anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux)


La dépression est une vraie maladie

C’est un trouble mental caractérisé par des symptômes précis : une profonde tristesse, une perte d’intérêt pour toute activité, un manque d’énergie et une hyper émotivité. Mais pas seulement.

Le dépressif souffre parfois aussi de ce que les psychopraticiens appellent une « abrasion émotionnelle« . En clair, il n’accorde plus d’importance à rien. Le sentiment d’être « au bout du rouleau » symbolise bien l’état psychologique du dépressif. Il n’en peut plus de vivre…

Il… ou plutôt elle. Car les femmes sont davantage touchées que les hommes. Un constat qui depuis longtemps intrigue les spécialistes, et qui reste mal compris. Et pour bien cadrer la dimension de santé publique du problème, signalons que selon l’OMS, la dépression sera bientôt « la 2ème cause de maladie incapacitante, en termes d’arrêt de travail, au niveau mondial ».

Enfin ne nous voilons pas la face. La dépression est l’une des principales causes de suicides. Chez le dépressif en effet, le risque suicidaire est de 24 à 36 fois plus élevé que dans le reste de la population !

Des causes très diverses

Il n’y a pas d’explication précise au fait que telle personne sombre dans la dépression, plutôt qu’une autre. Même si le déclencheur est parfois un épisode de stress intense. En revanche, différents facteurs biologiques, psychologiques ou sociaux peuvent, à des degrés divers, se trouver à l’origine d’une dépression.

Tout d’abord les « accidents de la vie ». Une expression assez vague, mais qui a le mérite d’englober des croche-pieds de la vie aussi divers que le décès d’un proche, un divorce voire des difficultés professionnelles importantes. Pour les plus jeunes, il peut également s’agir d’un échec scolaire.

L’environnement social aussi, joue un rôle important. Les problèmes d’intégration, de communication, le harcèlement au travail et, particulièrement chez les hommes, le stress professionnel et le chômage… Chez d’autres, le relationnel va jouer un rôle éminent dans l’installation d’une dépression. Par exemple, une rupture amoureuse, familiale ou simplement amicale peut favoriser une évolution vers la dépression.

C’est ce que soutient le Dr Patrick Lemoine. Psychiatre, spécialiste du sommeil et de la dépression, il rappelle dans son ouvrage « Dépression », paru chez Larousse, que « l’homme est un être narcissique, dont la vie telle une ellipse, se focalise autour de 2 foyers : le travail et l’harmonie des sentiments ». Lorsque l’une de ces sphères est déséquilibrée, il y a risque de dépression.

Sans oublier naturellement le rôle fondamental de la biologie. La dépression, c’est aussi le désordre dans les relations entre les neurotransmetteurs, des substances chimiques importantes localisées dans le cerveau. Que l’équilibre là encore soit rompu, et les troubles s’installent.

Il existe ainsi des familles de dépressifs. Depuis maintenant près de 60 ans, de nombreuses études le confirment. Une personne dont un parent proche a souffert de dépression est plus susceptible de développer la maladie. Laquelle peut alors s’installer sans qu’il soit possible de la rattacher à un événement précis, et c’est alors que l’origine familiale sera mise en avant.

Primordiale, la relation psychopraticien/patient

Le suivi médical est la clé d’une bonne prise en charge. Et justement, de quel suivi médical parlons-nous ? De celui d’un généraliste ? D’un psychiatre ? D’un psychotpraticien ? Qui fait quoi ?

Vous ne vous sentez pas bien ? Le premier réflexe est d’en parler à votre médecin généraliste. Il est en première ligne. C’est lui qui va diagnostiquer une dépression. Ou à l’inverse, un simple coup de blues. C’est lui aussi qui va éventuellement vous orienter vers une psychothérapie. Alors, psychiatre ou psychopraticien ?

Le psychopraticien n’est pas médecin. Il traite et solutionne les problèmes que peuvent rencontrer les dépressifs légers ou lourds, sans prescrire de médicaments. Son rôle est de comprendre le patient, de le conseiller et de lui proposer des approches comportementales, émotionnelles et cognitives qui ont fait leurs preuves. Rien avoir avec un psychiatre, médecin, qui soigne en prescrivant des antidépresseurs et autres molécules chimiques. Seul un psychiatre peut conseiller tel ou tel médicament.

Références : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Dans les jours et semaines qui viennent, vous allez beaucoup entendre parler de dépression et d’antidépresseurs !

Ce n’est pas un hasard.

L’Assurance maladie organisait récemment un débat dans les Grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.

Des conférences, ouvertes aux professionnels de santé, aux associations de patients et au grand public, avaient pour but de favoriser les échanges entre professionnels et grand public.

Vous n’y étiez pas ?

Alors vous pouvez consulter en ligne les conseils de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) pour un bon usage des antidépresseurs. Pour les enfants et les adolescents mais aussi pour les adultes.

Les antidépresseurs ? Nous en sommes de grands consommateurs. Et la raison du succès de ces médicaments qui soignent la dépression… c’est la forte demande des Français – ou des médecins prescripteurs ! Ils sont en effet près de 9 millions à souffrir de cette maladie.


La France championne du monde… malheureusement !

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 7% et 15% des Français souffriraient de dépression. Ce qui est beaucoup par rapport aux 100 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui seraient touchés par la maladie dans le monde.

Près de 65 millions de boîtes d’antidépresseurs sont vendues chaque année dans l’Hexagone. Soit deux fois plus qu’en Italie, Allemagne et Grande-Bretagne. C’est simple, nous sommes les champions !

Et nos jeunes ne sont pas mieux lotis. Ils sont près de 40 000 mis sous antidépresseurs avant 18 ans.

Quarante mille de trop ?

Probablement pas. Mais c’est assurément beaucoup.

