soutien psychologique


Vous en avez assez d’être trop effacé et de ne pas savoir vous imposer ? Apprenez à développer votre charisme et à oser affirmer vos opinions !

Voici les 5 règles d’or pour vous aider à avoir plus de confiance en vous :

  1. Règle n°1 : Être dans l’action
    Les fondamentaux du personnage charismatique sont bien évidemment d’être un rassembleur et un représentant de groupe, celui qui va presque l’incarner. Mais le leader, c’est aussi et surtout quelqu’un qui est dans l’action.
    La parole ne suffit pas, il faut mettre en relation les dires avec les faits. C’est d’ailleurs sur ce point-là que les personnages charismatiques s’appuient. Ils osent. Ils prennent des risques.
  2. Règle n°2 : Apprendre à exprimer son projet
    Il faut savoir formaliser son projet et le communiquer aussi bien en face à face que devant un public nombreux. Or, les managers ne savent pas toujours bien passer d’un discours intellectuel rédigé à un discours émotionnel.
    Bref, il faut travailler cette dimension émotionnelle : manifester son implication personnelle, savoir sourire, parler avec ses mains, s’exprimer clairement
  3. Règle °3 : Accepter la perception des autres
    L’autre grand travail est de réussir à accepter la perception que les autres ont de vous. Soyez donc attentif aux réactions de vos collaborateurs et adaptez votre comportement en conséquence.
    N’hésitez pas à leur poser des questions, quitte à risquer d’apprendre ce qu’ils pensent vraiment. N’ayez pas peur, non plus, de revenir sur les petits incidents et cherchez à comprendre les réactions. Le charisme se construit également dans la perception que vous pouvez avoir des détails et le niveau d’attention que vous offrez à vos collaborateurs.
  4. Règle n°4 : Acceptez de ne pas être parfait
    Ne cherchez pas continuellement à approcher la perfection. Si c’est votre cas, vous avez sûrement peur de décevoir l’autre, et ne vous autorisez à prendre la parole que si vous avez quelque chose de brillant à dire.
    Soyez moins perfectionniste, osez prendre des risques et donnez-vous le droit de ne pas réussir au premier coup.
  5. Règle n°5 : Inspirer confiance
    Si vous avez une vision claire de l’avenir, que vous savez l’exprimer et que vous vous montrez curieux envers les autres et vous-même, vous aurez acquis une certaine confiance en vous, permettant ainsi de gagner celle des autres.
    Cela ne signifie pas pour autant que vous devez vous entêter dans des certitudes et nier toute inquiétude. Quelqu’un qui a du charisme sait aussi dire qu’il a des doutes, des incertitudes, des peurs, des envies, des désirs… Le manager charismatique sait aussi être humain en ne s’enfermant pas dans l’image d’un chef qui prend tout sur lui. Il rassure et sait s’exposer.

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Vos mauvaises habitudes de travail modifiées en 5 étapes…

Une étude a montré que 40% des décisions prises au quotidien n’en étaient pas vraiment. En fait, il s’agit d’habitudes pures et simples. Voici comment faire pour prendre de vraies décisions.

1. Définissez ce que l’on entend par « devoir ». Imaginez une journée de travail classique. Avez-vous vraiment besoin de cette tasse de café ? Non. Devez-vous commencer votre journée par la vérification de vos e-mails ? Non.

2. Déterminez l’élément déclencheur. Qu’est-ce qui vous incite à exécuter telle ou telle habitude ? Si vous commencez votre journée en vérifiant vos-emails, peut-être est-ce parce que vous avez besoin d’un certain contrôle, d’être en contact avec autrui.

3. Voyez la récompense que vous vous fixez en adoptant l’une ou l’autre habitude. Peut-être éprouvez-vous le besoin de vérifier votre mailbox pour vous assurer que rien de grave n’est arrivé depuis hier. Ou alors vous avez l’impression d’être le maître de l’univers, que tout le monde doit s’exécuter comme vous l’entendez et du coup vous bombardez vos collaborateurs de mails. Quid du café que vous allez chercher au distributeur ? Est-ce pour rencontrer l’un ou l’autre collègue ?

4. Modifiez vos habitudes. Imaginez un autre moyen pour exercer votre contrôle, notamment en téléphonant ou en parlant avec quelques collègues en veillant à ce que le sujet de vos conversations soit personnel. Si certains d’entre eux viennent peu au bureau, pensez à avoir une seconde adresse e-mail sous la main pour les cas d’urgence. (Ex. : urgence@nomdelasociete.be). Vous pourrez ainsi consulter cette mailbox en priorité.

5. Couchez vos nouvelles habitudes sur papier. C’est une des meilleures façons de modifier les anciennes. Ex. : Lorsque (j’arrive au boulot), je commence (par discuter avec quelques collègues) de façon à (traiter immédiatement les dossiers les plus urgents).

Une fois cette étape franchie, vous serez prêt pour la suivante ! Notez vos résultats en cliquant sur « Leave a comment ».

 

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Quelle définition vous pourriez donner à la boulimie ?

Catherine Hervais : Je crois qu’on peut voir la boulimie comme un réflexe de survie.

Elle est habituellement regardée comme trouble du comportement alimentaire (TCA), mais j’observe dans ma pratique que ce TCA traduit en réalité un trouble de l’identité : même quand on réussit très bien sa vie sociale, on a peur du regard de l’autre, on ne sait pas qui on est, on a toujours peur de déplaire, on se sent vide, un vide qui fait mal, qui prend toute la place et qui ne s’apaise que lorsqu’on mange. La boulimie est donc la réponse (même si ce n’est pas la meilleure) à une angoisse profonde, elle-même reliée à un trouble de l’identité.

La boulimie est-elle une maladie typiquement féminine ?

C. H. : Non, il y a aussi des hommes boulimiques mais ils sont moins nombreux que les femmes. Selon une étude du Journal Britannique de Psychiatrie qui date de 2005 il y aurait 18 femmes pour un homme. Chez l’homme la boulimie se vit exactement comme chez la femme (certains se font vomir, d’autres pas), avec le même sentiment de ne pas être à la hauteur, la même peur de déplaire, le même vide, la même souffrance au quotidien.

Quels sont en général, les grands déclencheurs de cette maladie ?

C. H. : Généralement la boulimie commence à se manifester vers l’adolescence, au moment où l’on a besoin d’exister par soi-même et non plus à travers l’image de ses parents. Comme on se sent vide, on a peur de ne pas être à la hauteur et cela se focalise par le besoin de plaire, et notamment par le besoin de plaire avec son corps (d’où les préoccupations de silhouette : il faut ressembler aux plus beaux de ce monde, aux top-modèles notamment, sinon on déprime). La boulimie peut également se déclencher plus tard, lorsqu’on se retrouve dans une situation de solitude, par exemple lorsqu’on quitte le foyer des parents pour s’installer dans un lieu à soi, ou bien après un divorce, après la perte d’un être cher (même à 50-60 ans), c’est-à-dire lors d’une situation où il y a nécessité d’affirmer son identité en tant que personne autonome. Cela dit on voit également des enfants boulimiques de très jeune âge (probablement parce qu’ils se sentent déjà très seuls). C’était le cas de Guy Carlier, par exemple, qui raconte son histoire dans son livre Le Cœur au Ventre.

Symboliquement, qu’est-ce qui fait que la nourriture devient un refuge pour les malades ?

