étude scientifique


Une méta-analyse comparant les produits bio à ceux issus de l’agriculture conventionnelle, publiée le 4 septembre 2012 par des chercheurs de Stanford, donne lieu à un très vif débat dans la presse américaine. Essayons d’y voir clair.

L’étude

Les chercheurs ont retenu 237 études (sur plusieurs milliers existantes) portant sur les produits bio (fruits, légumes, céréales, viandes, laitages, volaille et œufs). Soit 17 études d’impact, (dont six essais cliniques randomisés) portant sur des populations consommant une alimentation biologique ou conventionnelle et 223 études qui ont comparé les niveaux de nutriments ou de contamination bactérienne, fongique ou phytosanitaire dans divers produits cultivées organiquement et conventionnellement. Il n’y avait pas d’études à long terme sur l’état de santé des personnes qui consomment des aliments biologiques par rapport aux aliments conventionnels, et la durée des études sur les volontaires allait de deux jours à deux ans.

L’étude est publiée dans l’édition du 4 septembre 2012 des Annals of Internal Medicine.

Après avoir analysé les données, les chercheurs ont conclu qu’il ya peu de différences significatives en termes d’impact nutritionnel entre les aliments biologiques et conventionnels.

Aucune différence systématique n’a été observée dans la teneur en vitamines des produits biologiques, et un seul nutriment , le phosphore, était significativement plus élevé dans les produits bio (un minéral dont personne ne manque). Il n’y avait également selon eux aucune différence significative en protéines ou en graisses entre le lait biologique et le lait conventionnel, bien qu’un petit nombre d’études suggère que le lait bio peut contenir des niveaux significativement plus élevés d’acides gras oméga-3.

Les chercheurs ont aussi relevé que les fruits et légumes bio ont un risque 30 pour cent plus faible que les produits conventionnels d’être contaminés par les pesticides  même si les aliments bio ne sont pas nécessairement exempts de pesticides.

Les chercheurs estiment que les niveaux de pesticides généralement relevés dans les aliments conventionnels se situent dans les limites de sécurité admises. Deux études sur les enfants qui consommaient une alimentation biologique ou conventionnelle ont trouvé des taux de résidus plus bas dans les urines des enfants nourris avec l’alimentation bio, mais les conséquences cliniques de ces résultats sur la santé des enfants ne sont pas claires. En outre, le poulet et le porc biologique ont semblé réduire l’exposition aux bactéries résistantes aux antibiotiques, mais là aussi la signification clinique de ce constat n’est pas claire, écrivent les auteurs de la méta-analyse.

La polémique

Cette publication a suscité la colère des producteurs et consommateurs de bio, certains sites accusant les auteurs de l’étude de rouler pour les grandes sociétés de l’agriculture conventionnelle et les fabricants de pesticides.

Ce qu’il faut en penser au plan nutritionnel

Il n’y a aucune preuve que les auteurs de l’étude ont des liens avec tel ou tel lobby de l’agroalimentaire ou des pesticides et les auteurs de l’étude ont souligné qu’ils n’avaient accepté aucun financement d’où qu’il vienne (bio ou pas bio).

Ce travail montre qu’il est extrêmement difficile de comparer les deux modes de culture et d’élevage, au moins au plan nutritionnel.

LaNutrition.fr avait déjà procédé à une analyse des études disponibles pour conclure qu’elles sont hétérogènes. Dans certains cas, les études ont cependant trouvé des différences significatives.

Une étude de 2010 par des scientifiques de l’Université de l’État de Washington a conclu que les fraises bio ont plus de vitamine C et d’antioxydants que les fraises conventionnelles. Les tomates bio ont aussi plus de polyphénols que les tomates cultivées commercialement, selon une étude publiée en juillet 2012 par des scientifiques de l’Université de Barcelone.

Sur la plan nutritionnel, comme nous l’avons écrit il y a quelques années, il semble que les fruits et légumes bio ont un peu plus de vitamine C et de polyphénols que les produits conventionnels, alors que pour les minéraux (hors le phosphore), la différence est minime.

Cependant, d’autres variables, comme le type de sol, les conditions climatiques, la maturité, peuvent avoir une influence encore plus forte que le mode de production sur le contenu nutritionnel. Une pêche qui atteint sa maturité optimale avec l’utilisation de pesticides pourrait contenir plus de vitamines qu’un fruit moins mûr cultivé en bio. Les fruits qui voyagent sur une longue distance ne sont pas cueillis mûrs.

Pour le lait bio, l’étude conclut qu’il pourrait contenir plus d’acides gras oméga-3 (bons pour le cœur) et moins d’oméga-6 (pro-inflammatoires) que le lait conventionnel. Organic Valley, une coopérative américaine d’agriculteurs biologiques, affirme que leur lait a 79 pour cent d’oméga-3 en plus que le lait conventionnel, ainsi que des niveaux beaucoup plus faibles d’acides gras oméga-6.

Ce qu’il faut en penser au plan des contaminants

Les produits biologiques ont moins de résidus de pesticides que les fruits et légumes conventionnels et cette étude le confirme puisque 38% des produits conventionnels étudiés renfermaient des niveaux détectables de résidus, contre 7% seulement des produits bio. En ce qui concerne les nutriments, ils présenteraient en moyenne une plus grande teneur en antioxydants, lesquels contribueraient à la prévention des cancers.

Cela dit, la majorité des produits conventionnels avaient des niveaux de résidus de pesticides inférieurs aux taux autorisés par la réglementation. Les valeurs limites autorisées sont justement critiquées par plusieurs organismes pour être trop laxistes (notamment en Europe).

Reste à savoir si en tant que consommateur vous vous accommodez de ces normes.

Charles Benbrook, un chercheur de l’université de l’Etat de Washington estime que les avantages des aliments biologiques en termes d’exposition aux pesticides sont réels pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées avec des maladies chroniques. Il cite notamment des études montrant que les femmes ayant les plus hauts niveaux de pesticides pendant la grossesse ont donné naissance à des enfants qui ont plus tard eu des scores plus faibles dans les tests de QI.

Conclusion

La plupart des gens qui choisissent le bio le font parce qu’ils veulent éviter les pesticides, les antibiotiques et d’autres produits chimiques utilisés dans l’agriculture conventionnelle, et qu’ils soutiennent une démarche de production respectueuse de l’environnement.

A cet égard, cette méta-analyse les conforte dans leurs choix.

La question de l’impact nutritionnel reste délicate à trancher car on manque d’études rigoureuses.

Références: Sylviane Passard, lanutrition.fr, Annals of Internal Medicine

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Les antidépresseurs risqués au volant !

Les antidépresseurs sont liés à un risque accru d’être responsable d’un accident de la route, selon une étude française publiée.

Ludivine Orriols et Emmanuel Lagarde ont, avec leur collègues de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale, mis en relation les données de remboursement des médicaments de l’Assurance Maladie et celles recueillies par les forces de l’ordre relatives à plus de 70 000 conducteurs impliqués dans un accident.

Près de 35 000 accidents responsables étaient comparés à 38 000 accidents non responsables.

2,936 (4.0%) conducteurs avaient une prescription d’au moins un antidépresseur en vigueur au moment de l’accident.

Une telle prescription était liée à une augmentation de 34% du risque d’accident.

Une analyse plus détaillée montre que cette augmentation se produit au moment de l’initiation du traitement (49%) et d’une modification telle qu’un changement de dose ou de molécule (32%). L’étude ne permet pas de déterminer dans quelle mesure ce risque accru est lié aux antidépresseurs ou à la dépression elle-même, les difficultés de concentration et la fatigue figurant parmi les symptômes.

En 2010, les premières analyses de cette étude avaient établi que près de 3 % des accidents sont attribuables à une consommation de médicaments.

Elle a aussi montré la pertinence de la classification en trois niveaux élaborée en 2005. Le risque principal provenant bel et bien des médicaments de niveaux 2 et 3 qui sont essentiellement des anxiolytiques, des hypnotiques, des antiépileptiques et des antidépresseurs.

Arrivaient en tête, les benzodiazépines (utilisés comme anxiolytiques et somnifères) liés à un risque doublé.

