souffrance


Le député UMP et président du groupe d’études parlementaires sur l’autisme Daniel Fasquelle a déposé vendredi à l’Assemblée une

« Proposition de loi visant l’arrêt des pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes, la généralisation des méthodes éducatives et comportementales, et la réaffectation des financements existants à ces méthodes ».

Il convient avec urgence, dit-il, « de rompre avec la psychanalyse dans l’autisme tant en termes de lecture que de mode de prise en charge (incluant la technique du packing qui scandalise l’ensemble de la communauté scientifique internationale)« .

Les pratiques psychanalytiques, qui ont été abandonnées depuis au moins 20 ans dans la plupart des pays occidentaux, captent la majeure partie des moyens financiers alloués à cette pathologie, déplore-t-il.

La psychanalyse « ne figure dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d’autisme« , écrit-t-il, alors que l’apport de « certaines techniques de rééducation spécifiques (outils de communication, méthodes éducatives, méthodes comportementales) a été démontré dans plusieurs études ».

En janvier 2010 (!), rappelle-t-il, « la Haute Autorité de Santé a enfin reconnu la Classification Internationale des Maladies de l’Organisation Mondiale de la Santé (la CIM-10), incluant l’autisme dans les Troubles Envahissants du Développement et abandonnant de fait la notion de psychose infantile« .

Mais, « la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA), construite sur référence psychanalytique, n’a toujours pas calqué sa définition sur celle recommandée par la HAS. Aussi, bon nombre de médecins ne reconnaissent toujours pas la CIM-10, et l’approche psychanalytique de l’autisme est encore majoritairement enseignée dans nos universités françaises« , précise-t-il.

Sources: Lire le texte de la proposition sur le blog du député Daniel Fasquelle, psychomedia.qc.ca

.


Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Question 1 : Votre partenaire amoureux vous explique qu’un nouveau collègue (de sexe opposé) a été engagé sur son lieu de travail :

O Vous commencez à angoisser et vous exigez qu’il(elle) promette de l’éviter à l’avenir

O Vous le(la) pressez de questions pour en savoir davantage et savoir si cette personne lui plaît

O Vous vous inquiétez de ce qui pourrait se passer, mais ne laissez rien transparaître

O Cela ne vous dérange pas, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter

Question 2 : Le fait de penser votre amoureux en compagnie de son ex:

O Il vaudrait mieux pour lui que vous ne croisiez pas cet individu !

O Vous aimeriez remonter le temps et effacer cet épisode de sa vie

O C’est la vie ! Chacun a un passé amoureux qu’il faut accepter…

O Cela vous contrarie de l’imaginer avec un(e) autre

Question 3 : Pour vous le fait d’être marié c’est :

O L’obligation pour votre conjoint de vous rendre des comptes sur tous ses faits et gestes

O Pouvoir contrôler davantage votre compagnon

O Un peu plus d’emprise sur son conjoint

O Etre marié ne change rien à la relation que vous aviez avant

Question 4 : Lorsque vous conseillez votre partenaire amoureux sur son habillement :

O Vous exiger qu’il(elle) garde exclusivement ses habits les plus sexy pour sortir avec vous

O Vous lui suggérer des vêtement qui ne le(la) mettent pas trop en valeur pour éviter qu’il(elle) ne se fasse courtiser

O Vous préférez qu’il(elle) n’attire pas trop les regards, mais ne dites rien

O Vous l’encouragez à se vêtir de façon très élégante et attractive

Question 5 : Votre partenaire amoureux vous annonce qu’il(elle) a cédé à la tentation et qu’il(elle) vous a trompé, tout en promettant que cela ne se reproduira plus :

O C’est fini, vous le quittez sur-le/la-champ

O Vous en profitez pour lui avouer que cela vous est aussi arrivé

O Vous continuez la relation, mais lui faites payer son infidélité durant des années

O Vous encaissez le choc et discutez avec lui(elle) pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer, dans le but d’améliorer votre relation

Question 6 : Dans un couple :

O Mon conjoint doit tout me dire

O Il est impératif de tout se dire

O Il est conseillé de tout se dire

O Il est normal de tout se dire, tout en gardant chacun son jardin secret

Question 7 : Vous est-il déjà arrivé de consulter la messagerie électronique ou téléphonique de votre partenaire amoureux (sans sa permission) :

O Souvent, nous n’avons aucun secret, je consulte sa messagerie comme si c’était la   mienne

O De temps en temps, juste pour se rassurer

O Une fois, mais je n’en suis pas fier(e)O Jamais, cela ne me viendrai pas à l’idée

Question 8 : Vous est-il déjà arrivé d’essayer de dévaloriser un(e) rival(e) potentiel(le) aux yeux de votre partenaire amoureux :

O Tout le temps, c’est une habitude

O Régulièrement, dès que je trouve le/la rivale attractif/attractive

O De temps en temps

O Jamais

Question 9 : Certaines personnes prétendent ne pas éprouver de jalousie :

O Cela est impossible, quand on aime on est forcément jaloux!

O Ces personnes le sont surement mais n’osent sans doute pas se l’avouer

O Tant mieux pour elles !

O Vous en faites partie

Question 10 : ‘La jalousie, c’est une preuve d’amour’ :

O Vous approuvez totalement cette citation

O Certainement mais il y existe une limite

O Vous pensez que c’est une faiblesse

O Absolument pas, cela signifie que l’on ne fait pas confiance à son partenaire

.


Critique du livre « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient.

A la recherche de la source de certaines de nos craintes, rejets, besoins, nous avons tous un petit point commun qui, d’après l’auteur, nous lie : l’abandon, source commune, reconnue ou non par nous, de peur.

Depuis notre plus jeune âge, il rôde: depuis la rude séparation du ventre qui nous abritait, passant par les années d’intense dépendance à ceux qui nous maintenaient en vie entre autres en nous alimentant et par la présence de qui on se sentait exister.

Ainsi, l’attitude de ces adultes est capitale pour notre bon développement et la façon que nous aurons de gérer plus tard nos relations interpersonnelles et la solitude.

L’auteur nous offre dans la première partie de cet ouvrage des témoignages de gens souffrant des réminiscences de cette menace qui plane depuis leur enfance au dessus de leur tête, et dont l’inconscient, tentant d’y échapper encore et toujours, s’exprime différemment:

-> certains, ne supportent pas la solitude, craignent sans cesse d’être oublié ou rejeté, d’autres tentent d’établir des relations fusionnelles, se montrent jaloux ou ont une soif démesurée de reconnaissance. Cela peut aussi à l’inverse se manifester par une grande susceptibilité, la volonté de n’avoir besoin de personne, l’impression d’être toujours victime des autres. Certains encore se trouvent insensibles, croient qu’ils ne valent rien ou ont peur de la réussite. Enfin, il y a ceux qui entrent dans des sectes, se droguent, développent des troubles alimentaires…

Tant de comportements différents, reflets d’un rejet, d’un mauvais accompagnement lors de moments difficiles, d’un deuil, d’une séparation trop précoce, d’un manque d’attention, de pressions mises sur des épaulent trop frêles pour être la béquille d’un parent esseulé, d’une éducation trop rigide, de maltraitance, d’abus sexuels… développés dans la deuxième partie de livre.

Et tandis que nous faisons les frais de notre passé, que nous avons une interprétation faussée des événements, que nous tentons comme nous pouvons de combler nos manques ou de ne plus avoir de besoins, nous répercutons nos angoisses sur nos proches, nous donnons maladroitement à nos propres enfants des repères erronés.

Heureusement, après nous avoir fait réaliser tout ceci, l’auteur nous redonne espoir dans une troisième partie. En effet, avec un accompagnement adapté, une écoute attentive on peut prendre conscience de ces manques et ainsi faire en sorte qu’ils ne guident plus dans l’ombre nos pensées et nos actes, nous permettant de ne plus chercher au mauvais endroit ce qui nous comblera.

Il existe plusieurs types de thérapie et chacun choisit celui qui lui correspond.

Une fois la lumière faite, nous nous débarrasserons de ces pensées sur nous même qui nous empêchent d’avancer, nous aurons la faculté de prendre du recul face à certaines situations. Nous pourrons quitter notre rôle de victime du monde pour en devenir pleinement acteur, enfin nous accepter réellement pour nous même et non par rapport à autrui.

Renaître au monde avec un œil neuf qui voit vrai, prendre conscience de ses réelles capacités, entretenir des relations avec les gens plus vraies, être en paix avec son passé, son présent et son avenir et utiliser l’énergie que ce renouveau nous offre pour avancer dans la direction qui est la notre avec pour bagage nos ressources acquises au fils des ans sans boulet attaché à nos pieds…

L’auteur, Saverio Tomasella est psychanalyste, membre de l’association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok. Il anime le site http://www.sujet.info

Plus d’infos en cliquant ici : « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient

Sources: Marie Bouceffa, mysterjo.wordpress.com

Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l’efficacité et de l’innocuité de ses méthodes amaigrissantes.

Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le « régime Dukan ».

– Les études scientifiques démontrant l’inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ?

– Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l’estime de soi ?

– Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l’état des connaissances en ce qui concerne l’efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ?

Ce ne sont là que les avis d’esprits chagrins, qui n’auraient rien compris au « régime Dukan ».

Silence assourdissant

La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique.

Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical.

Il nous semble donc que c’est peu demander d’exiger des autorités médicales qu’elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d’approbation ?

Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l’hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c’est l’évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.

Les connaissances en matière de génétique et d’épigénétique de l’obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l’immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.

L’obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte.

Ajoutons à cela la nécessité impérative d’apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.

En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l’intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.

Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

Source: article paru dans l’édition du 11.01.12 du journal Le Monde

Cette question est symptomatique de la méconnaissance qui plane sur le monde des émotions.

Mais qu’est ce que ce ressenti de jalousie ?

On ne se libère pas d’une émotion comme on s’évaderait d’une prison !

Les émotions sont par nature transitoires et surtout échappent à votre volonté. Elles naissent, vous submergent, puis disparaissent, selon une mécanique savamment rôdée au cours de centaines de milliers d’années d’évolution.

Vous pouvez donc affirmer : on ne se libère jamais vraiment de la jalousie. Tôt ou tard, elle s’invitera à nouveau en vous. Par contre, vous pouvez l’apprivoiser.

Gérer son sentiment de jalousie : un mythe ?

Différentes étapes permettent de gérer et d’apprivoiser ce sentiment de jalousie qui vous envahit et noircit votre existence et vos relations.

1) Il importe de comprendre qu’une émotion est un ressenti, pas une justification pour nos comportements. En clair, vous pouvez ressentir de la jalousie, mais décidez de ne pas l’agir !

Vous pouvez éprouver de l’angoisse et un malaise lorsque votre conjoint sort avec des amis, mais ce n’est pas pour autant que vous allez l’en empêcher, ni lui faire une scène !

Du moment que vous vous ne comportez plus en jaloux, même si vous ressentez de la jalousie, l’intensité de l’émotion diminue graduellement.

2) Les déclencheurs de la jalousie sont la plupart du temps des scénarios imaginés. En clair, vous déroulez tout un film dans votre tête, et c’est ce film qui vous fait souffrir, pas la réalité.

Ce qui signifie que vous pouvez décider de vous jouer un autre scénario mentale, avec pour conséquence la diminution, voire l’effacement de la jalousie ressentie.

« Ce n’est pas parce que j’éprouve de la peur que je me comporte comme un lâche.
Ce n’est pas parce que j’éprouve de la jalousie que je me comporte comme un jaloux. »

Arrêter de lutter contre la jalousie !

En résumé, la jalousie est un ressenti contre lequel il ne faut pas lutter. Lorsqu’il se présente, accueillez-le. Mais n’en profitez pas pour le transformer en acte : surveillance, contrôle, brimade, inquisition, restriction des contacts… n’ont en aucun cas leur place dans votre répertoire comportemental.

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

 

> Quelle est la différence entre la boulimie et l’hyperphagie ?

La définition n’est pas exactement la même.

Le nom exact de l’hyperphagie est l’« hyperphagie boulimique ». Dans les deux cas, il y a une perte de contrôle de son alimentation : on mange de grosses quantités d’aliments souvent gras et sucrés, dans un temps minimal. La différence entre l’hyperphagie boulimique et la boulimie, réside dans le fait que les boulimiques classiques utilisent des méthodes de contrôle de poids dont la plus connue est le vomissement. D’autres utilisent des laxatifs, ou des alternances entre les périodes boulimiques et les jeûnes où ces personnes ne mangent plus rien pour « éponger ». Elles font du sport de façon frénétique pour éliminer.

Pour schématiser, les hyperphages ne se font pas vomir et on souvent des problèmes de poids.

> Pensez-vous que l’obsession de vouloir manger léger à tout prix, puisse être à l’origine de l’hyperphagie boulimique ?

Si l’on prend en compte uniquement le souci du poids, il finit par aboutir à une restriction : on doit éliminer un certain nombre d’aliments qui sont grossissants.

Le résultat est d’écarter toute une série d’aliments qu’on aime bien et qui deviennent de plus en plus désirables. Cela aboutit à ce qu’on appelle la « restriction cognitive », laquelle, à un stade avancé, conduit certaines personnes à être au régime, à perdre le contrôle et à avoir de la boulimie/hyperphagie.

> L’hyperphagie est-elle un trouble typiquement féminin ?

Si la boulimie est majoritairement féminine, l’hyperphagie boulimique est mixte.

Les hommes eux aussi mangent goulûment en perdant le contrôle, mais semblent moins enclins à se faire vomir. Jusqu’à présent, les considérations esthétiques étaient moins préoccupantes pour les hommes, mais cela semble être en train de changer : les hommes sont en train de devenir des femmes comme les autres !

> Peut-on espérer se sortir de l’hyperphagie ?

Oui, on peut se sortir de la boulimie et de l’hyperphagie avec un traitement adéquat et mixte. Il y a en effet deux volets importants.

D’une part, il s’agit d’un travail sur le comportement alimentaire, destiné à se réconcilier avec tous les aliments qu’on aime, manger sans culpabilité, retrouver ses sensations alimentaires et être capable de s’arrêter dès que l’on ressent la satiété.

Le deuxième volet est une thérapie pour réapprendre à réagir autrement qu’en mangeant, face aux situations problématiques de la vie et aux réactions émotionnelles.

> Que pourriez-vous conseiller aux personnes souffrant d’hyperphagie ?

Il faut d’abord voir s’il s’agit d’une hyperphagie qui nécessite un suivi psychologique.

Commençons par rétablir une alimentation attentive : prenons le temps de déguster lentement et plaisamment ses aliments en prêtant attention à leur goût, afin d’être capable de s’arrêter dès qu’on se sent rassasié.

Pour manger ainsi, il faut bien sûr être au calme, être apaisé intérieurement.

Si on constate que manger ainsi est impossible, soit parce qu’on culpabilise de manger les aliments dont on a envie, soit parce qu’on est débordé par ses émotions, alors il faut faire appel à une aide extérieure professionnelle.

.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

Dominique Mehl, sociologue au CNRS
« Le don de gamètes ne s’oublie pas »

ominique Mehl, sociologue au CNRS, raconte dans un livre-enquête, Enfants du don, le témoignage de familles ayant eu recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
La stérilité se vit toujours comme une blessure et dans une grande solitude. La société a-t-elle encore du mal à poser un regard apaisé sur cette question ?
Beaucoup de couples ont du mal à se définir comme stériles et à l’assumer comme un verdict définitif. Parce que la médecine permet de pallier ou de surmonter ces stérilités, on a de plus en plus tendance à se définir comme infertile ou inféconde.
Le tabou de la stérilité continue à exister chez nous. Certaines femmes se culpabilisent. Du côté masculin, il y a une blessure narcissique forte parce que la fertilité est encore, dans l’inconscient collectif, assimilée à la virilité. Et puis nous sommes dans des sociétés où l’enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies. Etre quelqu’un qui ne parvient pas à combler cette aspiration conduit à vivre extrêmement mal cette incapacité à concevoir.

Les couples sont dans des parcours très solitaires, pas simplement parce que la stérilité est un peu taboue ou à cause de la pression sociale, mais parce que, très souvent, ce sont des parcours longs et semés d’échecs. Il n’est pas possible de rester socialisé en entraînant tout son entourage dans cette peine, en le suspendant à cette attente.

Tous les couples témoignent d’un manque de soutien psychologique

Lorsque les Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) ont été créés, il a été décidé de ne pas soumettre les couples à un entretien psychologique préalable. Ce n’était pas au corps médical ni à la société de délivrer un certificat de bonne parentalité. Tout cela était positif.

Mais l’absence de soutien psychologique pose problème. Les femmes qui sont dans un parcours d’assistance médicale à la procréation ne veulent pas de thérapie. Mais elles réclament un lieu d’écoute et d’accompagnement, notamment dans les caps difficiles, lorsqu’il faut, par exemple, décider de passer à un don de gamètes. Etre seule est d’autant plus difficile que la médecine procréative est devenue presque industrielle : taux, dosages, implantations et tchao, rendez-vous dans un mois.

Le rôle d’Internet devient alors colossal. Les échanges d’expériences sur les forums sont fondamentaux.

La décision de passer au don de gamètes n’apparaît jamais facile. Pourquoi ?