C. H. : Les personnes boulimiques sont dans un contrôle permanent, de l’alimentation (même si elles finissent toujours par craquer) et de leur image. Manger c’est le seul moment où elles sont elles-mêmes, où leur inconscient se lâche, où elles ne jouent pas. C’est généralement un moment solitaire d’ailleurs, même quand on « boulime » devant des gens, on n’est pas vraiment avec eux, on fait semblant, on est avec soi-même.) C’est peut-être finalement le seul moment où on est avec soi-même ! Symboliquement donc, la nourriture est un refuge, parce qu’on est enfin avec soi-même et parce que ça renvoie aussi à la sensation qu’on a connu quand on était nourrisson lorsqu’on avait la bouche pleine. La bouche pleine, c’est la présence rassurante d’une mère idéale dont on a tout le temps besoin et qui serait tout le temps là *.

En quoi la boulimie peut-elle être différente des autres formes d’addiction ?

C. H. : Il n’y a pas vraiment de différence, on a le mental et le comportement d’un drogué. Sauf sur un point : je me suis rendue compte à travers ma pratique que la personne boulimique n’avait pas besoin d’un sevrage préalable, contrairement aux addictions à l’alcool et au drogues dures qui altèrent les capacités de réflexion et de jugement. Le fait qu’il n’y ait pas vraiment besoin de sevrage préalable rend la psychothérapie un peu moins difficile. Quand il faut se sevrer d’une addiction, ça rend très nerveux, très fragile et peu disponible à la psychothérapie. Avec la boulimie, on peut commencer par la psychothérapie. Et étonnamment, quand la psychothérapie marche, la boulimie s’arrête toute seule, sans effort de volonté, parce qu’il n’y a pas d’accoutumance à la nourriture une fois qu’on a « réparé » le manque de confiance en soi. Bien sûr, il y a des cas de boulimie où le sevrage est nécessaire : quand une personne se noie dans la nourriture, qu’elle ne sort plus de chez elle, qu’elle grossit d’une manière trop rapide, ou bien, au contraire, quand une personne boulimique se fait vomir tout le temps et maigrit de manière inquiétante. Dans ce cas, évidemment, on passe d’abord par un service hospitalier et on fait la psychothérapie plus tard, quand la personne a plus de forces physiques et mentales.

Référence: documentaire de france5

* vieille interprétation psychanalytique, sujette à caution et rejettée par les thérapeutes modernes. Dans toute ma pratique professionnelle, face à leur douloureuse compulsion, aucune de mes clientes ne m’a confirmé ce souvenir de nourrisson (!) et cette recherche de mère idéale, soyons sérieux ! Chaque cliente à sa propre explication. F.Duval-Levesque

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Face aux bourrelets, l’amour n’est plus aveugle…

Selon le sondage Meetic Opinion-Way, seul un quart des Français resteraient impassibles devant la prise de poids de leur partenaire.

Tous les autres déclarent qu’ils partiraient en guerre contre ces kilos superflus.

Pour pousser leur partenaire à les éliminer, 28 % le rappelleraient à l’ordre dès qu’il se jetterait sur les cacahuètes et 17 % s’improviseraient coach sportif. 16 % imposeraient des menus diététiques à chaque repas.

«La diversité des réponses montre notre gêne face à la prise de poids de l’autre, note Sophie Cadalen, psy.

C’est un sujet extrêmement sensible, que l’on ne sait pas comment gérer. Il touche à l’image et peut devenir très blessant.»

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Luttez contre l’insomnie avec l’auto-hypnose… Même si vous n’y croyez pas, vous pouvez essayer !

L’insomnie est un trouble caractérisé par la difficulté à s’endormir.

Son origine peut être d’ordre physique ou psychologique, et connaît une variation selon les individus. Ses conséquences peuvent être néfastes, et entraver certaines activités du quotidien. C’est pourquoi, l’auto-hypnose propose certaines méthodes douces, à travers des techniques de respiration et de visualisation, afin de retrouver un sommeil apaisé.

Qu’appelle-t-on insomnie ?

C’est la privation totale ou partielle de sommeil. Elle est définie comme aigüe lorsqu’elle dure quelques semaines, et devient chronique au-delà d’un mois. Les causes sont multiples et différentes selon les cas. Ce trouble peut être lié à un facteur corporel, mais il est souvent associé à un désordre psychique. En effet, les aléas de l’existence pèsent fréquemment sur la qualité du sommeil, et peuvent entraîner des désagréments dans la journée.

Certains procédés de l’auto-hypnose, basés sur des techniques de respiration et d’imagerie mentale, visent à rétablir de façon naturelle, un cycle d’endormissement plus régulier, serein et réparateur. Cette méthode très simple permet d’accéder à une détente corporelle et mentale directement liée au sommeil.

Voici quelques indications pour s’y initier:

– commencez par prendre une position la plus confortable possible, dans une ambiance paisible et reposante. Inspirez en gonflant la paroi abdominale, puis retenez l’air quelques instants. Appliquez ensuite la technique de l’imagerie mentale, en formant des mots positifs (calme, bien-être…), sur le temps d’expiration.

Ce procédé doit être appliqué pendant cinq minutes avant le coucher. Il peut être renouvelé aussi souvent que nécessaire. Cette méthode aspire à retrouver un cycle de sommeil plus régulier.

Pour conclure, l’insomnie est une pathologie entraînant un manque de sommeil, dont l’intensité évolue selon les personnes. Cette altération peut être d’origine multifactorielle, et avoir des répercussions nuisibles sur nos capacités et notre humeur dans la journée. Les méthodes de respiration et visualisation procurées par l’auto-hypnose permettent de lutter contre ce trouble, par des exercices respiratoires et l’imagination.

Les thérapies comportementales permettent aussi de rétablir un rythme veille-sommeil satisfaisant pour les cas d’insomnie plus tenaces, en diminuant notamment de 50 % le temps d’endormissement et la durée des réveils nocturnes. Des essais comparatifs ont permis de retenir une meilleure efficacité par rapport au placebo, ainsi qu’une efficacité au moins égale à celle des traitements médicamenteux.

Elles cherchent de manière naturelle à restaurer un équilibre dans l’endormissement, qui est à la base d’une nuit sereine.

Références: mon expérience professionnelle, Revue Prescrire, no 292 Février 2008, citant les sources suivantes : Sateia MJ et Nowell PD « Insomnia » Lancet 2004 ; Silber MH « Chronic insomnia » N Eng J Med 2005 ; Prescrire Redaction « Insomnie ; les traitements cognitifs et comportementaux, alternatives aux médicaments » Rev Prescrire 1998, Revue Prescrire, no 292 Février 2008 citant : Sivertsen B et coll. « Cognitive behavioral therapy vs zopiclone for treatment of chronic primary insomnia in older adults. A randomized controlled trial » JAMA 2006

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C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être

Les femmes qui ont récemment été atteintes d’un cancer du sein qui parviennent à renoncer à certains de leurs buts et à s’en donner de nouveaux améliorent leur bien-être global, selon une étude québécoise publiée dans la revue Psycho-Oncology.

Carsten Wrosch, du Département de psychologie de l’Université Concordia, et Catherine Sabiston, du Health Behaviour and Emotion Lab de l’Université McGill, ont mené cette étude avec 176 femmes, âgées de 28 à 79 ans, ayant survécu à un cancer du sein.

En moyenne, elles avaient reçu leur diagnostic 11 mois plus tôt et terminé leur traitement depuis 3 mois.

Les chercheurs visaient à identifier les facteurs qui influencent l’activité physique chez les femmes ayant vécu un cancer du sein. 48 % d’entre elles ont un surpoids ou une obésité et elles ont tendance à être plus sédentaires que les femmes n’ayant pas été atteintes de cette maladie.

