est-à-dire ni médecin ni kiné, mais ostéopathe « exclusif », ces derniers étant les plus nombreux.
Bien qu’elle ne soit pas remboursée par la Sécurité sociale, l’ostéopathie, thérapeutique manuelle classée dans les médecines alternatives, connaît depuis une vingtaine d’années un engouement croissant. De plus en plus de complémentaires santé proposent une prise en charge partielle des séances d’ostéopathie qui consistent à corriger des dysfonctionnements localisés en « rééquilibrant » le corps.
Pour tenter de faire le ménage dans le grand bazar de cette profession, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits de malades a reconnu officiellement le « titre » d’ostéopathe. « Cela a été un pas énorme, nous sommes désormais présents dans le paysage de la santé », se félicite Jacques Weischenck, directeur du Collège ostéopathique Sutherland. Après moult tergiversations, les décrets d’application, réglementant les modalités d’agréments des établissements, les conditions d’exercice et les actes autorisés, sont finalement parus en mars 2007. D’ici à cet été, les préfectures devront arrêter la liste des professionnels pouvant user du titre d’ostéopathe. D’ores et déjà, le nombre d’écoles habilitées à enseigner cette discipline a fondu comme neige au soleil : elles ne sont plus qu’une petite vingtaine contre plus de 80 avant les décrets. « Ces agréments vont assainir la profession et donner une garantie au public », résume M. Weischenck. Bref, limiter le charlatanisme.
Surtout, les décrets limitent les gestes des ostéopathes. Désormais les techniques internes (manipulations gynéco-obstétricales et touchers pelviens) leur sont interdites. De plus, les manipulations chez le nourrisson de moins de 6 mois et celles du rachis cervical ne peuvent être pratiquées que si le patient dispose d’un « certificat de non-contre-indication médicale » établi par son médecin traitant. Ces nouvelles dispositions ne satisfont personne : ni le monde médical qui aurait voulu que tout recours à l’ostéopathie passe d’abord par une prescription médicale ni les ostéopathes non médecins qui voient dans ce « saucissonnage » une remise en cause du concept de « globalité » du patient, cher à l’ostéopathie.
Comme à chaque fois qu’il s’agit de réglementer une thérapeutique alternative, l’Académie nationale de médecine et l’Ordre des médecins ont bataillé pour limiter le champ d’action de l’ostéopathie. « Cette méthode manuelle s’appuie sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique », fait valoir l’Académie. Les opposants les plus farouches parlent « d’imposition des mains » et de « doctrine ésotérique ».
« Il existe un certain accord pour reconnaître l’intérêt de l’ostéopathie dans les lombalgies chroniques, pour le reste nous n’avons pas de preuves », explique Charles-Joël Menkès, professeur émérite de rhumatologie.
MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE
Cette faiblesse des preuves n’empêche pas les Français de consulter et, pour beaucoup, d’y trouver leur compte.
Son succès serait dû au temps pris pour l’écoute du patient et à la dimension « douce et naturelle » des soins prodigués.« Les gens viennent nous voir parce qu’ils en ont marre de prendre des anti-inflammatoires qui leur bousillent le ventre », cite, en exemple, Dominique Blanc, président de l’Union fédérale des ostéopathes de France (UFOF). « Avant, les ostéopathes étaient consultés uniquement pour des problèmes articulaires, désormais les rendez-vous concernent aussi la migraine, les troubles digestifs… », assure M. Weischenck. « Nous récupérons souvent des échecs thérapeutiques, constate le docteur Christian Caldagues, président de la Société française d’ostéopathie (SFO), mais aussi les torticolis et autres lumbagos au lendemain d’un déménagement, d’un week-end de jardinage, de sport ou de bricolage. »
Thierry Picarel, ostéopathe « exclusif » parle d’une médecine « complémentaire ». « Il s’agit simplement d’un regard différent porté sur la prise en charge des douleurs qui empoisonnent la vie quotidienne ».
