soutien psychologique


 

L’intégralité du débat avec Gaëlle Patteta, directrice juridique à l’UFC-« Que choisir », lundi 26 avril.

Source : lemonde.fr

Dans un chat sur Le Monde.fr, Gaëlle Patetta, directrice juridique à l’UFC-Que Choisir, fait le point sur les droits des consommateurs et les procédures de remboursement. L’association de consommateurs a également publié sur son site un guide qui détaille les différents cas de figure et fournit des lettres types pour faciliter les démarches.

Kristof : Comment peut-on obtenir le remboursement d’autres dépenses engagées (billets de train, logement, alimentation, transports en commun) non prises en charge par la compagnie aérienne ?

Gaëlle Patetta : Si le consommateur a acheté un vol sec et que l’annulation du vol concernait un vol européen (vol au départ de l’Europe ou avec une compagnie européenne), le règlement européen de 2004 prévoit que la compagnie aérienne doit prendre en charge les voyageurs jusqu’à ce qu’elle puisse les réacheminer. S’il n’y a pas eu de prise en charge par la compagnie aérienne, ce texte n’a pas été respecté, et donc le voyageur peut demander le remboursement de ses frais. Le consommateur peut aussi demander le remboursement de son billet.

julie92 : Dans le cas d’un voyage à forfait, qui doit rembourser : le tour-opérateur ou l’agence de voyage ?

Gaëlle Patetta : Le code du tourisme indique que c’est le vendeur qui doit informer le client de sa possibilité de résilier le contrat et d’être remboursé. Le vendeur peut proposer un report du voyage, le consommateur peut accepter ou refuser.

Drey : Est-ce que les modalités de dédommagement dépendent de la « nationalité » de la compagnie ? J’ai entendu parler d’un règlement européen qui obligeait les compagnies de l’Union européenne à dédommager leurs clients, mais qu’en est-il des compagnies hors UE ?

Gaëlle Patetta : En fait, le règlement européen de 2004 s’applique en cas de vol européen. Il peut s’appliquer à une compagnie n’ayant pas de licence européenne si le vol était au départ d’un Etat européen, de la Suisse, de la Norvège ou de l’Islande. Quand il s’agit d’un vol non européen, le règlement ne s’applique plus et là, c’est généralement la loi du pays de la compagnie aérienne à laquelle il faut se référer pour savoir s’il y a un remboursement ou une prise en charge.

Kristof : Comment peut-on se faire rembourser un billet d’avion non utilisé quand le service clientèle ne répond pas à nos sollicitations ?

Gaëlle Patetta : Le mieux est de faire un courrier recommandé avec accusé de réception, qui vous permettra d’avoir la preuve de votre réclamation s’il y a des problèmes ensuite. Sur notre site Internet, vous avez des modèles de lettre dont vous pouvez vous servir.

Cathy : Nous avons été bloqués la semaine dernière et aimerions savoir quels sont les moyens de se faire rembourser les jours d’absence à la crèche de ma fille ?

Gaëlle Patetta : Malheureusement, ce ne sera pas possible, parce que là vous demandez une indemnisation pour un préjudice supplémentaire. Le professionnel est exonéré de sa responsabilité, puisqu’il y a un cas de force majeure (l’éruption du volcan), le consommateur ne peut pas demander la réparation du préjudice supplémentaire au-delà du remboursement ou de la prise en charge.

Cette impossibilité de demander la réparation d’un préjudice au-delà du remboursement ou de la prise en charge s’applique à toutes les demandes que pourraient faire les voyageurs, comme les frais de garde d’animaux, les frais d’emplacement de parking supplémentaires, les jours de congés payés qu’ils ont été obligés de prendre, etc.

Guest : Dans le cas d’un vol sec acheté dans une agence de voyage, qui dois-je contacter pour être remboursé ?

Gaëlle Patetta : Quand un vol sec a été acheté auprès d’une agence de voyage, c’est la compagnie aérienne qui est tenue de rembourser ou de prendre en charge le voyageur. C’est donc normalement auprès de ce transporteur qu’il faut faire valoir sa demande de remboursement. Il peut arriver que la compagnie vous renvoie à l’agence de voyage parce qu’elle a adressé l’argent à celle-ci ; dans ce cas, il faudra contacter l’agence de voyage.

Raspoutine : La compagnie empruntée me propose un remboursement sous trois mois maximum. Est-ce légal ? Que faire si au bout de trois mois je ne suis pas remboursé ?

Gaëlle Patetta : Le règlement européen prévoit que le consommateur doit être remboursé sous sept jours. Mais compte tenu des circonstances et du nombre de personnes qui doivent faire des réclamations en ce moment, les voyageurs peuvent, peut-être, être un peu indulgents sur le délai de traitement. Mais dès lors qu’ils ont fait une réclamation, ils devront obtenir le remboursement, et si au-delà du délai de trois mois ce n’est pas le cas, ils pourront s’adresser à une association locale de l’UFC-Que Choisir pour faire pression.

Guy: J’étais bloqué à l’aéroport de Londres. Quelles étaient les obligations de prise en charge de ma compagnie ? Que faire si elles n’ont pas été respectées ?

Gaëlle Patetta : Vous êtes dans le cadre d’un vol européen. Le règlement de 2004 prévoit que la compagnie aérienne doit vous offrir rafraîchissements, nourriture, possibilité de téléphoner gratuitement, et la prise en charge de l’hôtel si le vol de remplacement est prévu pour le lendemain, voire plusieurs jours plus tard.

Si ces obligations n’ont pas été respectées, une fois rentré, vous pourrez demander le remboursement des dépenses que vous avez été obligé de faire pour votre hébergement et la nourriture. Il faudra quand même prouver qu’il y a bien eu un refus de prise en charge du transporteur aérien.

Guest : Comment prouve-t-on qu’il y a refus de prise en charge de la compagnie ? En effet, malgré notre insistance au guichet, jamais nous n’avons pu avoir quoi que ce soit…

Gaëlle Patetta : Cela peut être difficile effectivement de prouver ce refus de prise en charge, surtout si vous n’avez eu aucun interlocuteur. Des attestations d’autres personnes dans la même situation que vous peuvent faire l’affaire. Eventuellement, si vous y avez pensé, un petit film du représentant du professionnel refusant de vous fournir le document peut aussi être efficace. Enfin, regardez sur Internet si d’autres consommateurs n’évoquent pas des refus similaires du même professionnel. Ces témoignages peuvent aussi valoir comme preuves.

Pascal : J’ai été bloqué au Japon la semaine dernière. J’étais parti grâce à une agence de voyage pour un circuit de onze jours. J’ai été obligé de coucher à l’hôtel pendant cinq jours de plus. Puis-je espérer un remboursement, vu que l’hébergement m’a été imposé ?

Gaëlle Patetta : Vous êtes dans le cadre d’un forfait touristique. Le code du tourisme prévoit que le vendeur doit vous prendre en charge sur place jusqu’au moment où il trouve un moyen de vous réacheminer. Si vous n’avez pas été pris en charge et que vous avez dû vous débrouiller seul, vous pouvez demander en rentrant le remboursement de vos dépenses. Il faudra, là aussi, prouver ce refus de prise en charge.

Syl203 : J’ai souscrit une assurance avec mon voyage, ne peut-elle pas intervenir pour me rembourser les frais supplémentaires ?

Gaëlle Patetta : Malheureusement, les assurances annulation voyage ne fonctionnent pas. En revanche, souvent, les consommateurs ont payé leur voyage avec une carte bancaire qui inclut parfois une assurance incident de voyage. Il faut aller vérifier les conditions de cette assurance, car certaines remboursent au consommateur un forfait en cas d’annulation de vol. Il faut par contre prouver les dépenses qui ont été faites.

Guest : Je n’ai pu partir pour une semaine de croisière sur le Nil. Mon voyagiste me propose un bon à valoir dans les six mois mais me contraint à passer par un autre tour opérateur qui propose des voyages différents et plus chers. Peut-on repousser ce délai de six mois et exiger un voyage identique sans compléments financiers ?