Parce que c’est un don avec des potentialités. Il ne s’agit pas simplement de remettre un organisme en route comme dans le cadre d’un don d’organe. Il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques, notamment physiques, chez l’enfant qui va naître. Pour certaines femmes, l’idéologie officielle – le gamète est une cellule neutre – ne leur pose pas de problème. Pour d’autres, le gamète n’est pas une cellule neutre, son existence n’est pas escamotable. Il faut tout un cheminement mental et intellectuel pour penser qu’on va être parent d’un enfant issu d’un don. Les repères familiaux se brouillent.

Est-ce possible d’oublier cette étape lorsque l’enfant est né ?

Tous les couples témoignent que cela ne s’efface pas. Pendant un moment, c’est obsessionnel, il n’y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l’enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique « souvenir » ou « passé ». Mais le passé ne s’oublie pas.

Faut-il transmettre cette histoire à l’enfant, tout lui expliquer ?

Nous sommes actuellement dans une contradiction terrible. Pendant une période, la culture du secret a dominé. Elle était même favorisée par les Cecos.

On disait aux parents : c’est votre aventure à vous, le gamète ne fait pas la parenté, vous êtes parents à 100 %, alors pourquoi parler du don ? Et puis, tout ce petit monde, et la société dans son ensemble, a été alerté par la critique des secrets de famille faite par les psychanalystes et les psychologues. La culture du secret a été alors vécue de manière moins évidente. D’autant que cette critique des secrets de famille a pénétré dans les Cecos.

Maintenant, lorsque les gens sont reçus pour un don, ils sont incités à le dire à leurs enfants, sur le thème : ce n’est pas honteux et les secrets de famille peuvent toujours transpercer. Jusqu’à présent, le secret et l’anonymat se confortaient mutuellement. Maintenant qu’il y a un quart de ces enfants qui connaissent leur histoire, certains d’entre eux s’interrogent. D’où je viens, à qui je ressemble. Il y a ceux à qui on a expliqué : « tu es né grâce un geste magnifique, un donneur anonyme a donné son gamète, grâce à cela tu es là et ce qui compte c’est le geste et pas l’identité« . Et ils s’en contentent.

D’autres considèrent que si ce n’est pas un geste honteux, si le génétique n’est pas si important que cela, pourquoi mettre une chape de plomb sur cette personne ?

Comment faut-il en parler à l’enfant, à quel âge ?

C’est très compliqué. Beaucoup de parents, d’ailleurs, ne le révèlent pas à leur enfant. Sur les forums Internet, la question du « quand le dire » est énormément discutée. Lorsque la révélation est tardive (après l’adolescence), c’est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu’ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.

Ils témoignent tous que c’est un vrai choc. Il existe une tendance assez forte pour le dire mais avec des mots adéquats, en évoquant, par exemple, la « petite graine » et sans en parler tout le temps, ni de manière solennelle.

Vous plaidez en faveur d’un assouplissement des lois de bioéthique, pourquoi ? N’est-on pas dans un domaine où chaque histoire est singulière ?

Sur ces questions-là, il y a trop de lois. Tout est codifié : qui peut faire un enfant, avec qui, à quel âge, dans quelles conditions maritales. L’espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n’existe pas dans l’AMP. La définition du contexte conjugal est obsolète. Le rapport conjugalité et parenté est figé par la loi.

De plus, théoriquement, la loi est aussi faite pour éviter les inégalités. Et là il y a une inégalité notoire entre les gens qui sont satisfaits de l’anonymat et ceux qui le contestent mais se retrouvent devant un mur. Pour eux, il n’y a aucun espace de liberté, sauf si le don a été effectué à l’étranger, dans un pays où l’anonymat est levé.

Pour faire face à la pénurie de dons de gamètes, l’Agence de la biomédecine lancera, au printemps, des campagnes d’information en faveur du don. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne chose. On pourrait dire qu’il était temps. Si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est le don d’ovocytes. Il est important de dire que cette possibilité existe.

Finalement, à l’issue de cette enquête qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

J’ai découvert des approches nuancées, hésitantes parfois, qui viennent perturber les schémas et les représentations figés sur le gamète et sur la parenté.


« Enfants du don » de Dominique Mehl (Robert Laffont, 345 pages, 20 euros). Lisez et achetez-le ici !

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

Chiffres
Un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur représente 6,7 % des tentatives. En 2005, 17 293 enfants sont nés grâce à l’AMP dont 1 293 à la suite d’un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). Ce chiffre ne prend pas en compte les femmes qui se rendent à l’étranger. L’anonymat, la gratuité et le consentement sont les principes sur lesquels repose, depuis 1973, le don de gamètes.

Vingt-trois centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) sont habilités à recueillir et à recevoir des gamètes. Dans la mesure du possible, l’attribution de gamètes tient compte des caractéristiques des donneurs et des receveurs (ethnie, couleur de peau, yeux, cheveux…) et du groupe sanguin.

Source: lemonde.fr du 13.02.08, Sandrine Blanchard

De Steeve McQueen – GB 2011 1h39mn  – avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie… Scénario de Steve McQueen et Abi Morgan… Festival de Venise 2011 : Prix d’Interprétation Masculine et Prix de la Critique Internationale.

Après le saisissant Hunger, dont on ne s’est pas encore vraiment remis (souvenez-vous, Bobby Sands et ses compagnons de l’IRA soumis à la répression incroyablement violente, inhumaine, des prisons de Margaret Thatcher), préparez-vous à une nouvelle claque, certes moins brutale mais tout aussi marquante.

Le nouveau film de Steve McQueen aborde une autre forme de captivité, intérieure celle-là, l’addiction au sexe, et il le fait avec une puissance, une maîtrise, une audace exceptionnelles.

Bien sûr la présence renouvelée et inouïe de Michael Fassbender (Bobby Sands, c’était lui) n’est pas pour rien dans l’impression renversante que laisse le film. Beau, sensuel, fascinant comme dieu ou diable, l’acteur est magnifié par la caméra amoureuse de McQueen. Il faut voir la première scène, dans cet appartement aux murs blancs, atmosphère glacée, lumière bleutée : c’est le matin, le corps de Brandon (Fassbender, donc), déambule, nu, le sexe reposé, au contraire des muscles de ses bras, de ses jambes, nerveux, tendus, à fleur de peau, on le suit aux toilettes, on le voit uriner, on le suit sous la douche, il se masturbe (le geste est suggéré, mais explicite) alors même qu’on devine que sa nuit n’a pas été spécialement chaste.

C’est beau, c’est d’une crudité percutante en même temps que d’une élégance suprême, et l’on sait tout de suite où Steve McQueen va nous entraîner : dans l’intimité la plus profonde de cet homme, cet enfer que l’on découvrira petit à petit, dans la honte qu’il a de lui-même à ne pas aimer ce qu’il est, ce qui l’anime et le ronge, sa passion obsessionnelle et irrépressible pour le sexe.

Mais si, pour décrire cette addiction, le sexe et ses pratiques investissent souvent l’image, le film n’est à aucun moment exhibitionniste, complaisant ou vulgaire. Des seins écrasés contre une vitre, des mains qui se crispent, des corps entremêlés, le visage de Brandon tordu, déformé par les spasmes, McQueen trouve toujours le plan juste, l’idée forte pour exprimer le désir, la séduction, le plaisir, la jouissance.

Et tout ce qui se cache de détresse derrière tout ça…

Il réussit à donner à chaque scène, sexuelle ou pas, sa beauté propre, son érotisme, son tempo, sa respiration. Ils nous offre ainsi de magnifiques moments, notamment cette scène de longue jouissance qui nous fait ressentir comme jamais la souffrance de Brandon et fait naître une véritable empathie, ou encore cette séquence d’intense émotion, avec sa soeur Sissy (Carrey Mulligan) qui interprète, sur un tempo lent et déstructuré, le New-York, New-York de Liza Minnelli.

On l’écoutera en entier, au bord des larmes…

Brandon impose son rythme, comble son manque à la cadence infernale de ses multiples expériences sexuelles.

Il suit des inconnues dans la rue dès lors qu’il a capté un regard, il fait appel à des prostituées, regarde du porno trash sur le net, chez lui, à son boulot, fréquente les backrooms.

On le suit à la trace, dans un New-York grouillant de vie, qui semble cristalliser les solitudes et attiser les désirs les plus fous.

Steve McQueen cite Milan Kundera : « la honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l’humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l’avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de tous »

Que fait Brandon du regard de ces femmes, loin d’être les plus moches, qui succombent à son charme, à l’urgence de son désir, même seulement fantasmé ?

Comme c’est le cas dans cette autre scène, délicieusement vertigineuse, dans le métro, sur fond de musique classique mélancolique, où une jolie rousse, assise face à lui, se laisse doucement envahir, jusqu’à l’embrasement, par le trouble que provoque son regard posé sur elle…

Brandon peut donc posséder toutes les femmes qu’il veut.

Mais être capable de séduire plein de femmes ne signifie pas savoir communiquer avec elles, savoir nouer des liens avec les autres, même pas avec sa propre sœur…

Source: utopia.fr, divers

.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé

grâce à l’amour de la famille adoptive

et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes.

