peur


Spasmophilie : rechercher la dépression cachée…

Spécificité bien française, la spasmophilie n’est pas connue de nos voisins anglais ou américains. Quelles en sont les causes ? De nombreuses hypothèses sont avancées : trouble anxieux ou dépressif, une anomalie du magnésium… Le Dr Laurent Chneiweiss, psychiatre et spécialiste de l’anxiété, donne son point de vue sur la question.

Vous voyez régulièrement en consultation des patients dits « spasmophiles ». Comment définiriez-vous la spasmophilie ?                  

Dr Laurent Chneiweiss : La définition clinique de la spasmophilie n‘existe pas vraiment. Mais quand on regarde les symptômes décrits dans les articles sur la spasmophilie, ceux-ci ont trait soit à la dépression (ralentissement psychomoteur, difficultés de concentration, tristesse, somatisation…), soit à l’anxiété, avec en particulier ces fameuses crises de spasmophilie.

Spasmophilie : rechercher la dépressionAinsi, si l’on décrypte ces symptômes selon les critères de diagnostic des maladies psychiatriques (DSM), on tombe systématiquement sur les diagnostics d’épisodes dépressifs majeurs ou de troubles anxieux, d’anxiété généralisée ou plus souvent troubles paniques. Quand les patients décrivent leurs crises de tétanie, il s’agit avant tout d’attaques de panique.

Pouvez-vous préciser ce qu’est l’anxiété ?

Dr Laurent Chneiweiss : L’anxiété est caractérisée par un souci excessif à propos de problèmes mineurs. Elle peut être le symptôme d’un autre trouble, notamment trouble de la personnalité ou dépression. L’anxiété est une manière d’exprimée une souffrance interne.

Mais parfois il s’agit d’un trouble en soi : le fonctionnement psychique est totalement tourné vers une préoccupation ou un danger bien particulier, entraînant des conduites d’évitement. Par exemple, certaines personnes ont peur de se trouver dans des endroits d’où elles ne pourraient pas sortir. Elles redoutent toute la journée d’avoir une crise d’anxiété et évitent les endroits où elles pourraient se produire.

Les symptômes de la crise de spasmophilie (impression d’étouffer, palpitations, peur de mourir ou de devenir fou, vertiges, tremblements, impression de dépersonnalisation, nausées, vomissements…) sont exactement ceux de l’attaque de panique. Certains patients appréhendent en permanence la survenue de crise. Et tout leur comportement tourne autour de cette peur.

Dans l’anxiété généralisée, ce sont tous les petits soucis de la vie quotidienne (argent, famille, santé) qui envahissent la vie. Il s’agit, par exemple, de mères de famille qui passent leur temps à redouter que leurs enfants ou leur mari ne rentrent pas à l’heure.

La suite demain  🙂

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La condamnation, lundi 13 février 2012, du géant américain de l’agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France.

A l’échelle de l’histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu’une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction.

Mais rien n’a jusqu’ici freiné l’irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l’art du lobbying.

Portrait d’une multinationale multirécidiviste:

La suite stupéfiante ici !

Dans les files d’attente de la CAF : « C’est pas ça, la vie »

Cela se passe pendant l’année de l’élection présidentielle, pas celle-là, la précédente, en 2007.

On est à l’automne, au moment où, dans les fermes et les maisons de la Creuse, on remplit les cuves de fuel en prévision des grands froids.

A Guéret, les agents de la caisse d’allocations familiales (CAF) voient alors arriver des gens qui ne venaient jamais dans leurs bureaux : des retraités avec des pensions de quelques centaines d’euros à peine, mais qui en vivaient silencieusement depuis toujours et se seraient étonnés d’être considérés comme pauvres.

Cette année-là, ils poussent la porte de la CAF, gauches, effarés d’avoir à demander quelque allocation, se présentant tous par la même phrase : « Pour la première fois, je n’ai plus les moyens de faire rentrer le fuel. »

Chargé de la gestion à l’agence, Patrick Perrichon se souvient en avoir discuté avec ses collègues : « On voyait que quelque chose était en train de se passer. Mais quoi ? »

Six mois plus tard éclatait la crise économique. La CAF de Guéret, préfecture de la Creuse, est la plus petite de France : 15 salariés, 17 000 allocataires. Un tiers d’entre eux vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Ici comme ailleurs, cette branche de la Sécurité sociale, chargée de verser les prestations familiales ou sociales (dont le revenu de solidarité active, RSA), est le premier maillon qui relie les Français à l’Etat. Ou alors le dernier.

Retour en 2012, ces jours-ci exactement, juste avant le nouveau scrutin : à la CAF de Guéret, dans le bureau d’Emilienne, il y a Pierrot, cheveux noirs sur le front, blouson de cuir et sourire du joli garçon accoudé au baby-foot. Il vient vérifier le montant de ses allocations, ce qui consiste ici à dévider sa vie. Pierrot est éboueur, 1 100 euros par mois ; sa femme enchaîne des petits boulots. Leur fille va fêter ses 3 ans et la nouvelle sonne comme une catastrophe : l’allocation « jeune enfant » s’arrête (182 euros). « On ne va plus y arriver », annonce Pierrot. Il faudra lâcher l’appartement au village, revenir s’installer chez sa mère. Pierrot parle tout seul : « Et si on arrêtait aussi la nounou ? Et si on vendait la voiture ? »

« ON TRAVAILLE, ON FAIT TOUT CE QU’IL FAUT ET ON SE VOIT TOMBER »