Ne banalisez jamais la prise d’un antidépresseur !

Comportement suicidaire, agressivité, colère…

Les risques liés à l’utilisation des antidépresseurs modernes, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont réels. Le nom est barbare certes, mais il fait référence à une substance fabriquée dans le cerveau et qui serait en partie responsable de l’humeur. Les ISRS ( dont le chef de file est le célèbrissime Prozac) viennent combler le déficit cérébral en sérotonine caractéristique de la dépression.

Dès avril 2005, l’Agence européenne du médicament (EMEA) attirait l’attention sur les risques de ces médicaments chez l’enfant et l’adolescent.

En février 2006, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a rendu publics les résultats d’une méta-analyse concernant les suicides et tentatives de suicide survenus au cours d’essais cliniques de la paroxetine, un autre ISRS.

Chez les adultes traités pour trouble dépressif sévère, la fréquence des comportements suicidaires a été plus élevée (0,32%) que la moyenne (0,05%). Idem chez les jeunes de 18 ans à 24 ans, avec un taux de comportements suicidaires de 2,19% sous paroxétine contre 0,92% en moyenne.

Enfin chez les enfants et adolescents, une augmentation des tentatives de suicide et idées suicidaires a été observée avec tous les antidépresseurs.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que l’AFSSaPS ait rappelé, en mars 2006, que « le traitement de première intention des troubles dépressifs chez l’enfant et l’adolescent est psychothérapeutique ».


D’ailleurs précise-t-elle, « la dépression chez l’enfant et plus particulièrement chez l’adolescent est fréquemment associée à un risque suicidaire important. La prescription d’antidépresseurs n’est donc pas adaptée aux situations d’urgence. » Dépression, dépression, mais il s’agit de quoi, au juste ?

La suite dans mon prochain article…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Au-delà du poids, de l’indice de masse corporelle et de l’obésité, « se trouver gros » pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé en favorisant le stress.

Les méfaits sur la santé de l’obésité ne seraient pas uniquement liés à l’excès de poids mais aussi à la mauvaise image que peuvent avoir d’eux-mêmes les gens en surpoids. C’est ce que montre une nouvelle étude de chercheurs de l’université de Colombia (New York).

Ces derniers ont recruté plus de 170 000 personnes à qui ils ont demandé d’une part leur poids actuel et d’autre poids le poids idéal qu’ils aimeraient atteindre. Par ailleurs, ils ont demandé aux volontaires le nombre de jours au cours desquels ils se sont sentis mal physiquement ou moralement au cours du mois écoulé.

En comparant ces différentes données les auteurs se sont aperçus que plus l’écart entre le poids réel et le poids idéal était important, plus le nombre de « mauvais jours » augmentait.

Pourquoi ? « Le stress lié à la stigmatisation des personnes obèses peut-être un facteur influençant la santé et augmenter le risque d’hypertension et de diabète par exemple », expliquent les auteurs.

« Le surpoids n’est pas forcément synonyme de mauvaise santé, reconnaissent les chercheurs. Pourtant la première réaction des médecins face à un patient qu’ils jugent trop gros et de lui dire de perdre du poids. Ça n’est peut-être pas l’approche la plus efficace en terme de santé… »

Sources : lanutrition.fr et Peter Muennig, Haomiao Jia, Rufina Lee, and Erica Lubetkin, I Think Therefore I Am: Perceived Ideal Weight as a Determinant of Health, Am J Public Health, Jan 2008; doi:10.2105/AJPH.2007.114769

Le terme « famille monoparentale » évoque le plus souvent les mères qui élèvent seules leurs enfants, éludant une autre réalité, celle des pères confrontés à cette situation.

Comme Romain, 54 ans, et ses trois filles aujourd’hui âgées de 16, 20 et 21 ans. Il aurait souhaité une garde alternée, mais le départ de son ex-épouse à l’autre bout de la France rendait ce choix impossible. Au terme d’une bataille juridique, il a obtenu la garde de ses enfants. « La première année, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à comprendre ce que je devais faire et ne pas faire« , explique-t-il. Il a essayé de poursuivre les rituels, les câlins, qu’avait institués sa femme, et de tenir à la fois un rôle de père et de mère. « Je n’étais pas à l’aise. Tous les soirs, je devais gratter le dos de la plus jeune, âgée de 8 ans, pendant près d’une heure. Elle appelait cela le « frisson gratte-gratte« , se souvient Romain. Pour chaque décision, je me posais la question de savoir ce qu’aurait fait une maman. C’est moi qui ai dû expliquer à ma fille aînée comment mettre une serviette périodique. »

Craignant que son comportement ne compromette l’équilibre de ses filles, il a entrepris une psychothérapie pendant quelques mois. « J’ai compris que je n’étais pas une maman et que je ne le serais jamais, analyse-t-il. Ces séances m’ont permis d’être moi-même et de me faire davantage confiance.«  Quand sa deuxième fille lui a posé des questions très précises sur la sexualité, il lui a dit que ça n’était pas à lui de répondre et lui a donné le numéro du planning familial.

La relation avec sa fille aînée, qui avait 13 ans au moment de la séparation, a été très difficile. « Elle a immédiatement voulu refonder une petite famille en prenant le rôle de la mère. Comme j’étais très pris par mon travail, la première année, je lui ai confié trop de responsabilités. » La relation est devenue conflictuelle. « Très vite, je lui ai dit qu’elle était ma fille, que son devoir était de bien travailler à l’école et pas d’être la femme de la maison. »

Elle ne supportait pas que son père ait une vie amoureuse. Les deux tentatives d’installer une femme à la maison se sont soldées par un échec. Aujourd’hui, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Sa fille aînée prépare un brevet de technicien supérieur et a un petit ami avec qui elle envisage d’habiter. « Mon devoir de père, considère Romain, c’est d’amener mes enfants à devenir des citoyens autonomes avec les armes pour s’en sortir dans la vie : un diplôme d’enseignement supérieur et le permis de conduire. »

Selon le dernier recensement, effectué en 2006, 15,5 % des familles monoparentales sont constituées autour d’un homme (contre 14,7 % en 1999), soit 344 444  » pères solos ». Le développement de la garde alternée a conduit les pères à faire face à des situations auxquelles ils n’étaient pas forcément préparés. De même que les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont parfois démunies par l’absence du père, notamment pour exercer leur autorité, certains hommes ont du mal à trouver leur juste place.