Mais qu’en est-il de ces enfants parvenus à l’âge adulte ?

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l’amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d’autant plus quand il y a des secrets de famille ?

Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l’étiquette d’enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d’eux des êtres à part, marqués dans leur chair.

« Quand je glisse à quelqu’un que j’ai été adoptée, cela suscite souvent un malaise, raconte Hélène Jayet, 34 ans, née sous X et adoptée à 3 mois et demi. On me dit volontiers : « Oh, pardon, je suis désolé, je ne savais pas. » Alors que pour moi, c’est une chance. Ce n’est pas un abandon, mais un don. » Sur LeMonde.fr, Laurent (le prénom a été changé), 38 ans, témoigne : « J’ai effectivement été adopté. J’en suis fier et ne m’en cache pas, bien au contraire. Mais surtout, je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir offert une vraie famille. Aujourd’hui, je suis marié, j’ai trois enfants. Je suis bien dans ma tête. »

Diane Drory, psychologue, psychanalyste et coauteure avec Colette Frère du livre Le Complexe de Moïse. Paroles d’adoptés devenus adultes (disponible ici !), insiste sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes adoptées. « Si elles ont pu traverser l’épreuve de l’adoption, c’est qu’elles ont en elles une incroyable force de vie. Il faut leur faire confiance, ne pas les victimiser. Et ne pas attribuer toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’adoption. »

« DOUBLE LOYAUTÉ »

Les enfants adoptés sont confrontés à une double dette que les psychothérapeutes familiaux nomment « double loyauté ». Comme l’explique Nicole Prieur, psychothérapeute, philosophe et auteure de Raconte-moi d’où je viens (Bayard Jeunesse, 2007), ils reçoivent la vie de leur mère biologique et les moyens de la vivre dignement de leur famille adoptive, ce qui provoque des tiraillements. « Souvent, les enfants adoptés choisissent d’être loyaux envers leur famille adoptive ; et répondent plus que dans les autres familles à leurs attentes », poursuit Nicole Prieur.

Cette loyauté exacerbée peut se traduire par des choix professionnels contrariés, correspondant plus aux désirs des parents qu’à leurs propres envies. « Parvenir à devenir un traître heureux ne va pas de soi », souligne Nicole Prieur.

Parfois, ce sont les relations aux autres qui sont marquées par l’évitement des conflits. Enfin, sur le plan amoureux, d’aucuns jettent leur dévolu sur des êtres qui ont les mêmes blessures qu’eux, espérant ainsi réparer leurs histoires douloureuses mutuelles. Selon Nicole Prieur, le danger serait toutefois pour eux de surinvestir le couple et les enfants, au détriment des ajustements nécessaires à l’équilibre familial.

La question des origines peut resurgir avec force lors de certains événements de la vie : naissance, deuil, échec professionnel, rupture amoureuse… Dans Le complexe de Moïse, Marie-Claire raconte le manque de sa mère biologique lorsqu’elle était enceinte : « Ton absence, je la gère, ou plutôt je l’étouffe. Mais quand mon ventre se fait plus rond, je n’en peux plus. La vie bouge en moi comme elle a bougé en toi. Et toi tu n’as pas fait face, tu as disparu. » Une étape douloureuse, mais parfois salvatrice : « Le fait d’être mère et de ne pas abandonner son bébé répare quelque chose de la propre histoire de ces femmes. »

Les hommes vivent sans doute cette période moins viscéralement puisqu’ils ne portent pas le bébé. « Mais lorsque le père regarde le visage de son enfant, il remarque leurs ressemblances, par exemple. Cela le renvoie forcément à ses origines », dit Diane Drory.

UNE IDENTITÉ TOUJOURS EN CONSTRUCTION

Lorsqu’on avance en âge, la question de savoir d’où l’on vient se fait (ou peut se faire, ce n’est qu’une possibilité) plus insistante. Sur LeMonde.fr, Claude (le prénom a été changé), 70 ans, adopté à l’âge de 2 ans, évoque son parcours. « Aujourd’hui, je vis dans une douleur permanente, alors que je ne me suis jamais posé de questions avant. Je ne supporte plus le cri, le rire, le mouvement d’un enfant à la terrasse d’un café », raconte-t-il. Les questions existentielles se posent à cet âge de la vie. Or, dans l’histoire des adoptés, il y a un morceau amputé qu’il faut restaurer.

Hélène Jayet s’y essaie grâce à son métier de photographe. Aux Beaux-Arts déjà, ses dessins parlaient d’identité. Les adoptés, elle les photographie, elle les filme, elle leur donne la parole. Elle s’attelle à la création d’un webdocumentaire sur le sujet. Ses objectifs ? Faire tomber quelques clichés (« Les adoptés sont forcément malheureux »), donner des outils aux familles adoptives et surtout offrir aux adoptés la possibilité de mettre en mots leur histoire. Eux qui ont souvent du mal à évoquer leur ressenti.

La résilience, cette capacité à rebondir après des épreuves, passe aussi par la créativité. Cependant, elle n’est jamais acquise. Notre identité est toujours en construction. « La résilience de l’adopté, c’est sans doute d’accepter, comme tout un chacun, que l’identité est mouvante« , souligne encore Diane Drory.

« La blessure de l’abandon m’a donné une force, revendique Hélène Jayet. C’est elle qui donne aux adoptés leur vive sensibilité et leur ouverture au monde. »

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Voici ces 5 profils de manipulateurs :

1) Le séducteur

Il séduit (quasi érotiquement) les femmes et attire les hommes qui l’envient inconsciemment car il est sûr de lui, conquérant (rien ne lui résiste). Il est souriant, extraverti, bon vivant, et il sait aussi se montrer parfois attentif aux autres. Il suscite généralement l’admiration chez les autres, dégage une certaine force, il est souvent beau, il donne l’impression de quelqu’un de sûr de lui et sympathique mais c’est un véritable comédien (comme tout manipulateur). On sait déjà que les manipulateurs aiment se moquer et rabaisser pour mieux dominer : voilà la réelle différence avec une vraie personne sympathique ! De plus il cache sa personnalité contrairement à une personne réellement sûre d’elle. Le séducteur regarde dans les yeux, pose des questions embarrassantes, et répond de façon détournée à celle qu’on lui pose. Il aime flatter les gens même si ce n’est pas sincère.

2) L’altruiste

Il fait des cadeaux, achète tout, donne tout, vous ne pouvez rien lui refuser (c’est ce qu’il cherche). Il exigera une réciprocité au niveau des efforts même si les efforts qu’il demande sont bien plus importants. Cet aspect du manipulateur le rend encore plus dangereux d’autant plus que nous sommes inconscients des mécanismes mis en jeu. Il crée la dépendance envers lui. Le « gentil » piège est refermé.

 3) Le dictateur

C’est le plus facile à reconnaître, il est souvent désagréable, agressif et autoritaire. Il est craint de son entourage, ses critiques, ses attaques et ses comportements sont souvent violents. Quand il a besoin de service il utilise la flatterie mais contrairement au séducteur il ne fait pas compliments. Il se montre insensible et déteste les sentiments humains (c’est un vrai dur !). Il peut vous traiter d’inhumain ou de monstre, d’égoïsme si vous n’êtes pas aux petits soins pour lui lorsqu’il tombe malade ou subit un deuil affligeant.

4) Le cultivé

Il prétend tout savoir sur tout, il se montre méprisant envers ceux qui n’ont pas les mêmes connaissances que lui. Il s’étonne de notre ignorance face à des sujets pointus que peu de personnes connaissent. Alors que les personnes cultivées non-manipulatrices ne donneront pas l’impression aux autres d’être incultes, idiots ou inintelligents ! Il mentionne des lieux, des dates sans donner d’explications. Les gens le voient comme quelqu’un de très intelligent et n’osent pas lui poser des questions. Si nous le faisons, il peut se montrer surpris, irrité, ou encore évasif. En réalité il ne connaît pas toujours la vérité sur la question, mais s’il la connaît il peut monopoliser la parole pour étaler « sa science » et avoir son public pour l’écouter. Par contre s’il parle d’un sujet que vous connaissez vous-même très bien, vous constaterez rapidement qu’il se trompe ou ment sur certains points

 5) Le timide, le plaintif

Il s’agit souvent d’une femme, mais ce n’est pas obligatoire. C’est aussi le manipulateur le plus rare. Le timide est difficile à repérer car son apparence de fragilité, de vulnérabilité et de soumission, voire de naïveté trompe. Personne ne soupçonne ses traits de manipulateurs. Il est en retrait, silencieux surtout en groupe, juge par ses silences et son regard, sans donner son avis quand on en a besoin. Il utilise son compagnon ou un collègue pour faire parvenir son avis ou ses critiques à la personne cible. Il créé le soupçon et la zizanie alors qu’il prétend détester les conflits mais les créé subtilement. Il vous soutire des informations personnelles sous prétexte de s’intéresser à vous.