De toute façon, tout est compté, ils ne bougent plus ou presque, s’autorisant de moins en moins l’hypermarché et plus jamais la sortie au lac de Courtille, le dimanche après-midi. « Et si on ne travaillait plus ? Et si on vivait des aides ? Des gens font ça, non ? » Pierrot n’est pas en colère. Il ne jette pas ses phrases, rage aux lèvres, pour annoncer un vote Front national parce que, décidément, trop de gens profitent du système, surtout les étrangers – terme qui désigne ici les Anglais, un temps considérés comme les vampires de la Creuse, achetant nos châteaux et vivant de nos allocs. Non, Pierrot sourit. Il raconte ce monde où les voitures s’arrêtent parce qu’on n’a plus de quoi mettre de l’essence. « On travaille, on fait tout ce qu’il faut et on se voit tomber. C’est pas ça, la vie. » Il regarde par la fenêtre les toits de Guéret dans le vert tendre des prés. Puis, à Emilienne derrière son ordinateur, il demande : « Et vous, vous savez pour qui voter ? »

Patrick Perrichon, à la gestion, tempère. « Cette année, beaucoup de jeunes viennent nous dire la même chose : et si on arrêtait de travailler ? Ils se sentent à la limite, ils ne le font pas, heureusement. » Pourtant, ses collègues et lui se posent la même question qu’en 2007, avant la crise : « Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ? »

Il est 7 h 30, à la CAF toujours, mais à Grenoble cette fois, dans l’Isère. Vu d’ici, Guéret paraît loin, à l’opposé même : Grenoble est une grosse agence urbaine (850 salariés, 216 000 allocataires). L’accueil n’ouvre que dans une heure, mais des personnes commencent à affluer. Ce matin, ce sont deux soeurs blondes, avec le même chignon en pelote posé haut sur la tête, qui sont arrivées les premières. Cela fait des jours que des agents, notamment de la CGT, envoient des SOS : les bureaux sont débordés, ils n’y arrivent plus.

En attendant l’ouverture, on se met à parler présidentielle, presque malgré soi. « Hier soir, j’ai dit à mon mari : éteins-moi cette télé, il y a encore les élections », explique une soeur à chignon. Et l’autre : « Nous, en ce moment, on ne l’allume plus du tout, sauf quand on a des invités, bien sûr. Sinon, ça fait trop triste. » Avant, elles voulaient être coiffeuse. Puis vendeuse. Puis femme de ménage. Maintenant, elles disent qu’elles seront ce qu’on veut, « c’est-à-dire rien pour l’instant », précise l’une, sans fâcherie. Aucune n’a le souvenir d’un fait ou geste de la campagne électorale. A vrai dire, personne n’en a retenu une seule réplique dans la file d’attente ce jour-là. « Pourtant j’ai bonne mémoire, s’étonne lui-même un boulanger devenu déménageur. Je pourrais vous réciter la recette que j’ai vue sur Cuisine-TV. »

La dernière fois, il avait voté Ségolène Royal. Il le regrette. « J’aime gagner, il dit. Je suis un battant. » Une femme annonce qu’elle a choisi Chirac. Quand un Turc derrière elle dans la queue lui révèle qu’il ne se présente pas, elle encaisse rudement le choc. « De toute façon, les politiques ne font que s’envoyer des gros mots entre eux, reprend une soeur à chignon. Avant, au moins, c’est nous qui les engueulions, ça défoulait. Mais même les insultes, ils nous les ont piquées. » Un soleil pâle flotte dans un ciel pâle, les montagnes paraissent très près, juste au bout du parking.

A SAINT-DENIS, QUATRE HEURES POUR ATTEINDRE L’ACCUEIL DE LA CAF

A 8 h 30, un vigile ouvre les portes de la CAF avec une bonne humeur désarmante et pour 1 100 euros par mois. Il complète avec un deuxième boulot le week-end : nettoyer les hôtels des stations de ski. Le patron vient le chercher en camionnette à 5 heures du matin et le ramène le soir. 68 euros. Le vigile a bien observé chaque candidat à l’élection. Il reste perplexe : « Je n’arrive pas à m’identifier à l’un d’eux. »

Le nouveau cahier des charges impose que l’attente n’excède pas vingt minutes : elle culmine parfois à deux heures, ici comme dans les grands centres, le Nord ou Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, dans le 93, il faut quatre heures pour atteindre l’accueil. Il y a toujours plus de crise économique, toujours plus de mesures et de législation, toujours moins de personnel : ici, comme dans l’ensemble des services de l’Etat, seul un départ à la retraite sur deux est remplacé, les congés maternité ne le sont plus du tout.

Une dame avec une poussette déplie son relevé de compte pour prouver qu’elle n’a plus rien : ses allocations n’ont pas été versées. « Un dossier met deux mois à être traité en ce moment », répond l’agent. Seize mille attendent dans les Bouches-du-Rhône.

En 2010, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (la CNAF, qui regroupe les CAF locales), s’était alarmé d’une possible « implosion ». « En poussant un coup de gueule, il croyait décrocher des effectifs, comme ça se faisait habituellement », raconte un cadre de la caisse. Il a réussi à gratter quelques CDD, pas plus. C’est alors que tout le monde a compris que l’époque avait changé : « La crise ne touche pas seulement les allocataires, mais nous aussi, reprend le cadre. Désormais, il faut faire avec ce qu’on a. »

Aujourd’hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards. Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s’arrête, parce que le contrat d’entretien n’a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. Dans le cadre d’un plan gouvernemental d’urgence sur le stress et les risques psycho-sociaux au travail, une enquête interne menée en 2011 sur l’ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir « des pensées mortifères ou suicidaires ».

En ces temps d’élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s’engager dans la campagne. Jean-Louis Deroussen s’est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret.

Plus haut que Grenoble, vers Lyon, Vienne est une ville coquette de 30 000 habitants. A la CAF locale, des allocataires apportent des chocolats à Noël et quelques-uns refusent de toucher le complément RSA, par crainte des voisins. Chacun se connaît, y compris les SDF, toujours les mêmes sur le même banc, et personne n’imagine se retrouver, un jour, assis à leurs côtés.