Références
Origines : l’ostéopathie a été inventée par l’Américain Andrew Still en 1874. Présente dans plusieurs pays (Etats-Unis, Suisse, Grande-Bretagne), elle s’est développée en France depuis les années 1970. Technique manuelle à visée curative et préventive, l’ostéopathie part du principe que tout est lié dans l’organisme.
Effectifs : 1 194 médecins ostéopathes sont inscrits au tableau de l’ordre. Aucun chiffre officiel ne recense, pour l’heure, les non-médecins. Ils seraient plus de 6 000.
Formation : les médecins sont titulaires d’un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle et d’ostéopathie reconnu depuis 1996. Les non-médecins sont formés dans des écoles privées. Accessibles après le bac, elles recrutent notamment, depuis le début des années 2000, parmi les « recalés » de la première année de médecine. Les décrets imposent un minimum de 2 660 heures ou trois ans d’enseignement (1 250 heures pour ceux qui sont déjà kinés) pour obtenir le diplôme d’ostéopathe.
Champ d’intervention : il peut être « structurel » (colonne vertébrale et articulations), « viscéral et crânien » (pour les troubles fonctionnels tels que les problèmes de transit intestinal).
A lire : L’Ostéopathie, de François Le Corre et Serge Toffaloni, Que sais-je ? PUF. (cliquez sur le lien pour en savoir plus)
Rapport du 10 janvier 2006 de l’Académie nationale de médecine sur l’ostéopathie et la chiropraxie disponible en ligne (www.academie-médecine. fr).
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24 février 2012
Enquête après enquête, et quelle que soit la région, la rengaine est la même : une proportion importante de médecins font de la discrimination envers les patients bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU).
Face à l’inertie des pouvoirs publics, ces chiffres ne devraient pas changer à l’avenir.
C’est la loi : aucun médecin ne peut refuser un patient au prétexte qu’il est bénéficiaire de la couverture maladie universelle (CMU).
Manifestement, 10 ans après l’instauration du dispositif, cette règle simple n’a pas encore été intégrée par les professionnels de santé.
Plus d’un quart d’entre eux dérogent sans complexe à leur obligation, comme en témoigne le rapport de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES) publié hier, 1er juillet. Encore l’enquête, réalisée à Paris en 2008 sur la base d’un « testing » (1), ne tient-elle pas compte des refus « déguisés ». Par exemple au motif d’un manque de place, dont il n’est plus question 5 minutes plus tard pour un patient « normal ». Les chiffres réels sont donc probablement nettement plus élevés.
Des différences importantes en fonction des médecins ont été relevées. Les radiologues sont les plus vertueux, puisque « seulement » 5,2 % ont refusé les personnes bénéficiaires de la CMU. Les généralistes et ophtalmologistes de secteur 1, c’est-à-dire pratiquant les tarifs de l’assurance maladie, arrivent ensuite, avec environ 10 % de refus de soins. Ce qui est déjà considérable.
À l’autre bout de l’échelle, avec 30 % minimum de refus : les gynécologues, ophtalmologues et généralistes de secteur 2, qui pratiquent habituellement des dépassements d’honoraires (2).
C’est précisément cette caractéristique qui semble expliquer le mieux les refus : prendre un patient en CMU suppose de facturer les consultations et les actes au tarif conventionnel de la Sécurité sociale, et de faire automatiquement le tiers-payant.
C’est donc un manque à gagner pour les médecins à honoraires libres, et, parfois, du temps perdu pour ceux qui ne sont pas équipés du lecteur de carte Vitale, puisqu’il faut remplir les papiers.
Même si elle est massive, cette discrimination, contraire à l’éthique médicale, est peu punie par le Conseil de l’Ordre des médecins.
C’est pourquoi la loi Hôpital patients santé territoires (HPST), récemment votée, précise les modalités de recours pour les patients. Mais c’est toujours la voie ordinale qui est privilégiée. Et la possibilité de considérer le « testing » comme une preuve de discrimination, pourtant présente dans le projet de loi, a été gommée du texte final. Il y a donc fort à parier que les prochaines enquêtes mettent en évidence des taux de refus de soins identiques, voire supérieurs.