Les antidépresseurs sont classés de niveau 2 (pictogramme orange) qui indique des effets délétères qui dépendent des personnes et peut, dans certains cas, remettre en cause la conduite. Le niveau 3, auquel appartiennent la plupart des médicaments psychotropes, indique des effets qui rendent la conduite automobile dangereuse et formellement déconseillée.

Les médicaments de niveau 2 et 3 peuvent affecter les capacités de conduite du fait d’une somnolence, de modifications du comportement, de vertiges, de troubles de la coordination, de troubles de la vue….

Références: psychomedia.qc.ca, ansm.sante.fr, article.psychiatrist.com

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Un million de Français buveurs de vin en surdose de sulfites…

Ce n’est un secret pour personne, les Français boivent beaucoup de vin.

Quelque 40 millions en boivent au moins une fois au cours de l’année, pour une consommation moyenne de 58,2 litres par an et par habitant (de plus de 14 ans), selon une statistique de France AgriMer en 2009.

Or, le vin représente 70 % de nos apports en sulfite (soufre ou, plus exactement, dioxyde de soufre). Conséquence : plus de un million de Français sont en surdose de sulfites à cause du vin, relate un article du blog No Wine is Innocent, sur Rue89.

Il se fonde sur un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), selon lequel 3 % des adultes « dépassent la dose journalière admissible de sulfites » (0,7 mg par kilogramme par jour, soit environ 50 mg par jour pour un individu de 70 kg). Avec certains vins très « sulfités », deux ou trois verres par jour suffisent à dépasser la dose.

Maux de tête, démangeaisons

Même si certains vignerons prônent le retour au « vin naturel », la quasi-totalité des vins contiennent du dioxyde de soufre, utilisé comme anti-oxydant.

Comme l’explique Rue89, les sulfites peuvent déclencher des manifestations d’intolérance, tels des maux de tête, des démangeaisons, un nez qui coule… Il s’agit d’une « réaction d’hypersensibilité », qui « peut être grave chez certains asthmatiques », selon Jean-François Nicolas, allergologue au CHU de Lyon, interrogé par Santé Magazine.

En parallèle des conclusions de son rapport, l’Anses recommande une « diminution des usages des sulfites » et un « abaissement des fortes consommations d’alcool ».

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr, franceagrimer.fr, santemagazine.fr, Marko

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Mais le danger lié aux produits amaigrissants ne se trouve pas que sur internet.

L’agence du médicament a décidé en mai dernier, de faire également le ménage dans les préparations magistrales réalisées en pharmacie.

Prescrites par le médecin, elles sont préparées en officine pour un malade déterminé, en raison de l’absence de médicament disponible. Trois plantes et 26 substances qui entrent habituellement dans la composition de ces préparations amaigrissantes ont été interdites. Quant aux autres, elles sont désormais plus strictement surveillées, au même titre que les médicaments.

Ecoutez Bernard Delorme, responsable de l’information des patients et du public à l’ANSM : « L’inconvénient de la préparation magistrale en pharmacie, c’est que la surveillance est moins bonne, donc la remontée des signaux d’alerte sera plus tardive. »

Même le naturel n’est pas sans risque

Dans la lutte contre les kilos, les potions amaigrissantes à base de plantes ont le vent en poupe depuis plusieurs années. En effet, il est parfois plus sécurisant de se tourner vers des méthodes dites « douces ». Là aussi, l’Ansm insiste dans son rapport, sur ces préparations. Même si elles sont souvent perçues comme naturelles, elles ne sont pas dénuées de risques. Des contrôles menés chez certains revendeurs ont déjà montré des déficiences. Composition très aléatoire, concentration en produit actif approximative, les autorités sanitaires se sont retrouvées à plusieurs reprises avec des résultats d’analyse pour lesquels la qualité et la sécurité des produits n’étaient plus garanties.

Pas de produit miracle

Dans notre société où le culte de la minceur n’a jamais été aussi présent, le rapport de l’Ansm laisse finalement peu de place aux produits et autres potions d’amaigrissement. L’Agence rappelle au public comme aux professionnels de santé que la perte de poids n’est pas un acte anodin et peut avoir des conséquences sur la santé.

Bien sûr il est toujours recommandé aux personnes souhaitant perdre du poids d’être prises en charge de manière globale, individualisé et à long terme avec une psychothérapie, le tout sous le contrôle d’un thérapeute ou psychopraticien formé et expérimenté aux TCC.

Le rapport laisse quand même la porte ouverte à certains traitements médicamenteux de l’obésité ou du surpoids, lorsque le patient est en échec malgré la mise en place de modifications alimentaires et la pratique d’une activité physique. Il ne reste aujourd’hui que deux médicaments disponibles en France, tout deux à base d’orlistat, une substance qui agit sur le tube digestif en limitant l’absorption des graisses.

L’Agence souligne malgré tout un manque d’efficacité de ces traitements dans 11% des cas ainsi que l’existence d effets indésirables.

Références: nouvelobs.com, Agence du médicament, Mélanie Gomez

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Face à la prolifération des « méthodes miracles » pour maigrir, l’Agence du médicament va renforcer ses contrôles. Elle met en garde le grand public contre des produits qui peuvent s’avérer dangereux.

En matière de perte de poids l’Agence nationale de sécurtié du médicament et des produits de santé (Ansm) vient de trancher, on ne peut plus laisser faire n’importe quoi.

Dans le rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés à l’utilisation de produits de santé à des fins d’amaigrissement qu’elle vient de publier, l’Ansm met tout particulièrement en garde contre les dangers d’internet.

Même si en France, la vente des médicaments en dehors des pharmacies n’est pas autorisée, il est très facile de surfer sur la toile pour trouver des produits, appareils ou méthodes « miracles » vendus avec la promesse alléchante d’une importante perte de poids.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, 50% des médicaments acheté sur des sites seraient des contrefaçons. Il est vrai qu les messages publicitaires promettent de perdre 5 à 10 kilos en un temps record. Des offres attirantes surtout pour ceux, qui se battent depuis longtemps contre l’aiguille de la balance.

A côté de ces molécules sans effet, d’autres peuvent s’avérer dangereuses pour la santé. « Certains produits présentés comme des compléments alimentaires peuvent contenir une ou plusieurs substances médicamenteuses qui présentent des contre-indications », avertit l’Ansm.

Certaines experts tempèrent les mises en garde l’Agence vis-à-vis d’internet.

Ils reconnaissent les dérives mais insistent aussi sur le fait qu’il existe aujourd’hui une certaine régulation. Google a par exemple crée une cellule de protection des consommateurs et en même temps de nos jours les gens sont de plus en plus informés. Pour Jean Michel Cohen, nutritionniste, ce rapport a peu trop tendance à présenter le web comme un monstre près à nous avaler. Au lieu de parler de ces dangers, il faudra un jour, selon lui, demander à Internet et à ces acteurs d’assurer la sécurité des consommateurs.

Ecoutez le Dr Jean Michel Cohen, nutritionniste : « Il doit y avoir une police du net. De toute façon, il faut être pragmatique, le circuit de vente par internet ne cesse de progresser, ça ne servira à rien de l’interdire. »

Mais le danger lié aux produits amaigrissants ne se trouve pas que sur internet.

L’agence du médicament a décidé en mai dernier, de faire également le ménage dans les préparations magistrales réalisées en pharmacie.

Prescrites par le médecin, elles sont préparées en officine pour un malade déterminé, en raison de l’absence de médicament disponible. Trois plantes et 26 substances qui entrent habituellement dans la composition de ces préparations amaigrissantes ont été interdites. Quant aux autres, elles sont désormais plus strictement surveillées, au même titre que les médicaments.

La suite de l’article… demain !

Références: nouvelobs.com, Agence du médicament, Mélanie Gomez

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Rencontre avec Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanayste :

Psychiatre, psychanalyste, Marie-France Hirigoyen consacre sa carrière aux victimes. Elle combat surtout les violences psychologiques, en démonte patiemment les rouages. Elle vient de publier « Abus de faiblesse et autres manipulations », éditions Lattès.

Qu’est-ce qui a inspiré cette préoccupation, ce fil rouge qui guide ses écrits et sa pratique clinique ?