Conclusion

Mais le manipulateur peut utiliser aussi tous les masques et en changer à sa guise.

Par exemple : il peut combiner séduction et violence, séduction et altruisme, culture et altruisme. Si on touche à son pouvoir et à son territoire il change instamment en se montrant ironique, sarcastiques, insistant, voire méchant. Il ne supporte pas non plus les remarques et les reproches et fait preuve d’un manque de sens de l’humour.
Source :  « Métaphore » n° 57 de juin 2010 (Journal de NLPNL, fédération francophone des associations de certifiés, dont je fais partie, en programmation neurolinguistique), divers

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

C‘est une passion d’une tout autre nature qui anime le personnage principal de « Shame » (Honte) du jeune réalisateur et artiste vidéaste britannique Steve McQueen, auteur en 2008 d’un premier film à succès, « Hunger » sur les derniers jours de Bobby Sands, leader de l’IRA.

« Shame » raconte la descente aux enfers de Brandon (Michael Fassbender), jeune cadre new-yorkais, addict au sexe dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée de sa jeune soeur (Carey Mulligan). A son contact, il tente de sortir de son obsession, en vain.

Michael Fassbender est nu pendant une bonne partie du film, dans des scènes de sexe souvent violentes, filmées sans concession. « J’étais gêné parfois mais heureusement je n’ai pas eu à les refaire », a dit l’acteur. L’acteur interprète brillamment son personnage et ses bouleversements intérieurs dans un New York mimétique de son état.

« C’est quelqu’un qui vit avec les difficultés de notre époque, qui a accès à un environnement abondant mais s’emprisonne » dans « un contexte émotionnel et politique bien différent des années 80 », a dit le réalisateur.

« Ce qui se passe avec Brandon et le sexe, c’est la même chose pour beaucoup de gens que nous avons rencontrés avec l’alcool, la cocaïne, la nourriture ou le téléphone«  et « toutes ces choses s’entremêlent », a-t-il ajouté.

New-York. C’est la ville dans laquelle se déroule l’action du film.

Pourquoi ?

Explications du réalisateur, Steve McQueen (II) :« New York est la ville du présent, frénétique, excitante, qui bouillonne 24 heures sur 24. La ville qui ne dort jamais. L’environnement idéal pour le personnage de Brandon (Michael Fassbender). C’est la ville où tout est accessible, où tout est excessif. »

Avant Shame, d’autres films et séries se sont intéressés à l’addiction sexuelle. On peut notamment citer : Choke de Clark Gregg (2008), The Slut de Hagar Ben Asher (2011), ainsi que la série Californication (créée en 2007), portée par David Duchovny.

Source: lemonde.fr, divers

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

L’addict sexuel (homme à 80% ou femme à 20%) peut expérimenter de nombreux comportements sexuels différents pour maintenir son niveau d’excitation.

On distingue 12 grandes catégories :

  1. – addiction aux fantasmes sexuels. L’addiction est centrée sur la création de scénarios élaborés. L’addict imagine les moindres détails de l’acte sexuel et de ce qui précède, sans d’ailleurs forcément tenter de passer à l’acte. Ces fantasmes envahissent la vie de l’addict au point de lui faire perdre toute envie de connexion émotionnelle et donc physique avec sa/son partenaire,
  2. addiction à la conquête sexuelle. Ce qui intéresse l’addict, c’est la première phase de la relation sexuelle. Celle qui nécessite de séduire, de vaincre les réticences éventuelles de l’autre pour le posséder sexuellement,
  3. addiction au sexe inconnu. L’addict est excité par une relation sexuelle brève, immédiate avec un(e) inconnu(e) sans se préoccuper des risques,
  4. addiction au sexe tarifé. L’addict recherche une relation sexuelle dans laquelle il contrôle tout (choix du/des/de la partenaire, choix des pratiques sexuelles) par l’argent,
  5. addiction au sexe monnayé. L’addict s’excite en vendant sa participation sexuelle à  des photos ou vidéos pornographiques, en se prostituant, en échangeant ses faveurs sexuelles contre des cadeaux ou de la drogue,
  6. addiction au sexe voyeuriste. L’addict est excité par le pouvoir de surprendre d’autres personnes nues ou engagées dans des actes sexuels. Le risque d’être découvert participe à l’excitation,
  7. addiction au sexe exhibitionniste. L’addict est excité en s’exposant nu au regard d’autrui. Choquer et surprendre contribuent à accroitre l’excitation,
  8. addiction au sexe intrusif. L’addict cherche à imposer le sexe – réellement ou en paroles – à d’autres personnes en situation vulnérable. Il peut s’agir de commentaires sexuels appuyés à des moments inappropriés ou d’attouchements déguisés. L’addict utilise aisément une position de pouvoir pour parvenir à ses fins,
  9. addiction à l’échange sexuel violent. L’addict puise son excitation et son plaisir dans la douleur, infligée ou reçue. Les liens, baillons, menottes, fouets, pinces et autres objets sont souvent utilisés pour accroître la peur et l’excitation.

L’addict peut se mettre lui-même en situation dangereuse pour satisfaire ses pulsions (sadomasochisme):

  1. addiction au sexe désincarné. Le noyau d’excitation de l’addict n’est pas une personne entière mais un objet sexuel (une partie du corps, un sextoy, un animal, etc.). L’impression de pouvoir vient du contrôle du déroulement de la sexualité,
  2. addiction à la pédophilie. L’addict est excité par la sexualité impliquant des enfants. Qu’il s’agisse de visionner du matériel pornographique pédophile, de parler de sexualité à des enfants, de les soumettre à du matériel érotique ou pornographique ou de les exploiter sexuellement,
  3. addiction au cybersexe. L’addict utilise les ressources d’Internet pour visionner du matériel pornographique, échanger sexuellement (avec ou sans passage à l’acte) avec d’autres personnes ou s’inventer une identité sexuelle. La sensation d’anonymat, de sécurité, d’impunité facilite l’excitation et le comportement compulsif envahissant.

Dans tous les cas, cette pathologie est une maladie, celle de l’addiction.

Elle doit être soignée, sous peine de dérives graves.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Avis d’inquiétude sur l’IVG en Europe…

Des coups bas, des détournements de la loi, des tacles sournois.

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) subit de nombreuses attaques en Europe, y compris dans les pays où l’avortement est légal. Suffisamment pour que le Planning familial se saisisse de la présidence française de l’Union européenne pour faire un tour d’Europe plutôt inquiétant. C’est l’objet d’un colloque entamé vendredi et qui se poursuit ce samedi (1).

«Il y a un retour de l’ordre moral, exacerbé par certaines hiérarchies religieuses», affirme Françoise Laurant, présidente du Mouvement français pour le planning familial. «La pression des lobbies religieux ou conservateurs est forte dans certains pays», constate le Planning. On pense évidemment à la Pologne, où la loi pourtant ultra-restrictive n’est pas appliquée et pousse les femmes vers la clandestinité. En Lituanie ou en Slovaquie, où la loi permet théoriquement aux femmes d’avorter à leur demande, cette influence de la religion, là encore, «fragilise les acquis».

En Italie, les pressions de la hiérarchie catholique expliquent le nombre croissant de professionnels qui recourent à la clause de conscience. Aujourd’hui, 70 % des gynécologues refusent de pratiquer une IVG. Ceux qui pourraient pratiquer un avortement en milieu hospitalier mais s’y refusent sont passés de 58 à 69 % entre 2003 et 2007, d’après un rapport du ministère de la Santé italien cité par Mirella Parachini, gynécologue à l’hôpital à Rome et invitée du colloque. En Campanie et en Sicile, ce chiffre a doublé, atteignant plus de 80 %.

Insécurité. En Grande-Bretagne, en mai dernier, la loi sur l’avortement, vieille de quarante ans, a subi l’un de ses plus sérieux assauts, fomenté par le camp anti-IVG. Le délai légal n’a été maintenu que de justesse (à 24 semaines) malgré une opposition des députés des deux bords (travailliste et conservateur).

En Espagne, le camp catholique s’est déchaîné au moment des élections, ce printemps. «Il y a une double insécurité. Pour les professionnels, qui sont sans arrêt poursuivis par les mouvements d’extrême droite, et pour les femmes elles-mêmes», expliquait alors Alba Varela Lasheras, directrice du planning familial à Madrid. Dans la capitale espagnole, il faut rencontrer un travailleur social pour avorter ; en Catalogne, on est renvoyé vers une association ; la Navarre, elle, ne pratique aucun avortement. Début septembre, le gouvernement Zapatero a annoncé une prochaine réforme sur l’avortement. L’église s’est dite «attristée» par la nouvelle.