1. Des acteurs ont sollicité au téléphone un rendez-vous en se faisant passer pour des bénéficiaires de la CMU.
2. Ces chiffres confirment l’enquête de plusieurs associations de patients montrant que les spécialistes de secteur 2 parisiens refusent massivement les patients en CMU.
Références: quechoisir.org, Anne-Sophie Stamane, IRDES, HPST, serment d’Hyppocrate
21 février 2012
Faites du sport pour lutter contre votre cancer…
J’avais besoin d’un exutoire à ma colère », c’est ainsi que Nadège, qui veut rester anonyme, décrit les cours de karaté. Elle les a démarrés quand elle a appris qu’elle avait un cancer du sein en 2010. « Ce sport a été une révélation. Cela m’a permis de prendre l’initiative, d’être actrice de ma santé, plutôt que d’être spectatrice du ballet des soignants. Après le traitement, on a l’impression d’être abandonné, explique cette jeune femme de 37 ans, le fait de pouvoir crier, de faire le fameux kiai (« le cri de combat qui précède ou accompagne l’application d’une technique ») soulage. »
Le sport est utile en termes de prévention du cancer, mais aussi en cours de traitement.
Une note de l’Institut national du cancer (INCa), publiée le 14 février, dresse l’état des connaissances actuelles. Elle indique que l’activité physique est associée à une diminution de 25 % à 30 % de survenue des cancers du sein (surtout après la ménopause), du cancer du côlon et de l’endomètre. Des publications mentionnent l’effet protecteur de l’activité physique pour d’autres cancers (poumon, pancréas, prostate, ovaire), mais « les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions », précise l’INCa.
Une conférence s’est tenue sur ce sujet le 1er février, à Paris, lors du 7e Forum francophone de cancérologie, organisée par l’association Cancer, arts martiaux et information (CAMI), créée en 2000 par le docteur Thierry Bouillet, cancérologue au CHU Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté.
Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic du cancer est démontré par de nombreuses études en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, avec une réduction du risque de mortalité et de récidive.
« La pratique d’une activité modérée trois heures par semaine ou d’une activité intense de trois fois vingt minutes par semaine diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée », souligne le docteur Thierry Bouillet.
« Les études montrent un « effet dose » : plus on fait de sport, mieux c’est. Souvent, les personnes qui pratiquent une activité sportive ont une alimentation plus saine, fument moins, etc. Ce sont autant de facteurs protecteurs contre la maladie », explique le professeur Martine Duclos, chef du service médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand. « Pendant longtemps, on a dit au patient, « reposez-vous » ; or, le fait de pratiquer une activité physique permet de lutter contre la fatigue« , constate le professeur Michel Pavic, de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon. Un symptôme qui affecte environ 80 % des patients tout au long de la maladie.
Au-delà des effets prouvés sur la maladie, « la pratique d’un sport amoindrit les symptômes dépressifs, améliore l’image corporelle, permet d’avoir accès, dans la panoplie des traitements, à quelque chose de plaisant, cela peut aussi être rassurant pour les proches en renvoyant une image de normalité« , souligne Sarah Dauchy, psycho-oncologue à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne).
« Quand on a un cancer, on en veut à son corps qui a trahi. L’estime de soi que l’on retrouve à travers le sport est fondamentale, j’ai eu le sentiment de m’être réapproprié mon corps, constate Cécile Monthiers, atteinte d’un cancer du sein. Le sport m’a permis de garder l’énergie pour ne pas sombrer. »
Des initiatives commencent à se développer.
L’association CAMI offre, outre le karaté, de la danse, du tai-chi. Elle a débuté son activité au CHU Avicenne, et est aujourd’hui présente dans une vingtaine de lieux, en ville ou à l’hôpital. D’autres associations, comme la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) ou les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, sont actifs.