La capacité à redéfinir ses objectifs, l’activité physique et la sédentarité, le bien-être émotionnel et les symptômes physiologiques ressentis quotidiennement (tels que la douleur ou la nausée) étaient évalués au début de l’étude et trois mois plus tard.

Se fixer de nouveaux buts était associé à une augmentation de l’activité physique, un accroissement du bien-être émotionnel et une diminution des symptômes physiologiques. Les participantes qui ont su abandonner certaines aspirations et en établir de nouvelles ont adopté un comportement moins sédentaire, ce qui était lié, après de trois mois, à l’amélioration de leur bien-être.

« Se donner de nouveaux buts peut atténuer la détresse causée par le désir de réussir l’impossible », notent les chercheurs. Trouver d’autres aspirations satisfaisantes permet d’éprouver un sentiment d’accomplissement. L’abandon d’objectifs fixés dans le passé permet d’investir suffisamment de temps et d’énergie pour composer efficacement avec la nouvelle réalité.

Les femmes qui ont récemment vécu un cancer du sein devraient faire au moins 150 minutes d’activité physique, à un rythme modéré ou soutenu, pour que leur santé se renforce, indiquent les chercheurs.

Mais, peu d’entre elles le font.

 

Références: Psychomédia.qc.ca, Université Concordia

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chemin, guérison, printemps

«Je ne me suis pas intéressée à la maladie

mais à ma vie,

c’est ça qui m’a sauvée !»

Catherine Preljocaj

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Une posture droite favorise la confiance en soi… mais oui !

Selon une récente étude américaine, se tenir bien droit lorsque l’on est assis sur une chaise donne plus d’assurance dans ses capacités.

Lorsqu’ils sont entrés dans leur laboratoire, 71 étudiants de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont été invités à s’assoir.

Ils avaient le choix ente deux positions : l’une avec le dos droit, l’autre plus recourbée de façon à voir les genoux. Ils ont ensuite été priés d’écrire trois points caractéristiques de leur personnalité, positifs ou négatifs. Ceux-ci devaient porter sur leurs capacités professionnelles, dans le cadre d’un emploi fictif. Les étudiants se sont ensuite auto-évalués sur leurs facultés à être de bons employés.

Selon cette étude, publiée au mois d’octobre dans le « European journal of social psychology », les étudiants se tenant assis avec un dos bien droit avaient plus confiance en eux que les autres, à la position avachie, qui se sont évalués de façon négative.

« Les gens croient en général que leur confiance en eux vient de leurs propres pensées.

Ils ne réalisent pas à quel point leur position peut jouer sur ce qu’ils pensent d’eux-mêmes »

a déclaré Richard Petty, co-auteur de l’enquête.

Pour avoir confiance en soi, il faut donc se tenir droit, la poitrine légèrement en avant et les épaules en arrière.

Outre la position, l’assurance peut s’arranger par le biais de petits gestes du quotidien comme s’offrir un cadeau à chaque réussite, écouter un morceau de musique, se concentrer uniquement sur des choses positives…

Soigner sa posture signifie aussi regarder l’autre dans les yeux. Par ailleurs, se sentir bien dans sa peau, soigner son apparence physique sont autant d’éléments qui jouent sur le moral, n’est-ce pas ?

Référence: « European journal of social psychology »

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Chacun de nous peut manquer parfois de confiance. On n’ose pas dire non, encore moins se lancer dans un nouveau projet ou prendre de nouvelles responsabilités… Bref, cela nous empoisonne la vie.  Voici trois exercices simples qui vous permettront de réveiller, de consolider et de booster votre confiance en vous !

1) L’exercice de vos réussites

Ouvrez une liste (feuille de papier ou Word, carnet dédié ou note sur votre téléphone portable…) sur laquelle vous noterez toutes les réussites de votre vie :
– obtention d’une promotion professionnelle : qu’éprouvez-vous à ce souvenir ?
– naissance de votre premier enfant : revisitez chaque moment important de la journée… ou de la nuit !
– votre premier job : au moment où vous l’avez appris, comment cela s’est-il passé ?…

Faites revivre ces réussites en vous rappelant comment celles-ci sont arrivées et ce que vous avez ressenti. Appropriez-vous cette croyance essentielle : « ce que j’ai réalisé un jour est ancré en moi pour toujours. Il s’agit de quelque chose que l’on ne pourra jamais m’enlever ».

2) L’exercice de vos joies intérieures

Après chaque journée, notez par écrit tous les moments de joie de votre journée : câlin au réveil avec votre enfant, sourire échangé avec un voisin, merci d’une personne à qui vous avez tenu la porte d’un magasin, satisfaction d’une action réussie lors de votre journée de travail…
En faisant ainsi, et en allongeant la liste chaque jour, vous développerez votre bien-être et votre estime de vous-même. Vous serez aussi naturellement plus attentif aux petites et belles choses de votre vie. En prendre conscience nourrira votre estime personnelle et vous donnera de l’allant dans votre capacité à « intervenir » librement, et en pleine confiance, dans les différentes phases de votre journée.

3) L’exercice de vos qualités

Voici un exercice tout à fait réjouissant et efficace pour vous faire prendre conscience de vos talents personnels et entretenir durablement votre confiance en vous.

a) Je vous invite à choisir dans la liste suivante les qualités qui vous correspondent parfaitement. b) Noter pour chacune d’elles les situations dans lesquelles vous avez mis en œuvre des stratégies couronnées de succès ou d’avancées positives.

Voici une liste de 69 qualités dans laquelle je vous invite à piocher sans retenue ! Je suis : « accueillant, ambitieux, autonome, audacieux, aventureux, calme, combatif, conciliant, confiant, conformiste, créatif, dévoué, diplomate, direct, discipliné, doux, dynamique, efficace, empathique, endurant, énergique, fidèle, flexible, franc, généreux, honnête, imaginatif, impulsif,  indépendant,  innovateur, intelligent, intuitif, jovial, juste, leader, maître de moi, méthodique, motivé, observateur, obstiné, optimiste, ordonné, organisé, original, ouvert d’esprit, patient, persévérant, poli, polyvalent, ponctuel, précis, prudent, pugnace, réservé, résistant, responsable, rigoureux, sensible, sérieux, serviable, sociable, soigneux, stable, stratège, tenace, tolérant, timide, travailleur, volontaire etc… »

Appropriez-vous ces qualités en les relisant régulièrement. Et en les enrichissant chaque semaine d’autres expériences.

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A la suite de l’article « Guerre ouverte contre la psychanalyse dans le traitement de l’autisme », paru dans Le Monde daté 17 février, nous avons lancé un appel à témoignages aux parents d’enfants autistes afin qu’ils racontent les difficultés de la prise en charge. Voici une sélection poignantes de leurs récits.

  • « On nous a dit qu’il était urgent d’attendre », Anne-Cécile D., 39 ans, à Nantes.

Arthur, âgé de 5 ans et demi, est autiste typique sévère. Au CMP (centre médico-psychologique) où il est suivi à Nantes, l’équipe nous a dit qu’il était « urgent d’attendre », qu’il ne fallait pas « l’enfermer dans une étiquette ». Ce n’est qu’après avoir menacé de saisir le conseil de l’ordre que les soignants ont enfin accepté de procéder à un diagnostic. Les évaluations se sont échelonnées sur dix-huit mois! Sans avoir contacté son école, le pédopsychiatre nous a sommé de déscolariser notre enfant, pour le laisser à temps plein à l’hôpital de jour. Selon lui, nous devions faire le deuil des progrès d’Arthur qui jamais ne parlerait ou ne deviendrait continent, etc. Nous sommes partis à toutes jambes et avons mis en place une prise en charge adaptée à son handicap, avec un psychologue ABA (Applied behavior analysis, analyse appliquée du comportement) et un intervenant à domicile, qui nous a coûté 2 500 euros par an, à notre charge, pendant deux ans. Aujourd’hui, j’ai arrêté de travailler pour monter une école ABA avec d’autres familles dans laquelle nos enfants progressent à grands pas. Mais nous avons tous sacrifié nos vies à nos enfants.