En France, où on compte 210 000 IVG par an, les médecins ne sont «pas des militants anti-IVG qui s’enchaînent aux tables», reconnaît Françoise Laurant, mais les difficultés d’application de la loi, souvent liées à la réorganisation de l’hôpital, sont réelles. Acte peu valorisé (autour de 270 euros pour un avortement, 900 pour une fausse couche), rendez-vous tardifs, refus de l’IVG par certains établissements, manque de places disponibles… «c’est devenu un parcours du combattant» , s’indigne-t-elle.

Le climat, lui aussi, a changé, estiment les féministes mobilisées pour ce colloque. «On sent une idéologie de la victimisation, précise Françoise Laurent. Devant le médecin, les femmes qui veulent avorter se justifient. Elles tombent dans une logique où elles demandent un service. Ce n’est plus un droit

Fœtus. En France, deux décrets parus cet été, instaurant la possibilité d’inscrire à l’état civil des fœtus nés sans vie, inquiètent particulièrement les associations. «C’est une vraie régression à l’encontre des femmes et de la société», estime Maya Surduts, de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception). «C’est morbide, cela installe l’idée qu’un fœtus non vivant est une personne. On glisse dangereusement vers la criminalisation de tout arrêt de vie du fœtus», regrette encore le Planning.

Dans certains centres IVG, on propose des consultations psychologiques «pour faire le deuil».

(1) «Droit à l’avortement : quels enjeux pour les femmes en Europe ?»

Vous qui ressentez de la trahison plein le corps et l’esprit :

  1. N’êtes-vous pas un peu trop prétentieux voire narcissique ?
  2. N’êtes vous pas un peu étrange, vous aussi, dans vos propos séduisants et votre double langage ? N’êtes vous pas attiré par les intérêts sociaux et le pouvoir social ?
  3. N’êtes vous pas un peu arrogant de croire que tout doit vous être dû ?
  4. N’êtes vous pas un enfant roi, au bout du compte, qui veut avoir le monopole social ?
  5. Ne jouez vous pas le rôle d’une victime ou celle du traitre par obligation ou habitude ?
  6. N’êtes-vous pas malheureux d’être jaloux ?
  7. N’attendez vous pas toujours en retour ?
  8. N’est ce pas dramatique de jouer une telle scène de ménage ?
  9. N’est on pas un peu maso de jouer sur les sentiments des autres (quand vous savez qu’en plus, un jour, cela se retournera contre vous-mêmes) ?
  10. N’est-il pas plus sage de s’unir à soi avant de s’unir avec quelqu’un d’autre (puisque sans connaissance de soi, on ne sait pas ce qui est bon pour nous) ?
  11. Ne doit on pas, pour finir une fois pour toute avec ce sentiment de trahison, se donner le droit de se tromper de partenaire ?

 

 

-> Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Elle fait partie de ces victimes silencieuses que la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, devrait honorer.

Elodie P. (le prénom a été modifié), 40 ans, serveuse, a été mariée pendant quinze ans à un homme dont elle a eu deux enfants. A partir de sa deuxième grossesse, il se met à l’insulter, à l’humilier, obtient par la violence des relations sexuelles.

Elle se décide à porter plainte lorsqu’il tente de la séparer de leurs enfants.

Devant la juge, l’homme reconnaît les viols, ce qui devrait donner lieu à un procès en assises.

Néanmoins, la vice-procureure du tribunal de Paris, Danièle Marhic, suggère à Elodie de « correctionnaliser » son affaire, requalifiée en « agression sexuelle ». Elle accepte, afin que son époux soit moins lourdement sanctionné. Il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, et 600 euros de dommages et intérêts, ce qui ne couvre même pas les frais d’avocat.

Cette histoire est emblématique des affaires de viol conjugal, estime le Collectif féministe contre le viol (CFCV). « Très souvent, la violence physique commence pendant la grossesse« , a constaté Marie-France Casalis, cofondatrice du CFCV, lors d’un colloque organisé par la Préfecture de police de Paris. Les experts psychologiques ont d’ailleurs noté que le mari d’Elodie P. souffre d’une « forte angoisse d’abandon », réactivée par l’arrivée du deuxième enfant.

« DÉQUALIFIÉS »

On reconnaît dans cette affaire un phénomène d’emprise, dont les ressorts ont été mis au jour par la psychiatre Marie-France Hirigoyen. D’abord, le mari impose l’isolement, vis-à-vis de la famille, des amis qui, à ses yeux, « sont tous des imbéciles », a expliqué Mme Casalis. Souvent il y a privation du téléphone, comme a essayé de le faire le mari d’Elodie.

Ces tentatives s’accompagnent souvent d’humiliations, de paroles dévalorisantes.

« Ces femmes perdent l’estime d’elles-mêmes », explique Mme Casalis. Le mari inverse les responsabilités : si la relation s’est envenimée, c’est la faute de la femme. Une stratégie pour la dissuader de porter plainte. L’homme instaure un climat de peur, tout « en étant charmant avec les policiers ou les thérapeutes ». Il tape, mais « fait croire qu’il n’y a pas eu d’agression, en offrant des fleurs ou un dîner au restaurant, constate Mme Casalis. Si bien que ces femmes qui viennent nous demander de l’aide nous disent : « Il est tellement gentil ! »… ».

Ce qui les décide à porter plainte, c’est la peur que le mari s’en prenne aux enfants. Elles le font à leurs risques et périls.

Elles peuvent, certes, demander en urgence une protection au juge aux affaires familiales. Mais il se passera au moins un mois avant l’audience contradictoire. Une période pendant laquelle tout peut arriver, et parfois le pire, constate l’avocate d’Elodie, Me Isabelle Steyer.

Lorsqu’elles ont le courage de maintenir leur plainte, en dépit des pressions et de leur propre ambivalence, les faits sont systématiquement « déqualifiés », ironise le Collectif, pour suggérer qu’ils sont requalifiés « à la baisse ». « Les affaires sont renvoyées devant le tribunal correctionnel, alors qu’elles relèvent des assises, parce que la justice n’a pas les moyens d’une audience de deux jours avec des jurés payés, et que les prisons sont saturées », déplore le Collectif.

En 2010, il y a eu 35 condamnations aux assises, 194 en correctionnelle.

Le viol conjugal est passible de vingt ans de prison. L’agression sexuelle, elle, de sept ans.


Sources: Rafaële Rivais, lemonde.fr,

CFCV.asso.fr Tél. : 0800-05-95-95

39-19, numéro de Violences conjugales info

L’homme violent est comme M. Tout-le-Monde…

Les associations spécialisées dans l’accueil des femmes victimes de violences l’affirment : la violence conjugale se retrouve dans toutes les couches de la société, indépendamment de l’âge, de l’origine, de la scolarité ou du niveau socio-économique. La nouvelle campagne de la Fédération nationale solidarité femmes, lancée le 24 novembre, met en scène des hommes aux traits banals, mais avec une main de monstre. Selon les écoutantes du 39-19, numéro de Violences conjugales info, dans 96 % des cas ils sont « les partenaires réguliers de la victime ».

Frédéric Matwies en témoigne dans un livre, Il y avait un monstre en moi (éd. Michalon, 256 p., 17 euros)

-> Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Un crime déqualifié

Moins de 3 % des viols, pourtant qualifiés crimes par la loi, sont jugés en cour d’assises. « J’ai souvent vu des agresseurs jugés en une heure, entre un vol de voiture, le braquage d’une supérette et l’agression de la petite mamie », raconte un commandant de police.

Il n’est pas rare que le procureur ou le juge d’instruction demande à déqualifier le crime de viol en délit d’agression sexuelle, qui relève alors du tribunal correctionnel. Par cette déqualification, on « oublie » le fait que la victime a été pénétrée. Dans Qualifié viol, les auteurs constatent que la moitié des affaires jugées comme agressions sexuelles sont en réalité des viols, reconnus par les agresseurs ou avérés par les expertises. En 1995, au tribunal de Créteil, un quart des plaintes pour viol a été déqualifié à la demande du procureur.

Moins long, moins cher, moins éprouvant, sans jurés : passer en correctionnel présente toutes sortes d’avantages. C’est ce que l’on vante aux parties civiles.

« Certains avocats préfèrent correctionnaliser des cas où la fille sort de boîte de nuit et monte dans la voiture de deux mecs inconnus. Parce que, aux assises, l’avocat de la défense va toujours la ramener là-dessus. La victime sera tourmentée par le regard des gens et pensera que si elle avait su, elle ne serait pas venue », note le chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre, qui travaille notamment pour l’émission Enquêtes criminelles, sur W9. Parfois, les victimes préfèrent éviter la présence de jurés. Mais ce n’est pas le seul enjeu.

La correctionnalisation, très variable d’un tribunal à l’autre (ce qui nuit à l’égalité entre les justiciables), permet surtout de désengorger les tribunaux.