Aujourd’hui, c’est Ben qui arrive au guichet. Couvreur-zingueur, la chemise d’une blancheur de lessive, 2 200 euros par mois jusqu’à l’année dernière : Clara, la femme de sa vie, était fière de le présenter à ses parents. Ils ont eu trois enfants et aussi une ambition : ouvrir un local de restauration rapide. C’était l’idée de Clara, « qui a toujours eu une certaine classe ». Il y a un an, les chantiers ralentissent, Ben ne trouve plus d’embauche. Clara finit par lui demander de partir, gentiment.

« ET SI J’ARRÊTAIS TOUT? »

Pour parler de sa vie maintenant, de sa voiture qu’il ne fait plus rouler depuis qu’il dort dedans, de ce sentiment de n’être plus un homme, Ben a un mot : « Le gouffre ». Quelques fois, il s’assoit au volant, fait tourner le moteur et allume l’autoradio. Alors, il se sent en sécurité. Il se dit qu’il n’est pas à plaindre, que le système social français est le meilleur du monde, il a entendu ça quelque part et le répète avec confiance. Il se met à espérer qu’on va parler football aux informations. Et puis non, c’est encore la voix d’un homme politique, qu’il arrive mal à distinguer des autres. « Pourvu que les gens ne se révoltent pas, pense Ben. Je pourrais tout perdre. »

La femme en face de lui, à l’accueil, ce jour-là, s’appelle Jeanne. Elle doit aller vite, tenir les cadences, « dégager » les gens, c’est le terme officiel. Entre elle et les allocataires de l’autre coté du guichet, il n’y a parfois presque rien : Jeanne a 52 ans, divorcée, une fille, 1 300 euros net. Ça fait un moment que les Chèques Restaurants servent surtout à remplir le frigo et qu’elle oublie de partir en vacances. « C’est la fibre sociale qui me fait tenir », dit-elle. Ici, on est dans « l’Etat d’en bas », comme on a pu dire la « France d’en bas ». En 2009, quand le RSA a été lancé, cela avait été une des surprises à la direction de la CNAF : des salariés de la caisse se sont retrouvés bénéficiaires d’un complément des minima sociaux.

A la CAF de Guéret, Emilienne et sa collègue Martine regardent Pierrot qui s’en va avec son blouson de cuir. Martine se souvient de la naissance de son fils, quand, elle aussi, elle s’est dit : « Et si j’arrêtais tout ? »

Florence Aubenas, lemonde.fr du 18/04/2012

Recevoir un diagnostic de cancer est un événement très stressant.

Dans la semaine qui suit un tel diagnostic, les risques de suicide et de crise cardiaque sont beaucoup plus élevés, selon une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine.

Fang Fang et Unnur Valdimarsdottir de l’Université d’Iceland (Reykjavik) ont, avec leur collègues, analysé les données concernant plus de six millions de Suédois entre 1991 et 2006 dont plus de 500 000 ont, durant cette période, reçu un diagnostic de cancer.

Le risque de suicide durant la première semaine suivant le diagnostic était 12,6 fois plus élevé que chez les personnes sans cancer ayant des caractéristiques similaires et 5 fois plus élevé au cours des 12 premières semaines.

Le risque de décès par crise cardiaque ou autre complication cardio-vasculaire était 5,6 fois plus élevé durant la première semaine et 3 fois plus élevé durant le premier mois.

Les risques étaient les plus élevés (risque de suicide de 16% et de décès cardiaque de 15%) pour les personnes souffrant de cancers difficiles à soigner comme ceux de l’œsophage, du foie, ou du pancréas, des poumons et du cerveau et le moins élevé pour les cancers de la peau. Après un an, le risque de suicide était plus élevé de 80% (un peu moins que le double) et le risque de décès de cause cardiovasculaire de 20%.

Ces résultats montrent à quel point l’annonce d’un cancer constitue un stress psychologique majeur et a un impact bien avant la souffrance émotionnelle ou physique liée à l’évolution de la maladie ou son traitement, concluent les chercheurs.

Ils espèrent que ces résultats puissent favoriser de meilleurs soins pour les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic.

Références: psychomedia.qc.ca, Los Angeles Times, Université d’Iceland (Reykjavik)

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5 bonnes questions:

  1. La personne  promet-elle  la  résolution  de  tous  les  problèmes rencontrés grâce à une méthode « novatrice et révolutionnaire » ?
  2. La personne qualifie-t-elle mon enfant de «spécial» ou d’«exceptionnel» ?
  3. La personne critique-t-elle ce qu’elle nomme la «médecine conventionnelle» et le recours aux médicaments ?
  4. La personne critique-t-elle ma famille,  mes amis ou encore les services de l’État en charge de la santé ?
  5. La personne me propose-t-elle à moi, ou à d’autres membres de la famille, de suivre également une thérapie avec elle ?

5 bonnes réactions:

  1. Se méfier des solutions «miracle», souvent coûteuses, et/ou impliquant des séances nombreuses et rapprochées.
  2. Être attentif à tout changement important de comportement de l’enfant ou d’un proche.
  3. Ne pas s’isoler, ni isoler l’enfant dans une relation exclusive avec le «praticien ».
  4. En parler autour de soi et auprès des pédiatres, médecins, et autres professionnels de santé.
  5. En cas de doute, ne pas attendre qu’il soit trop tard pour interroger la Miviludes (derives-sectes.gouv.fr ou miviludes@pm.gouv.fr)

Les salariés de Publicis sommés de soutenir leur patron

Quelques jours après la révélation par La Tribune – et la polémique – sur le bonus de 16 millions d’euros promis par Publicis à son président du directoire, Maurice Lévy, les responsables de l’agence sont passés à l’offensive. Ainsi, rapporte Rue89, les managers du groupe de communication ont demandé aux salariés de signer une pétition pour soutenir M. Lévy et justifier sa rémunération.