  • « Lorsqu’on a mis un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois », par Aurore M.

Je suis la maman d’Enzo, reconnu TED (troubles envahissants du comportement) avec troubles autistiques depuis l’âge de 3 ans et demi. J’avais remarqué que quelque chose n’allait pas, car à un an et demi-deux ans, Enzo ne parlait pas. C’est la première chose que j’ai remarqué. Quand j’en parlais à son pédiatre, c’était « tout va très bien, il finira par parler »… Dans ma famille, nous avions aussi remarqué qu’Enzo ne nous regardait pas quand on lui parlait. Mais tout allait toujours très bien, selon les médecins. A l’âge de 3 ans, Enzo est rentré en maternelle. J’ai eu de la chance, sa maîtresse était quelqu’un de très bien. En effet, Enzo ne parlait toujours pas, mangeait de la colle, sortait de la classe… C’est la première personne extérieure à la famille qui a remarqué que ça n’allait pas.

Enzo a commencé les séances d’orthophonie. L’orthophoniste nous a envoyé au CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce). Enzo a passé différents tests psychomoteurs, IRM, prises de sang. Après une attente d’environ six mois, le CAMSP m’a envoyé vers le CMPP (centre médico-psycho-pédagogique). Là, la pédopsychiatre a posé le diagnostic et nous a parlé d’autisme. Lorsqu’on a posé un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois. Maintenant, Enzo est bien pris en charge, mais je suis toujours autant scandalisée car mon fils, depuis sa naissance, était suivi tous les mois par un pédiatre qui ne s’alarmait pas plus que ça du fait qu’à 2 ans, il ne parlait pas.

  • « En France, les listes d’attente sont interminables, mon fils a été scolarisé en Belgique », par  Anne M., 38 ans, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Mon fils a été mis hors de l’école à 3 ans et demi, il était en effet « non conforme » à la norme…  Faute de structure pour lui (listes d’attente interminables), il a été scolarisé en Belgique jusqu’à ses 6 ans et demi, âge auquel une place s’est ouverte dans un IME (institut médico-éeducatif) pour qu’il rejoigne sa maman en France ! Au moment du diagnostic, on nous avait proposé des activités en CMP deux fois par semaine et deux heures par jour. Après quelques mois de congés enfant malade pris en charge par la CAF , je ne pouvais plus assurer mon travail… ce qui m’a poussé à faire le choix de le scolariser en Belgique. Heureusement que son père habitait à la frontière belge pour le récupérer chaque soir… Quelle galère en effet pour une maman et pour la fratrie. Mon fils est différent, et on nous l’a bien montré. Dans certains pays comme la Belgique, ces enfants font partie de la population et ont une place à part entière.

  • « L’impression que le monde va s’écrouler« , par Elodie R., 25 ans.

Je suis maman d’une petite fille , Nourhane, âgée de 5 ans et demi. En 2009, elle a été diagnostiquée « autiste sévère ». Lorsque l’on vous annonce que votre enfant ne parlera peut-être jamais, on a l’impression que le monde va s’écrouler. Aucune crèche ne voulait d’elle, car selon eux, Nourhane aurait perturbé le fonctionnement d’une journée. Malgré l’attribution d’une auxiliaire de vie scolaire, elle n’a pas pu être accueillie dans une école maternelle. La cause ? Nourhane faisait peur aux autres enfants et ralentissait le travail de la classe. Un seul centre l’a accueillie un moment, mais un beau jour, Nourhane ne pouvait plus y aller car elle était trop grande.

A ce jour, ma fille n’est toujours pas scolarisée dans une école. Quant aux centres adaptés à son handicap, la liste d’attente est de plusieurs années. Elle ne parle pas, n’est pas encore propre, s’automutile, n’a aucune notion du danger, aucune relation avec les autres. Tous les enfants ont droit à la scolarité, mais je n’ai pas l’impression que cette loi s’applique pour les enfants autistes. Ces enfants ont besoin d’une école qui utilise la méthode ABA comme aux Etats-Unis, ce qui leur permet d’évoluer quotidiennement et intellectuellement. J’espère qu’en lisant ce témoignage, des personnes réagiront face à ma détresse et à celle des autres parents d’enfants autistes.

  • « Que de temps perdu !« , Thierry S., 41 ans, enseignant, à Martinet (Vendée).

Notre fille était suivie par un CAMSP à Paris jusqu’à notre déménagement en Vendée. Elle avait 4 ans. Elle y avait été diagnostiquée par un neuropédiatre. La prise en charge était satisfaisante. Très tôt, nous avions contacté le CAMSP de Vendée pour assurer le suivi. Mais d’excuses en excuses, ils reculaient la prise en charge. Après plus d’un an, en insistant, nous avons eu 4 ou 5 séances mais le suivi s’arrêta : elle avait 6 ans. Que de temps perdu ! Sa mère a arrêté son activité contre 350 euros mensuels de prestations. Nous avons recherché en libéral les mêmes spécialistes qui suivaient notre fille à Paris. Rares, ils obligent à parcourir de grandes distances et ne sont pas ou très mal remboursés. Les négociations avec la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) et les dossiers à remplir nécessitent beaucoup de temps, d’énergie. Nous avons aussi visité les institutions de Vendée – qui coûtent au contribuable 600 euros par jour -, discuté avec les parents et les personnels, mais l’approche est trop psychanalytique et la prise en charge aussi. Il y a parfois quelques activités occupationnelles, mais pour eux, ces enfants sont psychotiques. Ils attendent qu’ils se décident à parler au lieu de leur apprendre à communiquer. Les mères y sont souvent considérées comme cause du problème. Mais l’autisme est pourtant un trouble neurologique qui nécessite une stimulation importante, c’est reconnu internationalement. Notre fille alterne donc prises en charges libérales et école avec AVSi (assistante de vie scolaire).

  • « Les portes se ferment à l’adolescence ! », par Nadine L., 46 ans, Cherbourg (Manche).

Ma fille est autiste Asperger , diagnostiquée à l’âge de 3 ans. Dans mon malheur , j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer une équipe formidable et connaissant bien le sujet , contrairement à de nombreux parents ! Ma fille est en 3e ; c’est très difficile pour elle à ce jour. Elle est dyscalculique sévère et n’a quasiment pas eu de prise en charge dans ce domaine, ce qui fait qu’elle reste aujourd’hui avec un niveau de CM1 en 3e. Les portes se ferment donc pour elle après le collège . Elle rêverait de travailler avec les animaux,  comme soigneur animalier, ou flore et faune… Seulement, tout se trouvant en lycée professionnel, seul un bac pro est possible dans ce domaine , mais son niveau de CM1 en maths ne lui permet pas l’accès a ces lycées. Elle gère elle-même très mal cette situation. Nous sommes très inquiets quant à son suivi après le collège , il n’y a pas d’ortophonistes formés pour ma fille dans ma région qui auraient pu la prendre en charge. Très peu de professionnels connaissent l’autisme, ils manquent de formation, et de nombreux parents se débrouillent seuls, n’ont aucune prise en charge… C’est scandaleux !

  • « Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances », par Barbara L., 46 ans, professeur certifié, Aveyron.