Ces hommes font encore l’objet d’un regard particulier de la société.

Contrairement aux mères, ils doivent très souvent justifier leur statut pour toute démarche, comme inscrire son enfant à l’école. « J’ai fait plastifier le jugement qui m’accorde la garde des filles. On me l’a encore demandé récemment pour inscrire ma cadette au permis de conduire », déplore Romain.

On considère encore qu’un enfant, dans les premières années de sa vie, ne peut grandir correctement qu’en présence d’une figure maternelle. Une idée de plus en plus battue en brèche.

Le pédopsychiatre Patrice Huerre s’est penché sur les parcours singuliers de « pères solos » dans un ouvrage intitulé Pères solos, pères singuliers ?. « Ce qui importe, considère le docteur Huerre, c’est que la figure d’attachement première soit fiable. Si c’est le cas, peu importe que ce soit le père ou la mère. Certains pères considèrent que l’absence de la mère doit être absolument compensée. Du coup, ils en rajoutent dans la proximité et ne sortent quasiment plus. » Certains hommes, à l’instar des mères seules, ont ainsi du mal à exercer leur autorité par manque de distanciation.

« Se contenter d’être père a l’avantage de laisser, en creux, toute sa place à la mère », considère le pédopsychiatre. Et même si celle-ci a disparu de la vie des enfants, il est important de l’évoquer. Toute tentative d’effacement reviendrait à nier une part de l’enfant lui-même. Elle risquerait d’installer une fille dans une vie de « petit couple » déstructurante en considérant inconsciemment son père comme son mari.

A l’adolescence, une trop forte relation avec le père qui ne peut être contesté constitue un obstacle à l’autonomisation de l’enfant. Difficile d’exister ou de rivaliser avec ce père auquel on doit tout. « Ce qui me paraît essentiel, en cas d’absence de la mère, c’est qu’il y ait des tiers féminins invoqués régulièrement », considère le médecin.

Dévoués à leurs enfants, certains pères solos mettent leur vie affective entre parenthèses au risque d’enfermer leurs enfants dans une bulle familiale. Plus il tarde à avoir une vie amoureuse, plus cela risque d’être douloureux et conflictuel. « Le plus grand service à rendre à un enfant est de laisser une place à l’homme, sinon, quel modèle adulte le père solo lui donnera-t-il si ce n’est celle d’un homme sacrifié sur l’autel du devoir parental ?« , conclut M. Huerre.

L’enfant se construit dans le juste équilibre de l’amour et du dévouement, mais aussi de l’acceptation du manque et de la frustration.

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Il vous faut agir au plus tôt !

9%  des salariés européens déclarent avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement moral.

Les médecins du travail reçoivent de plus en plus de salariés en situation de souffrance au travail. Amplification du phénomène ou bien levée d’un tabou ?

Une pathologie de la solitude

Le salarié harcelé se retrouve d’abord isolé face à son problème et manque de recul pour analyser sa situation. Il ne communique pas. Il pense souvent pouvoir s’en sortir seul. Il ne perçoit pas immédiatement sa mise en danger. C’est durant cette phase que le médecin traitant (ou le médecin du travail) peut éviter le passage en phase de décompensation. Car si le harcèlement perdure et en l’absence de prise en charge, s’installe la forme la plus grave de décompensation : un tableau de névrose traumatique. Malheureusement beaucoup ne consultent qu’à ce stade de réparation. Le chemin sera long pour la reconstruction. Le psychiatre complète souvent ce binôme.

Médecin traitant, médecin du travail : une approche commune au début

« Au travail, est-ce que ça va ? » Quel que soit le médecin qui reçoit ce patient, cette question est incontournable devant une situation de souffrance morale. Elle peut suffire à sortir ce salarié-malade de son isolement. Le médecin se place dans une situation d’écoute. Il évalue le degré de souffrance et en recherche la cause. Il faut déculpabiliser ce patient qui a fini par se croire responsable de sa situation. La pression au travail pouvant être très forte, le médecin doit remettre la santé comme préoccupation première. Attention aux patients qui paraissent les plus forts, ils s’effrondrent d’autant plus brutalement !

Le médecin traitant a la connaissance de son patient

Il prend en charge le soin. Il oriente ensuite vers le médecin du travail pour la prise en charge de la situation médico-professionnelle. S’il délivre un arrêt maladie de plus de vingt et un jours, le médecin du travail reverra le patient dans les huit jours suivant la reprise. Pendant la suspension de contrat, la visite de pré-reprise permet d’anticiper la reprise effective, parfois de la différer.

Le recours aux consultations de pathologies professionnelles peut être utile, mais les délais sont longs. Ces consultations spécialisées, hospitalières, ont élargi leur domaine à la souffrance au travail.