Gaëlle Patetta : On peut exiger le remboursement en vertu du code du tourisme. Le mieux est d’évoquer cette possibilité pour obtenir un geste commercial du professionnel, et donc un report avec le même tour opérateur que celui choisi au départ, au même prix. C’est de la négociation. Le professionnel est tenu de par la loi de proposer au consommateur soit la résiliation ou le remboursement, soit le report du voyage. Mais c’est le professionnel qui est libre de fixer les conditions de report et de coût. Mais la décision finale revient au consommateur.

Eskenazi : Les frais de visas peuvent-ils être remboursés par ma compagnie ?

Gaëlle Patetta : Malheureusement, non. Cela entre encore une fois dans le cadre de frais supplémentaires, qui ne peuvent être réclamés au professionnel car on a affaire à un cas de force majeure.

Julie92 : Les professionnels du voyage invoquent, pour ne pas rembourser, l’article L. 211-16. Peuvent-ils le faire si cet article n’est pas présent dans leurs conditions générales et particulières de vente ? De plus, pouvez-vous confirmer que cet article les dispense uniquement de verser une indemnité ?

Gaëlle Patetta : Effectivement, cet article parle de l’exonération de responsabilité des agences de voyage en cas de force majeure. Il n’a cependant rien à voir avec la question de l’exécution du contrat et du remboursement ou de la prise en charge en cas de non-exécution du voyage. L’existence de cet article ne s’oppose donc pas à l’application des autres articles sur lesquels nous nous appuyons pour demander le remboursement ou la prise en charge (L. 211-13 et L. 211-14 du code du tourisme). D’ailleurs, la Commission européenne a confirmé notre analyse juridique dans un communiqué de presse jeudi 22 avril.

Guest : Je suis restée bloquée 4 jours en Crète. Après 4 jours, mon vol étant de nouveau reporté de 2 jours, j’ai dû acheter à une autre compagnie (et beaucoup plus cher) un vol Athènes-Madrid puis Madrid-Paris. J’espère être remboursée du vol non effectué, mais quid de mes vols achetés à prix fort pour rentrer ? Ai-je une chance d’être remboursée ?

Gaëlle Patetta : Vous êtes dans le cadre de l’achat de simples billets d’avion, et le règlement européen qui s’applique ne prévoit pas d’indemnisation supplémentaire au-delà du remboursement du vol annulé. Vous ne pouvez donc pas demander le remboursement du surcoût.

Un salarié victime de harcèlement moral est protégé par le droit.

Définition
Le harcèlement moral est défini par le Code du travail comme des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
De cette définition ressort que :
– un seul fait isolé ne caractérise pas le harcèlement moral
– les conséquences ne sont pas forcément avérées
– l’auteur du harcèlement moral n’est pas nécessairement un supérieur hiérarchique. Le salarié victime de harcèlement moral ou le témoin qui a rapporté ces faits ne peut être licencié ou sanctionné (discrimination, reclassement, mutation…). 

Médiation
La victime de harcèlement moral ou la personne mise en cause pour harcèlement peut lancer une procédure de médiation. Choisi d’un commun accord, le médiateur, généralement membre de l’entreprise, peut tenter de concilier les parties avant de les informer des risques encourus et des garanties fournies.

Juridiction
La victime ou un témoin de harcèlement moral peut saisir les prud’hommes et doit établir les faits. La personne mise en cause doit prouver que ceux-ci ne sont pas constitutifs de harcèlement moral.

Sanction
Au niveau disciplinaire, le salarié auteur de harcèlement moral peut être licencié pour faute grave. Au niveau pénal, ces faits sont punis d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Prévention
La prévention du harcèlement moral est assurée par l’employeur. Dans les entreprises de 20 salariés et plus, le règlement intérieur doit expressément comprendre l’interdiction du harcèlement moral.Les délégués du personnel peuvent utiliser leur droit d’alerte pour signaler ces cas à l’employeur. Si l’employeur n’agit pas, le salarié peut saisir le référé prud’homal.

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Une psychothérapie cognitive dite de pleine conscience s’est avérée plus efficace que les médicaments antidépresseurs pour la prévention de la rechute de dépression, dans une étude publiée dans le numéro de décembre des Archives of General Psychiatry.
Cette thérapie combine les techniques de la thérapie cognitive standard à un accent mis sur la conscience de soi et la réflexion sur soi.

 

La thérapie comportait:

  • des exercices quotidiens guidés (au moyen d’enregistrements), visant à améliorer la conscience du moment des sensations corporelles, des pensées, et des sentiments
  • un accent sur l’acceptation des difficultés avec une attitude d’auto-compassion, et
  • le développement d’un plan d’action composé de stratégies pour répondre aux signes avant-coureurs d’une rechute.

Zindel Segal du Centre for Addiction and Mental Health (Canada) et ses collègues ont mené cette étude avec 160 personnes souffrant de dépression majeure ayant eu au moins deux épisodes précédents de dépression.

Après 8 mois de traitement, plus de la moitié (84) ont obtenu une rémission de la dépression. Ces dernier ont ensuite été assignés au hasard à un groupe continuant de prendre des antidépresseurs, un groupe dans lequel les antidépresseurs étaient graduellement remplacés par un placebo ou un groupe cessant les médicaments et recevant la psychothérapie.

Après 18 mois, le groupe de thérapie avait connu le plus faible taux de rechute, soit 38 % comparativement à 46 % pour le groupe continuant à prendre des antidépresseurs. Le groupe prenant un placebo a connu le pire taux de rechute (60%).

Chez les participants dont la rémission était instable (environ la moitié), c’est-à-dire qui présentaient des poussées de symptômes, ceux qui prenaient des antidépresseurs ou participaient à la thérapie étaient 73% moins susceptibles de connaître une récidive de la dépression.

Sources : PsychCentral, psychomedia.qc.ca

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Hé oui !


Le travail que vous faites en plus

pour votre employeur n’est pas une affaire de

sacrifice désintéressé

ou

de don de soi…


Alors, ne vous laissez plus faire

et

faites respecter vos droits !

Hypnosis, often misunderstood an almost always controversial, is increasingly being employed in mainstream medicine.

Numerous scientific studies have emerged in recent years showing that the hypnotized mind can exert a real andpowerful effect on the body.

The new findings are leading major hospitals to try hypnosis to help relieve pain andspeed recovery in a variety of illnesses.

At the University of North Carolina, hypnosis is transforming thetreatment of irritable bowel syndrome, and often-intractable gastro-intestinal disorder, by helping patients to usetheir mind to quiet an unruly gut. Doctors at the University of Washington’s regional burn center in Seattle regularly use it to help patients alleviate excruciating pain. Several hospitals affiliated with Harvard Medical School are employing hypnosis to speed up post surgical recovery time.

In one of the most persuasive studies yet, a Harvard researcher reports that hypnosis quickened the typical healing time of bone fractures by several weeks. « Hypnosis may sound like magic, but we are now producing evidence showing it can be significantly therapeutic, » says David Spiegel, a Stanford University psychologist, « We know it works but we don’t exactly know how, thoughthere is some science beginning to figure that out, too. »

Hypnosis can’t help everyone, many practitioners say, and some physicians reject it entirely. Even those who are convinced of its effect say some people are more hypnotizable than others, perhaps based on an individual’swillingness to suspend logic or to simply be open to the potential effectiveness of the process.

These days, legitimate hypnosis is often performed by psychiatrists an psychologists though people in othermedical specialties are becoming licensed in it, too. It can involve just one session, but often it takes several – or listening to a tape in which a therapist guides an individual into a trance-like state.

Whatever the form it isincreasingly being used to help women give birth without drugs, for muting dental pain, treating phobias andsevere anxieties, for helping people lose weight, stop smoking or even perform better in athletics or academictests. Many health-insurance plans, even some HMOs, now will pay for hypnosis when part of an accepted medical treatment.

Until the last decade, many traditional science journals regularly declined to publish hypnosis studies, and research funding was scarce. That’s changing. Dr. Spiegel, for instance, is co-author of a widely reference drandomized trial involving 241 patients at several prestigious medical centers. Published several years ago in the Lancet, a respected medical journal, it found that patients hypnotized before surgery required less pain medication, sustained fewer complications an left the hospital faster than a similar group not given hypnosis.

« Using new imaging and brain wave measuring tools, Helen Crawford, and experimental psychologist at Virginia Polytechnic Institute in Blacksburg, Va., Has shown that hypnosis alters brain function, activating specific regions that control a person’s ability and it can be quantified,  » Dr. Crawford says.