Maman d’une jeune fille autiste de bientôt 20 ans, j’ai connu les déboires de la génération de parents qui ont eu à lutter pour tout. D’abord le diagnostic – mon enfant avait un langage de bébé précoce jusqu’à l’âge de 18 mois, ensuite, elle n’est pas rentrée dans la constructions de phrases ; comportements bizarres. Puis le parcours « classique » : école maternelle, psychologue, hôpital de jour et des conseils du style : « Amenez-nous votre enfant, c’est un tyran domestique mais nous, on exigera un peu de sa part et vous verrez que tout ira mieux. »

Vers l’âge de 4 ans et demi on m’a (enfin) guidée vers un service d’évaluation spécialisé, on a mis un mot sur notre souffrance et nous pouvions avoir accès à des formations qualifiantes (notamment un diplôme d’université autisme). A la maison, nous étions prêts à accompagner notre fille dans sa façon de faire des apprentissages. Mais pour son évolution intellectuelle, il ne fallait pas compter sur le milieu institutionnel : on nous avait guidé vers le seul établissement du département ayant un agrément exclusif de l’accueil de la pathologie et une approche psy. Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances. Le parcours douloureux de mon enfant a failli se terminer en hôpital psychiatrique. Certes, la venue d’un enfant autiste bouleverse une famille et un accompagnement psychologique positif aurait été le bienvenu, mais pas celui-ci !

  • « Il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente », par Murielle B., Plougastel-Daoulas (Finistère).

Mon fils a été diagnostiqué autiste en 2001. Le professeur qui m’a reçue ma dit : « Votre fils est autiste, il ne fera jamais rien de sa vie, n’espérez pas le voir à l’école. » Ça fait un choc ! Il a ensuite été observé pendant un an et on m’a dit : « Votre fils est autiste atypique. » Mon fils a été dans un centre de jour où nous ne savions pas ce qui s’y faisait, on nous disait que faire de l’orthophonie ne servait à rien, et on nous refusait le droit de rencontrer d’autres parents…

L’école ? Personne n’en voulait. Finalement, nous avons vu un pédopsychiatre de Brest, celui-ci nous a presque sauvé la vie. « Oui, votre fils est autiste, mais ça ne veut pas dire que c’est la fin de la vie. On peut mettre plein de choses en place pour l’aider : orthophonie et école ordinaire accompagnée d’une AVS. » Avouez que si le diagnostic est le même, la façon de le gérer n’a rien à voir… Nous avons vendu notre maison de Nantes, j’ai renoncé à mon travail pour me consacrer à mon fils, mon mari a changé de travail pour venir habiter près de ce pédopsychiatre. Depuis, nous avons créé avec d’autres parents une association (www.asperansa.org) qui aide les parents arrivant dans le milieu de l’autisme. Après beaucoup de démarches, de dossiers, nous avons réussi à obtenir le droit à l’école avec AVS… Mon fils est actuellement en 5e avec AVS. C’est un vrai parcours du combattant auquel les parents sont confrontés et il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente.

  • « Mon fils éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté », par Laurence L., 41 ans, infirmière.

J’ai un enfant autiste de 10 ans, diagnostiqué à 20 mois. Malgré un diagnostic précoce, j’ai rencontré bon nombre de difficultés dues essentiellement à la méconnaissance de ce handicap. La principale étant l’intégration scolaire – due à une méconnaissance encore une fois de l’autisme – auprès des instituteurs (limite maltraitants) et à un manque cruel d’assistants de vie scolaire formés.

Encore aujourd’hui, mon fils est en CE2, dans une classe ordinaire, scolarisé 18 heures par semaine avec une AVS, mais l’avenir n’est pas tout rose. En effet, il éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté pour lui. Il aime ce qui est concret et plus il avance dans le cursus scolaire, plus c’est abstrait. Donc nous voilà confrontés encore une fois devant le fait qu’il a des capacités – il sait lire parfaitement par exemple -, mais à la fois, l’écart se creuse par rapport aux exigences qui lui sont demandées. Que faire? Le laisser coûte que coûte dans le cursus, mais à un moment donné, il va se casser la figure, ou l’orienter dans une autre structure, non adaptée à l’autisme, où il risque de régresser ? Voilà le dilemme de bon nombre de parents d’enfants autistes. Cela nous révolte. Mais nous restons impuissants. Notre pays reste très en retard sur la prise en charge de l’autisme par comparaison avec d’autres pays. Notamment en ce qui concerne les nouvelles méthodes comportementales qui ont déjà fait leur preuve ailleurs ( ABA et TEACCH) et qui fonctionnent très bien sur notre fils.

  • « Une fois adultes, les autistes ont autant, sinon encore plus de difficultés », par Régine C.

N’oublions pas que les enfants autistes deviennent des adultes, avec autant sinon encore plus, de difficultés. Mon fils a 25 ans ; j’ai connu les difficultés pour obtenir un diagnostic fiable et cohérent, les difficultés pour trouver une place quelque part pour lui et, si possible, avec un accompagnement adapté à son handicap. Nous nous sommes battus tous les jours et encore aujourd’hui pour qu’il ait une vie digne de ce nom, jusqu’à quand ?

Mon fils a un bon niveau, sait lire , écrire, s’exprime et, arrivé à l’âge adulte, nous nous posons la question de son orientation. Pas de foyer de vie : pas assez stimulant pour son niveau. Pas de milieu ordinaire : trop autiste. Le choix s’est fait sur une orientation en ESAT (établissement et services d’aide par le travail) adapté aux personnes avec déficience intellectuelle, mais pas à celles avec autisme… Cela fait bientôt quatre ans, et ce n’est pas du tout satisfaisant, il nous faut réfléchir à un autre accompagnement pour stimuler ses compétences (perte de langage car trop peu d’échanges, renfermement…). Les parents prennent les choses en main, créent des solutions privées en recrutant eux-mêmes des professionnels de l’autisme à domicile, organisent les prises en charge… Est-ce satisfaisant pour un pays tel que le nôtre ? Les parents s’y épuisent…Il y a pourtant des solutions et pas uniquement en institution, mais en créant de petites unités moins onéreuses pour la collectivité et plus adaptées.

Références: parents, lemonde.fr

La psychanalyse a perdu définitivement le combat.

Dans leurs recommandations de bonne pratique sur la prise en charge des enfants et adolescents souffrant de troubles envahissants du développement (TED), publiées jeudi 8 mars, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) estiment impossible de conclure à « la pertinence » des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, qu’elles considèrent comme « non consensuelles ».

Ce point avait fait ces dernières semaines l’objet d’une intense agitation médiatique, après la publication par Libération, le 13 février, d’un article faisant état d’une version non définitive de ce rapport. A un détail près, la position de la HAS est restée inchangée, augurant sans doute une ère nouvelle dans la prise en charge de l’autisme.

Très attendu des professionnels comme des associations de familles, ce rapport, fruit d’un travail de deux ans, a mobilisé 145 experts, et a été complété par une consultation publique à laquelle ont répondu plus de 180 organisations. Définis comme un groupe hétérogène de troubles se caractérisant tous par des altérations des interactions sociales, de la communication et du langage, les TED concernaient en 2009 une personne de moins de 20 ans sur 150, soit entre 92 000 et 107 500 jeunes.

Une population à laquelle répond depuis des décennies un manque criant de diagnostic et de structures d’accueil, notamment dans le domaine éducatif.