« J’ai toujours voulu être psychiatre, dit-elle. J’attribue cette vocation au fait que ma mère était une petite chose fragile, toujours dans la plainte. Peut-être voulais-je lui venir en aide… »

Elle raconte : « J’ai le souvenir qu’un jour – je devais avoir 14 ans -, ma mère m’a expliqué qu’aucun médecin n’avait pu la soulager. Je lui ai répondu qu’elle n’avait pas vu un psychiatre. »

Enfant déjà, Marie-France Hirigoyen traque les injustices. « J’ai toujours eu un intérêt aussi pour ce qui est juste et injuste. Je me souviens qu’au lycée on avait mis des garçons dans notre classe de filles option maths, car nous étions très peu nombreuses. Nous, les filles, avions des cours de couture. Eux, les garçons avaient le droit de fumer et de sortir entre les cours. Je n’avais pas conscience d’être féministe, mais cette différence entre les sexes me choquait », confie-t-elle.

Ce sont de petites injustices de la vie quotidienne – mais qui sont « trop » souvent la norme – contre lesquelles elle a eu envie de se battre. Elle ne supportait pas non plus les petites humiliations.

« Je me souviens que, durant mes études de médecine, un patron, chef de service, prenait un malin plaisir à malmener les étudiantes », rapporte-t-elle. Elle était alors externe et il y avait très peu de filles à l’époque en médecine. « Un jour, nous étions dans la chambre d’un patient, et le patron m’a demandé de faire l’examen clinique devant le staff. Alors que je terminais, il s’est mis à hurler : « Les couilles, Mademoiselle, palpez-lui les testicules ! » J’ai rougi, je me suis sentie humiliée », se souvient-elle.

Concept de « pervers narcissique »

Ces vexations, ces petites injustices, l’ont poussée à se tourner vers la victimologie. Cette discipline n’existait pas en France, et elle est allée l’étudier aux Etats-Unis, en 1994.

Lors de ses différentes formations en France, les psychanalystes parlaient du masochisme des victimes, et les thérapeutes systémiciens considéraient que s’il y avait des agresseurs, c’était parce qu’il y avait des victimes potentielles. « Très clairement, j’ai écrit « Le Harcèlement moral », en 1998, en réaction à cette hypothèse. Je considère que, dans certains cas, les personnes se font piéger. »

Avec ce livre, elle a fait découvrir au grand public le concept de « pervers narcissique », et l’on découvre qu’il est possible de détruire quelqu’un juste avec des mots. Marie-France Hirigoyen inspire la loi sur le harcèlement moral au travail en 2002.

« Après la parution de cet ouvrage, j’ai reçu des milliers de lettres qui décrivaient des situations stéréotypées. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la violence physique et directe, mais le glissement d’une situation normale à une situation abusive, les agressions insidieuses dont on ne prend conscience que quand il est trop tard », explique la thérapeute.

Elle considère que les femmes subissent plus de petites humiliations que les hommes. « Je pense que, si je n’avais pas été une femme, je n’aurais sans doute pas été sensible à ces violences invisibles », conclut-elle.

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Voici les 3 stratégies les plus efficaces pour maigrir selon une nouvelle étude.

Trois stratégies étaient liées à une plus grande perte de poids dans une étude publiée dans la revue Academy of Nutrition and Dietetics.

Anne McTiernan du Fred Hutchinson Cancer Research Center et ses collègues ont mené cette étude avec 123 femmes, âgées de 50 à 75 ans, qui étaient auparavant sédentaires et participaient à un programme de perte de poids.

Elles avaient une alimentation réduite en calories et la moitié participaient à un programme d’exercice (avec un objectif de 45 minutes d’exercice modéré 5 fois par semaine). Il leur était demandé de prendre en note quotidiennement tout ce qu’elles mangeaient. Après un an, les deux groupes avaient atteint et maintenu l’objectif d’une perte de 10% de leur poids initial.

Trois facteurs étaient liés à un plus grand succès:

  • Tenir un journal alimentaire

    Les femmes qui remplissaient de façon consistante un journal alimentaire ont perdu environ 2,7 kilos de plus que celles qui ne le faisaient pas. Cette stratégie favorise une meilleure conscience et un meilleur contrôle des aliments et des calories consommées. Plusieurs participantes étaient surprises de constater qu’elles prenaient beaucoup plus de calories qu’elles le croyaient, rapporte la chercheuse. Un seul muffin acheté comme collation peut contenir jusqu’à un tiers des calories qu’une femme ayant passé la ménopause devrait consommer, dit-elle.

    Tenir un journal alimentaire permet notamment de contrer, les comportements alimentaires automatiques (mindless eating) qui se produisent par habitude, en faisant autre chose sans porter attention aux quantités.

    Plusieurs études précédentes ont aussi montré que la perte de poids était plus grande chez les personnes qui notent ce qu’elles mangent. Dans une étude publiée en 2008 notamment, menée avec 1700 participants, ceux qui tenaient un journal alimentaire ont perdu deux fois plus de poids.

  • Ne pas sauter de repas

    Celles qui sautaient des repas ont perdu en moyenne 3,6 kilos de moins. Avoir trop faim favoriserait le goût d’aliments plus caloriques.

  • Éviter les restaurants

    Celles qui mangeaient au restaurant le midi au moins une fois par semaine ont perdu en moyenne 2,3 kilos de moins. En apportant son repas, il est mieux possible de contrôler la qualité des ingrédients, du mode de cuisson et des portions.

D’autres études, à partir de méthodologies et de contextes différents, ont également visé à identifier les comportements liés à un plus grand succès pour la perte de poids.

Dans l’une d’elle, publiée en 2010, 200 participants recevaient des trois types de conseils: changer leur environnement (mettre à la vue des aliments sains, attrayants et prêts à consommer, réduire la présence d’aliments caloriques); changer les comportements alimentaires (ne pas manger en soirée, ne pas sauter de repas…); et changer les choix d’aliments.

Ceux qui avaient reçu les conseils centrés sur l’environnement avaient réussi à maintenir leur alimentation réduite en calories un plus grand nombre de jours par mois.

Références: psychomédia.qc.ca, WebMD, Los Angeles Times

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Le stress et l’anxiété peuvent ralentir grandement la guérison des blessures, selon une étude présentée au Cheltenham Science Festival.
Le chercheur en psychologie de la santé John Weinman de l’Université King’s College London et ses collègues ont mené cette étude avec des volontaires en santé à qui ils infligeaient une petite coupure et dont ils évaluaient les niveaux de stress dans leur vie.
Les blessures des participants les moins anxieux guérissaient deux fois plus vite que celles des plus stressés. Les différences dans les niveaux de l’hormone de stress cortisol reflétaient ces différences dans la vitesse de guérison.

Des résultats semblables émergent d’une analyse de 22 études. Dans une étude précédente, le chercheur avait montré que la guérison de blessures était améliorée par une aide psychologique visant à diminuer le stress émotionnel.

« Mes intérêts de recherche sont centrés sur l’investigation et l’évaluation de comment les patients perçoivent la maladie et le traitement, et comment cela affecte la façon dont ils répondent et se rétablissent de divers problèmes physiques », explique-t-il.

Il souhaite que ces travaux mènent à identifier des interventions qui aident à accélérer le rétablissement et le processus de guérison.

Références: psychomedia.qc.ca, Daily Mail

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Jalousie, quand tu nous tiens…

Du fait des recompositions familiales, les occasions d’être jaloux sont fréquentes.

Quand il a des enfants d’une première union, le ou la conjoint(e) reste en contact avec son ex. La jalousie peut prendre comme support ce(tte) dernier(e), mais aussi sa progéniture.

Plus fort que soi, le sentiment de jalousie, poussé à l’extrême dans le couple, est incontrôlable. Elle dépasse celui qu’elle étreint.

Preuve d’amour, la jalousie ?

« Plutôt une conséquence naturelle du sentiment amoureux, explique le psychanalyste et thérapeute du couple et de la famille Serge Hefez, auteur de Scènes de ménage (Fayard, 2010). La relation amoureuse est chargée de passion, de peur d’abandon, d’inquiétude et de la toute-puissance de l’autre. » Elle prend ses racines dans notre enfance. « La jalousie dans le couple se nourrit de deux sentiments, la peur que l’autre ne prenne l’objet d’amour – c’est la triangulation oedipienne qui se joue à trois – et la jalousie fraternelle proche de l’envie, celle qui se joue entre le rival et le jaloux », souligne le psychiatre. Le ou la rivale(e) est fantasmé(e). Il ou elle est plus beau ou belle que soi, plus intelligent(e).