Still, proponents say they typically spend a great deal of time dispelling commonly held myths and answering skeptics. Hypnosis they say, can not make people do or say something against their will. Credible hypnotists don’twave a watch in front of their clients, as portrayed in many old movies. People who enter into a so-called hypnotic trance are not, generally, put to sleep. On the contrary, practitioners say, they refocus their concentration to gain greater control.

« Even so, the field continues to be hurt by quacks« , says Marc Oster, president of the American Society of Clinical Hypnosis. His group, along with the Society for Clinical and Experimental Hypnosis, publishes research studies, conducts educational seminars for health providers and certifies those who complete course work and meet otherstandards.

Dr. Oster suggests that people interested in hypnosis see a health provider licensed in a medical discipline, who is also certified by one of he hypnosis societies – someone who « uses hypnosis as an adjunct » to a principal medical practice. Everyday Trances Researchers say that most people unwillingly enter into hypnosis like trances on their own in everyday life. Whenreading a riveting novel or watching a film or TV, many people are experiencing a trance-like state when they are so focused they become only vaguely aware of nearby noise, conversation or activity. « In a dream, whensomeone imagines falling off a cliff and is startled awake by the sensation of falling, they are triggering the samemental machinery that in hypnosis allows the mind to influence the body », says Dabney Ewin, a psychiatrist at Tulane University Medical School.

Katie Miley used self-hypnosis taught to her by a Chicago area psychologist to help her give birth « without being so anxious and without pain medication. » For weeks preceding the delivery Dr. Miley herself a psychologist, usedtapes provided by the therapist to practiced slipping into a hypnotic state. During the birth, and as suggested by the therapist, she muted the pain by imagining the contractions « as a warm blanket enveloping me » she says. « It was weird, » she says. « I was aware of everyone in the room and I was interacting, but mentally my focus was elsewhere. And I just allowed the process to unfold. »

Some of the clearest clinically measured results come form using hypnosis to mute severe and chronic pain – as the University of Washington’s regional burn-treatment center in Seattle is doing with burn patients. Patients sent there must undergo frequent therapy to sterilize their damaged skin, and get new grafts. They must be awake andalert during the treatment, and even the most powerful narcotic rarely diminish the intense pain.

David Patterson, a psychologist at the center, induces a hypnotic trance with a typical and relatively quick technique. Patients are told to close their eyes, breath deeply, and imagine they are floating. Through a variety of verbal suggestion, Dr. Patterson then helps the patient imagine themselves elsewhere, away from the treatment. « The pain is still there, of course, but patients simply don’t experience it as before,  » he says.

While relieving physical pain is one of the more common uses of hypnotism, it is also the hardest to explain. Dr.Patterson and others report that hypnosis doesn’t appear to act on the body’s natural pain-killing chemicals, the way drugs do. Instead, scientists believe, through hypnosis a person can be trained to focus away from the pain, not on it as most people usually do. Many athletes often unconsciously use such a technique to play through severe pain, concentrating their attention on the game or tasks ahead, instead of on their injury.

Recently, Dr. Patterson added another tool to transport hypnotized patients to a « safer emotional environment. » He and his colleagues created a virtual reality film; patients placed in a helmet during therapy watch a three dimensional depiction of a snow-covered set of mountains and canyons. By interaction with the film, patients canfeel they are suspended over a cool and calming world. Michael « Mac » MacAneny, one of the first burn patients touse the 3-D film, says he is certain that « it saved my life. » Early last year, Mr. MacAneny sustained deep burns over 58% of his body when building a bonfire for his sons in his backyard. A gas tank he was using suddenly exploded, enveloping him in flames. Before Dr. Patterson began treating him, the 39-year Mr. MacAneny says he dreaded his daily therapy, « freaking out » whenever the nurse scame to get him. Hypnotized and inside the 3-D virtual world, « I knew what was going on, but I just didn’t payattention to it, » he says.

Hypnosis, is some form or another, has been used for more than 200 years. It began gaining credibility as a medical tool in the early decades of the last century as psychiatry and psychoanalysis began to show how the unconscious mind often rules daily life. Its usefulness was cemented when combat physicians reported using it during World War II for the wounded. By 1958, as more doctors described their experiences in the war, the American Medical Association certified the technique as a legitimate treatment tool. Nevertheless, few doctors employed it.

But in 1996, a National Institutes of Health panel ruled hypnosis as an effective intervention for alleviation pain from cancer and other chronic conditions. These days, as many people accept that stress can exacerbate illness, the potential curative power of hypnosis is becoming more acceptable, too. Healing the BodyCarol Ginandes, a Harvard psychologist at McLean Hospital in Boston, is trying to prove that « through hypnosis,the mind can have a potent effect not only on mental well-being but also on the acceleration of bodily healingitself. »

She has co-written a study showing ankle fractures among patients receiving a hypnotic protocol healed weeks faster than usual and another study showing wound-healing benefits for hypnotized breast -cancer surgery patients. Though these studies were preliminary, Dr. Ginandes believes that hypnosis enabled her subject tostimulate the body’s own healing mechanism to work more efficiently. Elvira Lang, director of interventional radiology at Beth Israel Deaconess Medical Center in Boston, has made similar findings. She recently reported that hypnotized patients who must remain awake during certain vascularand kidney procedures fared measurably better than similar patients who didn’t undergo hypnosis.

Still, says Dr.Lang, until very recently, « I didn’t dare use the ‘H’ word around here. »

Source : multiples, dont The Wall Street Journal

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Le millepertuis, utilisé depuis longtemps comme médecine alternative en Europe pour le traitement de la dépression clinique, est efficace pour traiter la dépression selon une analyse de 29 recherches publiées sur le sujet.

« Dans l’ensemble, nous avons constaté que des extraits de millepertuis avaient une efficacité supérieure aux placebos et égale aux antidépresseurs, avec moins d’effets secondaires« , dit Klaus Linde du Centre for Complementary Medicine à Munich, principal auteur.

La plante Hypericum perforatum (millepertuis) produit différentes substances qui peuvent avoir des propriétés antidépressives, mais l’extrait entier est considéré comme plus efficace.

Les études analysées impliquaient 5489 personnes ayant les symptômes de la dépression majeure. Dans toutes ces études, la sévérité des symptômes étaient évaluée au moyen de l’ Échelle de dépression de Hamilton.

Non seulement le millepertuis était-il aussi efficace que les antidépresseurs, mais moins de personnes abandonnaient les essais en raison des effets secondaires.

Le tableau d’ensemble est cependant compliqué par le fait que les résultats sont plus favorables dans les essais menés dans des pays de langue allemande où le millepertuis a une longue tradition et est souvent prescrit par les médecins.

Les chercheurs mettent en garde contre le fait que le millepertuis peut parfois affecter l’action de certains médicaments.

Par ailleurs, précisent-ils, les produits sur le marché varient considérablement dans leur composition, ce qui est le problème courant avec les produits naturels de santé. Les résultats de cette analyse ne s’appliquent qu’aux préparations testées, commentent-ils.

Source : psychomedia.qc.ca, psychcentral.com

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Emerging research suggests structured and concentrated teaching can improve literacy and comprehension in challenged school-aged children.

Experts call for teachers and parents to be vigilant in detecting difficulties with language comprehension, reading and spelling in children and young people with autism, Asperger’s syndrome and ADHD.

“It is important that pupils are offered the support to which they are entitled,” says Jakob Asberg in a new thesis at the University of Gothenburg.

“Pupils with these neuropsychiatric disorders are often reported as having problems with spoken and written activities. However, relatively little research has been carried out within the field.

“Considering how important such skills are for coping independently in school and in working life and society in general, it is of great importance that we become better informed about these issues,” Åsberg, who is publicly defending his thesis in psychology, said.

Among other things, the findings in the five studies that comprise the thesis demonstrate that pupils with autism or Asperger’s syndrome often have problems with comprehension, in particular with continuous texts such as stories.

However, it was common that these children and young people were able to read individual words correctly and with a satisfactory flow, even though there was significant variation within the group in this respect.

“In one study we worked in conjunction with school staff and tested whether it was possible for a group of pupils with autism or Asperger’s syndrome to improve in understanding the content of stories through structured and concentrated teaching.