Correctionnalisé, le viol n’en est plus un. De crime, il devient délit. Le délai de prescription passe de dix à trois ans pour les victimes majeures. Et de vingt à dix ans pour les victimes mineures.

« L’homme qui m’a violée a été jugé par un tribunal correctionnel, raconte Lisa, victime de son voisin entre ses 5 et 7 ans. On avait expliqué à mon père que ça serait plus rapide, que l’agresseur serait condamné plus vite, à une peine équivalente à celle que l’on prononce aux assises. Il avait 81 ans. Il a été condamné à un an ferme. Il a fait appel. Sa peine a été revue à trois ans de sursis et 3 000 euros d’amende. Parce qu’il était vieux, m’a-t-on expliqué. J’ai perdu confiance dans la justice. »

L’argument selon lequel les peines seraient équivalentes devant les deux juridictions résiste rarement à la réalité. En correctionnelle, la moyenne des peines est d’un an et neuf mois. Elle est de six ans aux assises. Et les relaxes sont deux fois plus nombreuses en correctionnelle, révèle une étude réalisé en 2000 sur le tribunal de Créteil.

On ne condamne que les pauvres

Une récente étude [2] de la sociologue Véronique Le Goaziou met en évidence une réalité déconcertante : après avoir épluché 425 dossiers de viols jugés en cour d’assises, elle note que 93 % des violeurs présumés sont issus des classes populaires. 41 % d’entre eux sont même chômeurs ou précaires. « Toutes les enquêtes montrent que le viol touche tous les milieux sociaux. Mais la grande majorité des agresseurs condamnés sont des pauvres. Où sont passés les autres ? », interroge Véronique Le Goaziou. Elle avance plusieurs hypothèses.

« Est-ce que, dans les milieux sociaux favorisés, on parle moins du viol ? À cause de l’honneur et de la peur du scandale ? Est-ce que les divers acteurs de la chaîne pénale sont moins enclins à poursuivre les auteurs des milieux sociaux favorisés ? »

En tout cas, ceux-ci ont les moyens de payer de bons avocats et possèdent souvent des rudiments de culture juridique. « Ils ont aussi tendance à davantage nier les faits. » La majorité des condamnés sont des « personnes de faible niveau scolaire, sans maîtrise des rouages de la machine judiciaire », poursuit la sociologue. Ils sont isolés, incapables de mobiliser un réseau de défenseurs, comme le font certains accusés haut placés dans l’échelle sociale.

Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental

Le violeur n’est pas pourtant pas particulièrement pauvre, ni illettré et encore moins déficient mental. « La pauvreté créerait de la délinquance. Mais dans le cadre de mon travail de suivi des agresseurs sexuels condamnés, j’en ai vu de toutes les couleurs et de toutes les classes sociales », assure Roland Coutanceau, psychiatre précurseur dans la prise en charge des agresseurs sexuels. Il n’y a pas de profil type d’agresseur. Ce sont des hommes « normaux », intégrés à la société, souvent mariés et pères de famille. Une étude du collectif féministe contre le viol, basée sur 300 agresseurs, montre qu’ils sont particulièrement présents dans les professions suivantes : médicales et para-médicales (23 %), enseignement et animation (17 %), responsabilités d’encadrement (13 %), métiers de la loi et de l’ordre (10 %).

Cette réalité suscite l’incrédulité. On préférerait pouvoir attribuer cette barbarie à quelqu’un qui ne nous ressemble pas. Le débat autour de l’affaire DSK a fait surgir au grand jour ce stéréotype du violeur pensé comme un monstre. Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental. D’après les expertises de médecins et psychologues établies pour les tribunaux, 90 % d’entre eux ne souffrent pas de pathologie psychiatrique. Ce qui signifie, éclaire le psychologue et criminologue Loïck Villerbu, « qu’ils ne sont pas psychotiques, qu’ils ne présentent pas de débilité profonde, qu’ils ne font pas l’objet d’un traitement médicamenteux leur ayant fait perdre leur vigilance ».

Les violeurs ont une stratégie : « La clé de l’agression sexuelle est dans la tête de celui qui exerce la violence », précise Roland Coutanceau. Le violeur ne commet pas ce crime par hasard ou parce qu’il n’a pas pu s’en empêcher. « Les victimes sont la cible d’un agresseur qui a raisonné. De façon limitée, certes , ajoute le psychiatre et expert Gérard Lopez. Elles se retrouvent, malgré elles, exposées à un agresseur qui a calculé ses risques et ses profits. Et qui a choisi d’agresser. Elles ne l’ont jamais cherché. Elles ne l’ont jamais mérité. »

Le viol, une prise de pouvoir

Les violeurs n’ont pas de pulsions sexuelles irrépressibles. Le sexe est une composante du viol, mais il ne s’y résume pas. Il est un moyen pour agresser, mais pas le but. Pour les personnes qui le subissent, le viol est vécu comme un acte violent, une humiliation. « Le viol est d’abord une agression, détaille Loïck Villerbu. Et l’agresseur élit le champ sexuel. C’est trop facile d’imaginer que c’est un orgasme comme un autre. Il est beaucoup plus difficile d’imaginer que l’orgasme est obtenu au prix de la soumission de l’autre. L’agresseur veut d’abord transgresser la résistance de l’autre. Il recherche la toute-puissance et la domination. Être considéré comme un objet est d’ailleurs ce qui traumatise le plus les victimes. »

Les viols en temps de guerre sont clairement identifiés comme des outils de domination et d’humiliation. Pourquoi, en temps de paix, seraient-ils réduits à un problème de pulsion sexuelle ? Les contextes sont différents, mais la dynamique de prise de pouvoir et la volonté de domination semblent être en jeu dans chaque agression.

Elles se déclinent différemment selon la personnalité, la trajectoire, la situation de l’agresseur et en fonction du type de viol qu’il commet : viol familial, conjugal, de proximité, d’inconnue ou viol collectif.

Donner du sens a un crime qui nous semble fou est une tâche ardue. Les études menées auprès de ceux qui sont interpellés, et de ceux qui sont aussi condamnés, permettent de mieux connaître les agresseurs, d’améliorer la qualité de leur prise en charge et d’avoir des outils pour faire de la prévention. Malheureusement, ces analyses établies au cours des procédures judiciaires, présentent un biais non négligeable : l’absence de représentativité. Puisqu’on estime que 90 % des victimes ne portent pas plainte. Leurs agresseurs sont en liberté. Les passages à l’acte de ces violeurs ne sont donc jamais décryptés.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

75 000 femmes sont violées chaque année en France

150 000 en incluant les mineurs !

=> 30% dans le cadre d’une relation de couple (mariés, pacsés etc)

 => 16% des femmes françaises ont subi un viol ou une tentative de viol, dont 60% des mineurs (2/3 des victimes de viols ont moins de 18 ans)

=> 45% de ces mineurs ont moins de 9 ans (pédocriminalité)

=> dans 80% des viols, le violeur est un proche (famille, travail, instituts etc)

(Source: Dr Muriel Salmona, psychiatre, qui dirige l’Institut de victimologie des Hauts de Seine)

Un crime souvent maintenu sous silence : seules 10 % des victimes portent plainte.

Et à peine 3 % des violeurs sont condamnés.

En cause notamment : les préjugés qui entourent agresseurs et victimes, et le traitement judiciaire. C’est ce que décrypte le livre « Le Viol, un crime presque ordinaire ». Voici, en avant première, des extraits de cette enquête sur ce qui ressemble trop à une tolérance envers un crime qui n’est pourtant pas une fatalité.

En France, une femme sur six est victime de viol ou de tentative au cours de sa vie, soit 206 viols chaque jour.

Le violeur peut être le père, le frère, le collègue, le voisin, le conjoint. Celui dont on ne se méfie pas. La plupart des victimes ont moins de 18 ans et la majorité des filles et femmes violées le sont par quelqu’un de leur entourage, familial, professionnel ou amical. Et pour violer, nul besoin de couteau ou de pistolet. Un viol sur deux est commis sans violence physique. Peur, sidération, menaces suffisent à pétrifier la victime.

Quand elle ose parler, la victime est pourtant, à chaque fois ou presque, soupçonnée de mentir.

Demande-t-on systématiquement à une personne victime de vol de prouver qu’elle a résisté, hurlé, griffé son assaillant ? Celui qui s’est plié aux injonctions de son preneur d’otage, sous-entend-on qu’il a « consenti » ? Le viol a, dans les crimes de violence, un statut très singulier. C’est le seul pour lequel on attend de la victime qu’elle se débatte. Dans la définition pénale, c’est la menace, la surprise, la contrainte ou la violence qui caractérisent l’absence de consentement.