CHANGEMENT DIPLOMATIQUE

Les recommandations de la HAS et de l’Anesm se déclinent autour d’un axe fort : « La mise en place précoce, par des professionnels formés, d’un projet personnalisé d’interventions adapté et réévalué régulièrement » pour les enfants souffrant de TED. Particulièrement préconisées « si elles sont débutées avant 4 ans et dans les trois mois suivant le diagnostic », ces interventions seront fondées « sur une approche éducative, comportementale et développementale, en respectant des conditions de mise en œuvre ayant fait preuve de leur efficacité: utilisation d’un mode commun de communication et d’interactions avec l’enfant, équipes formées et supervisées, taux d’encadrement d’un adulte pour un enfant, rythme hebdomadaire d’au moins 20-25 heures par semaine ».

Pour la première fois en France dans le champ de la pédopsychiatrie, un texte recommande officiellement le recours intensif aux méthodes éducatives et comportementales, dont les résultats prometteurs ont été actés de longue date dans plusieurs pays occidentaux.

Autre point essentiel : l’attention portée à la place et à la singularité de la famille et de l’enfant dans l’accompagnement. Les rapporteurs recommandent par ailleurs aux parents d’être « particulièrement prudents vis-à-vis d’interventions présentées comme permettant de supprimer complètement les manifestations des TED » : aucun traitement ne permet de guérir l’autisme, ni d’en supprimer totalement les troubles.

L’approche éducative et comportementale (type ABA ou Teacch), basée sur des apprentissages répétés, fait donc désormais partie des « interventions recommandées ».

Il n’en va pas de même pour les approches psychanalytiques. « L’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle », lit-on au chapitre des « Interventions globales non consensuelles ». Un changement diplomatique mais minime au regard de la version de février, qui ajoutait à l’appréciation « non consensuelles » celle de « non recommandées ».

« RÉACTIONS EXTRÊMEMENT PASSIONNELLES »

Face au tollé déclenché par cette version provisoire, la HAS a-t-elle tenté de ménager le milieu pédo-psychiatrique en adoucissant son propos ? « Notre objectif n’était pas d’apaiser le jeu. Nous avons pris bonne note des réactions extrêmement passionnelles qui se sont exprimées, mais nous avons décidé de ne pas modifier notre calendrier ni notre procédure », affirme le professeur Jean-Luc Harousseau, président du collège de la HAS. Constatant que « plus de trente ans après leur introduction, ces méthodes n’ont pas fait la preuve ni de leur efficacité ni de leur absence d’efficacité », il estime qu’il est temps que les psychiatres se remettent en question, et « acceptent une évaluation de leurs actions en fonction de critères d’efficacité sur le comportement des enfants, définis par eux et avec la coopération et l’accord des parents ».

Reste le packing, technique d’enveloppements humides réservés aux cas d’autisme les plus sévères, contre laquelle la plupart des associations de parents s’élèvent violemment depuis des années. Sans grande surprise, la HAS et l’Anesm, « en l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité », se déclarent « formellement opposées à l’utilisation de la pratique du packing ». A l’exception des essais cliniques autorisés et « respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique », dont l’un est en cours au CHRU de Lille.

>>> Lire notre reportage à Lille, « Une mère, deux enfants, une bataille sans fin ».

Références: Catherine Vincent, lemonde.fr

Parmi les personnalités qui se compensent par une addiction, les boulimiques sont les rares à être spontanément demandeuses d’une aide thérapeutique.

Bien que trouvant ses racines dans le tout premier âge de la vie, la boulimie ne se manifeste souvent qu’à l’adolescence, à la suite d’un premier « régime » amincissant. Mais elle peut aussi survenir à n’importe quel âge, à l’occasion d’un événement déclenchant: rupture amoureuse, divorce, perte d’un être cher… à un moment où la personne ne se sent pas capable de se retrouver face à elle-même.

Que l’on se fasse vomir ou pas, que l’on ait dix crises par jour ou une par semaine, que l’on grignote toute la journée ou que l’on se retienne de grignoter, que l’on soit maigre, bien proportionné ou obèse, la boulimie est avant tout une obsession qui emprisonne totalement la personne. On peut aussi bien faire une crise de boulimie avec trois pommes et quatre yaourts qu’avec une montagne d’aliments à en avoir le ventre qui éclate. Ce ne sont pas seulement les quantités qui définissent une crise de boulimie, c’est aussi la manière de manger : en cachette, en urgence, coûte que coûte, avec honte et contre sa volonté… ou simplement en grignotant avec culpabilité.

Mais surtout, au-delà des aspects comportementaux, ce sont des caractéristiques mentales qui définissent réellement qu’une personne est boulimique : on ne se sent pas dans son corps, on a une hypersensibilité émotionnelle, on a l’impression de vivre en décalage avec le monde et on a peur des autres. On n’a pas confiance en soi en profondeur.

Certaines personnes vivent complètement recluses sans être capables de travailler, avec une véritable phobie sociale. D’autres se diraient épanouies et heureuses s’il n’y avait pas la boulimie pour les empêcher de vivre.

Elles peuvent ne pas douter de leurs capacités intellectuelles, mais restent persuadées qu’elles ne peuvent pas être aimées pour elles-mêmes. Aucune envie ne les mobilise hormis manger. Elles se sentent perdues.

Les spécialistes de l’addiction l’ont compris, même si l’on peut parfois en mourir, la boulimie ne vise pas l’autodestruction. Bien qu’elle puisse engendrer des problèmes physiques importants (que l’on peut contrôler avec un bon accompagnement médical) elle est pour le mental un réflexe de survie.

Elle sert à apaiser une angoisse très profonde : on mange parce qu’on se sent vide, incomplet, inexistant, et cela même quand on a réussi socialement.

Références: hervais.com, mon expérience professionnelle

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Accouchements: les femmes sont très loin de participer assez aux décisions médicales

Lors de leur accouchement, les femmes ne sont pas suffisamment informées des raisons et des conséquences du déclenchement ou de l’accélération du travail, selon une enquête du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), mené sur internet, auprès de 4 400 femmes.

Un tiers des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 36% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement, indique le Ciane.

Pour un certain nombre d’entre elles, non seulement on ne leur demande pas leur consentement mais elles ne sont même pas informées du déclenchement avant sa réalisation.

En ce qui concerne l’accélération du travail, l’analyse permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés. Cependant même celles qui ont été informées de l’administration d’ocytocine n’ont pas, et de loin, toujours pu exprimer leur accord: 55% d’entre elles disent que l’on n’a pas demandé leur consentement.

L’enquête montre aussi que les accouchements déclenchés sont associés à une augmentation significative des autres interventions : taux de césarienne multiplié par 2,4 ; 30% d’épisiotomie en plus, 50% de forceps/ ventouse/ spatules en plus. Et, tant le déclenchement que l’administration d’ocytocine sont associés à une dégradation de la manière dont les femmes vivent leur accouchement : les femmes ayant subi l’une ou l’autre de ces interventions sont pratiquement deux fois plus nombreuses que les autres à dire qu’elles ont plutôt mal ou très mal vécu leur accouchement (environ 30% / 15%).

Pour le Ciane, il serait nécessaire d’étudier les raisons qui poussent au déclenchement des accouchements, des études passées ayant conclu à l’importance des pratiques de déclenchement contraires aux données de la science. Il est possible que cette procédure permette d’éviter certaines césariennes, commente le collectif, mais dans d’autres cas elle induit probablement des interventions inutiles.

Enfin le Ciane estime que des actions doivent être entreprises sans délai pour qu’une information convenable, conforme a minima aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) sur le déclenchement et à celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français sur le dépassement de terme, soit délivrée aux femmes et pour qu’un véritable dialogue puisse se nouer entre professionnels et parturientes permettant à ces dernières de participer aux décisions de soin qui les concernent.

Le sujet du déclenchement ou de l’accélération du travail a récemment été mis sur le devant de la scène, mentionne le Ciane, par la publication d’un article dans le British Medical Journal Open d’une équipe de l’Inserm montrant un lien entre accélération du travail et hémorragie post-partum.