Le médecin du travail a la connaissance de l’entreprise

Il orientera vers le médecin traitant pour le soin et l’éventuel arrêt maladie. Par cette première consultation, le médecin du travail informe le patient de la réglementation et de ses droits. Puis il analyse la situation personnelle. Ce patient, qu’il découvre en dehors des visites bisannuelles systématiques, doit être revu. De façon formelle au travers du libellé de la fiche d’aptitude, ou informelle à l’initiative du salarié (« Tout salarié peut consulter son médecin du travail, sur son temps de travail, sans avoir à se justifier. Ce type de visite ne peut pas être pris comme faute. ») Par sa connaissance de l’entreprise, le médecin du travail peut conseiller, proposer des aménagements de poste, parfois intervenir directement. Mais toute intervention, que ce soit auprès de l’entreprise ou du médecin traitant, se fait avec l’accord du patient et dans le respect strict du secret professionnel.

Enfin, chaque médecin doit avoir les coordonnées de l’autre. N’oublions pas le téléphone. La concertation directe entre confrères rend de grands services à nos patients.

La loi définit la prévention primaire

Par la loi, l’employeur a l’obligation d’organiser la prévention dans son entreprise. Au-delà de vingt salariés, les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement doivent figurer au règlement intérieur (ce règlement doit être remis à l’embauche avec le contrat de travail et un exemplaire de la convention collective).

> Les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail sont clairs : « […] Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail […] » (article L230-3).

> Tout aussi clair est l’article sur le harcèlement : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel […]. » (article L122-49).

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Les personnes ayant une faible estime de soi ont tendance à percevoir, à tort, que l’acceptation et l’amour de leur partenaire varient en fonction de leurs succès et échecs professionnels (recherche publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin).

« Se sentant moins valorisés en général, la confiance dans l’acceptation inconditionnelle du partenaire est particulièrement importante pour les gens qui ont une faible estime de soi », expliquent les auteurs.

Ils ont tendance à interagir sur un mode d’auto-protection, s’autorisant à se sentir en connection avec leur partenaire seulement s’ils se sentent acceptés et valorisés.

Une difficulté est que, liant le succès et l’échec à leur valeur personnelle, ils s’attendent à l’appréciation et l’acceptation en cas de réussites et à la dépréciation et au rejet en cas d’échecs. Ils sont particulièrement susceptibles d’interpréter de façon biaisée les réactions de leur partenaire à la lumière de ces attentes. La perception d’une dépréciation peut souvent enclencher un engrenage négatif dans les interactions du couple.

Sandra L. Murray et ses collègues, ont analysé les notes quotidiennes de 154 couples rapportant leurs succès et échecs professionnels et le niveau d’acceptance, de support et d’amour qu’il ressentait de la part de leur partenaire.

L’estime de soi s’est avérée être en relation importante avec la perception de l’appréciation et du support du conjoint dans le quotidien. Les hommes et les femmes avec une faible estime de soi sentaient l’amour de leur conjoint conditionnel à leur succès professionnel quotidien. Ils se sentaient mieux aimés les jours où ils avaient du succès. Les femmes avec une basse estime se sentaient moins aimées les jours où elles avaient des échecs au travail. Au contraire les gens avec une bonne estime sentaient l’amour inconditionnel. En fait les femmes avec une bonne estime se sentaient même mieux aimées les jours où elles rapportaient des échecs au travail.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent l’importance pour les gens avec une faible estime de soi de réaliser comment les événements dans leur propre vie peuvent irrationnellement envahir leur relation de couple, les amenant à voir leur partenaire plus négativement que ce que justifient les faits.

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Comment lutter contre un état dépressif ?

Vous sentez-vous souvent cafardeux, fatigué ou sans entrain ?

Peut-être faites-vous un début de dépression.

Ne recourez pas d’emblée au Prozac : il existe de meilleures façons de s’en débarrasser.

 

  1. Recherchez-en la cause. C’est peine perdue si vous ne vous attaquez qu’aux symptômes de la dépression. De plus, si dès le départ, vous ne combattez pas la dépression en profondeur, elle peut s’aggraver, devenir chronique ou réapparaître.
  2. Parlez-en avec des amis. Ne rentrez pas dans votre coquille mais cherchez de l’aide auprès d’amis en qui vous pouvez avoir confiance. Demandez-leur de se livrer avec vous à une réflexion franche et honnête.
  3. Tenez un journal. Le rythme et le caractère privé de l’écriture pour vous-même ont un effet calmant et éclairant.
  4. Attaquez-vous à la cause. Une dépression causée par un mauvais mariage ou des enfants difficiles sera mieux combattue avec un psychothérapeute spécialiste du couple qu’avec des antidépresseurs. Une fatigue constante due à un emploi stressant ne disparaît que lorsque le travail est organisé différemment.
  5. Lisez des ouvrages sur la dépression. Quelqu’un qui sait ce qui lui arrive est mieux à même de s’aider lui-même.
  6. Combinez repos et action. Veillez à avoir un corps sain en vous reposant suffisamment après votre travail et en faisant suffisamment de sport, du vélo ou de la promenade. Une demi-heure par jour aide apparemment beaucoup.
  7. Dormez suffisamment. Réfléchissez à ce qu’était autrefois votre temps de sommeil idéal à l’époque où vous vous sentiez encore bien. Revenez à cette discipline.
  8. Mangez sain. Pas de plats à emporter mais des repas que vous préparerez vous-même avec des ingrédients frais.
  9. Prenez rendez-vous. Je vous expliquerai ce qui ne va pas chez vous et vous offrir une perspective de rétablissement. Je peux aussi vous aider à briser votre spirale négative.

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Les limites du maintien à domicile.

Les difficultés de maintien à domicile des plus de 75 ans représentent une problématique quotidiennement observée dans la pratique psychothérapeutique . Un des facteurs limitants du maintien à domicile est la dépendance définie par le besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne. La dépendance peut être physique et/ou psychique.

Elle doit être distinguée de l’autonomie ou « libre arbitre ».