« C’est donc le mode opératoire de l’agresseur qui définit le viol et non ce qu’en dit la victime », explique Marilyn Baldeck, juriste et déléguée générale de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Le lien hiérarchique, la dépendance économique sont des modes de contrainte qui peinent à être reconnus. « Mais pourquoi n’avez-vous pas parlé plus tôt ? » a demandé un magistrat à cette mère célibataire, violée par le directeur de l’école où elle était employée et son fils scolarisé.

Céder = consentir ?

En France, c’est à la victime de prouver qu’elle ne voulait pas. « Dans l’implicite du code pénal, si la femme est passive, c’est qu’elle est consentante, souligne Marilyn Baldeck. Pour le droit, céder, c’est consentir. »

Ses meilleurs atouts pour soutenir ses dires restent les traces de violences qu’elle a subies. « C’est compliqué de savoir ce qui s’est passé. S’il y a des bleus, c’est plus facile », estime une avocate générale. « Les juges exigent trop souvent des témoins directs des faits, comme dans les autres cas de délinquance, ajoute maître Simon Ovadia, avocat plaidant fréquemment dans des affaires de viol. Alors que l’une des particularités d’une agression sexuelle, c’est qu’elle est commise en l’absence de témoin. »

Pour caractériser le viol, on pourrait imaginer que la justice s’intéresse différemment à la victime. En évaluant, par exemple, les conséquences du viol dans sa vie. « Son état, ce qu’elle est devenue, sont d’excellents indicateurs de l’absence de consentement », suggèrent les auteurs de Qualifié viol [1].

Les déménagements, séparations, troubles de la sexualité, grossesses, licenciements, symptômes de stress post-traumatique pourraient permettre de qualifier un viol. On pourrait aussi demander à l’accusé, comme au Canada, de prouver que la victime était consentante. La charge de la preuve serait inversée.

Mieux vaut être vierge pour être crédible…

Parfois, on fait le procès de la victime en même temps que celui de l’accusé.

Le psychiatre Roland Coutanceau reconnaît que, sur ce point, les mentalités peinent à évoluer : « A priori, on doute toujours du témoignage de la victime. » Surtout si elle n’a pas été blessée. L’attitude « provocatrice » des victimes représente toujours une circonstance atténuante pour les hommes.

« Plus la fille a la réputation d’être facile, moins elle est crédible au procès, explique Natacha Henry, journaliste et auteure de Frapper n’est pas aimer. Si en plus elle avait une jupe courte, qu’elle fumait un pétard, qu’elle avait déjà avorté et qu’elle connaissait l’agresseur, c’est fichu ! Pour avoir plus de chance que l’opinion la suive, c’est mieux si elle était en pantalon, vierge et dévouée à son entourage ou à son petit copain. »

« Trop peu de juges comprennent la psychologie de l’agression, ajoute maître Simon Ovadia. Un jour, en procès, un magistrat a demandé à la victime : “Mais enfin, pourquoi n’avez-vous rien fait ? Vous ne pouviez pas lui mettre deux gifles ?” C’est incroyable. » Interroger la victime est nécessaire pour juger du sort d’un accusé. « Mais avec un minimum de respect pour sa souffrance », demande Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol. Des avocats, des associations et certains magistrats plaident pour la création de chambres spécialisées sur les violences sexuelles, composées de professionnels formés.
Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

-> Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Dépêche AFP PARIS, 06 septembre 2011(AFP) – L’association Autistes sans frontières publie un documentaire militant et poignant, Le mur, où la conception de beaucoup de pédopsychiatres et psychanalystes français sur l’autisme s’oppose à celle de nombre de scientifiques et des associations de familles.

Ce documentaire de 52 mn -sous-titré : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme – est projeté mercredi soir à Paris, alors même que s’achève une consultation publique ouverte en juillet par la Haute autorité de santé, qui doit mettre au point des recommandations de bonne pratique de l’accompagnement et du suivi de l’autisme.

Fondé sur des entretiens avec des psychanalystes et des rencontres de familles d’enfants autistes, il se veut une véritable démonstration par l’absurde de l’inefficacité de l’approche psychanalytique de l’autisme.

La réalisatrice Sophie Robert a rencontré une vingtaine de pédopsychiatres et psychanalystes français, pour qui il y a beaucoup à voir entre autisme et psychose. Même si certains d’entre eux ont estimé à d’autres occasions que l’autisme a des causes multiples et variables nécessitant des approches multidimensionnelles, incluant certaines techniques éducatives spécialisées.

En 2000, rappelle Autistes sans frontières, la chercheuse de l’Inserm Monica Zilbovicius a vu dans l’autisme un trouble neurologique entraînant un handicap dans l’interaction sociale, correspondant à des anomalies dans le sillon temporal supérieur du cerveau.

Pour les psychanalystes interrogés, l’autisme pourrait être la conséquence d’une dépression maternelle, d’une mauvaise relation avec l’enfant, voire d’un refus de l’apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère psychogène, de stade de folie transitoire de la mère, voire de désir incestueux.

Que font les psychanalystes devant un enfant autiste ? « J’en fais très peu, j’attends qu’il se passe quelque chose », dit l’un. « J’essaie d’apprivoiser l’enfant, je me tiens en retrait », dit un autre.

En contrepoint, des familles avec enfants autistes montrent les progrès réalisés en utilisant des méthodes éducatives et comportementales. Guillaume, considéré jadis comme autiste profond, est aujourd’hui dans une école ordinaire, en 6ème, avec le seul accompagnement d’une auxiliaire de vie.

Source : AFP du 6 sept 2011, http://autisme.info31.free.fr

Le film en cliquant ici

Rira bien qui rira au travail : l’humour et la dérision sont d’excellents outils de management, notamment pour leur effet antistress 😉

Considéré comme nuisible pour la productivité des salariés, le rire était banni des bureaux.

Dans son livre, Le Rire dans l’entreprise(1), Jawad Mejjad souligne que, « s’il est un endroit où, a priori, l’on ne s’attend pas à trouver une expression du rire, c’est bien l’entreprise. En effet, qui dit entreprise dit travail, production, efficacité. » D’après ce docteur en sociologie, l’acceptation du rire est un phénomène récent qui s’est propagé durant le XXe siècle, et plus particulièrement ces dernières années.

Le rire a été progressivement « recyclé » pour devenir un outil de management capable de resserrer les liens entre les salariés… et de leur permettre de lutter contre le stress.

Une solution contre les angoisses des salariés : en Europe, 20 % des salariés estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress liés au travail.

« Comment faites-vous pour résister au stress au bureau ? » a dès lors demandé le recruteur en ligne Monster à 2.100 salariés d’Europe du Sud, dont un millier de Français.

Si les résultats diffèrent d’un pays à l’autre, un grand éclat de rire a constitué l’essentiel des réponses : 39 % des personnes interrogées disent qu’il faut « voir les choses avec humour et dérision«  pour contrer les angoisses du travail.

Selon Clémentine Dunne, fondatrice de l’association Cœur de rire, « l’éloge de la santé au travail a contribué au développement des ateliers du rire dans les entreprises ».

La palme revient aux Italiens, qui considèrent à 46 % le rire comme la solution antistress. A noter que le Bureau des arts de l’ESC Dijon vient de lancer la première édition de The ESC LOL Tour, un festival d’humour qui se déroule jusqu’au 14 décembre sur les campus d’une dizaine d’écoles de management françaises.

(1) « Le Rire dans l’entreprise. Une analyse compréhensive du rire dans la société », L’Harmattan.

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

« Le Mur » montre la mainmise de la psychanalyse sur le traitement de l’autisme.

Trois psys,  interviewé et ayant pourtant donné leur accord, cherchent à bloquer la diffusion du film, qu’ils jugent « partisan » !

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » montre comment le traitement des autistes est, en France, verrouillé par les psychanalystes et les psychiatres, au détriment d’autres approches.

Sophie Robert est productrice et réalisatrice, passionnée de psychanalyse, et critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu’elle juge « dogmatiques » :

« Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan ?

J’ai découvert qu’il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l’idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus… »

Ces psys n’assument pas leurs propos « politiquement incorrects » !

Elle tourne 27 interviews, démarche des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, décroche une aide de l’association Autistes sans frontières pour aboutir à un premier volet, diffusé depuis septembre sur le site de l’association. La suite est en préparation.

Face caméra, les psys assument le côté « politiquement incorrect » de leur discours. Mais une fois qu’ils voient le film, trois d’entre eux s’étranglent. Ils saisissent le tribunal de grande instance de Lille, qui nomme un huissier aux fins de faire saisir les rushes.

Sophie Verney-Caillat
Journaliste Rue89

La suite sur :

http://www.rue89.com/2011/11/04/autisme-le-mur-docu-qui-derange-des-psys-francais-226195

Pour aller plus loin

http://autismeinfantile.com/observation/reflexion-sur-lautisme/reactions-de-professionnels-et-personnes-autistes-sur-le-documentaire-le-mur-et-sur-le-packing/

.

-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

« Page précédentePage suivante »