“We based it on the idea that teaching such as this should make it clear to the pupils what reading and listening with understanding actually involves. It was encouraging that the pupils’ test results improved after four weeks teaching.

“There does therefore appear to be potential for positive change, even though the results in this sub-study should still be regarded as provisional,” says Åsberg.

Another study focused specifically on girls with autism or ADHD. It emerged in this study that girls with ADHD frequently have more general problems when it comes to dexterity in writing.

“Both reading and spelling words and reading comprehension seem to be difficult for a lot of children with ADHD.

“It is important that teachers, parents and other professionals are vigilant regarding the occurrence of such difficulties and that the pupils are offered the support to which they are entitled”, says Åsberg.

Sources: University of Gothenburg, psychcentral.com (By Rick Nauert PHD Senior News Editor
Reviewed by John M. Grohol, Psy.D. on November 13, 2009)

Selon Sébastien Crozier, membre CGC-Unsa du Comité central d’entreprise de France Télécom, « l’entreprise n’a plus peur d’affronter les risques psychosociaux »

« Attention ! Le site auquel vous tentez d’accéder est classé dans une catégorie interdite car il ne présente pas d’intérêt professionnel. » Depuis une dizaine de jours, les salariés de France Télécom ne se heurtent plus à cette interdiction de se connecter, à partir de leur poste de travail, au site de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées.

Ce site qui porte sur les conditions de travail, le « management par le stress », affiche le décompte des suicides (au nombre de dix-sept et treize tentatives cette année jusqu’au 8 août), et met en ligne des questionnaires sur ces sujets.

Créé le 20 juin 2007 par les syndicats CGC-Unsa et Sud, il avait été censuré deux semaines plus tard, comme le sont les réseaux sociaux, les sites pornographiques, sur les armes, la violence, la drogue, etc. Une censure toute symbolique puisque le site de l’Observatoire était accessible depuis tout ordinateur externe.

La direction avait justifié ce blocage par le fait que « la méthodologie utilisée pour les questionnaires n’était pas fiable ». Elle ne la juge pas plus fiable aujourd’hui mais pour elle, l’ouverture du site « va dans le sens du dialogue » qu’elle souhaite renouer avec les syndicats et les salariés. Elle n’a pas pour autant communiqué en interne sur cet événement.

« La fin de la période de dénie »

Ce déblocage, promis en juin par Stéphane Richard, le directeur général, est, pour les syndicats, lui aussi symbolique : « C’est la fin de la période de déni de la souffrance des salariés, estime Sébastien Crozier, membre CGC-Unsa du Comité central d’entreprise. L’entreprise n’a plus peur d’affronter les risques psychosociaux. »

La naissance de l’Observatoire avait eu lieu dans un climat très tendu. En 2006, la direction avait annoncé un plan de « départs volontaires » de 22 000 personnes en trois ans. Les départs se faisaient « naturellement et sans pression », affirmait-elle. Les syndicats dénonçaient, eux, des « mobilités forcées », des « pressions intolérables de la hiérarchie » mettant à mal les salariés.

Quand des cas de conflit et de dépression sont parvenus aux syndicats, la CGC a eu l’idée de l’Observatoire. Elle l’a proposée à l’ensemble des syndicats, mais n’a trouvé écho que chez Sud. Le but initial était d’en faire un baromètre du stress afin d’interpeller la direction sur ce sujet car « elle refuse de reconnaître le problème », expliquait à l’époque les deux syndicats.

Un questionnaire a alors été mis en ligne, portant sur les conditions de travail, le stress, la pénibilité, la charge de travail… Les résultats en ont été validés par un comité d’experts externes. « En quelques heures, nous avons reçu 3 200 réponses, puis le tuyau a été fermé », raconte Patrick Ackermann, délégué syndical de Sud.« C’était un acte politique très violent », rappelle M. Crozier.

Selon cette première enquête, 66 % des sondés se disaient stressés et 15 % en situation de détresse. Grâce à la levée de la censure, « les salariés seront plus nombreux à répondre aux questionnaires puisqu’ils se connecteront depuis leur poste de travail et nous pourrons mener des enquêtes flash sur leur état d’esprit, se félicite M. Ackermann. Reste que nous sommes toujours en attente de la politique sociale de Stéphane Richard. »

Pour François Terseur, membre CFDT du Comité comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, « le plus important, c’est la manière dont l’entreprise va gérer le stress ». Un conseil national de prévention du stress, issu de l’accord signé en mai sur ce thème, doit être mis en place ce mois-ci.

« Je vais bien sûr me connecter au site, indique une salariée d’un centre de relation client. Mais je resterai prudente par rapport à ma hiérarchie, en choisissant le moment approprié. On ne change pas un mode de management du jour au lendemain… »

Sources : lemonde.fr, Francine Aizicovici

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photo : Voisin/Phanie

Vivement la trève des confiseurs !

Selon l’enquête du groupe Médéric, les salariés sont un peu moins stressés cette année qu’en 2009.

Mais les restructurations nombreuses dans le monde du travail les ont laissés aussi plus fatigués que l’an passé. Une majorité se plaint des cadences imposées.

Les salariés sont cette année moins soumis à la pression psychologique, mais ils se sentent plus fatigués qu’en 2009. C’est le frère du président de la République qui le dit… Du moins l’enquête menée par le groupe Malakoff Médéric qu’anime Guillaume Sarkozy ! Pour la troisième année le groupe de protection sociale a mené son enquête auprès d’un échantillon de 3.500 salariés du secteur privé. L’étude a identifié cinq déterminants de la santé au travail : facteurs personnels, isolement social, hygiène de vie, environnement et enfin facteurs liés à l’activité professionnelle. Elle montre d’abord que ce dernier groupe de facteurs restent déterminants dans la santé au travail. En d’autres termes, on est mal au travail quand on y est malmené.

L’enquête révèle donc qu’en 2010, la pression psychologique ressentie par les salariés paraît moins importante qu’en 2009. Cet indicateur qui évalue les risques liés à l’intensité, la vitesse du travail et la lassitude ou l’usure psychologique est même celui qui varie le plus en 2010: il reflue à 18% (contre 22% en 2009). 69% des salariés déclarent néanmoins que leur travail est nerveusement fatiguant (mais ils étaient 72% à la dire l’an dernier) et 72% qu’il leur impose de travailler très vite ou très intensément (75% en 2009).

Pourtant les mutations -à tous les sens du terme- ont été plus nombreuses qu’en 2009 : restructurations ou réorganisations ont affecté les entreprises de pas moins de 25% des salariés et 17% de ceux-ci ont connu personnellement un changement professionnel important. Tout se passe finalement comme si les salariés angoissés avaient par anticipation été mis à rude épreuve par la crise de 2008-2009. En revanche, une fois celle-ci passée, ils seraient plus sereins… mais aussi épuisés par des changements de situation subis par certains. En 2010, ils se sentent en effet plus fatigués qu’en 2009. 64% déclarant notamment s’être senti fatigués au cours des deux dernières semaines (contre 60% seulement en 2009).

L’étude de Médéric souligne également une forte disparité en matière de santé au travail, selon le sexe, l’âge, le statut et le secteur d’activité. Le secteur d’activité influence fortement les indicateurs: ainsi la sphère professionnelle est davantage considérée comme un facteur de risque pour la santé par les salariés de l’industrie ou du bâtiment (42%), que par ceux du tertiaire (29%). De même, dans le secteur du transport, de l’énergie et des télécoms, l’état de santé est moins ressenti comme un facteur de risque (15%). L’étude note aussi des différentes marquées entre catégories socio-professionnelles: les cadres apparaissent plus exposés que les autres au risque de dégradation de leur santé: 33% ont connu en 2010 une mutation de leur environnement professionnel (+ 3 pts), 35% seulement s’estiment efficaces dans leur travail (- 7 pts) et 60% se disent fatigués (+ 9 pts).

Source : legeneraliste.fr, photo : Voisin/Phanie

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La tristesse peut déclencher une rechute en dépression majeure selon une recherche canadienne. Plus de 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute.Mais cela risque davantage de se produire chez les personnes dont la dépression a été traitée par médicaments antidépresseurs que chez celles dont le traitement a été une psychothérapie cognitive comportementale…

La tristesse peut amener des pensées dysfonctionnelles évoluant vers la pensée dépressive, suggèrent un chercheur de l’Université de Toronto, Zindel V. Segal, et ses collègues.Des recherches antérieures avaient montré que certaines personnes rétablies d’une dépression présentent toujours des modes de pensée associés à la dépression. Ces modes de pensée incluent certaines façons d’expliquer des événements ou certaines croyances négatives sur sa propre valeur.