« Dans tout amour, il y a une part héritée de l’enfance qui veut de façon impérieuse posséder celui que l’on aime pour soi tout seul. Si cette part est tempérée au fur et à mesure que l’on mûrit, que notre identité d’homme ou de femme s’affirme avec bonheur, elle s’exprime en mode mineur. Elle peut être la source de souffrances face à une infidélité, mais c’est une jalousie somme toute normale », argumente Marcianne Blévis, psychanalyste et auteure de La Jalousie : délices et tourments (Seuil, 2006).

« JUSQU’À EN DEVENIR DINGUE »

Un appel à témoignages, lancé sur Lemonde.fr, révèle des situations où l’on peut éprouver ce sentiment. « Je suis jalouse, avoue Audrey. Pas par nature, mais après une trahison. » Son compagnon l’a, en effet, trompée. « Une fois que la confiance est perdue, difficile de ne pas être méfiante, raconte-t-elle. Il ment, s’inscrit sur des sites de rencontres. Je suis devenue paranoïaque, et visiblement cela le pousse à persévérer. »

Mais, à l’inverse, d’autres manifestations paraissent excessives, sinon pathologiques.

Jean-François, 60 ans, est amoureux mais a mis fin à sa relation. Il raconte : « Nous discutions avec mon ex-amie quand tout à coup l’ambiance s’est gelée. Je lui pose alors des questions pour essayer de savoir de quoi il s’agit, mutisme de son côté. Au bout de quelques minutes, elle me dit : « la photo, là dans ton livre ». En fait, c’était un marque-page avec la photo de l’auteur. »

Une autre fois, il va voir ses enfants en Espagne, leur mère se trouve être là-bas en même temps que lui. « Cela m’a valu une semaine de froid, elle m’accusait d’avoir provoqué cette rencontre pour avoir une relation avec elle », explique-t-il. Tout peut alimenter les disputes. Théo, 28 ans, est jaloux du passé de ses compagnes : « Savoir que mes copines ont passé des nuits avec des inconnus avant de me connaître suffit à me faire haïr jusqu’à la ville où cela s’est passé. Au point de m’imaginer ces épisodes d’innombrables fois jusqu’à en devenir dingue. »

« La jalousie est un désir de fusion, et le jaloux est une personne qui n’a pas été suffisamment rassurée par sa mère et qui n’a pas pu se séparer de son objet d’attachement », postule Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, auteure de Abus de faiblesse et autres manipulations (JC Lattès, 300 p., 18 euros). La jalousie délirante est du registre de la paranoïa. C’est une psychose interprétative. »

Le jaloux pathologique est dans le déni. Il interprète la réalité de façon discordante. Pourquoi mets-tu ta belle chemise aujourd’hui ? Pourquoi te maquilles-tu ? « La jalousie consiste à vouloir garder pour soi seul l’objet aimé. S’il m’aime, il ne doit penser qu’à moi, c’est une possessivité absolue », poursuit-elle. On est même jaloux de ses pensées. On coupe l’être aimé de ses copains, de sa famille.

Par ses comportements, la personne jalouse se rend antipathique. « Elle se saborde elle-même, elle fait souffrir et elle souffre », continue Mme Hirigoyen.

« LES JALOUX PATHOLOGIQUES »

Marcianne Blévis raconte qu’elle avait un patient qui chronométrait le temps que son épouse mettait pour aller au travail.

« La jalousie excessive désigne un état plus ou moins intense, mais qui est une angoisse torturante concernant un ou une rival(e) plus ou moins imaginaire, véritable double du jaloux ou de la jalouse mais un double plus ou moins persécutant », ajoute-t-elle. Le rival a des pouvoirs mystérieux et maléfiques. « Ce qui prévaut alors, c’est l’excitation insatiable de ce désir d’emprise. Une véritable drogue, me disait une patiente, poursuit-elle. Ce genre de jalousie que rien n’apaise montre bien qu’il s’agit d’une sorte d’ivresse qui a pour fin de s’épargner la peine d’être soi pour préférer empêcher l’autre de l’être. » La liberté de l’autre est source d’angoisse incontrôlable.

« Les jaloux pathologiques ont une estime d’eux-mêmes défaillante », explique Serge Hefez. N’ayant pas confiance en soi, ils n’ont pas confiance en l’autre. « Ils ont du mal à trouver leur juste place en se situant par rapport aux autres », poursuit-il. La vie est faite d’adaptations permanentes, mais le jaloux, parce qu’il ne sait pas se situer par lui-même, adopte une « identité rigidifiée », remarque Marcianne Blévis.

De telle sorte qu’à la retraite ou au chômage, certaines personnes développent face à leur conjoint une jalousie excessive parce que, soudain, ayant perdu leur identité professionnelle, ils ont perdu tout point d’appui.

Peut-on guérir de cette souffrance que constitue une jalousie excessive ?

« Ce sentiment ne se soigne pas, mais on peut apprendre à le contrôler », conclut Marie-France Hirigoyen.

 

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Si les acteurs entendent les applaudissements, ils ne distinguent pas forcément les mains qui les génèrent.

Mais une oreille exercée saura distinguer :
– l’applaudissement erratique du critique débutant, qui retient maladroitement sur ses genoux son carnet de notes ou son dossier de presse
– l’applaudissement bref des accros au portable, pressés de twitter leurs impressions à des proches lointains
– l’applaudissement enthousiaste de jeunes cœurs conquis par le talent des interprètes
– l’applaudissement subtil de mains battant l’air, sans faire de bruit pour autant, d’officiels se sachant regardés mais réticents à faire un succès de la pièce qui les a tant ennuyés
– le refus délibéré de ceux qui sont franchement contre et regrettent de ne pas être sortis, parce qu’ils étaient coincés au milieu d’une rangée
– les spectateurs hongrois qui sont les seuls en Europe à ne pas applaudir comme tout un chacun mais en accélérant puis en ralentissant le rythme pour un nouveau crescendo. C’est là une énigme à la mesure de la langue hongroise
– la claque qui s’organise en général en arrière de salle dans le voisinage immédiat de la régie
– les applaudissements fatigués mais heureux du public qui s’auto congratule d’avoir été si héroïque dans sa volonté tenace d’avoir passé une nuit entière de théâtre
– et enfin la standing ovation qui n’est pas rare à Avignon et qui est d’autant plus suivie qu’on peut enfin se dégourdir les jambes

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Table des nutriments et calories de 1440 aliments sur le site de l’Anses

Un outil, rénové et complété, fournissant la composition nutritionnelle de 1 440 aliments a été mis en ligne, lundi 16 juillet, sur le site de l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Il s’agit de la table de composition Ciqual 2012 publiée par l’Observatoire de la composition nutritionnelle des aliments de l’Anses.

Elle permet d’obtenir les teneur en calories, lipides (profil des différents gras), glucides, protéines, vitamines et minéraux des aliments.

3 modes de recherche sont proposés: par nom des aliments, par famille d’aliments ou par constituants.

Ce dernier mode permet de trier les aliments sur la base de leur teneur en 57 constituants. Ce qui permet de trouver les aliments qui sont les plus riches en divers nutriments tels qu’en vitamines D (vient en tête l’huile de foie de morue), vitamine C (cassis frais), B9 (levure alimentaire), magnésium (abricot), calcium (meloukhia suivi du thym séché)…

Elles données sont toujours fournies pour 100 g, ce qui permet de comparer les aliments entre eux.

Mais pour qui veut évaluer sa consommation de calories, ce n’est pas le bon outil.

Combien de calories dans une pomme, dans un verre de vin, dans une cuillère à thé d’huile ?

Il faut d’abord rechercher le poids de ces quantités ailleurs et effectuer le calcul.

Plutôt fastidieux…

Le lien ici:  Table Cinqual 2012. Composition des aliments

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Sans oublier que parler de calories n’est pas suffisant, voire même dépassé: maintenant, connaître l’IG (index glycémique) des aliments est plus utile.

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Un entrainement à l’utilisation du Milton Modèle…

Si vous voulez apprendre à parler pour ne rien dire, modélisez Franck Lepage, un comique de talent et un champion de l’usage de la langue de bois.