Références: Psychomédia.qc.ca, Ciane, HAS

Pourquoi autant de césariennes non justifiées médicalement?

La Fédération hospitalière de France (FHF), qui regroupe les hôpitaux publics, dénonce la hausse des césariennes « non médicalement justifiées ».Le taux de césariennes a doublé en 25 ans, passant de 10,9 % en 1981 à 20,1 % des naissances en 2007. Cette progression s’est poursuivie dans les dernières années malgré la recommandation du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) en 2000 de privilégier autant que possible l’accouchement par voies naturelles.
La FHF s’appuie sur les écarts dans les taux de césariennes des 559 maternités de niveau 1 (où se pratique au moins 200 accouchements par an) qui vont de 9,3 % à 43,3%. Le taux est en moyenne de 21,5% dans les maternités privées de niveau 1, qui prennent en charge les grossesses les moins risquées, soit un point de plus que dans les établissements publics de niveau 3, qui accueillent pourtant les grossesses pathologiques.

« L’Organisation mondiale de la santé estime que le taux optimal est de 15% environ. Il est normal qu’il y ait des différences entre établissements, mais au-delà de 25% on peut se poser de sérieuses questions », dit Damien Subtil, chef du pôle obstétrique du CHU de Lille.

La hausse des césariennes s’explique en partie par des raisons médicales, comme la multiplication des grossesses tardives. La très controversée étude Hannah, qui recommande la césarienne lorsque l’enfant se présente par le siège, a également joué un rôle.

Il y a aussi une hausse des césariennes « de convenance » à la demande des femmes selon Philippe Descamps, du CNGOF. Mais ce ne sont pas ces raisons médicales ou de convenance qui peuvent expliquer les disparités entre les établissements.

« L’un des paramètres les plus importants est la crainte des procès: on vous reprochera de ne pas avoir fait de césarienne, jamais l’inverse », explique Philippe Descamps. Cette crainte est particulièrement forte dans le privé, où les praticiens doivent souscrire leur propre assurance.

Mais aussi, « la césarienne peut être utilisée pour concentrer les naissances lorsqu’il y a davantage de personnel et limiter les gardes de nuit et du week-end« , indique Pierre Lesteven, conseiller médical de la FHF.

« Le taux de césarienne des obstétriciens est très lié à leurs conditions de travail », ajoute Paul Sagot, du CHU de Dijon. C’est ce qui explique les « dysfonctionnements » constatés dans nombre de petites maternités, où les médecins sont débordés et où les gardes ne sont pas assurées sept jours sur sept.

« La césarienne bénéficie d’une très bonne image, alors qu’elle comporte des risques« , déplore Paul Sagot. Les enfants nés par césarienne ont plus de problèmes respiratoires et sont davantage sujets à l’asthme. La mortalité de la mère est 3,5 fois supérieure en cas de césarienne, même si ce taux reste très faible (environ 1 cas sur 10.000, toutes naissances confondues).

Par ailleurs, la césarienne n’est pas facile pour les mères, indiquait la Fédération suisse des sages-femmes dans un rapport, dénonçant le recours croissant à cette intervention, paru la semaine dernière. Une étude, y rapportait la fédération, a indiqué que 9 femmes sur 10 ayant eu un accouchement par les voies naturelles seraient prêtes à recommencer de la même manière, ce qui ne serait le cas que d’une femme opérée sur 3.

La fédération mentionnait également que les mères ayant subi une césarienne ont des douleurs jusqu’à six mois après, qu’elles ne peuvent pas porter leur enfant et ont des difficultés à allaiter. Elles ont également davantage de complications sévères lors des grossesses suivantes.

Références: leJDD.fr, psychomedia.qc.ca

Motif de consultation de plus en plus fréquent à mon cabinet, l’addiction sexuelle sort de l’ombre.

Mais que sait-on exactement de ce trouble ?

Comment distinguer une réelle dépendance et hédonisme exacerbé ?

Qui sont ces accros du sexe ?

Quelques réponses sur ce phénomène tabou.

« Tout le monde le fait » chantait récemment Ophélie Winter dans une chanson sur les plaisirs solitaires. Après Michel Berger pour qui il n’y avait pas de honte à aimer ça (le sexe), on peut se demander quelle est la frontière entre l’addiction sexuelle et une sexualité épanouie et sans tabou.

Addict ou hédoniste ?
La réponse ne réside pas dans une distinction basée sur la morale mais bien sur des critères de dépendance, assez similaires à ceux d’autres addictions : syndrome de manque avec douleurs thoraciques et insomnie, impossibilité de réfréner une « boulimie d’orgasme » malgré un impact négatif sur la vie sociale (perte d’emploi, rupture amoureuse, désocialisation.). Typique d’une addiction sexuelle : la recherche systématique de multiples partenaires, associés à la masturbation, peut faire perdre plusieurs emplois et entraîner le départ du partenaire.

Outre ces situations ultimes, à partir de quand peut-on parler d’excès ? C’est difficile mais chez les addicts, la « consommation » pluriquotidienne (qui peut atteindre 12 à 15 orgasmes) est associée à un syndrome de manque. De plus, cette consommation d’orgasme est généralement associée à un syndrome anxio-dépressif. L’orgasme jouant alors le rôle d’anxiolytique naturel.

Portrait robot de l’accro
L’addiction sexuelle semble concerner plus souvent les hommes, mais certains auteurs pensent que le tabou reste important chez la gent féminine. Malgré la libération sexuelle, un homme pourra être valorisé pour avoir de nombreuses relations sexuelles qui témoignent de sa virilité alors qu’une femme dans la même situation sera perçue négativement : femme facile, voire des qualificatifs moins flatteurs…

Toutes les tranches d’âge, toutes les catégories sociales et professionnelles semblent être concernées dans les mêmes proportions. Ce trouble pourrait trouver son origine dans l’adolescence où des masturbations excessives perdurent à l’âge adulte. Enfin, l’addict sexuel est plus généralement un « polyaddict », qui cumule ainsi plusieurs dépendances : drogues, tabac, workahooliste, boulimie. Mais le trait le plus caractéristique est sans doute la présence sous-jacente d’un syndrome anxiodépressif.

La fin d’un tabou
Alors que l’addiction sexuelle sort de l’ombre, on a tendance à croire qu’elle est en augmentation. Est-ce réellement le cas ou simplement une distorsion médiatique d’un phénomène très singulier ? Bien qu’il n’existe pas de chiffres sur ce phénomène, les sexologues semblent s’accorder sur une recrudescence des consultations pour addiction sexuelle.

Néanmoins, ils n’y voient pas là une sollicitation croissante des stimuli sexuels via la pub, la télé ou le cinéma mais plutôt une levée du tabou et une meilleure connaissance des troubles addictifs. Malgré cela, tous les interdits ne se sont pas envolés, ainsi les demandes de consultation interviennent généralement après plusieurs années. Le diagnostic est très tardif, après une atteinte de la vie sociale (insomnie persistante, amaigrissement, désocialisation, perte de travail, problèmes financiers…) ou après la survenue de problèmes d’érection ou d’autres troubles sexuels ne leur permettant plus d’atteindre leur consommation habituelle d’orgasme.

Pourtant une fois le diagnostic porté, des prises en charge spécifiques peuvent être engagées. Comme il y a généralement la conjugaison de polyaddictions et d’un syndrome anxiodépressif, il convient de classer l’importance des différentes dépendances et de les traiter hiérarchiquement.