La recherche impliquait 99 personnes s’étant rétablies d’une dépression majeure; 40 d’entre elles avaient reçu un traitement par antidépresseurs (Zoloft, Paxil ou Effexor) et 59 avaient participé à une psychothérapie d’approche cognitive.

Les participants se prêtaient à un exercice induisant un état de tristesse (écouter une musique triste en se remémorant un événement triste de leur vie) afin de mesurer leur tendance à s’adonner à des pensées dépressives dysfonctionnelles lorsque l’humeur devient négative.

Ceux dont la pensée devenait plus dysfonctionnelle durant cet exercice étaient ceux qui se sont avérés plus susceptibles de vivre une rechute de dépression majeure dans les 18 mois suivants, ce qui a été le cas de 51% des participants.

Cette réactivité cognitive à la tristesse prédisait mieux la rechute que le meilleur prédicteur connu jusqu’à maintenant, c’est-à-dire le nombre de rechutes antérieures.

La tristesse provoquée par l’exercice était plus susceptible de déclencher des pensées dysfonctionnelles chez les participants ayant été traités avec un antidépresseur que chez ceux ayant participé à une thérapie cognitive.

La recherche suggère donc qu’une approche de traitement de la dépression qui cible directement les styles de pensées pourrait être un outil efficace pour prévenir un nouvel épisode de dépression.

Malgré que 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute, le traitement de la dépression ne vise souvent qu’à réduire les symptômes dans la phase aigue de la maladie. Peu d’attention est portée à réduire le risque de récidive et à développer des mesures qui permettraient d’identifier les gens qui sont plus à risque.

Le chercheur étudie actuellement un traitement de la dépression consistant à enseigner comment composer avec les changements dans la pensée reliés aux changements d’humeur en pratiquant la méditation attentive (« mindfulness meditation »).

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De nombreuses personnes ont, dans leur entourage familial, professionnel ou amical quelqu’un connaissant un problème avec l’alcool.

Qui n’éprouve pas de difficultés pour lui dire de « faire quelque chose » ?

L’alcoolique lui-même, alors qu’il a cessé de boire, peut être confronté à un retournement de situation. Car son conjoint, un parent, un enfant peut aussi être concerné par cette addiction.

 

L’association AREA (Association de Recherche Clinique et d’Entraide en Alcoologie et Addictologie) leur donne la parole à l’occasion de la « matinée des AREAS », le 16 décembre prochain, à la Maison des Associations, Espace Niel, 85 rue St Roch, 31400 Toulouse, de 8h30 à 12h30, à côté de mon cabinet toulousain.

 

Cette rencontre se déroulera principalement autour de deux moments clés: l’intervention d’Antoinette Fouilleul-Mialon sur le thème « Les proches de l’alcoolique » et une tribune intitulée « Je t’aime,  moi non plus » animée par Claude Maillet, Rosane Pader et Genevièvre Quintin, le Dr Henri Gomez et le Pr Henri Sztulman.

 

L’AREA 31 est une assoiation essentiellement composée de patients rétablis. Elle est une auxilliaire de soin pour l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’alcool, mais aussi lors de la prise de contact. Elle participe à des actions d’information, de formation et de prévention, et coordonne également diverses activités de terrain.

 

AREA 31, José Lucas, 06 12 73 28 26

France Acouphènes a 5 objectifs. Les connaissez-vous ?

– Ecouter, Conseiller, Informer, Aider : un réseau d’écoutants a été mis en place sur presque toute la France, assurant des permanences téléphoniques pour écouter, apporter un support, un réconfort à ceux qui souffrent d’acouphènes.

– Sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics

– Améliorer les dispositifs de prise en charge médicale pour un meilleur remboursement.

– Encourager et soutenir la recherche

– Prévenir les conduites à risques : musiciens, preneurs de son, les studios d’enregistrement, les salles de concert…


Site internet : france-acouphenes.org Un forum très dynamique à signaler

Numéro indigo : 0 820 22 213 (0,09 € TTC /mn) du lundi au vendredi

secretariat@france-acouphenes.org

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La prise en charge des acouphènes, nécessairement multidisciplinaire, est couronnée de succès dans 60 à 70 % des cas, si le patient adhère à la stratégie thérapeutique conseillée. L’habituation aux symptômes est le but principal de la prise en charge.

UNE SENSATION AUDITIVE SUBJECTIVE

L’acouphène est une perception aberrante de l’oreille en l’absence de toute source sonore dans l’environnement. C’est un bruit fantôme perçu de façon uni ou bilatérale, mais qui peut aussi être perçu comme provenant de l’intérieur du crâne. Il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie. Mais comme pour la douleur, l’acouphène symptôme peut devenir un acouphène maladie.

L’acouphène est décrit comme un sifflement (40 %), une stridence, un tintement, un bourdonnement, un chuintement de cocotte minute, un bruit de cigale, de vague, de vent… Il ne s’agit pas d’une hallucination auditive : l’acouphène n’a aucun sens et le patient est conscient que l’acouphène provient de son propre organisme.

Précision : en français acouphène provient du grec acou = entendre et phène = paraître. Pour les anglais et la majorité des autres pays sauf l’Italie les acouphènes prennent le nom de tinnitus (tintement).

DEUX TYPES D’ACOUPHÈNES

On distingue deux types acouphènes

– les acouphènes subjectifs (95 % des cas) ne sont entendus que par la personne qui s’en plaint. Leur origine, dans la grande majorité des cas, peut se situer à n’importe quel niveau des voies auditives, depuis le conduit de l’oreille externe jusqu’au cerveau, l’origine la plus fréquente étant la cochlée. Mais il ne faut pas méconnaître les origines de l’appareil manducateur et celles en provenance du rachis cervical haut. Leur prise en charge est multidisciplinaire ; l’information, l’explication, l’empathie et l’écoute, le soutien psychologique avec un psypraticien sont primordiales pour leur prise en charge.

– les acouphènes objectifs qui sont audibles par une tierce personne (5 % des cas) et enregistrables. Ils connaissent de nombreuses étiologies nécessitant des examens ultra spécialisés : béance de la trompe d’Eustache, contractions anormales de muscles de la sphère ORL, défauts structuraux de l’oreille interne et lorsqu’ils sont pulsatiles, l’étiologie est la plupart du temps vasculaire. Leur traitement est étiologique.

UNE PERTE AUDITIVE PRÉSENTE 9 FOIS SUR 10

Dans 90 % des cas, les acouphènes surviennent sur une oreille présentant une perte auditive. Ils peuvent être précédés et accompagnés d’une hyperacousie. La survenue peut être brutale ou progressive.

Dans la majorité des cas (91 %), l’intensité subjective de l’acouphène est faible inférieure à 4 Db HL et dans 4 % des cas de l’ordre de 10 à 12 Db HL. Mais il n’existe pas de corrélation entre l’intensité subjective mesurée de l’acouphène et son ressenti. De faibles intensités acouphéniques peuvent être mal vécues alors que des intensités importantes peuvent en revanche être bien tolérées. Les sons perçus sont le plus souvent aigus, 7 fois sur 10 la fréquence est supérieure à 3000 Hz.

UN RETENTISSEMENT PSYCHOLOGIQUE IMPORTANT

La prévalence des acouphènes est peu documentée du fait de l’absence d’étude épidémiologique. On estime que 15 % de la population expérimente durant sa vie un acouphène. L’acouphène est un symptôme fréquent, en France 300 000 personnes seraient handicapées par la présence d’un acouphène et 170 000 cas nouveaux surviendraient chaque année.