Regardez bien et écoutez bien car il faut certainement beaucoup d’entrainement pour arriver à celà.

Les mots sont importants comme le langage du corps, pour donner un semblant de congruence aux propos.

Et ci vous voulez travailler votre métamodèle de la PNL, en relevant les omissions, les généralisations et les distorsions, vous avez de quoi faire.

Ci dessous un extrait de la « conférence gesticulée » de Franck Lepage : le langage officiel y est étudié comme un sujet digne de son nom.

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Carl Rogers : un psychologue humaniste qui a vraiment marqué l’histoire de la psychologie !

Comme le fait remarquer Alberto S. Segrera dans la préface du nouveau livre de Geneviève Odier, « il est surprenant de constater la méconnaissance du travail de Rogers, principalement dans les pays francophones, malgré les ouvrages et les nombreux articles déjà publiés».

Cette approche centrée sur la personne, qui vise à nous connaitre mieux, part du présupposé que si une personne comprend comment elle fonctionne et qui elle est vraiment, elle s’épanouira et saura s’adapter à son environnement. Ses interactions avec les autres seront plus conscientes, libres et spontanées.

Cette thérapie nous invite à avoir le courage de regarder profondément en nous et de nous accepter dans notre globalité.

Qu’est-ce que cela veut dire une approche centrée sur le client ou une approche centrée sur la personne ?

Résumons-le ainsi :

« Chaque individu a en lui des capacités considérables de se comprendre, de changer l’idée qu’il a de lui-même, ses attitudes et sa manière de se conduire. Il peut puiser dans ces ressources pourvu que lui soit assuré un climat d’attitudes psychologiques facilitatrices que l’on peut déterminer. »

Trois conditions constituent ce climat favorisant le développement, qu’il s’agisse a une relation entre le thérapeute et son client, le parent et l’enfant, le leader et le groupe, le professeur et l’élève ou le directeur et son équipe.

Ces trois conditions s’appliquent, en fait, à toute situation dans laquelle l’objectif est le développement de la personne.

Le premier élément porte sur l’authenticité ou congruence.

Plus le thérapeute est lui-même, dans la relation, n’affichant pas de façade professionnelle ou d’image personnelle, plus grande est la probabilité que le client changera et se développera d’une manière constructive. Il y a un état d’unification, ou congruence, entre l’expérience émotionnelle en cours au niveau des tripes, la conscience de cette expérience, avec celle exprimé par le client.

La seconde attitude importante pour créer un climat favorisant le changement est l’acceptation, le regard positif inconditionnel.

Cela demande la volonté du thérapeute de laisser le client être le sentiment qu’il est en train de vivre, quel qu’il soit : confusion, ressentiment, peur, colère, courage, amour ou orgueil. C’est une attention non possessive. Lorsque le thérapeute accepte le client d’une manière totale plutôt que conditionnelle, le client peut avancer dans son travail : tendance à l’éclosion, au développement, à la réalisation de tout son potentiel.

Le troisième aspect facilitateur de la relation est la compréhension empathique.

Cela veut dire que le thérapeute sent exactement les sentiments et significations personnelles que le client est
en train d’expérimenter. Il communique cette compréhension acceptante au client. Il fait confiance en la tendance directionnelle constructive de l’être humain vers un développement plus complexe et plus complet. Ce type d’écoute, très spéciale, active, est l’une des forces les plus puissantes pour favoriser le changement.

Si « l’empathie », « l’écoute » ou « la présence » existent depuis longtemps, Carl Rogers (1902-1987), leur a donné un sens très particulier et a démontré la puissance de leur application.

En fait, ce psychologue humaniste met l’accent sur les ressources internes du « client » et la relation avec le thérapeute plutôt que sur le symptôme.

Dans cette perspective, la qualité du thérapeute est cruciale pour aider le patient à développer sa personnalité, à dégager ses propres valeurs, à trouver ses vrais repères…, et finalement à être vraiment lui-même.

Référence: « CAR ROGERS : Etre vraiment soi-même » de Geneviève Odier, éditions Eyrolles

Extraits du sommaire :

Chapitre 1 : Quelques éléments biographiques

Ch 2 : L’émergence de l’Approche…

Ch 3 : Les convictions de Rogers

Ch 4 : La méthode

Ch 5 : Les qualités du thérapeute

Ch 6 : Finalités et processus…

Ch 7 : La pratique

Ch 8 : L’héritage de Carl Rogers

Geneviève Odier est psychothérapeute certifiée à l’Approche Centrée sur la Personne de Carl Rogers. Diplômée en psychopathologie, elle est également formatrice ACP et membre du comité de lecture et de rédaction de la revue francophone Approche Centrée sur la Personne, Pratique et Recherche.

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Les ingrédients cachés des sodas enfin révélés…

Déjà montrés du doigt à de multiples reprises – notamment depuis que le maire de New York, Michael Bloomberg, a demandé l’interdiction dans la restauration des boissons sucrées d’une contenance supérieure à un demi-litre -, Coca-Cola comme les autres fabricants de sodas ne vont sans doute pas apprécier la dernière enquête de 60 millions de consommateurs.

Dans son numéro de juillet-août mis en vente le 28 juin 2012 et titré « Sodas, colas, ce que vous buvez vraiment », la revue passe au crible une cinquantaine de boissons rafraîchissantes, en analysant en laboratoire 19 marques.

60 millions de consommateurs ne dévoile pas la fameuse formule du Coca-Cola, conçue en 1886. Notamment s’agissant des extraits végétaux. Si certaines enseignes comme Aldi, Casino et Ed/Dia ont accepté de détailler les compositions de leurs produits, Coca-Cola et Pepsi Co se sont retranchés derrière le secret industriel.

Des analyses menées en laboratoire, il ressort que les terpènes (une classe d’hydrocarbures produits par de nombreuses plantes, en particulier les conifères) prédominent chez les deux leaders du marché, dont certains, selon la revue, « peuvent être gênants pour les personnes allergiques ou intolérantes ».

L’étude révèle en outre que 10 colas sur les 19 testés renferment de l’alcool, mais à des doses très faibles, inférieures à 10 mg/l (soit 0,001 % d’alcool). Selon la législation, une boisson est non alcoolisée si elle ne contient pas plus de 1,2 % d’alcool.

Quant aux colorants E 150d et E 150c (caramel), classés comme potentiellement cancérigènes par l’Etat de Californie en janvier, les deux principaux fabricants en ont réduit leur présence, mais pas en Europe.

Sans surprise, le sucre est le composant le plus présent dans ces boissons. La plupart des breuvages étudiés affichent plus de 100 grammes de sucre par litre. Un litre de cola ou de jus de fruits peut en contenir jusqu’à 115 grammes, soit l’équivalent d’une vingtaine de morceaux – six par cannette –, rappelle le mensuel.

Si le sucre en soi n’est pas mauvais pour la santé, nombre d’études font le lien entre la consommation de sucre et le risque d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète.

Une étude menée par trois scientifiques de l’université de San Francisco, publiée dans la revue Nature en février, avait fait grand bruit en montrant ces liens et en comparant certains effets du fructose à ceux de l’alcool.

Des scientifiques parlent même d’addiction. Ce que contestent les industriels, qui martèlent que la consommation de leurs produits n’a pas de lien direct avec l’obésité et qu’ils en réduisent la teneur en sucre. Muhtar Kent, PDG de Coca-Cola (plus de 500 marques, dont Fanta, Sprite, Minute Maid…), affirmait ainsi, dans le Wall Street Journal du 18 juin: « C’est inexact et injuste d’accuser un seul produit. »

LES JUS DE FRUITS NE SONT PAS EN RESTE

En France, la consommation de boissons sucrées ne cesse de croître, notamment par les jeunes. Elle atteint 60 litres par an et par habitant, loin derrière les Etats-Unis néanmoins, où la consommation de sodas a été multipliée par trois en vingt ans pour atteindre 190 litres.

Les jus de fruits ne sont pas en reste. Considérés comme « bons pour la santé », même « sans sucres ajoutés », conformément à la réglementation, ils en contiennent beaucoup.