La prise en charge des addictions sexuelles peut reposer sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques qui permettront, peut-être, de résoudre le problème pour des addictions récentes (3 à 6 mois), soit de diminuer la consommation avant d’engager une prise en charge psychologique (thérapie cognitive et comportementale) indispensable, avec une psychothérapie.

Les thérapies de groupe sur le modèle des alcooliques anonymes ne semblent pas très répandues en France contrairement aux Etats-Unis, ni très efficaces.

Parler de sa sexualité reste encore plus difficile que d’autres problèmes addictifs…

Références: mon expérience profesionnelle,  doctissimo.fr

.

 

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C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée :

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(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Par Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l’efficacité et de l’innocuité de ses méthodes amaigrissantes. Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le « régime Dukan ».

Les études scientifiques démontrant l’inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ?

Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l’estime de soi ?

Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l’état des connaissances en ce qui concerne l’efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ?

Ce ne sont là que les avis d’esprits chagrins, qui n’auraient rien compris au « régime Dukan ».

Silence assourdissant de la part des autorités médicales…

La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique. Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical. Il nous semble donc que c’est peu demander d’exiger des autorités médicales qu’elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d’approbation ?

Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l’hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c’est l’évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.

Les connaissances en matière de génétique et d’épigénétique de l’obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l’immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.

L’obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte. Ajoutons à cela la nécessité impérative d’apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.

En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l’intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.

Référence: Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

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Connaissez-vous ces 10 clés pour mieux dormir naturellement ?

Que faire quand le sommeil nous fuit ?

Vidéos
Psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, Sylvie Royan-Parolat s’exprime sur le sujet du sommeil et de l’alimentation, des thérapies comportementales, et les moyens de retrouver le sommeil

Sélection de livres

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Êtes-vous dépendant(e) sexuel(le) ?

Voici quelques questions, tirées de la littérature des Sexoliques Anonymes, qui vous aideront à identifier les signes de votre addiction sexuelle (mais ne constituent pas un diagnostic fiable) :

  1. Avez-vous déjà pensé que vous aviez besoin d’aide en ce qui concerne vos pensées ou votre comportement sexuel ?
  2. Que tout irait mieux si vous arrêtiez de céder à vos pulsions sexuelles ?
  3. Que la sexualité ou l’excitation vous contrôle ?
  4. Avez-vous déjà essayé d’arrêter ou de limiter ce que vous jugiez comme malsain dans votre comportement sexuel ?
  5. Vous servez-vous de la sexualité pour vous évader, soulager votre angoisse ou parce que vous ne pouvez plus tenir le coup ?
  6. Par la suite, vous sentez-vous coupable, plein de remords et déprimé ?
  7. Votre recherche de sexualité est-elle devenue plus impérative ?
  8. Cela nuit-il à vos relations avec votre conjoint(e) ?
  9. Devez-vous avoir recours à des images ou à des souvenirs pendant l’acte sexuel ?
  10. Sentez-vous une impulsion irrésistible lorsque quelqu’un vous fait des avances ou lorsqu’on vous offre du sexe ?
  11. Allez-vous d’une «relation» ou d’un partenaire à un autre ?
  12. Pensez-vous qu’une «relation idéale» vous aiderait à vous libérer de la luxure, de la masturbation, de la promiscuité ?
  13. Avez-vous désespérément besoin de quelqu’un, sexuellement ou affectivement, au point de vous détruire ?
  14. Votre recherche de sexualité vous porte-t-elle à vous négliger ou à négliger le bien-être de votre famille et de votre entourage ?
  15. Votre efficacité ou votre concentration a-t-elle diminué à mesure que votre sexualité devenait plus compulsive ?
  16. Perdez-vous du temps à votre travail à cause de cela ?
  17. Fréquentez-vous un milieu inférieur au vôtre lorsque vous être en recherche de sexualité ?
  18. Voulez-vous vous éloigner de votre partenaire sexuel aussitôt que possible après l’acte ?
  19. Même si votre conjoint(e) est compatible sur le plan sexuel, vous masturbez-vous encore ou avez-vous encore des relations sexuelles avec d’autres ?
  20. Avez-vous déjà été arrêté pour un délit criminel d’ordre sexuel ?

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-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

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(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

(édito écrit début 2011)

La quête du bon psy

par

Arnaud de Saint Simon

Bernard Accoyer a-t’il déjà fait une psychothérapie ?

On peut en douter, à lire la loi encadrant l’usage du titre de psychothérapeute que le président de l’Assemblée nationale a voulue et qui sera appliquée dans les semaines à venir.  Son but semblait tout à fait louable : mieux organiser la planète psy et protéger les patients.

A l’arrivée, après sept ans d’hésitations et de controverses, cette loi va réussir le tour de force de rendre le titre de psychothérapeute encore plus flou qu’auparavant, et de réunir presque toute la profession contre elle.

Que faut-il pour être un « bon psychothérapeute » ?

L’ensemble des professionnels s’accorde à dire qu’il faut avoir fait des études théoriques solides de psychopathologie, un travail thérapeutique personnel, accepter une forme de supervision par un autre psy expérimenté, signer un code de déontologie, faire partie d’une association de pairs …. et avoir des qualités humaines requises (vaste débat).

Avec cette loi, seront « psychothérapeutes » les psychiatres, sans aucune obligation de travail personnel ou de supervision, ce qui ne manquera pas de médicaliser la souffrance psychique.

Mieux : les psychologues, qui eux aussi ont fait des études essentiellement théoriques, pourront exercer la psychothérapie …. mais n’auront pas le droit au titre de psychothérapeute.

Les actuels psychanalystes et psychothérapeutes (depuis plus de cinq ans) pourront prétendre au titre de psychothérapeute, mais devront être approuvés par des commissions régionales.

S’ils ne sont pas acceptés, ils pourront rejoindre les futurs candidats psychothérapeutes et suivre quantre cents heures de formation théorique et un stage dans des organismes à définir, ou bien encore s’intituler « psychopraticiens ».

J’espère que vous y comprenez quelque chose, car j’ai moi un peu de mal à m’y retrouver pour faire cet édito.

Comme à tous ceux qui travaillent à Psychologies, on me demande souvent quel psy choisir ?

Quelle méthode ?

Combien de temps cela va-t’il durer et coûter ?

Et, surtout, comment trouver le « bon psy » ?

Question difficile tant la relation thérapeutique est subjective, en partie inconsciente, complexe.

Chacun d’entre nous, au moment où il démarre une thérapie – je suis passé par là – est en fragilité, voire en souffrance, et à besoin d’humanité. Quoi de plus sécurisant qu’un psychothérapeute qui a connu ce même travail, cet état émotionnel, et qui a résolu sa propre équation personnelle ?

On l’aura compris, s’il y a de mauvais psys, comme de mauvais médecins, cette loi ne règle rien. Parce qu’elle privilégie la connaissance au détriment de l’expérience. Parce que je crois que c’est aux professionnels de s’organiser : on sait où mène la psychiatrie d’Etat.

Enfin, parce que le choix d’un psy est infiniment complexe !

Obsédé par le principe de précaution, notre monde moderne veut tout encadrer.

A Psychologies, nous préférons informer le patient potentiel, afin qu’il se présente à sa première séance en adulte responsable.

Et, surtout, qu’il fasse confiance à son intuition, à son droit de se tromper et de changer de psy. Les meilleurs d’entre eux se distinguent, moins par leur diplôme que par quelque chose d’un peu génial, intuitif, presque sorcier qui nous donne envie de continuer pour savoir pourquoi nous sommes attirés ou troublés.

Référence: édito écrit début 2011, de Arnaud de Saint Simon (Psychologies n° 308, 25 mai 2011)

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