Rare chez les sujets jeunes, mais en constante progression ; la prévalence augmente avec l’âge surtout après 50 ans, âge auquel la presbyacousie apparaît. La perte auditive est liée à l’âge et à l’exposition au bruit d’origine professionnelle ou durant les loisirs qui altèrent plus rapidement l’audition. Dans près de 90 % des cas, l’acouphène est transitoire et n’entraîne pas de consultation. Il peut être très bref (< 5 min) ou durer plusieurs heures, mais il cesse spontanément, cependant attention ce sont des signaux d’alerte qui témoignent d’un début d’altération des structures auditives. Chez 4 % des sujets l’acouphène est un phénomène chronique déclenchant la consultation : le bruit anormal est perçu en permanence. Une fois sur deux, l’acouphène chronique est intrusif. Il envahit la vie quotidienne des patients, avec un retentissement personnel important (anxiété, insomnie, dépression voire suicide…) familial (séparation) et professionnel (absentéisme, invalidité,…). L’acouphène perturbe l’endormissement (30 % des consultants), la lecture et toute activité demandant une concentration importante. Dans un questionnaire adressé aux adhérents de l’association France acouphènes, 50 % des répondants déclarent que les acouphènes les ont « rendus plus dépressifs », 55 % plus irritables et 50 % déclarent qu’ils ont perturbé leur vie familiale, professionnelle ou sociale.

Ce questionnaire montre également qu’après l’âge de 70 ans les acouphènes sont 7 fois sur 10 plutôt bien supportés, tandis qu’ils sont mal supportés avant 40 ans, 8 fois sur 10 et que plus l’acouphène est récent plus il est mal supporté. Il est à noter que les adolescents à la structure psychologique encore fragile paient le plus lourd tribut aux désordres collatéraux des acouphènes.

Détail important, l’acouphène a une composante culturelle : en occident il est désagréable alors qu’en Inde il signifie que les dieux vous parlent et il n’est donc pas gênant. Cette précision permet de comprendre que l’habituation à l’acouphène est possible, qu’on peut ne pas l’entendre ou y devenir indifférent ; et d’insister sur l’importance de l’information et des explications aux patients dans la prise en charge.

UNE PHYSIOPATHOLOGIE COMPLEXE

L’acouphène résulte de la production d’un signal nerveux anormal à un quelconque niveau des voies auditives qui, après traitement par ces dernières, est interprété comme un bruit lorsqu’il atteint le cortex auditif. Le signal peut être d’origine périphérique ou centrale. Aujourd’hui, la théorie qui prévaut est une origine mixte. Une hypothèse propose que l’acouphène soit l’équivalent auditif des douleurs du membre fantôme. En effet, l’acouphène correspond très exactement à la perte auditive. Lorsque la perte auditive se situe dans les aigus l’acouphène s’y situe également. L’acouphène serait alors la conséquence de remaniements centraux induits par la perte auditive qui atteint 90 % des acouphéniques. Ce remaniement se manifesterait par une sur-représentation des neurones impliqués dans la reconnaissance d’une gamme de fréquences particulières. Une réorganisation cérébrale similaire a été observée dans les douleurs fantômes des membres. Plus simplement dit, l’acouphène correspondrait à ce que l’on entend plus ou à ce que l’on entend moins bien.

De son côté, l’hypothèse d’une anomalie centrale repose sur le fait que la section du nerf auditif ne supprime pas l’acouphène.

Chez les jeunes surtout, les acouphènes apparaissent souvent à la suite d’un traumatisme sonore (discothèque, concert, baladeurs, MP3, explosion,…). Pour cette étiologie, les recherches s’orientent vers le glutamate et ses récepteurs. On observe en effet dans ces situations une libération excessive de glutamate à partir des cellules sensorielles auditives au contact du nerf auditif. Des molécules bloquant les récepteurs au glutamate sont actuellement à l’étude.

Il faut par ailleurs préciser que l’acouphène pour être entendu par le patient doit atteindre la conscience et que cela est grandement facilité que sous certaines conditions, stress, choc affectif, fatigue, maladie à l’origine d’un déséquilibre du système nerveux végétatif.

LA CONSULTATION EN PRATIQUE

Un acouphène d’apparition récente (datant de moins de 10 jours) est une urgence. Le patient doit être adressé à un ORL spécialisé dans les acouphènes afin d’éviter le passage à la chronicité.

90 % des patients ont des symptômes depuis plus d’un mois. 50 % considèrent ce bruit de sérieux à insupportable. L’acouphène demeure un symptôme subjectif : il n’existe aucune méthode qui permette de l’objectiver.

Le généraliste doit croire le patient et l’écouter. Le nomadisme médical est important car les médecins connaissent mal l’acouphène et les malades ont l’impression, souvent justifiée, de ne pas être crus et d’être incompris. Il ne faut pas affirmer que l’acouphène est une fatalité contre laquelle on ne peut rien, cette phrase défaitiste est inexacte, démobilisatrice et destructrice sur le plan psychologique.

Il faut adresser le patient à une équipe spécialisée pluridisciplinaire dont la liste est fournie par l’Association France acouphènes, en expliquant que cette prise en charge spécialisée est efficace. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire avant cette prise en charge.

Le bilan spécialisé est souvent peu contributif. La prise en charge n’est pas simple car l’étiologie ou les étiologies sont quelques fois difficiles à établir, alors l’amélioration de la tolérance de l’acouphène ne peut commencer que par une explication claire et loyale du phénomène.

La présence d’une perte auditive doit être traitée, car elle concentre l’attention du patient qui tend l’oreille sur l’acouphène et qui croit qu’il entend mal à cause de l’acouphène alors que celui-ci accompagne la surdité.

Une hyperacousie associée est fréquente (20 à 45 % des cas), sa prise en charge est indispensable. Elle est fréquemment attribuée à l’acouphène, alors qu’elle l’accompagne.

UN DIAGNOSTIC SPÉCIALISÉ

Le diagnostic comporte deux étapes la première est étiologique, elle demeure souvent difficile malgré les nombreux examens pratiqués. La seconde apprécie le retentissement de l’acouphène dans la vie du patient.

L’enquête étiologique comprend notamment :

L’examen du conduit auditif externe pour visualiser l’aspect du tympan et vérifier la vacuité du conduit. La perte auditive peut être repérée par le généraliste à l’aide de tests cliniques simples et classiques.

La mise en évidence d’un souffle carotidien peut orienter vers une origine athéromateuse qui conduit à une échographie doppler.

Les autres examens sont du domaine de l’équipe spécialisée. L’audiométrie tonale et vocale mesure l’importance de la surdité (présente dans 90 % des cas).

L’impédancemétrie tympanique évalue le fonctionnement de l’oreille moyenne, de la trompe d’Eustache et le réflexe stapédien celui de la capacité de l’oreille à se protéger des bruits trop intenses (traumatisants)

Les potentiels évoqués auditifs explorent la conduction nerveuse depuis l’oreille interne jusqu’aux projections cérébrales.

L’examen vestibulaire renseigne sur le fonctionnement de la partie postérieure de l’oreille interne.

La décision d’explorer l’acouphène par IRM ou scanner est aussi une décision de spécialiste. Elle est notamment fonction du type de surdité (transmission ou perception) et surtout de l’asymétrie entre les deux oreilles. Le scanner est l’examen de choix en cas d’atteinte osseuse ou de lésion l’oreille moyenne. L’IRM explore les tissus mous.

L’examen recherche également une anomalie de l’articulé dentaire et de l’articulation temporo-mandibulaire et une anomalie de mobilité du rachis cervical.

DES TRAITEMENTS À LA CARTE ENFIN EFFICACES

La prise en charge est nécessairement multidisciplinaire. Une vingtaine d’équipes privées ou publiques sont spécialisées dans cette prise en charge (adresse sur France Acouphène)

D’autres approches sont très intéressantes : la thérapie cognitive et comportementale qui a pour objectif de se réadapter à l’acouphène et à l’hyperacousie est efficace dans de nombreux cas. Cet aspect de la thérapie repose sur le fait que le PET-scan et la magnéto-encéphalographie (MEG) montrent que les zones cérébrales activées par l’acouphène ne sont pas situées que dans les voies auditives primaires, mais aussi dans les zones des émotions, de la mémoire, de la vigilance, de l’humeur et des adaptations comportementales, zones qui sont capables de se réorganiser par plasticité cérébrale.

L’hypnose est efficace chez 70 % des patients après 5 séances, à condition que le patient pratique des séances d’autohypnose régulières à domicile.

La sophrologie permet une détente mentale et physique qui améliore le contrôle émotionnel et diminue le stress permettant ainsi au patient de distancier son bruit parasite et de vivre mieux.