De même, l’Institut Curie, à Paris, en partenariat avec l’association Siel Bleu (Sport, initiative et loisirs) a lancé fin janvier un programme pilote d’activité physique à la fin du traitement. « Lorsqu’on m’a proposé de faire du sport, j’ai été surprise, mais lorsqu’on m’a dit que c’était bénéfique et que cela diminuait le risque de récidive, il n’y avait plus à réfléchir« , explique Monique Rocher. Agée de 62 ans, opérée en décembre 2010 d’un cancer du sein, elle a démarré les cours de step à l’Institut Curie. Plusieurs patients mettent en avant l’intérêt des cours collectifs.
« Le sport est important pour être bien dans son corps et dans sa tête, et faire autre chose que de lutter contre la maladie« , explique aussi Nathalie Bordas, âgée de 39 ans, suivie à Curie. « Il est généralement admis que les personnes malades ne peuvent pas faire de sport. C’est une erreur, lance le docteur Bouillet.
Mais attention, la pratique du sport pendant et après un traitement doit être encadrée, estiment les soignants. « Il faut être très vigilant. Le patient doit adhérer, avoir le goût pour cette activité physique, et être autonome« , estime Jean-Marc Descotes. Un diplôme « sport et cancer » a été créé à l’université Paris-XIII.
Mais dans les faits, combien de médecins parlent de la pratique du sport à leurs patients ?
« Oui, il faut bouger, oui, les médecins doivent être des prescripteurs », lance Cécile Monthiers, qui avoue mettre sur son agenda « kiné » et pas « sport », car ce serait considéré comme un luxe.
Les pouvoirs publics sont encore peu sensibilisés à cette question. Selon le docteur Bouillet, « l’Etat devrait faciliter la mise en place d’un réseau avec des associations labellisées, ce qui permettrait en outre d’économiser de lourdes dépenses à l’assurance-maladie ».
Références: lemonde, Pascale Santi, INCa, Institut Curie
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11 février 2012
Irremplaçables lettres d’amour…
Une jeune femme recevait, le 7 mars 1833, ce billet d’un homme rencontré quelques mois auparavant : « Je vous aime, mon pauvre ange, vous le savez bien, et pourtant vous voulez que je vous l’écrive. Vous avez raison. Il faut s’aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l’écrire… »Elle, c’est Juliette Drouet. Lui, s’appelle Victor Hugo.
Jusqu’à sa mort, le poète adressera à sa maîtresse comédienne plusieurs centaines de lettres.
A 23 ans, Anne-Sophie Moutier n’en est peut-être pas là. Toutefois, depuis novembre 2011, son amoureux, élève dans une école militaire, est loin d’elle. Alors, ils s’écrivent. Par mails et textos, évidemment. Presque tous les jours. Par lettres, aussi. Des vraies, manuscrites, à l’ancienne. « Rien ne peut remplacer une lettre d’amour. Le téléphone ne suffit pas et par écrit, on peut dire des choses qui paraîtraient peut-être un peu gnangnan si nous nous les disions », confie-t-elle. Romantique, Sophie ? Amoureuse, sûrement. Comme son fiancé.
Avant de partir en entraînement, il glisse sur sa poitrine une lettre de Sophie, « tout contre son coeur ».
Mièvrerie ? Enfantillages ? Rien de tout cela. Fragment du discours amoureux, la lettre d’amour « est d’une importance considérable, assure Philippe Brenot, psychiatre, président de l’Observatoire international du couple et auteur de La Lettre d’amour (éd. Zulma, 2000). Lieu des confidences, elle reste l’un des moyens d’exprimer son sentiment, son désir, de le déclarer, le faire vivre au début d’une relation, et au-delà, le réveiller, quand il semble s’émousser ».
On croyait pourtant la lettre d’amour désuète. « Avec le téléphone d’abord et plus encore avec les nouvelles technologies, on a cru la voir disparaître, observe-t-il. Or, aujourd’hui, elle est devenue unique, car le temps renforce sa valeur, celui que l’on prend pour l’écrire, celui qu’elle met à parvenir à son destinataire et le temps qu’il prend pour la lire. » Certes, les lettres envoyées par la poste se font plus rares. En réalité, les mails et les textos ne remplacent-ils pas ces billets qu’autrefois, l’on faisait porter à l’élu(e) de son coeur pour exprimer son désir immédiat ?