Un verre de Tropicana Bio (de 250 cl) renferme ainsi 27 grammes de sucre, soit quasi autant qu’une canette de Coca, et un verre de jus Alter Eco 25 grammes, tandis que le jus d’orange Joker en contient 22,5 grammes, selon les mesures de la revue.

Certes, ils apportent des vitamines, mais le Programme national nutrition santé (PNNS) préconise une consommation avec modération, pas plus d’un demi-verre par jour pour les enfants de 3 à 11 ans.

Le docteur Laurent Chevallier, praticien attaché en centre hospitalo-universitaire et président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES), qui a travaillé comme conseiller pour le dossier de 60 millions de consommateurs, estime qu’il faut mettre en garde les gros consommateurs de jus industriels, notamment les enfants et les jeunes femmes en état de procréer.

Lire aussi l’entretien avec Laurent Chevallier : « Les colas recèlent des molécules problématiques »

Quelque 1,64 milliard de litres de jus de fruits ont été vendus dans le monde en 2011, en hausse de 2,57 % par rapport à 2010, selon Unijus, l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits. Quant aux thés glacés – onze références sucrées ont été analysées -, seul le Sodastream contient moins de 50 grammes de sucre par litre.

Attention aussi aux édulcorants, pointe le mensuel.

Un tiers de ces boissons en contiennent, des artificiels (aspartame, E 951, ou acésulfame K, E 950) ou d’origine naturelle (Stevia). Les édulcorants intenses n’offrent aucun intérêt nutritionnel, selon un rapport d’étape rendu le 18 juin par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

Les données disponibles « ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse », souligne l’Anses, mais « de nouvelles recherches sont nécessaires ».

Au final, 60 millions de consommateurs demande aux industriels davantage de transparence. Le message du PNNS est clair : « Privilégiez l’eau, la seule boisson indispensable. »

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Les traitements contre le cancer sont souvent très éprouvants pour l’organisme.

Ils se traduisent par une fatigue intense qui peut parfois perdurer longtemps après l’arrêt des traitements. Malheureusement peu de solutions efficaces existent pour lutter contre cet état, les produits les plus efficaces se sont révélés augmenter fortement le risque de mortalité à la suite de troubles cardiovasculaires.

En Corée et en médecine traditionnelle chinoise, le ginseng est vu comme une plante énergisante et revitalisante. Les chercheurs ont donc administré de manière aléatoire à 364 malades atteints d’un cancer et souffrant de fatigue modérée à sévère soit 2000 mg de ginseng par jour soit un placebo. Leur fatigue a été évaluée au bout de 4 semaines puis au bout de 8 semaines.

Au fil des semaines la fatigue a diminué pour atteindre un niveau significatif au bout de 8 semaines. 10% des personnes prenant le placebo ont vu leur fatigue s’améliorer contre 20% chez ceux qui prenaient le ginseng. De plus les chercheurs soulignent que le ginseng a eu très peu d’effets secondaires, principalement de petites nausées dans 5% des cas.

Le ginseng pourrait donc être recommandé en cas de fatigue, y compris lorsqu’elle est provoquée par un traitement contre le cancer.

 

Références : lanutrition.fr, Barton DL, et al « Phase III evaluation of American ginseng (Panax quinquefolius) To improve cancer-related fatigue: NCCTG Trial N07C2 » ASCO 2012; Abstract 9001.

Phénomène bien connu chez les psys :  des personnes prennent rendez-vous pour des séances et… elles posent des lapins (elle ne sont pas là) !

Voici les absences non-excusées de mes clientes la semaine passée :

-> Absences de mes clientes de la semaine du 11 juin 2012
Nombre de rendez-vous où j’étais présent et la personne absente : 5
Excusées : 1 sur 5 ! Et encore le matin même de sa séance…
Sexe : femme pour les 5 absences non-justifiées
Excuses invoquées, suite à mon appel après le rendez-vous non-excusé : un accident sur la rocade, un oubli, deux séjours à l’hôpital (pour un séjour: trois jours hospitalisée, pourtant la personne avait pris rendez-vous deux jours avant avec le téléphone de son domicile, donc de chez elle !)

Sur un an (2011), mes patients sont responsables de la plupart des accidents sur la rocade et des admissions dans les hôpitaux de Toulouse…

Avez-vous, Cher Lecteur, un début d’explication ?

Devrais-je leur fournir un kit sécurité de voiture et/ou la liste des hôpitaux ?

Je m’interroge.

-> Je vais vous montrer une technique bien plus efficace que la colère face à des clients impolis et/ou ingrats (en effet, même des personnes ne préviennent pas quand elles sont absentes aux séances d’information gratuite…).

Et encore mieux que la solution de la BD qui illustre mon article !

Pour cela, je dois vous parler d’une carotte, d’un oeuf et de quelques grains de café…

Une jeune femme explique à sa mère que sa vie est difficile. Elle a trop de problèmes. Elle n’en peut plus. Elle veut laisser tomber.

Sans dire un mot, sa mère l’emmène dans la cuisine, remplit trois casseroles d’eau, et commence à les faire chauffer.

Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans la première casserole, elle place une carotte. Dans la seconde, un oeuf. Et dans la troisième, des grains de café moulus. Puis, elle attend, en silence.

Au bout d’une vingtaine de minutes, elle place la carotte dans une assiette. L’oeuf dans une autre. Puis verse le café dans une tasse.

Cela fait, elle demande à sa fille : « Peux-tu toucher la carotte et me dire comment elle est ? »

La fille touche la carotte, et constate que celle-ci est molle et souple.

« Peux-tu briser la coquille de l’oeuf et me dire comment il est à l’intérieur ? »

La fille brise la coquille, et constate que l’oeuf est cuit dur.

« Peux-tu goûter le café ? »

Celui-ci est bon.

La jeune fille se tourne alors vers sa mère, et lui demande où elle veut en venir.

Sa mère lui répond :

« La carotte, l’oeuf et le café ont fait face au même problème : de l’eau bouillante. Mais chacun a réagi différemment.

La carotte y est entrée forte, dure, et solide. Mais face au problème de l’eau bouillante, elle est devenue molle et faible.

L’oeuf était fragile avec un intérieur fluide. Mais face au problème de l’eau bouillante, il s’est endurci.

Les grains de café ont réagi d’une façon complètement différente. Face au problème de l’eau bouillante, ils ont choisi de changer l’eau… »

Et vous, Cher Lecteur, qu’en pensez-vous ?

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C‘est ainsi que comme dans les contes, les fées (ou les parents), en se penchant sur notre berceau ou au cours de notre enfance ont pu prononcer des bénédictions ou au contraire des malédictions.

Et elles peuvent expliquer un certain nombre de conduites d’échec.

Il faudrait aussi pouvoir étudier la psychogénéalogie de chaque personne en situation d’échec pour se rendre compte que parfois il s’agit d’une répétition de l’histoire familiale, sorte de fidélité à des ancêtres, ou de loyauté vis à vis d’eux.

Il est possible aussi de tenter de régler des comptes familiaux et d’échouer précisément parce que papa ou maman a réussi. Certains enfants ont également entendu de manière inconsciente « l’interdit » de « dépasser » le parent dans la réussite professionnelle, sociale ou familiale.

Paradoxalement aussi certains enfants échouent parce qu’ils sentent peser sur leurs épaules le poids des attentes de leurs parents et que les « missions de réparation » sont lourdes à porter. Le philosophe Alain écrivait que les enfants partaient à l’école plus chargés du poids des espérances de leurs parents que du poids de leur cartable.

Une fois de plus l’enjeu est l’amour. Rien n’est plus important pour l’enfant que de se savoir aimé.

La confusion évidente dans le langage et dans les messages parentaux entre reconnaissance conditionnelle et reconnaissance inconditionnelle laisse croire à l’enfant que s’il échoue il risque de ne plus être aimé ou peut – être moins aimé.

Par conséquent l’enfant a peur de l’échec. Il se sent paralysé et il n’entreprend pas. « Qui ne risque rien n’a rien » nous dit le proverbe et voilà comment beaucoup de personnes se retrouvent dans des situations d’échec.

La personne avec laquelle le lien se tisse le plus tôt est la mère et cette dernière va jouer un rôle fondamental par rapport à la confiance que ses enfants vont développer ou non dans la vie.