Dépendance

La dépendance n’est pas une fatalité du vieillissement, ce dernier n’étant pas une maladie. La dépendance est sous-tendue par des pathologies dont l’incidence augmente avec l’avancée en âge. Les premières causes de dépendance sont les démences dont les trois plus fréquentes sont respectivement la maladie d’Alzheimer (plus de deux tiers des cas), la démence à corps de Lewy et les démences vasculaires. Le syndrome confusionnel, surtout dans sa forme « hyperactive », peut également compromettre le maintien à domicile. Rappelons-le, le syndrome confusionnel est une urgence gériatrique qui sauf exception, est toujours d’origine organique.

Les autres causes bien connues de dépendance sont les pathologies de l’appareil locomoteur (arthrose, ostéoporose), les pathologies neurologiques (atteinte cérébrovasculaire, maladie neurodégénérative [syndrome parkinsonien]), atteinte neurologique périphérique (polyneuropathie).

Les perfectionnistes sont bien loin de la perfection…

Une équipe canadienne arrive à la conclusion qu’il s’agit d’un désordre psychologique du même type que les comportements obsessifs-compulsifs ou de la dépendance affective.

Résultat: les perfectionnistes seraient des gens avec des standards irréalistes, et qui se jugent et jugent les autres comme continuellement en situation d’échec face à ces attentes irréalistes.

Ils se caractérisent par différents types de comportements : outre un souci du détail extrême, certains essaient de masquer leurs imperfections en évitant les situations où ils peuvent montrer leurs incapacités ou en gardant leurs problèmes pour eux-mêmes, afin d’éviter d’admettre leurs échecs. D’autres essaieraient de projeter une image de perfection en se vantant continuellement et en essayant d’impressionner les autres par leurs accomplissements…

Les chercheurs dirigés par le professeur de psychologie Gordon Flett, de l’Université ontarienne de York, concluent de leur étude psychosociale que ces comportements les maintiennent en situation de stress permanent, ce qui occasionnerait des problèmes de santé, tels la détresse psychologique, la dépression ou les désordres alimentaires. Leur interaction conflictuelle avec les autres leur causerait aussi des problèmes relationnels importants: conflits au travail, problèmes de couple… Dans les cas extrêmes, leur comportement dysfonctionnel pourrait même les mener au suicide.

Comme quoi, personne n’est parfait…

Voici quelques conseils qui pourraient faire partie d’un plan pour aider à ce que les réceptions familiales en cette période de Noël et du Nouvel an restent paisibles…

Être réaliste. Mettre de côté les images idéalisées de comment les choses devraient se passer. Ne pas penser que les choses vont être parfaites.

Avoir un plan pour ne pas se disputer. Anticiper les types de conflits qui sont susceptibles de se présenter afin de planifier des réponses et des solutions à l’avance. Reviser comment se produisent habituellement les situations conflictuelles de ces fêtes de fin d’année. Prévoir réagir calmement. Cela peut permettre d’éviter les réactions automatiques qui tendent à faire escalader la tension.

Penser à des stratégies possibles pour composer avec les disputes possibles des membres de la famille. Une façon possible peut être de séparer les belliqueux et de leur demander une trêve pour le bien de tous.

Penser à éliminer certains stresseurs et irritants. Partager le travail. Proposer, par exemple, que chacun apporte un plat, ou offrir d’apporter un plat, ou aider à la préparation, le service, la vaisselle, etc. Vérifier l’heure à laquelle l’arrivée des invités est souhaitée par les hôtes et être à l’heure. Appeler en cas de retard. Pour la personne qui reçoit, faire savoir clairement à quelle heure l’arrivée des invités est souhaitée plutôt que l’heure à laquelle le début du repas est prévue. Ne pas assumer que les invités vont arriver plus tôt pour apporter leur aide mais le demander directement.

S’entendre pour réduire le nombre de cadeaux à offrir, ou tout simplement éliminer ce rituel, peut aider à réduire les stress et la fatigue en enlevant une pression cognitive, de temps et financière.

Éviter les surprises désagréables si des personnes ne souhaitent pas se rencontrer. La solution est parfois de faire deux célébrations. Sinon, prévenir chacun à l’avance de telle sorte que personne ne soit surpris.

 

 

Bon Noël à tous,
Entourez-vous des personnes que vous aimez !

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L‘approche psychothérapique est tout à fait envisageable chez le sujet âgé.

Le fatalisme qui peut prévaloir encore chez certains soignants et chez quelques patients – « Je suis trop vieux pour changer », « Je n’ai plus le temps » – n’est plus de mise.

« Quelle que soit la technique utilisée, la plupart des sujets âgés jouent complètement le jeu du processus psychothérapeutique, explique le Dr Hazif-Thomas. Souvent mieux d’ailleurs que les patients plus jeunes, plus ancrés dans des enjeux narcissiques, professionnels ou autres. Ainsi, une personne âgée qui accepte d’entreprendre une psychothérapie, consciente d’avoir moins de temps devant elle, est généralement très coopérante. »

Il reste certes à combler le manque de praticiens formés, mais la pratique psychothérapique chez le sujet âgé n’est pas nécessairement réservée au spécialiste en psychogériatrie… Le généraliste peut ainsi s’impliquer s’il le désire dans la psychothérapie interpersonnelle de soutien.

Toutes les psychothérapies ont pour but d’obtenir un changement par rapport à un état antérieur, afin d’aider le patient à s’adapter et à résoudre ses difficultés, soit par l’intermédiaire de la parole, soit par une approche corporelle.

Source : Clément JP, Darthout N, Nubukpo P. Guide pratique de psychogériatrie. 2e éd. Collection Médiguides. Paris : Masson ; 2006 ; 263 p.

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Les hommes qui fuient un conflit avec leur patron ont trois fois plus de risque de faire une crise cardiaque, et même d’en mourir, que ceux qui préfèrent y faire face, selon une récente étude suédoise.