« Un effet différé délicieux »
La lettre d’amour est-elle encore utile quand l’autre sexe et la sexualité n’ont plus rien d’interdit ? « Au contraire ! , répond le psychiatre et psychanalyste Roger Schembri, le sentiment a toujours été plus facile à écrire qu’à dire. Plus encore aujourd’hui, où l’on dit plus facilement « J’ai envie de baiser avec toi » que « Je t’aime ». En outre, écrire opère un effet différé délicieux et délivre une part de rêve que nous avons envie de vivre. » A l’instar de Patrick Boulet, 45 ans, qui écrit beaucoup à Claire. « Décrire mon amour m’est essentiel et donne un peu d’éternité à ce que nous vivons. »
Les nouveaux moyens de communication n’auraient donc pas enterré la correspondance amoureuse ? Celle écrite à la main, envoyée par la poste, parfois même parfumée, agrémentée de dessins, enrichie de menus souvenirs ? Pour Joëlle-Andrée Deniot, professeure de sociologie à l’université de Nantes, « Internet, Facebook ou Twitter l’auraient plutôt développée ».
Et les jeunes, accrocs pourtant au virtuel, ne sont pas en reste. Ils disent leur amour sur tous les supports, jolis papiers et parchemins, Post-it et cartes postales, textos et courriels, et rivalisent de sens créatif. Il est vrai qu’une lettre manuscrite dans les boîtes pleines de prospectus et de factures, ça a un certain cachet.
La lettre reçue qui porte l’écriture de l’aimé(e) est sensuelle et charnelle comme l’expression du désir. Ecrire comme un prolongement de soi. « Comme une caresse, un baiser que l’on donne pour se rassurer en assurant l’autre de notre affection« , témoigne Josiane Abiwen, 48 ans. Il arrive aussi que l’autre soit loin ou qu’il nous quitte pour de bon. Alors, l’acte d’écrire est une manière de nous interroger sur ce sentiment qui nous chamboule, ou de fuir la souffrance et le chagrin. « Quand j’ai compris que je ne la reverrai jamais, j’ai décidé de lui écrire la plus belle lettre d’amour » avoue Jérémie Franc de Ferrière, 27 ans.
La lettre d’amour contient bien cette part de rêve que nous cherchons tous, pour nous protéger des turbulences et des duretés du monde.
Pour donner aussi un sens à la sexualité, entre plaisirs et sentiments.
Références :
– « Ecris-moi si tu m’aimes encore », une correspondance amoureuse du XVIIIe siècle,
collectif (Ed. Bayard, 2010, 19,50 €) ;
– « Sex@mour »,
de Jean-Claude Kaufmann (éd. Armand Colin, 2010, 216 p., 15,10 €) ;
– « Intimités amoureuses », France 1920-1975,
d’Anne-Claire Rebreyend (Presses universitaires du Mirail, 2009, 29,45 €).
– lemonde.fr, Mélina Gazsi
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7 février 2012
Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.
Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive, de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).
Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.
« Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.
Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.
On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.
Ce n’était pas gagné d’avance.
J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…
Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.
Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.
Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !
Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.
J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.
Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.
Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.
J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.
C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.
Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.
Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.
Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.
La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.
J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.
Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.
J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.
Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.
Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.
Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.
Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.
Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots. » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.
Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.
Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.
Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.
Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court. »
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6 février 2012
Sur les ordres de son médecin, un homme d’affaires américain est parti en vacances
au Mexique, dans un petit village au bord de la mer.
Le premier matin, incapable de se rendormir après un coup de téléphone urgent du bureau,
il sort marcher jusqu’à la jetée pour se changer les idées.
Un petit bateau avec un pécheur à son bord est à quai et, dans le bateau,
il y a plusieurs gros thons jaunes. L’Américain complimente le Mexicain sur sa pêche.
« Vous les avez pris en combien de temps ? », demande l’Américain.
« Pas très longtemps », répond le Mexicain dans un anglais impeccable.
« Pourquoi est-ce que vous ne restez pas en mer plus longtemps pour prendre
d’avantage de poisson ? », demande alors l’Américain.