Citant le témoignage d’un employé dont le prénom a été modifié, le site raconte  le « drôle de ballet » qui s’est joué, fin mars, dans les bureaux du groupe. « Tout le monde est convoqué dans les bureaux, par groupe client, deux par deux, ou individuellement », explique cet employé. Une fois son tour venu, il se voit expliquer par son responsable : « Publicis en est là grâce à ‘Maurice’, que ce n’est pas un profiteur mais un vrai entrepreneur, que sa rémunération n’est que justice, que la polémique actuelle n’a pas lieu d’être. »

Arthur Sadoun, qui dirige Publicis France et Publicis Conseil, a démenti l’existence d’une « pétition ». Il a toutefois souligné l’existence d’« un mouvement de sympathie spontané et assez profond » des salariés envers M. Lévy, affirmant que ce dernier « a reçu des e-mails de soutien de l’interne et des CE ».

De son côté, la CGT Info-Com’ a fait état, ce lundi, de plusieurs plaintes : « Nous avons écho de pressions sur certains salariés afin qu’ils signent une ‘pétition’ ou un texte de soutien au PDG et son bonus. Une curieuse démarche pour tenter de justifier l’injustifiable, alors que les salariés ne bénéficient plus d’augmentation collective depuis plusieurs années. »

Quoi qu’il en soit, les salariés interrogés par Rue89 dénoncent « une ambiance malsaine«  et n’hésitent pas à parler d’une « chasse aux salariés«  qui n’ont pas signé.

-> Références: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr, http://lauer.blog.lemonde.fr/2012/03/27/maurice-levy-hyper-bien-paye/, Rue89, La Tribune

(Maurice Lévy, hyper bien payé !

En publicité, on appelle cela la «promesse de marque». C’est-à-dire le bénéfice d’un produit suggéré aux acheteurs par la réclame. Voilà plusieurs mois que Maurice Lévy, l’indéboulonnable patron de Publicis, cherche à convaincre que l’ère des rémunérations astronomiques des PDG est révolue. Il en a fait sa promesse de marque personnelle.

En 2011, Maurice Lévy, a ainsi pris l’initiative d’une pétition signée par des grands patrons pour payer plus d’impôts, après avoir publié dans Le Monde une tribune sur le sujet. Trois mois plus tard, il annonçait qu’il renonçait en 2012 à son salaire fixe (de 900 000 euros).

Quoi de plus normal ? Maurice Lévy est président de l’AFEP, l’Association regroupant les grandes entreprises françaises, qui, chaque année, édite un code de bonne conduite sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants. L’exemple doit venir d’en haut.

Mais la promesse de marque risque d’être légèrement écornée à la lecture du document de référence 2011 de Publicis. On y apprend que le patron va toucher cette année 16 millions d’euros. «Il ne s’agit ni d’un parachute doré, ni d’une indemnité de départ mais d’une rémunération différée», s’excuse presque le groupe de cet effet boule-de-neige.

Ce jackpot a en effet été cumulé de 2003 à 2011. Il était conditionné à plusieurs objectifs financiers, qui ont tous été atteints. Et il fallait en outre que M.Lévy, 70 ans, exerce toujours sa fonction de président du directoire au 31 décembre 2011.

Voilà pour le passé. Concernant le futur, bien que Maurice Lévy ait renoncé à son salaire fixe, ses fins de mois ne devraient pas être trop difficiles. Car le plafond de sa rémunération variable va exploser dans le même temps, passant de 2,7 millions à 5 millions d’euros. Ce relèvement substantiel aurait bien justifié quelques précisions sur les objectifs à atteindre. Or le document de référence est assez avare de chiffres et ne parle que de croissance organique du chiffre d’affaires (combien ?), de taux de résultat net (de quel montant ?) et d’évolution du bénéfice net par action, comparée à celle des principaux concurrents de Publicis (à quelle hauteur ?).

Enfin, s’ajoutent deux critères qualitatifs, qui ne mangent pas de pain. L’un porte sur «le développement du Groupe dans le numérique», l’autre sur «la préparation du management futur». Un critère qui peut faire sourire la cohorte de numéros deux, qui piaffent depuis des années en attendant que Maurice Lévy, patron de Publicis depuis 24 ans et qui vient de se faire octroyer la possibilité rester encore cinq ans à son poste, lâche la main. Last, but not least, Maurice Lévy peut prétendre à une indemnité de 5,4 millions d’euros au titre d’une clause de non-concurrence le jour où il quittera Publicis, à… 75 ans.

Publicis est une belle entreprise, dont Maurice Lévy a contribué au succès, c’est un fait indéniable. A combien évaluer cette réussite ? C’est toute la question. «Je veux “hypermériter” ma rétribution, quelle qu’elle soit», disait Maurice Lévy au Monde, en décembre 2011. Hyper: préfixe d’origine grecque signifiant au-dessus et indiquant un excès.)

Harcèlement au travail : lisez mon autre article, en cliquant ici !

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« La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair,
mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur »

Carl Jung (plus d’infos ici)

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Le nombre de suicides a nettement augmenté l’an dernier au Japon après le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars les côtes nord-est de l’archipel, annonce le gouvernement japonais.

Cette hausse de plus de 20 % du nombre de suicides enregistré en un mois est probablement due au moins en partie à l’anxiété qui s’est emparée de la société japonaise dans les semaines suivant cette catastrophe, estime un responsable.

Vue de la carcasse de la mairie de Minamisanriku, dans la province de Miyagi , le 11 février 2012.

En mai 2011, 3 375 personnes se sont donné la mort, soit plus d’un dixième du total annuel et plus de 20 % par rapport au même mois de l’année précédente. Selon les statistiques de la police et du gouvernement, le nombre de suicides a atteint 30 651 en 2011. « Un sentiment d’anxiété s’est diffusé au sein de toute la société japonaise après la catastrophe et nous soupçonnons cela d’avoir été un facteur aggravant », a déclaré un responsable du gouvernement. Il a ajouté que le nombre de suicides a été particulièrement élevé parmi les hommes de 30 ans.

Le séisme et le tsunami, qui ont fait 19 000 morts et provoqué la plus grave catastrophe nucléaire depuis 1986, ont eu des conséquences majeures sur l’économie japonaise avec notamment une flambée de faillites.