Pour protéger son cœur, mieux vaut oser parler à son supérieur que de se taire. C’est ce qui ressort d’une étude suédoise, menée dans différents milieux professionnels auprès de 2755 hommes âgés de 41 ans en moyenne.

Pendant dix ans, les participants ont répondu à des questionnaires destinés à évaluer leurs réactions lorsque des situations conflictuelles au travail se présentaient. L’analyse des réponses des volontaires montrent que ceux qui se taisent ont trois plus de risque de faire une attaque cardiaque que ceux qui affrontent la situation.

Et lorsque le conflit survient entre collègues ?

C’est bien pire. L’étude montre en effet que le risque de crise cardiaque est multiplié par 4 chez ceux qui ont tendance à fuir la situation.
Sources :

– lanutrition.fr
– Leineweber C, Westerlund H, Theorell T, Kivimäki M, Westerholm P, Alfredsson L. Covert coping with unfair treatment at work and risk of incident myocardial infarction and cardiac death among men: Prospective cohort study. Journal of Epidemiology and Community Health. 2009 Nov 24.

Beaucoup de gens sont allergiques à l’idée de ‘s’organiser’ parce qu’ils ont de mauvaises expériences avec les listes de choses à faire, écrit David Allen, spécialiste en efficacité organisationnelle. La solution est :

1. Rassembler. Rassemblez tout ce qui doit être fait dans vos collecteurs : votre bac de courrier entrant, e-mail, bloc-notes, etc. Vous désencombrerez ainsi votre mémoire à court terme. Utilisez le moins possible de collecteurs et passez régulièrement en revue ce qu’ils contiennent.
2. Traiter. Décidez pour chaque item se trouvant dans vos collecteurs si une action de suivi s’impose. Si aucune action n’est nécessaire, il y a deux options : soit vous placez ce point dans votre système d’échéancier pour une action ultérieure ou vous le rangez dans vos archives. Si une action s’impose, décidez alors en quoi elle consiste et exécutez-la (actions de moins de deux minutes), déléguez-la ou transmettez-la. Si une action ne suffit pas, faites de cet item un projet.
3. Organiser. Groupez les résultats du traitement de l’input en catégories d’entretien. Les quatre principales catégories sont ‘les projets’ (que vous voulez certainement finaliser), ‘l’agenda’ (actions liées au temps), ‘actions suivantes’ et ‘attendre’ (projets et actions d’autres personnes). Vous pouvez y ajouter d’autres catégories (shopping list, liste d’appels…).
4. Entretien. Revoyez l’agenda et les listes d’actions chaque jour. Effectuez un entretien chaque semaine pour garder ces listes actives et fonctionnelles.
5. Faire. Faites des choix concernant vos actions sur base de ce que vous pouvez faire (situations), de combien de temps et d’énergie vous disposez et ensuite, sur base de vos priorités. Garantissez les meilleurs choix intuitifs en étant continuellement et régulièrement attentif aux priorités : qu’est-ce j’y gagne si je fais X plutôt que Y ?

Source : David Allen

Sans oublier qu’il y a toujours des exceptions, on peut se risquer à brosser un portrait type de la personne anorexique, tellement mes clientes se ressemblent… et je rejoins le constat de linternaute.com.

Elles sont souvent plus brillantes et plus studieuses que la moyenne…

Il s’agit dans 95 % des cas de femmes. Parmi les garçons victimes d’anorexie, on constate souvent (mais pas toujours) un penchant homosexuel, assumé ou non.

Le plus souvent, l’anorexie se déclenche à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, avant 25 ans. Elle est plus facilement réversible lorsqu’elle se déclenche de bonne heure.

Elles sont la plupart du temps beaucoup plus brillantes que la moyenne et mettent un point d’honneur à être les meilleures dans tout ce qu’elles entreprennent, notamment sur le plan des études ou du travail. « Je travaillais énormément, j’étais focalisée sur mes études, raconte Jessica. Je visais la mention Très bien au bac et rien ne pouvait me détourner de cet objectif. » Elle l’obtiendra d’ailleurs, ce qui lui permettra d’intégrer Sciences po. Au premier essai, sans même avoir besoin de passer les concours d’entrée.

Leur caractère est également atypique : les personnes anorexiques sont souvent dotées d’une volonté et d’une détermination hors du commun. Un véritable paradoxe : elles sont à la fois fragiles et très fortes. Dans l’anorexie, cette volonté est utilisée à mauvais escient, mais si la jeune fille parvient à se sortir de ce cercle vicieux, elle peut la mettre à profit pour réaliser de grandes choses, sur le plan professionnel par exemple.

Ces jeunes femmes sont généralement très mûres sur le plan intellectuel et psychologique d’une manière générale, excepté sur le plan affectif.

Elles ont en outre un problème avec la féminité et le fait que leur corps devienne sexué. Cela peut aussi se traduire par un refus de la sexualité. D’ailleurs, toute forme de sexualité disparaît en général pendant la période anorexique.

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la veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, qui a lieu tous les 25 novembre à l’initiative des Nations unies, François Fillon, le premier ministre, a annoncé que la lutte contre ces violences deviendrait la « grande cause nationale » 2010. Attribué tous les ans par Matignon, ce label permet de couronner symboliquement un combat, mais aussi de donner un coup de main aux associations : pendant un an, la grande cause nationale a droit à la diffusion gratuite de messages sur les radios et les télés publiques.Les violences faites aux femmes font énormément de victimes. En France, en 2008, cent cinquante-sept femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon, ce qui représente un décès tous les 2,3 jours. « Dans de nombreux cas, le meurtre est l’ultime étape d’un continuum de violences, puisque, dans un quart des cas, il existait une violence connue antérieure », soulignait, en juillet, une mission d’information de l’Assemblée nationale, dont la présidente (PS) était Danielle Bousquet et le rapporteur (UMP), Guy Geoffroy.
VIOLENCES SOUVENT PASSÉES SOUS SILENCE

Malgré leur gravité – en France, le huis clos conjugal est, pour les femmes, un lieu plus dangereux que l’espace public –, ces violences restent souvent tues. Selon l’Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France (Enveff) de 2001, leur taux de signalement est évalué à 13 %, contre 32 % pour les violences au travail et 43% pour les violences dans l’espace public. Cette sous-déclaration a été confirmée par les enquêtes de victimation menée par l’Observatoire national de la délinquance.