Mais les pères ont leur mot à dire !

Beaucoup de mères – et de pères – n’ont pas eu le mode d’emploi d’une relation en santé avec leurs enfants et toutes ne sont pas naturellement des mamans ou des papas capables de donner de la tendresse et des bisous…

Si beaucoup, pour ne pas dire tous, ont de l’amour pour leur enfant, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à le distiller harmonieusement dans la relation, de façon à ce que l’enfant se sente aimé.

Quand un enfant ne se sent pas aimé, il ne peut pas concevoir que sa mère ou son père ne sache pas aimer.

Le message qui s’inscrit en lui, au plus profond de son inconscient est qu’il n’est pas digne d’être aimé ; c’est qu’il n’a pas de valeur.

Par conséquent puisqu’il n’a pas de valeur il ne PEUT pas réussir et inconsciemment il s’arrange pour saboter toutes ses chances.

Quand la réussite se présente quand même et qu’un poste important est proposé ou que le partenaire « idéal » surgit ou tout autre événement vécu comme « c’est trop beau pour être vrai », inconsciemment, comme un enfant qui n’aurait jamais eu un beau jouet, la personne va « casser » tout de suite ce qui lui semble trop beau pour elle.

C’est une façon de ne pas trop s’attacher, de ne pas trop y croire, de peur d’être trop déçu(e), de trop souffrir si cette réussite ne devait pas durer.

Beaucoup échouent par peur de l’échec.

Il faut aussi ne pas perdre de vue que toute situation inconfortable présente également des bénéfices secondaires.

Ainsi une personne habituée à l’échec peut également être connue et reconnue pour ce que certains appelleront « pas de chance ». La peur de ne plus être reconnue donc de ne plus exister va pousser la personne à « s’engluer » dans cette situation.

Il va de soi que plus la situation d’échec s’est inscrite tôt dans la vie d’une personne et plus le nombre d’échecs augmente plus le message d’échec se renforce et alimente l’effet Pygmalion dans le sens contraire, donnant à ceux qui le vivent un sentiment de fatalité et d’impuissance.

Concluons sur une note d’espoir. Il est bien différent d’être porteur d’une plaie ouverte et d’avoir sur le corps les nombreuses cicatrices des blessures guéries. Nous ne pouvons pas changer notre passé mais nous avons la capacité de changer notre interprétation du passé, même quand celui-ci a été occulté. Grâce à une recherche psychothérapeutique avec les thérapies comportementales et cognitives, émotionnelles, de valeurs et de croyances, sans oublier d’identité.

En guérissant de nos blessures les plus anciennes nous pouvons réapprendre ou apprendre à nous aimer, à retrouver de l’estime pour nous, à acquérir davantage de confiance et nous autoriser à réussir notre vie. Enfin !

De même que Pygmalion a donné vie à sa statue Galathée en croyant cette vie possible, nous pouvons devenir les auteurs de notre propre existence en nous libérant des chaînes du passé, en sortant des messages qui nous ont définis, conditionnés, et en retrouvant notre capacité à créer. Ce faisant nous assumons notre responsabilité et augmentons notre maturité affective.

Pour retrouver la liberté de gérer sa propre vie il est important de connaître ce que l’on appelle  l’effet Pygmalion, c’est à dire le phénomène qui consiste en ce qu’une croyance provoque la réalisation d’un événement, précisément et uniquement parce que cette croyance existe. C’est ce que l’on appelle également la réalisation automatique des prophéties.

L’être humain est un être d’amour et de reconnaissance.

Il est conçu, il se construit, il grandit dans ce besoin d’exister, c’est à dire de recevoir des signes de reconnaissance lié à l’autre. Cette dernière peut être conditionnelle, liée au faire, ou inconditionnelle liée à l’être.

Références: psycho-ressources.com/noele-barbot.html, Mélanie Klein, expérience professionnelle, Donald Woods Winicott, divers

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La Food and Drug Administration (agence du médicament américaine) a approuvé la commercialisation du médicament pertuzumab (Perjeta ©) du groupe pharmaceutique Roche et de sa filiale américaine Genentech pour le traitement du cancer du sein HER2-positif métastatique.

Zoom sur les cancers HER2+

Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez la femme. Certaines cellules cancéreuses se caractérisent par des quantités élevées de protéine HER2 (récepteur du facteur de croissance épidermique humain de type 2) à leur surface. Particulièrement agressives, ces tumeurs dite « HER2+ » concernent 15 à 20 % des cancers du sein.

Depuis la fin des années 1990, ces cancers ont pu bénéficier d’un traitement spécifique, l’Herceptin ® qui a révolutionné leur prise en charge et est devenu le traitement de référence en association avec la chimiothérapie. Permettant de gagner des mois de survie pour les formes avancées et d’offrir plus de guérison pour les stades précoces, ce traitement doit parfois faire face à des résistances de la part des tumeurs.

Mais la recherche progresse, le laboratoire Roche déjà à l’origine de l’Herceptin ® vient d’obtenir l’homologation d’un nouveau composé : le pertuzumab (Perjeta ®).

Le pertuzumab approuvé pour les formes avancées HER2+

Le pertuzumab cible également le récepteur HER2 mais sur une région différente par rapport à l’Herceptin ®. Le pertuzumab empêcherait la liaison du récepteur HER2 à d’autres récepteurs HER (EGFR/HER1, HER3 et HER4), un processus qui jouerait un rôle important dans la croissance et la formation de ces tumeurs. En bloquant la transmission de ces signaux cellulaires, ce composé pourrait inhiber la croissance des cellules cancéreuses ou entraîner leur mort. Autre hypothèse : la liaison du pertuzumab au récepteur HER2 pourrait signaler au système immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

Face à des formes métastatiques de cancer du sein HER2+, les chercheurs ont comparé la combinaison chimiothérapie+Herceptin+pertuzumab par rapport à chimiothérapie+Herceptin+placebo (composé inactif). L’ajout de la nouvelle molécule a permis de retarder la progression du cancer de six mois (survie sans progression passant de 12,4 mois à 18,5 mois – pour ces formes très avancées incurables, l’objectif est de retarder la progression de la maladie). Sur la base de ces données positives, le laboratoire a déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché en Europe et aux Etats-Unis.

Le 8 juin, les autorités sanitaires américaines (Food and Drug Administration) ont approuvé ce médicament pour les formes métastatiques de cancer du sein HER2+, n’ayant pas reçu de traitement préalable.

Un autre composé baptisé T-DM1 dont les résultats ont été présentés lors du dernier congrès américain sur le cancer semble également très prometteur pour ces mêmes formes de cancer du sein. Compte-tenu de ces données, il pourrait arriver sur le marché dans les années qui viennent.

Il restera à déterminer lequel de ces composés choisir face à ces formes avancées de cancer et à évaluer demain leur efficacité sur des formes plus précoces de cancer du sein.

Références :

David Bême, Pertuzumab plus Trastuzumab plus Docetaxel for Metastatic Breast Cancer – José Baselga et al – NEJM December 7, 2011 (accessible en ligne), FDA approves Perjeta (pertuzumab) for people with HER2-positive metastatic breast cancer — Communiqué de Roche – 11 juin 2012 (accessible en ligne), FDA approves Perjeta for type of late-stage breast cancer  – Communiqué de la FDA – 8 juin 2012 (accessible en ligne)

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Voici divers profils psychologiques (hommes et femmes), pour mieux vous connaître, et votre partenaire.

Un comportement, une façon d’être quelque soit la situation à vivre, sera presque toujours identique selon la psychologie de chacun. Mais la « tension » provoquée par un conflit amoureux exacerbe certains comportements.

L’amour, l’affectif sont les domaines les plus fragiles à gérer.

Ils font resurgir, d’un passé parfois lointain des blessures d’abandon, les désirs enfouis, les peurs les plus profondes jaillissent soudainement provoquant des réactions inattendues.

1) La personnalité à tendance paranoïaque.
Se méfie de tout et tout le monde.

Aura tendance à ne rien croire de ce que vous exprimez. Cette personnalité est soupçonneuse, méfiante, interprète mots et actions comme malveillants. Vous devrez lutter pour la ramener à la raison, faire passer votre message. Il faudra du temps pour que de nouveau, cette personne vous fasse confiance, même si le sujet du conflit est bénin.