Le Japon a l’un des taux de suicide les plus élevés du monde, selon l’OCDE.

Référence: lemonde.fr, vue de la carcasse de la mairie de Minamisanriku, dans la province de Miyagi, le 11 février 2012.AFP/KAZUHIRO NOGI

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« Un peuple, prêt à sacrifier

un peu de liberté pour un peu de sécurité,

ne mérite ni l’une ni l’autre,

et

finit par perdre les deux.« 

Benjamin Franklin

(17 janvier 1706 à Boston – 17 avril 1790 à Philadelphie) est l’une des plus
illustres figures de l’histoire américaine, à la fois écrivain, physicien et diplomate

-> Lisez ces deux articles ci-dessous.
Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/06/le-parlement-cree-un-megafichier-pour-lutter-contre-l-usurpation-d-identite_1652769_3224.html

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/03/06/le-vrai-visage-des-gens-honnetes/?ROSAE_PREVIEW

A l’ère d’internet, de l’essor des réseaux sociaux et des sites de rencontres, il n’a paradoxalement jamais été aussi malaisé de vivre une relation amoureuse…

Saverio Tomasella propose de décrypter ce malaise et d’offrir des pistes de réflexions autour de la relation amoureuse, dans son nouvel ouvrage, Les amours impossibles (« Les Amours Impossibles », de Saverio Tomasella, éditions Eyrolles, paru en nov 2011).

L’auteur présente six portraits de femmes et d’hommes, dont les noms sont empruntés à des grandes figures de la littérature (Juan, Othello), de la musique (Violetta, Tosca et Norma), ou encore de la mythologie grecque (Médée).

En rappelant brièvement l’histoire de ces personnages, il fait un parallèle avec des problématiques qu’il a rencontré chez ses patients, au gré de son parcours professionnel.

Il expose ainsi, en s’aidant de cas concrets, les empêchements de ces femmes et de ces hommes à vivre une relation harmonieuse.

Les raisons sont multiples : peur de soi, peur de l’autre, peur de l’engagement, crainte de réitérer les erreurs de relations passées, ou encore de reproduire des schémas parentaux, etc.

L’objectif n’étant pas de généraliser le propos mais bien davantage, au cas par cas, d’éclairer les zones d’ombre et de comprendre pourquoi la relation est empêchée.

Bien que nécessaire, ce travail sur soi n’est pas suffisant pour autant.

Il convient d’aller plus loin, d’aller à la recherche d’un équilibre plus profond, pour trouver en soi la force et les ressources nécessaires pour surmonter les obstacles à la relation amoureuse.

« Malgré les difficultés inhérentes à l’époque de la communication électronique et virtuelle, sur internet notamment, les sources des empêchements à aimer ne viennent pas de l’extérieur, de la société ou des autres, mais de soi, en son for intérieur, et des convictions figées qui nous limitent. » 

Ce parcours, différent pour chacun, ouvre alors à nouveau les possibles de l’amour.

« L’amour véritable franchit toujours un point d’impossibilité. (…) L’amour n’est pas à proprement parler une possibilité, mais plutôt le franchissement de quelque chose qui pouvait apparaître comme impossible » A. Badiou, Eloge de l’amour.

Alors que les moyens techniques de communiquer se développent sans cesse et deviennent particulièrement performants, les habitants des pays nantis ont de plus en plus de mal à se rencontrer, à se parler, à s’écouter, à dialoguer, à partager, à entrer en relation et à créer des liens durables, profonds et vrais, n’est-ce pas ?

Parallèlement, en même temps que toutes les jouissances sexuelles semblent possibles, « permises », voire incitées, sans limites apparentes, la relation amoureuse est devenue le lieu des plus grandes difficultés et des plus fortes souffrances, quand elle n’est pas devenue tout bonnement impossible.

Ces paradoxes radicaux, redoutables même, laissent désarmés et songeurs.

Aussi, à côté d’appels aux secours de plus en plus nombreux dans le registre des addictions (y compris au sexe et à Internet) s’est également développée une demande d’aide de plus en plus forte de la part de personnes qui n’arrivent pas à rencontrer l’autre et parviennent encore moins à aimer ou à se laisser aimer.

L’amour ne fait-il plus partie de nos repères fondamentaux ?

Nous sommes nous à ce point déshumanisés ?

Si les phénomènes de dépendance résultent d’abord de la peur de l’isolement, de la peur du manque et surtout de la peur de l’abandon, l’impossibilité d’aimer – elle – découle aussi et surtout de la peur de soi, de la peur de l’autre et de la peur de l’amour, qui est aussi peur de la relation.

Ces peurs pouvant prendre toutes les formes : angoisses, frayeurs, paniques, etc.

De là à considérer l’impossibilité de l’amour comme l’autre face de la médaille des dépendances, il n’y a qu’un pas. Ce constat, pour juste qu’il soit, n’englobe pas la totalité du phénomène, beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.

L’impossibilité de rencontrer l’autre, et de l’aimer, n’est pas que le miroir inversé de la dépendance affective, il a en outre deux versants indissociables :

  • l’un, intime et intrapsychique, concerne la plus ou moins bonne conception de soi-même, autant que l’intériorisation des anciennes relations vécues et leurs destins plus ou moins heureux
  • l’autre, extime et intersubjectif, renvoie aux malaises de la civilisation actuelle et à ses illusions, parmi lesquelles la place de plus en plus grande du virtuel, de l’individualisme et du consumérisme.

Cependant, toute destinée étant singulière, nous ne pourrons pas généraliser et nous devrons – pour être honnêtes – aller y voir de plus près, au cas par cas, témoignage après témoignage, car chaque être et chaque histoire sont uniques.