Ces violences n’ont pourtant rien d’anodin : selon l’Enveff, les femmes battues font en moyenne onze fois plus de tentatives de suicide que les autres, et 10 % des enfants qui assistent à ces scènes sont, eux aussi, frappés. Une enquête du Centre de recherches économiques, sociologiques et de gestion, menée en 2006, estime en outre le coût annuel de ces violences à 1 milliard d’euros si l’on prend en compte les soins aux victimes, le coût des structures d’hébergement, les procédures judiciaires et les pertes de revenus.

Pour lutter contre ce fléau, la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, souhaite donner une nouvelle impulsion au plan triennal lancé en 2008. Elle devait ainsi annoncer, mercredi 25 novembre, en conseil des ministres, l’expérimentation, en France, d’une mesure qui a été mise en œuvre en Espagne cet été : le bracelet électronique pour les conjoints violents. « Il s’agit d’un outil imparable de protection », affirmait-elle lors d’une visite à Madrid, le 17 novembre.

RÉFÉRÉ-PROTECTION

En Espagne, la justice peut ainsi imposer aux hommes violents le port d’un bracelet électronique doté d’un GPS. La victime, elle, se voit confier un téléphone portable GPS doté d’un bouton d’alarme. Dès que l’homme s’approche de sa femme ou franchit le périmètre de sécurité qui la protège – son domicile, son travail, l’école des enfants –, le Centre national de surveillance de Madrid peut avertir la police. Sur les six cents alertes enregistrées depuis juillet à partir des cinquante-huit bracelets recensés en Espagne, deux cent vingt-deux ont donné lieu à une « activation des forces de sécurité ».

Pour améliorer la protection des victimes, la secrétaire d’Etat à la famille propose également d’étendre les procédures d’éviction du conjoint violent aux pacsés et aux concubins et d’introduire dans le code civil un « référé-protection » qui permettra d’aider sans délai les femmes en danger. Mme Morano souhaite enfin introduire dans le code pénal un nouveau délit. Inspiré du harcèlement moral, ce texte servira à réprimer les « violences psychologiques » au sein du couple.

La plupart de ces mesures figurent dans une proposition de loi qui a été déposée, mercredi, par vingt-neuf députés issus de la mission d’information de l’Assemblée nationale. Venus de l’UMP, du PS, du PC ou des Verts, ces élus ont écarté l’idée de rédiger une loi-cadre à l’espagnole, mais ils ont émis soixante-cinq propositions qui vont de la création d’un observatoire national à l’instauration d’une ordonnance de protection des victimes. « Nous nous appuierons sur leur travail pour faire aboutir les mesures annoncées au conseil des ministres », précise Mme Morano.

Anne Chemin

Nouveau délit de « violences psychologiques »
François Fillon a annoncé, mercredi 25 novembre à Matignon, sa volonté d’introduire dans la loi un nouveau délit de « violences psychologiques au sein du couple », afin d’intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes. Le premier ministre a par ailleurs confirmé le lancement d’une expérimentation de surveillance par bracelet électronique pour contrôler les auteurs de violences faites aux femmes, à l’image de ce qui existe en Espagne. – (Avec AFP.)

Source : LeMonde du 25/11/09

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Commentaires :

AM
25.11.09 | 13h46

Face à la déferlante médiatique organisée par un lobby, il ne faut répéter et répéter encore que les hommes n’ont pas le monopole de la violence dans le couple, loin de là. Toutes les études (étrangères…) sérieuses le montrent.Quant aux violences psychologiques, elle sont encore mieux « partagées », les femmes ayant souvent les meilleures compétences verbales…POURQUOI ces campagnes ne stigmatisent-elles QUE les hommes, au lieu de cibler enfin TOUTES les violences domestiques ??

michel r.
25.11.09 | 13h43

N’oublions jamais qu’il y a aussi des hommes victimes de mauvais traitements et que nombre de femmes dans le cadre du divorce inventent tout et n’importe quoi pour se débarrasser en un temps record d’un conjoint devenu soudain inutile ou à remplacer.

Cet hiver, les rhumes et la grippe cloueront au lit des centaines de milliers de personnes…

Si vous ne voulez pas être l’une d’elles, vous pouvez accroître votre résistance immunitaire de plusieurs façons agréables :

  1. Le sexe. Les gens qui ont une relation stable et une vie sexuelle active ont une immunité supérieure à ceux qui font l’amour moins souvent. Mais attention : l’excès risque de saper votre résistance.
  2. Le sport. Une demi-heure de sport intensif plusieurs fois par semaine réduit de 50 % le risque d’attraper un rhume ou la grippe. Ici aussi, trop de sport peut affaiblir votre résistance.
  3. Les massages. Une étude américaine a révélé que les hommes qui bénéficiaient tous les jours d’un massage, étaient plus détendus et moins anxieux et que leur sang contenait plus de cellules de défense de l’organisme.
  4. Le rire. Un bon éclat de rire abaisse le niveau de stress et accroît le nombre de cellules de défense !
  5. Manger certains aliments. Les champignons, les oignons, le thé vert et le ginseng renforcent l’immunité.
  6. Mais la meilleure protection contre la grippe consiste encore toujours (et de loin) à ne pas vous exposer au virus. Lavez-vous donc les mains régulièrement.