Ne cherchez pas à avoir le dernier mot (comme avec le narcissique). Pour des raisons psy différentes, le rapport de force ne sert à rien.

2) La personnalité à tendance narcissique
A besoin d’admiration.

Ayant une haute estime de lui-même, ce personnage qu’il soit de sexe mâle ou féminin, vous narguera de ces élans d’autosuffisance, puisque il ou elle a toujours raison, que le « méchant » c’est vous. Se retira dans sa tour d’ivoire avant de daigner se tourner vers vous, après que vous vous soyez longuement excusé… Sinon, pas de pardon.

Attention le narcissisme revêt diverses formes. Il y a le narcissique très sûr de lui ou d’elle, tel le psychorigide, ne se remet pas en question. Le « narcissisé », celui qui, faute d’amour reçu, a appris à s’aimer. Il est plus fragile qu’il n’y parait.
Autre cause, même effet, l’enfant roi, adulé par la famille ramenant tout à lui, elle, cache parfois un manque de confiance ! Si réellement vous souhaiter faire la paix, caressez le dans le sens du poil ! Question d’égo.

3) La personnalité à tendance border-line.
Ce que cette personnalité craint avant tout : »l’abandon ».

Elle fera tout pour calmer le jeu, quitte à se victimiser et à partir dans des débordements émotionnels, soit elle explosera dans le mélo.

Bref, sa réaction sera imprévisible, car cette personnalité peut passer d’un état à l’autre en un rien de temps, l’adulte peut réagir comme un enfant. Restez zen avant tout, ne rentrez pas dans la dramatisation de l’autre, laissez le ou la se calmer.

4) La personnalité à tendance obsessionnelle-compulsive.
Elle a besoin de comprendre, de savoir

Va décortiquer la situation dans ses moindres aspects, analysera vos paroles de A à Z, échafaudera des hypothèses, vous demandera avec insistance et obsession: « pourquoi ? » « comment ? », voudra savoir à tout prix, comprendre etc… Harcèlement garanti, discussion sans fin, il ou elle ne lâchera pas avant d’obtenir, d’entendre ce qu’il ou elle veut.

Comme le borderline, l’obsessionnel cherche à être rassuré. Cette personnalité, ne connaît pas toujours ses propres limites, encore moins celles de l’autre, l’endurance de chacun ayant un seuil, soyez précis et clair dans vos propos et surtout ferme.

5) La personnalité à tendance dépendante
A besoin de l’autre pour comprendre, agir, pas autonome.

Ne peut rester seule, se sent incapable de faire seule, par peur de se tromper, s’accroche à l’autre comme à son « sauveur », tendance à le « vampiriser » ! Très douée pour se victimiser « Mais qu’ai-je fais ? » En général, n’exprime pas son mécontentement réel ou non, garde pour  elle ce qui dérange, par peur de ne plus être aimée.

Elle a plus besoin d’être aimée que d’aimer, ce qui cache parfois un caractère dominant, une fausse soumission, car donnant pour avoir. Dans un conflit, elle se taira, ruminera, suppliera.

En réalité, il y a peu de tension avec ce type de profil, car son mode de communication est l’acquiescement en tout, elle ne vous contredira pas, mais partira un jour pour s’accrocher à un autre « sauveur ».

-> Quelques conclusions :

Si vous vous reconnaissez dans l’une des composantes des profils, vous trouverez certainement des pistes pour mieux vous comprendre et agir en fonction.

N’oubliez pas que les personnalités décrites ici, sont des profils « types ». Dans la vie, on appartient à plusieurs profils, mais il y a toujours une dominante teintée d’un peu de ceci et de cela ! Se connaitre mieux, s’accepter c’est aussi accepter l’autre et le comprendre.

Les mécanismes de protections différent selon les individus. Il est toujours possible, non pas de changer, mais de modifier certains aspects de notre caractère.

En prenant conscience de réactions de souffrance disproportionnées à une situation, interrogez-vous sur le « Pourquoi ? »

Si vous ressentez un dysfonctionnement intérieur, une pulsion particulière totalement exagérés n’hésitez pas à consulter un thérapeute en psychothérapie.

Observez-vous sans jugement, ne soyez pas un censeur rigide pour vous-même. Faites la même chose avec votre partenaire.

Car n’oubliez pas que les conflits à répétitions tuent l’amour lentement mais sûrement. Le sentiment amoureux s’étiole vite, pensez à entretenir la flamme !

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Les jeunes rencontrent de plus en plus tôt l’alcool, le tabac et le cannabis.

Alors que les jeunes Français de moins de 16 ans viennent d’être sacrés « champions du pétard », les spécialistes s’inquiètent sur l’explosion des addictions de toute sorte. Entre répression et prévention, il n’y a pas une réponse unique.

Il y a l’alcool, le tabac, la drogue.

Mais il y a aussi la nourriture, le jeu, l’argent, le sexe et internet.

Les addictions comportementales concernent des millions de gens en France et ne cessent d’augmenter. « C’est la plus grande question de santé publique », prévient Jean-Pierre Couteron, le président de la fédération Addiction qui tient congrès jusqu’à demain à Toulouse. Pour se pencher sur une crise sanitaire qui ne dit pas son nom.

« Nous sommes dans une société addictogène qui valorise, la rapidité, l’intensité, le plaisir, la nécessité d’être à la hauteur. Le problème ce n’est pas le produit lui-même. Le problème existe souvent avant même qu’on rencontre le produit », souligne-t-il.

Et côté drogue, les indicateurs sont alarmants pour les nouvelles générations.

L’enquête européenne Espad, qui est réalisée tous les cinq ans, vient de sacrer les jeunes Français « champions du pétard » et de l’alcool. Avec ce constat : 24 % des adolescents âgés de 15 et 16 ans consomment du cannabis au moins une fois par mois. « Le discours parental du ne te drogue pas est en contradiction avec la pression du discours social ambiant, note Jean-Pierre Couteron. Les âges d’entrée dans la dépendance sont de plus en plus précoces. Or un ado déscolarisé, qui perd trois à quatre mois à cause du cannabis, met parfois des années à rattraper le temps perdu »

Comment endiguer un phénomène qui se conjugue rapidement avec la précarité psychologique et sociale ?

« Il ne faut pas une réponse unique, avertit Jean-Pierre Couteron, mais une politique cohérente. Avec la seule répression, on voit bien qu’on n’y arrive pas. Il faut changer notre façon de travailler. Il faut être capable d’intervenir plus tôt, partout sur les lieux où l’on consomme. Nous ne devons plus être là pour interdire, mais pour faire comprendre aux jeunes ce qu’ils risquent et qu’ils ne sont pas seuls ».

Alors quid du débat sur la dépénalisation du cannabis relancé par Cécile Duflot, la nouvelle ministre de l’Égalité, des territoires et du Logement ? « Ce n’est pas parce qu’on légalisera le cannabis qu’on réglera la question, insiste le président de la fédération Addiction. On arrêtera simplement d’arrêter des gens pour rien. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas faire que punir ».

D’autant que l’offre s’adapte en permanence.

Dans le monde de la nuit, de nouveaux produits chimiques mis au point par des labos sauvages et achetés sur internet jouent avec des molécules pas encore interdites. Tout va très vite. Au nom d’un plaisir toujours éphémère.


« Ces libertés qui nous échappent »

L’alcool, c’est 70 000 morts par an.

Le tabac 30 000.

Voilà pour les chiffres des addictions qui peuvent se comptabiliser concrètement en terme de maladie ou d’accidents.

Mais il y a des addictions moins visibles dont le coût sanitaire et social est aussi important (internet, jeux d’argent, en ligne, sexe, nourriture…). Jusqu’à demain, au centre des congrès Pierre Baudis, médecins, psychologues, chercheurs, universitaires, infirmiers, travailleurs sociaux, et représentants des institutions, font le point de leurs pratiques et échangent sur leurs connaissances sur le thème « addictions et précarités, ces libertés qui nous échappent ». Le directeur général de la santé, Jean-Yves Grall sera là en plein débat sur la dépénalisation du cannabis… relancé un peu vite par Cécile Duflot.

 

Références: Gilles-R. Souillés, ladepeche.fr, Espad

 

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