Voici quelques pistes judicieuses que l’auteur dévoile :

  1. se rencontrer soi, pour rencontrer l’autre
  2. repérer les fauses croyances sur l’amour, et les changer
  3. échapper aux loyautés invisibles
  4. se désintoxiquer de la méfiance
  5. passer du besoin au désir
  6. s’ouvrir à la réalité et à l’autre

Bref, ce livre m’a plu. L’accent sur l’aspect psychanalytique n’est pas trop mis en avant, ce livre aidera beaucoup de personnes. Vous, peut-être ?

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Y aurait-il inadéquation entre niveau d’étude et marché de l’emploi pour les femmes ?

C’est ce que tend à démontrer un sondage réalisé par un site dédié à la recherche d’emplois.

85% des femmes interrogées ont un BAC ou plus. Parmi elles, 36 % cherchent un travail de secrétariat.

Un site dédié à la recherche d’emplois, Qapa.fr, a interrogé plus 30 000 femmes internautes.

Le but de ce sondage ? Analyser les souhaits des demandeuses d’emploi et faire le point sur leurs conditions professionnelles.

Une étude qui tend à montrer le décalage entre le niveau d’études et les aspirations professionnelles des femmes.

Les femmes interrogées sont majoritairement surdiplômées avec un niveau d’études égal ou supérieur au BAC à plus de 85%. Les femmes sont même plus de 63% à avoir un diplôme BAC+2 ou équivalent.

Or, même si les compétences liées au commerce restent importantes avec 26,55% de demandes, ce sont les métiers liés au secrétariat et marketing et communication qui sont plébiscités par les femmes avec respectivement 35,82% et 29,22%. Une envie louable mais pas forcément en rapport avec leurs niveaux d’études et leurs compétences.

A noter cependant que 14,29 % des femmes interrogées ont un niveau inférieur au BAC et 0,51%, aucune formation scolaire.

Référence: Qapa.fr

 

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Si la violence conjugale peut être analysée comme la recherche du « pourquoi » de l’action d’une personne (auteur) sur une autre (victime), en systémie, elle peut aussi être analysée comme la recherche du « comment » la violence conjugale participe au fonctionnement du couple.

Les deux fonctions de la violence conjugale :

  • La violence instrumentale : L’approche sociologique construit clairement la violence conjugale comme étant instrumentale : la violence est une stratégie qui vise à contrôler et à dominer l’autre. On constate l’identification d’un seul type de violence qui peut s’exprimer sous diverses formes (physique, sexuelle, psychologique….).
  • La violence expressive : L’approche systémique voit une autre fonction à la violence conjugale. Elle est construite comme un moyen de communication qui constitue une « réponse inadaptée » au stress et à la colère issue de conflits au sein du couple.

Il est cependant intéressant de noter que les deux définitions de la violence véhiculent des visions très différentes de « l’agresseur ». Dans le paradigme instrumental, la violence est toujours présumée intentionnelle, froide et calculée. La violence instrumentale est donc brutale et vise le contrôle et l’intimidation.

Alors, qu’en présentant la violence comme un acte relationnel, le paradigme expressif renvoie les conjoints à leur mode communicationnel.

Poursuivons notre réflexion sur la vision systémique de la violence conjugale et allons plus loin.

Le postulat de départ propose une définition de la violence développée par Martine Nannini et Reynaldo Perrone dont les deux extrêmes sont d’un côté la violence agression et de l’autre la violence punition.

  • La violence agression : Les deux partenaires sont en relation symétrique c’est à dire égalitaire. Souvent la femme est plus forte psychologiquement que l’homme. L’homme, en état de faiblesse, va rechercher un registre de communication connu dans son histoire familiale, à savoir la violence. Ce registre de communication peut se maintenir car il ne remet pas en cause le couple. Souvent, les partenaires se retrouvent en rivalité, c’est l’escalade. Après l’agression s’ensuit la réconciliation, l’auteur se met en position basse et cherche à se faire pardonner. Dans cette situation, la victime pense qu’elle est allée trop loin et « accepte » la violence. La violence devient alors un mode de communication du type : « la violence permet se réconcilier ». Cette situation entraîne une grande souffrance chez les deux partenaires. L’homme se sent faible et a peur de perdre la femme qu’il aime.
    Dans cette situation, les enfants sont souvent exposés à la violence mais sont rarement maltraités.
  • La violence punition : Cette violence s’exerce entre un homme et une femme ayant comme « projet » de couple (inconscient bien sûr) non pas d’avoir des relations symétriques mais complémentaires. La règle de communication entre les partenaires est que l’un est dominant et l’autre est dominé. Il s’agit d’une relation inégalitaire. Dans ses situations, nous postulons que les auteurs sont des pervers narcissiques avec lesquels un travail thérapeutique systémique s’avère impossible. Les auteurs ont tendance à protéger leur « objet de possession », « leur machine à boxer ». Un travail est cependant possible avec la victime lorsque celle-ci « n’accepte plus la violence ». La rupture (définitive du couple) dans ce cas est, à notre avis, la seule solution à l’arrêt de la violence. Dans cette situation, les enfants peuvent être maltraités, peuvent vivre la violence et la subir ou la faire subir. Cette forme de violence est le plus souvent masquée.

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Voici la position du Professeur Bernadette Rogé sur le packing:

Le packing consiste à envelopper l’enfant étroitement dans des draps humides qui ont été placés au réfrigérateur pendant au moins une heure.

Lorsque l’enfant est ainsi serré dans les linges humides, le thérapeute s’adresse à lui et commente la situation (!)

Habituellement, ce traitement est répété plusieurs fois dans la semaine. Cela dépend des résultats et de la sévérité des troubles de l’enfant. Ce traitement peut continuer pendant des mois et même pendant des années.

La personne qui défend actuellement la pratique du packing en France et le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHU de Lille.

Il avance que dans l’autisme le vécu corporel est fragmenté. Cette pratique viserait à renforcer la conscience des limites du corps chez l’enfant. Cette « thérapie » serait particulièrement recommandée pour les enfants sévèrement autistes qui s’auto-mutilent. (Il recommande la même technique pour les enfants psychotiques et pour les enfants présentant une anorexie). Le professeur Delion affirme qu’avec cette technique, les automutilations disparaissent le plus souvent. Ah oui ?