« J’en ai suffisamment pour faire vivre ma famille et en donner quelques-uns à des amis »,
dit le Mexicain tout en déchargeant sa pêche dans un panier.
« Mais …et le reste du temps vous faite quoi? » Le Mexicain relève la tête en souriant :
« Je me lève tard, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme,
Julia, et tous les soirs je vais jusqu’au village, boire du vin et jouer de la guitare avec mes amis.
J’ai une vis riche et bien remplie, señor.»
L’Américain éclate de rire et bombe le torse : « Monsieur, j’ai un MBA de Harvard et je peux
vous aider. Vous devriez passez davantage de temps à la pèche et, avec les bénéfices,
acheter un plus gros bateau. En un rien de temps, vous pourriez
acheter plusieurs bateaux. Et vous finirez à la tête d’une flottille de pêche. »
Il poursuit : « Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous le vendriez
directement aux consommateurs, et vous finiriez par ouvrir votre propre conserverie.
Vous contrôleriez le produit, la transformation et la distribution.
Il vous faudrait alors quitter ce petit village, naturellement, pour vous installer à Mexico,
puis à Los Angeles et , pourquoi pas, à New York, ou vous trouveriez
les bonnes compétences pour continuer à développer votre activité. »
Le pêcheur mexicain demande alors « Mais señor, ca va prendre combien de temps, tout ca ? »
A quoi l’Américain répond : « Oh, quinze à vingt ans. Vingt-cinq ans max. »
« Et après, señor ? »
L’Américain rit et dit : « C’est là que ca devient vraiment intéressant.
Au bon moment, vous entrez en bourse, vous vendez le capital de votre société
et devenez très riche. Vous gagneriez des millions. »
« Des millions, señor ? Et après ? »
« Après ? Vous prenez votre retraite et vous vous installez dans un petit village au bord de la mer, ou vous dormez tard, pêchez un peu, jouez avec vos enfants, faites la sieste avec votre femme et allez faire un tour au village le soir, boire du vin et jouer de la guitare avec vos amis… »
5 février 2012
Voici la position du Professeur Bernadette Rogé sur le packing:
Le packing consiste à envelopper l’enfant étroitement dans des draps humides qui ont été placés au réfrigérateur pendant au moins une heure.
Lorsque l’enfant est ainsi serré dans les linges humides, le thérapeute s’adresse à lui et commente la situation (!)
Habituellement, ce traitement est répété plusieurs fois dans la semaine. Cela dépend des résultats et de la sévérité des troubles de l’enfant. Ce traitement peut continuer pendant des mois et même pendant des années.
La personne qui défend actuellement la pratique du packing en France et le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHU de Lille.
Il avance que dans l’autisme le vécu corporel est fragmenté. Cette pratique viserait à renforcer la conscience des limites du corps chez l’enfant. Cette « thérapie » serait particulièrement recommandée pour les enfants sévèrement autistes qui s’auto-mutilent. (Il recommande la même technique pour les enfants psychotiques et pour les enfants présentant une anorexie). Le professeur Delion affirme qu’avec cette technique, les automutilations disparaissent le plus souvent. Ah oui ?
Cette pratique s’appuie essentiellement sur des conceptions psychanalytiques qui se sont avérées erronée dans l’autisme.
Il faut rappeler qu’en 1996, le comité national d’éthique a publié un rapport déclarant qu’il n’y avait aucune preuve scientifique en faveur du modèle psychanalytique de l’autisme et aucune preuve de l’efficacité des thérapies reposant sur ce modèle.
David Cohen, chef du service de psychiatrie de l’enfant à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris pense que le packing peut représenter une thérapie accessoire et qu’il n’est nul besoin de faire appel aux conceptions psychanalytiques pour rendre compte des améliorations qu’il a constatées chez les enfants qui en ont bénéficié.
Il déclare que le packing devrait être considéré comme une forme de médiation corporelle telle que les massages qui apportent une relaxation à l’enfant durant la psychothérapie. Ah oui ? En étant momifié entouré de linges froids ? Il devrait essayé.