Certaines prothèses auditives (thérapie sonique) permettent un traitement de l’acouphène isolé par un générateur de bruit le plus proche possible de la fréquence de l’acouphène, qui masque l’acouphène. En présence d’une surdité, d’autres prothèses auditives améliore l’audition et génère en plus un bruit pour masquer l’acouphène. L’efficacité est de 70 %.

La stimulation magnétique transcranienne qui traite le problème au niveau de l’émergence de l’acouphène (cortex auditif primaire) a une efficacité de 30 à 35 %.

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La problématique de l’acouphène n’est pas simple : le patient vient voir l’ORL pour retrouver le silence ; or c’est presque impossible. Il consulte pour un problème qu’il pense être otologique et attend une solution dans ce domaine.

L’ORL spécialisé lui propose une prise en charge bien plus large car l’acouphène met en jeu la personnalité globale du patient par ses retentissements émotionnels. Il faut ainsi gérer un patient déçu qu’il faudra amener à l’habituation (indifférence à l’acouphène) qui lui permet de retrouver une vie normale.

L’évaluation du stress du patient est indispensable, le stress peut engendrer l’acouphène qui lui même peut engendrer du stress. En effet, l’acouphénique est seul avec son acouphène, il se retranche sur lui même, n’ose plus en parler ni à son médecin ni à ses proches.

Source : legeneraliste.fr

 

 

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Une méthodologie pour ramener les « fêtards » dans le droit chemin…

Vous avez une forte présomption qu’un de vos collaborateurs boit plus que de raison. Que faites-vous ?

Préparation. Veillez à instaurer des règles et procédures strictes pour prévenir et combattre l’abus d’alcool et de drogues dans l’entreprise. Si vous constatez des infractions au règlement, décrivez le dysfonctionnement du travailleur sur base d’incidents, en mentionnant la date, le lieu ainsi que la manière dont les faits ont été constatés.
Entretien. Précisez d’abord le but de l’entretien et signalez ce que vous avez remarqué. Dites à l’intéressé que vous soupçonnez que la consommation d’alcool (ou de drogue) joue un rôle dans son dysfonctionnement. Exprimez votre préoccupation et demandez-lui s’il reconnaît les faits et s’il entrevoit des manières d’améliorer son fonctionnement. N’hésitez pas à lui offrir de l’aide. S’il nie le problème, vous respecterez sa dénégation tout en répétant vos remarques. Consignez ce que vous avez convenu (ou les dénégations) dans un rapport confidentiel que vous signerez tous les deux.
Evaluation. Commencez chaque entretien en répétant ce que vous aviez convenu et en mentionnant les résultats obtenus. Faites de nouveaux accords et indiquez quelles sont les sanctions si la situation ne s’améliore pas. Continuez à énoncer les possibilités d’aide.

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« Le rôle d’un ami, c’est de se trouver à vos côtés quand vous êtes dans l’erreur,

puisque tout le monde sera à côté de vous quand vous aurez raison »


Mark Twain

 


Une génération qui naîtrait libre du VIH et du sida, c’est possible – et c’est en Afrique que tout pourrait se jouer.

Aujourd’hui, le VIH et le sida pédiatriques sont en passe d’appartenir au passé presque partout dans le monde. Partout, sauf en Afrique — et dans quelques autres régions qui n’ont pu bénéficier d’une décennie de progrès réalisés dans l’utilisation de médicaments antirétroviraux pour empêcher la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Aujourd’hui, neuf femmes enceintes séropositives sur dix vivent en Afrique ; idem pour neuf enfants séropositifs sur dix. Un millier de bébés naissent chaque jour sur le continent africain avec le VIH. La majorité d’entre eux ne recevront aucun traitement. Faute de soins, 50 % d’entre eux mourront avant leur deuxième anniversaire.

La mort tragique de ces enfants devrait nous scandaliser tous, d’autant plus que ces décès pourraient être évités. Nous avons les moyens de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant partout dans le monde et le moment est venu de nous en servir pour sauver des centaines de milliers de vies en Afrique. Le moment est venu de reconnaître que puisque nous pouvons quasiment éliminer le VIH et le sida pédiatriques, nous devons le faire.

Ce n’est pas une question de connaissances : au cours des dix dernières années, nous avons appris beaucoup sur le mécanisme de la prévention de la transmission materno-fœtale, le fait d’empêcher le virus de passer de la mère à l’enfant. C’est maintenant une question de priorités et de volonté politique.

D’abord et avant tout, il faut que les gouvernements africains s’engagent systématiquement à inclure dans leurs budgets de santé publique des fonds consacrés à la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant. Seuls cinq des 53 pays africains ont tenu les promesses faites lors de la Déclaration d’Abuja, par laquelle ils s’engageaient à allouer au moins 15 % de leur budget annuel aux soins de santé. Et ils sont très peu nombreux à consacrer des fonds au VIH et au sida pédiatriques.

Certains pays cependant prennent des mesures. Le Kenya, par exemple, s’est fixé un objectif ambitieux : faire passer les infections pédiatriques au VIH de 27 % à 8 % d’ici à 2013. L’an dernier, le gouvernement kenyan a affecté 11,25 millions de dollars à l’achat d’antirétroviraux pour les femmes enceintes. Le pays s’évertue aussi à combler des lacunes graves dans le programme de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant avec, entre autres, de nouvelles initiatives destinées aux communautés les plus éprouvées et souvent les plus difficiles à atteindre.

Nous sommes encouragés par ce type d’initiatives ambitieuses prises par le Kenya et d’autres pays comme l’Afrique du Sud et le Nigéria, qui procèdent à des modifications historiques de leurs politiques en matière de VIH/sida. Nous espérons que d’autres gouvernements africains les suivront rapidement sur cette voie.

Une génération libérée du VIH et du sida, c’est également un impératif mondial, qui exige un engagement renouvelé de la part des bailleurs de fonds, des institutions internationales, de la société civile et du secteur privé.

Nous devons tous nous focaliser davantage sur une transposition à plus grande échelle des solutions efficaces – et accroître les investissements dans ce domaine – afin que les centres de santé disposent de suffisamment de personnel et de matériel et qu’un plus grand nombre de femmes et de nouveau-nés bénéficient d’un dépistage précoce et d’un traitement antirétroviral suffisamment tôt pour empêcher la transmission du virus.

FIXER LES PRIORITÉS

Des fonds supplémentaires sont aussi nécessaires pour élargir l’accès aux soins, aux traitements et à une prise en charge de qualité pour les femmes et les enfants séropositifs. Et il ne fait aucun doute que nous devons investir dans des moyens innovants pour atteindre les femmes et les familles les plus pauvres et les plus vulnérables.

Le mois dernier, le Kenya a été le premier pays à commencer la distribution des « Packs maman-bébé », des kits à emporter à domicile contenant tous les médicaments nécessaires pour protéger la santé d’une mère et de son nourrisson – même si elle vit dans un endroit reculé, loin de tout dispensaire. Cette initiative prometteuse a été mise au point par l’Unicef, l’OMS, Unitaid et d’autres partenaires. Bientôt, le Cameroun, le Lesotho et la Zambie commenceront, eux aussi, à distribuer les « Packs maman-bébé » pour accélérer la prévention de la transmission mère-enfant chez eux.

La clé du succès réside à l’évidence dans le partenariat, à tous les niveaux. La campagne pour l’élimination du VIH/sida pédiatrique, un partenariat de la société civile africaine, veut mobiliser les actions contre ce fléau, dans six nations africaines pour commencer.

Le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, un partenariat public-privé, met à disposition des sommes considérables pour élargir la prévention et le traitement du VIH en Afrique. Le mois dernier, les promesses de dons au Fonds ont atteint 11,7 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont augmenté de 38 % leur promesse de contribution et il est encore temps pour plusieurs nations du G20 de s’engager. Mais les niveaux de financement actuels suffisent à peine à maintenir les initiatives en cours.