Cette pratique s’appuie essentiellement sur des conceptions psychanalytiques qui se sont avérées erronée dans l’autisme.

Il faut rappeler qu’en 1996, le comité national d’éthique a publié un rapport déclarant qu’il n’y avait aucune preuve scientifique en faveur du modèle psychanalytique de l’autisme et aucune preuve de l’efficacité des thérapies reposant sur ce modèle.

packingDavid Cohen, chef du service de psychiatrie de l’enfant à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris pense que le packing peut représenter une thérapie accessoire et qu’il n’est nul besoin de faire appel aux conceptions psychanalytiques pour rendre compte des améliorations qu’il a constatées chez les enfants qui en ont bénéficié.

Il déclare que le packing devrait être considéré comme une forme de médiation corporelle telle que les massages qui apportent une relaxation à l’enfant durant la psychothérapie. Ah oui ? En étant momifié entouré de linges froids ? Il devrait essayé.

Dans son service, le packing est utilisé en même temps que l’éducation spécialisée et la médication pour certains autistes atteints sévèrement. Il admet cependant qu’en utilisant cette méthode en même temps que d’autres traitements, il est impossible d’affirmer que les améliorations observées sont dues au packing.

En juin 2007, le professeur Delion a entrepris un essai thérapeutiques à Lille pour essayer de valider les effets du packing. L’essai porte sur 120 enfants répartis en plusieurs groupes qui seront comparés : un groupe enveloppé dans des draps secs et un autre enveloppé dans des draps mouillés froids. Des mesures cliniques et électrophysiologiques sont prévues. Le Professeur Delion pense pouvoir identifier les mécanismes neurophysiologiques sous tendant cette méthode.

Le packing est utilisé dans certains services de psychiatrie et hôpitaux de jour.

Le problème se situe à plusieurs niveaux :

  1. Au niveau scientifique, aucun modèle cohérent ne justifie cette pratique. Des effets apaisants sont avancés mais ils suivent une période de détresse intense pour l’enfant qui subit à la fois la contention et l’application des linges froids. L’hypothèse la plus vraisemblable est que la détente observée vient du fait de l’arrêt de la sensation de froid puisque le choc thermique entraîne une élévation de la température. Il n’a pas été prouvé non plus que le simple enveloppement dans une couverture ne pourrait pas avoir le même effet apaisant. On sait que certains enfants avec autisme sont profondément perturbés sur le plan sensoriel et qu’ils recherchent le contact intense (être serré). De nombreux parents ont découvert cette pratique et l’utilisent dans un contexte émotionnel qui est bien plus positif que dans le cadre du packing.
  2. Au niveau éthique, il semble difficile d’appliquer ainsi une méthode qui n’est pas validée, ne repose sur aucune connaissance scientifique de l’autisme et qui comporte une dimension aversive qui est imposée à une personne vulnérable incapable de s’exprimer.

Les principales associations de parents se sont récemment insurgées contre cette pratique. Elles ont trouvé l’appui unanime de la communauté scientifique au niveau international !

Sources: ceresa.fr, Professeur Bernadette Rogé (Université de Toulouse le Mirail), rapport du Pr Rogé de mai 2009

L‘association Vaincre l’autisme invite à manifester contre le packing, le 16 février 2012, devant les bureaux de l’Ordre des Médecins de Lille où, suite à ses actions juridiques envers diverses instances, elle fait face au Pr Pierre Delion.

Le packing est un traitement  infligé aux enfants autistes sans validation scientifique ni évaluation, affirme l’association qui a demandé au gouvernement français, en avril 2009 puis en janvier 2011, un moratoire contre cette pratique. Elle a aussi lancé un Manifeste International contre le Packing, signé par plusieurs experts et qui peut toujours être signé sur son site internet.

Le packing consiste à envelopper l’enfant étroitement dans des draps humides qui ont été placés au réfrigérateur pendant au moins une heure. Lorsque l’enfant est ainsi serré dans les linges humides, le thérapeute s’adresse à lui et commente la situation. Habituellement, ce traitement est répété plusieurs fois dans la semaine, explique Bernadette Rogé de l’Université de Toulouse le Mirail.

La personne qui défend actuellement la pratique du packing en France, dit-elle, est le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHU de Lille. Il avance que dans l’autisme le vécu corporel est fragmenté. Cette pratique viserait à renforcer la conscience des limites du corps chez l’enfant. (…) Cette pratique s’appuie essentiellement sur des conceptions psychanalytiques qui se sont avérées erronée dans l’autisme. (Lire l’article complet).

La thérapie, rapporte des associations, viserait selon ces conceptions psychanalytiques à »permettre à l’enfant de se débarrasser progressivement de ses mécanismes de défense pathologiques face à des anxiétés archaïques.

Apprivoisez votre peur !

En découvrant la leçon de sagesse de Mr Ramesh !

Mr. Ramesh (incarné par André Sauvé) est le propriétaire d’une boutique qui « dépanne ». Mr Ramesh partage les leçons que la vie lui inflige et tourne littéralement au positif toutes les situations négatives ou les scénarios nébuleux. Cette leçon porte sur la peur.

Comment faisons nous pour avoir peur d’avoir peur ?

C’est la question que pose Mr. Ramesh cette semaine.

Depuis son comptoir de dépanneur, le joyeux tenancier fait don de sa sagesse en rappelant l’importance d’être curieux devant l’inconnu.

Mr Ramesh dit que pour s’éloigner de la peur il faut d’abord rentrer dedans. Il en est de même d’une pièce : en sortir présuppose que vous y êtes entré.

Comment faire pour rentrer dans la peur ? En se centrant et en étant présent à soi.

Savez-vous la différence entre la peur et l’excitation ? Seulement une question de respiration. Écoutez-le bien, et apprenez à apprivoiser la peur avec cette belle leçon de PNL.