Dans son service, le packing est utilisé en même temps que l’éducation spécialisée et la médication pour certains autistes atteints sévèrement. Il admet cependant qu’en utilisant cette méthode en même temps que d’autres traitements, il est impossible d’affirmer que les améliorations observées sont dues au packing.
En juin 2007, le professeur Delion a entrepris un essai thérapeutiques à Lille pour essayer de valider les effets du packing. L’essai porte sur 120 enfants répartis en plusieurs groupes qui seront comparés : un groupe enveloppé dans des draps secs et un autre enveloppé dans des draps mouillés froids. Des mesures cliniques et électrophysiologiques sont prévues. Le Professeur Delion pense pouvoir identifier les mécanismes neurophysiologiques sous tendant cette méthode.
Le packing est utilisé dans certains services de psychiatrie et hôpitaux de jour.
Le problème se situe à plusieurs niveaux :
Les principales associations de parents se sont récemment insurgées contre cette pratique. Elles ont trouvé l’appui unanime de la communauté scientifique au niveau international !
Sources: ceresa.fr, Professeur Bernadette Rogé (Université de Toulouse le Mirail), rapport du Pr Rogé de mai 2009
4 février 2012
L‘association Vaincre l’autisme invite à manifester contre le packing, le 16 février 2012, devant les bureaux de l’Ordre des Médecins de Lille où, suite à ses actions juridiques envers diverses instances, elle fait face au Pr Pierre Delion.
Le packing est un traitement infligé aux enfants autistes sans validation scientifique ni évaluation
, affirme l’association qui a demandé au gouvernement français, en avril 2009 puis en janvier 2011, un moratoire contre cette pratique. Elle a aussi lancé un Manifeste International contre le Packing
, signé par plusieurs experts et qui peut toujours être signé sur son site internet.
Le packing consiste à envelopper l’enfant étroitement dans des draps humides qui ont été placés au réfrigérateur pendant au moins une heure. Lorsque l’enfant est ainsi serré dans les linges humides, le thérapeute s’adresse à lui et commente la situation. Habituellement, ce traitement est répété plusieurs fois dans la semaine
, explique Bernadette Rogé de l’Université de Toulouse le Mirail.
La personne qui défend actuellement la pratique du packing en France, dit-elle, est le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHU de Lille. Il avance que dans l’autisme le vécu corporel est fragmenté. Cette pratique viserait à renforcer la conscience des limites du corps chez l’enfant. (…) Cette pratique s’appuie essentiellement sur des conceptions psychanalytiques qui se sont avérées erronée dans l’autisme.
(Lire l’article complet).
La thérapie, rapporte des associations, viserait selon ces conceptions psychanalytiques à »permettre à l’enfant de se débarrasser progressivement de ses mécanismes de défense pathologiques face à des anxiétés archaïques
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3 février 2012
Apprivoisez votre peur !
En découvrant la leçon de sagesse de Mr Ramesh !
Mr. Ramesh (incarné par André Sauvé) est le propriétaire d’une boutique qui « dépanne ». Mr Ramesh partage les leçons que la vie lui inflige et tourne littéralement au positif toutes les situations négatives ou les scénarios nébuleux. Cette leçon porte sur la peur.
Comment faisons nous pour avoir peur d’avoir peur ?
C’est la question que pose Mr. Ramesh cette semaine.
Depuis son comptoir de dépanneur, le joyeux tenancier fait don de sa sagesse en rappelant l’importance d’être curieux devant l’inconnu.
Mr Ramesh dit que pour s’éloigner de la peur il faut d’abord rentrer dedans. Il en est de même d’une pièce : en sortir présuppose que vous y êtes entré.
Comment faire pour rentrer dans la peur ? En se centrant et en étant présent à soi.
Savez-vous la différence entre la peur et l’excitation ? Seulement une question de respiration. Écoutez-le bien, et apprenez à apprivoiser la peur avec cette belle leçon de PNL.
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30 janvier 2012
« L’Amour s’arrose comme une fleur,
S’entretient comme un feu… »