Or, le continent africain ne peut se permettre d’attendre. Faute de financements suffisants, moins de la moitié des femmes enceintes séropositives en Afrique subsaharienne recevront les antirétroviraux qui pourraient prolonger leur vie. Sans ces médicaments, près de 40 % des bébés qu’elles mettront au monde seront infectés par le VIH. Avec les médicaments, ce taux chute à 5 %.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A nous de faire un choix, à nous de fixer les priorités. C’est une question de vie ou de mort. En cette Journée mondiale de la lutte contre le sida, nous devons tous réaffirmer notre engagement à sauver des vies – en prenant des mesures audacieuses dès aujourd’hui pour libérer l’humanité du sida, en Afrique et partout ailleurs.

 


Desmond Tutu est aussi président honoraire de la Global AIDS Alliance

Desmond Tutu, archevêque émérite du Cap, et Anthony Lake, directeur général de l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance)

 

Source : lemonde.fr

 

 

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Les conseillers financiers de La Banque postale ont été en grève, cette année, pour dénoncer leurs conditions de travail. France Info a obtenu le témoignage de l’un d’entre eux, accablé par la pression du chiffre exercée sur sa profession, qui se répercute sur les clients.

“Marc”, dont la voix et le prénom ont été modifiés, raconte notamment comment il est obligé de “cibler les clients les plus fragiles”, soit des personnes sans revenus ou parlant mal le français, à qui il doit vendre à tout prix des produits bancaires sous peine de s’en prendre “plein la tête” par les cadres de la banque.

Des méthodes qui donnent “honte” à “Marc”, partant travailler la “boule au ventre”. Il dénonce également “l’image erronée” de La Banque postale parmi la clientèle : ils pensent que c’est une banque désintéressée, contrairement aux autres banques, alors que pas du tout“.

Près de 40 % des conseillers ont participé au mouvement de grève, selon les syndicats, exigeant davantage de transparence et de meilleures méthodes de direction, alors que la filiale bancaire de La Poste a connu “des résultats exceptionnels pour le premier semestre 2010″.

Source : bigbrowser.blog.lemonde.fr

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Le poker : plus d’accros sur Internet !

Bandit-manchot, course hippique ou loto, les Français sont joueurs. Moins que certains peuples asiatiques peut-être, mais pratiquement 30 millions de nos compatriotes ont joué de l’argent en 2008… C’est tout de même, 3 adultes sur 5 !

 

Il y aurait aujourd’hui en France, environ 2 millions de joueurs de poker en ligne. Un chiffre atteint en moins de 5 mois, depuis l’ouverture du marché sur Internet en juin dernier. C’est l’estimation de Jean-François Vilotte, président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) mais aucune étude n’indique le nombre de pratiquants souffrant d’une addiction. « Au Centre de Référence du Jeu Excessif (CRJE) du CHU de Nantes, un patient sur cinq est un joueur de poker et la plupart joue en ligne », souligne toutefois Gaëlle Bouju, ingénieur de recherche du CRJE.

« Selon une étude britannique, la prévalence de l’addiction au jeu sur Internet s’établit à 5% contre seulement 0,5% pour l’ensemble des jeux hors ligne », ajoute-t-elle. Le poker ne fait pas exception. « D’autant que sur les sites Internet, les joueurs peuvent miser aussi longtemps qu’ils le souhaitent, et sur plusieurs tables en même temps ».

Un jeu entre amis

Jeu de hasard pour les uns, le poker est souvent considéré par ses aficionados comme un jeu de stratégie. « Les patients ont du mal à admettre qu’ils ont un problème d’addiction. La demande de soins émane souvent de l’entourage, inquiet surtout du temps passé à jouer » explique Gaëlle Bouju. En effet, si les sommes engagées peuvent être élevées, les dettes sont moins importantes dans le poker que dans les autres jeux. Ludique, celui-ci se pratique souvent entre amis. D’ailleurs, environ 60% des joueurs y seraient venus par leur cercle social. « Exclusivement pratiqué dans les catégories sociales privilégiées jusqu’au milieu du XXe siècle, le poker véhicule de plus une image de prestige », souligne Gaëlle Bouju. Difficile donc, de s’avouer drogué à un jeu si prisé.

Certains joueurs, conscients toutefois d’être confrontés à une addiction, ont la possibilité de se faire interdire de casino. Il suffit pour cela d’effectuer une demande auprès du ministère de l’Intérieur. Même chose pour les habitués des salles virtuelles… légales. « Cette mesure est valable dans tous les casinos, les cercles de jeux et les sites de jeux en ligne autorisés en France », explique le site d’information et d’assistance en ligne du CRJE. Les opérateurs de jeu en ligne agréés par l’ARJEL sont quant à eux, dans l’obligation d’informer leurs clients des risques encourus. Ils doivent aussi de permettre aux joueurs en difficulté de s’auto-exclure de leur site. « Restent les sites illégaux, que rien ne peut verrouiller », conclut Gaëlle Bouju.
Source : paris-normandie.fr, Interview de Gaëlle Bouju, ingénieur de recherche et coordinatrice d’études cliniques au CRJE, au CHU de Nantes, 16 novembre 2010

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Le retour à l’heure d’hiver marque, pour ceux qui souffrent du blues hivernal ou de dépression saisonnière (aussi appelé trouble affectif saisonnier), le début d’une période difficile.

Ils ont tendance à avoir moins d’énergie, être plus fatigués, avoir besoin de plus de sommeil, et être moins actifs.

Environ 15% à 25 % de la population ressentiraient ces symptômes à un niveau variable pendant les mois d’automne et d’hiver. Mais pour 4% à 6% de la population, les symptômes sont plus sévères et il s’agit d’une véritable dépression.

Les femmes sont 3 à 4 fois plus touchées que les hommes.

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière est un épisode de dépression majeure dont la principale caractéristique est de survenir durant la même période à chaque année.

Il peut s’agir d’un épisode de dépression faisant partie du trouble bipolaire (maniaco-dépression). Dans ce dernier cas, il y a souvent présence de symptômes hypomaniaques pendant l’été.

Les symptômes de dépression saisonnière font généralement leur apparition vers le mois d’octobre et disparaissent en avril ou mai.

Les symptômes fréquemment présents sont une humeur dépressive, un manque d’énergie, une tendance à l’hypersomnie, une augmentation de l’appétit, une diminution de l’intérêt et de la motivation. D’autres symptômes souvent présents sont une plus grande tendance à l’anxiété, une difficulté de concentration, une diminution de la libido, un gain de poids et une plus grande irritabilité.

Le diagnostic de dépression saisonnière est porté si les symptômes ont été présents au moins deux hivers consécutifs avec rémission (guérison) complète à l’été.

Quels en sont les causes ?

Le manque de lumière est considéré comme la cause de la dépression saisonnière bien que les mécanismes exacts soient encore mal compris. Le manque de lumière entraînerait une variation de la production de la mélatonine et de l’activité reliée à la sérotonime. La mélatonine est une hormone impliquée dans la régulation de l’humeur et des rythmes biologiques. Elle est sécrétée par la glande pinéale la nuit, de la tombée du jour jusqu’au matin lorsque la lumière du jour frappe la rétine de l’oeil. La diminution du temps d’ensoleillement amène donc une hausse de la production de mélatonine, entraînant des changements au niveau de l’humeur, de l’énergie, du besoin de sommeil et de l’appétit.

Que faire pour mieux traverser les mois d’hiver?

Prendre une marche quotidienne à la lumière du jour, de préférence le matin, permet de bénéficier à la fois de la lumière (autant qu’une séance de luminothérapie) et de l’activité physique qui a aussi un effet antidépresseur.

Continuer à agir comme en été en poursuivant des activités régulières qui tiennent actif et motivé.

Reconnaître les symptômes de la dépression saisonnière le plus tôt possible permet de s’ajuster avant qu’ils ne soient trop importants.

Quels sont les traitements de la dépression saisonnière ?

Les traitements pour la dépression saisonnière sont la psychothérapie cognitive et comportementale et la luminothérapie.

L’hypothèse du rôle de la mélatonine a suggéré l’idée de la luminothérapie (aussi appelée photothérapie) qui consiste à s’exposer à une lumière intense fournie par une lampe de luminothérapie (5000 ou 10000 lux) qui contient tous les spectres de la lumière solaire (sauf les ultraviolets).

Attention ! Certains spécialistes mettent en garde contre le fait que le domaine des appareils de luminothérapie n’est pas réglementé et contrôlé. Ils considèrent qu’il n’y a pas eu suffisamment de recherche sur la sécurité de ce traitement, notamment pour les yeux.

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