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Alors que les enseignants sont en grève aujourd’hui pour protester contre les suppressions de postes annoncées par le gouvernement, une étude publiée lundi nous apprend qu‘un agent de l’Éducation nationale sur sept se dit en situation de « burn out » (14%).

Menée par le « Carrefour santé social », regroupant la mutuelle MGEN et les trois fédérations syndicales du monde éducatif (FSU, Unsa Education et Sgen-CFDT), l’enquête révèle également qu’un agent sur quatre est en état de tension professionnelle (24%). Nommée « Étude des risques psychosociaux, de l’épuisement professionnel et des troubles musculo-squelettiques », elle a été réalisée entre mai et août 2011 à partir d’un questionnaire sur internet.

Les effets du stress ne sont pas que d’ordre moral. Une grande majorité des sondés avoue avoir connu au cours des 12 derniers mois un problème d’ordre muscosquelettique, concernant la nuque ou le cou (78%), le bas du dos (75%), l’épaule (60%), le genou ou la jambe (54%).

Selon cette enquête, « une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré, en particulier les conseillers principaux d’éducation (CPE), les personnels administratifs, les professeurs des écoles élémentaires et (ceux) exerçant en collège ».

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Voici un point commun avec quelques uns de mes patient(e)s suivant une psychothérapie pour troubles addictifs sexuels :

– à l’adolescence, avec une partenaire de leur âge, ils avaient des idées fausses sur la longueur du rapport sexuel. Ils pensaient sincèrement que cette durée était de plusieurs heures (!), voire toute la nuit, comme ce qu’ils voyaient dans des films pornographiques ou ce que disaient leurs camarades.

Pour certains de mes patients, il étaient donc plus simple de se masturber, afin de ressentir un plaisir immédiat. Plus besoin de perdre du temps d’essayer de séduire, la peur de l’autre, celle de se faire rejeter etc…

Leurs croyances, sur l’intimité partagée entre deux personnes, étaient inexactes.

Voici une étude récente qui conforte ce retour d’expérience.

Des chercheurs américains en psychologie ont recueilli l’opinion de spécialistes sur les durées adéquates ou satisfaisantes des relations sexuelles. Eric Corty et Jenay Guardiani ont mené leur enquête auprès de 50 membres de la Society for Sex Therapy and Research incluant des psychologues, des médecins, des travailleurs sociaux, des thérapeutes familiaux et des infirmières.
Trente-quatre spécialistes ont répondu à l’enquête et fourni leur opinion sur les durées des rapports sexuels, considérés à partir de la pénétration jusqu’à l’orgasme (n’incluant donc pas les préliminaires et autres formes d’activité), adéquates et satisfaisantes.

Les moyennes des réponses des thérapeutes correspondent à ces échelles de temps:

Durée adéquate: 3 à 7 minutes
Durée désirable: 7 à 13 minutes
Durée trop courte: 1 à 2 minutes
Durée trop longue: 10 à 30 minutes

Dr. Irwin Goldstein, éditeur du Journal of Sexual Medicine dans lequel cette enquête est publiée, cite une recherche sur quatre semaines auprès de 1500 couples en 2005 qui montrait que la durée médiane de la pénétration était de 7.3 minutes.

« L’interprétation qu’un homme ou une femme fait de son fonctionnement sexuel et de celui de son ou sa partenaire dépend de croyances personnelles développées à partir de messages formels ou informels de la société sur le plaisir et les performances sexuelles. Malheureusement, la culture populaire actuelle renforce des stéréotypes concernant l’activité sexuelle. Plusieurs hommes et femmes semblent croire à un modèle fantaisiste », disent les chercheurs.

Des recherches passées ont montré qu’une grande proportion des hommes et des femmes souhaitaient que la pénétration dure 30 minutes ou plus.

« Cela semble une situation propice à la déception et l’insatisfaction », dit Corty. « Avec cette enquête, nous souhaitons dissiper ces fantaisies et encourager les hommes et les femmes avec des données réalistes au sujet de la durée acceptable des relations sexuelles et ainsi prévenir des déceptions et des dysfonctions. »

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Les résultats d’une étude Ipsos pour l’Apeas (Association des parents d’enfants accidentés par strangulation) montrent que si les personnes connaissent le jeu du foulard, il est encore beaucoup pratiqué et les risques qui lui sont liés sont encore mal connus.

Ces dernières années, le « jeu du foulard » a fait beaucoup parler de lui dans les cours d’école. L’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas) a commandé une étude* à l’Institut Ipsos afin d’en savoir un peu plus sur les pratiques de ce jeu risqué.

Les résultats publiés sur le site de l’association montrent que 63% des enfants, dont 49% de 6-11 ans, connaissent au moins un jeu d’apnée ou d’évanouissement, consistant à se priver d’oxygène pour se procurer des sensations fortes. Au total, un enfant sur dix a déjà essayé ce type de jeux et 32% des petits enquêtés connaissent quelqu’un ayant déjà joué à un jeu d’apnée ou d’épanouissement. 4% ont même déjà vu un de leurs camarades s’évanouir.

Plus inquiétant encore, la majorité des enfants qui pratiquent ces jeux n’ont pas conscience des risques qu’ils courent : 51% des petits interrogés n’ont pas le sentiment qu’ils peuvent mourir, pas plus que 63% qu’ils risquent d’abîmer leur cerveau, 73% d’avoir des convulsions et 75% de rester handicapé. Ils ont juste dans l’esprit l’idée qu’ils peuvent s’évanouir (60%) ou ne plus pouvoir reprendre leur souffle (59%, révèle l’étude. Pour l’APEAS, il est indispensable de faire de la prévention dans les écoles primaires sur ces pratiques dangereuses.

Et vous, avez-vous déjà informé votre enfant sur les risques des jeux d’apnée ou d’évanouissement ?

*Etude menée auprès de 1012 enfants âgés de 6 à 15 ans.

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