Source : Psychologie Magazine


Dans un couple où un des partenaires a un diagnostic de cancer, les femmes vivent, en moyenne, plus de détresse que les hommes, indépendamment qu’elles soient la personne qui a la maladie ou la partenaire en santé selon une recherche parue dans le Psychological Bulletin.

James C. Coyne de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis) et Mariët Hagedoorn de l’Université de Groningen (Pays-Bas) ont analysé 43 études portant sur le sujet.

« Les femmes ayant le cancer du sein sont, en moyenne, en plus grande détresse que leur conjoint; mais les conjointes des hommes ayant le cancer de la prostate, sont aussi en moyenne en plus grande détresse que ces derniers », concluent les chercheurs.

Selon une autre recherche américaine auprès de 168 couples mariés, publiée dans le numéro d’avril des Annals of Behavioral Medicine, la santé physique des hommes atteint de cancer de la prostate aurait tendance à être affectée par le faible bien-être émotionnel de leurs épouses.

« La détresse psychologique des femmes semblent avoir le plus grand impact, qu’elles soient survivantes du cancer du sein ou prennent soin de leur mari souffrant du cancer de la prostate. Si la femme a un niveau plus élevé de détresse émotionnelle, le partenaire a tendance à avoir un niveau plus élevé de problèmes psychosomatiques tout en rapportant rarement de problèmes psychologiques ou émotionnels, » dit Youngmee Kim, auteure principale de la recherche.

Sources : PsychoMédia, Eurekalert, Newswise

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« La dépression augmente le risque de mourir d’un cancer. A contrario, sortir de l’impuissance réduit à la fois la dépression et l’inflammation dans le corps et augmente formidablement les chances de survie.

Une nouvelle analyse des études  publiées sur le sujet vient de montrer que les personnes qui souffrent de dépression chronique ont un risque accru de mourir de leur cancer de l’ordre de 39%, quelle que soit la nature du cancer. C’est une augmentation de risque un peu plus élevée que l’augmentation de risque de cancer du sein liée à la prise d’hormones oestrogènes après la ménopause (cf. 1, 2), mais beaucoup moins que celle due au tabac (de l’ordre de 700 à 1000%).

De fait, comme je le décris dans « Anticancer », ce n’est pas tant les facteurs de stress de notre environnement qui nous exposent à un plus grand risque de maladies en général et de cancer en particulier, mais plutôt le sentiment d’impuissance qui s’installe dans le temps lorsque nous ne savons pas faire face au stress ou lorsque personne autour de nous ne vient nous aider. Sur des périodes de plusieurs mois, ou années, ce sentiment d’impuissance se traduit par la dépression et une sécrétion anormale de cortisol et d’adrénaline qui stimule l’inflammation et réduit la capacité du système immunitaire à lutter contre les maladies.

Heureusement, il existe de nombreuses manières de sortir de cette impuissance qui est le plus souvent une illusion d’impuissance. Dans une autre étude publiée très récemment, la chercheuse en psychoimmunologie Barbara Andersen de l’université Ohio State a suivi des femmes qui avaient toutes été traitées pour un cancer du sein de stade II ou III.

Celles qui étaient déprimées au départ mais avaient participé sur une période de un an à un groupe dans lequel elles avaient appris à pratiquer un exercice de relaxation quotidien, à manger différemment, à faire plus d’activité physique, et à demander de l’aide autour d’elles, avaient réduit leur risque de dépression de façon considérable. Cela se mesurait aussi par une réduction marquée du taux d’inflammation dans leur corps, et une augmentation de l’activité de leur système immunitaire. Sur l’ensemble des sujets dans cette études, après 11 ans de suivi, les femmes traitées pour leur cancer du sein et qui avaient reçu cet enseignement — qu’elles aient été déprimées ou non — bénéficiaient d’une réduction de la mortalité de près de 70% par rapport à celles qui avaient eu le même traitement médical mais pas de soutien pour modifier leur style de vie et sortir du sentiment d’impuissance (cf. 3, 4) .

Il faut se méfier des faux espoirs lorsqu’il s’agit du cancer. Mais ce que ces études nous rappellent encore une fois, c’est qu’il faut sans doute se méfier encore plus du faux désespoir qui nous accable lorsque nous ne sommes pas informés de toutes les façons utiles de se prendre en main pour mieux prévenir ou guérir du cancer. »

 

[1] En 2002, une étude américaine concluait à un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif estroprogestatif, entraînant une modification de la prise en charge de la ménopause. Le sur-risque était estimé à 24%, soit 8 cas de plus par an pour 10 000 femmes traitées avec estrogen + progestine pendant 1 an, en comparaison avec 10 000 femmes qui prennent un placebo. (Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, et al. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: Principal results from the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. Journal of the American Medical Association 2002; 288(3):321–333.)

[2] Depression as a predictor of disease progression and mortality in cancer patients: a Meta-Analysis. Cancer. 2009 Sep 14 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19753617)

[3] A Psychological Intervention Reduces Inflammatory Markers by Alleviating Depressive Symptoms: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial (Psychosomatic Medicine 71:715-724 (2009))

[4] Andersen, B.L., et al., Psychologic Intervention Improves Survival for Breast Cancer Patients: A Randomized Clinical Trial. (Cancer, 2008. 113: p. 3450-3458)

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1. Comment limiter vos risques ?

« Dans le traitement du cancer de la prostate, ce qui compte le plus pour éviter les problèmes d’impuissance, c’est de prendre la maladie en charge le plus tôt possible ! », explique le Professeur Marty, cancérologue à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et président d’Eurocancer.

Pourquoi ?

Parce qu’en général, plus le diagnostic est précoce, moins la tumeur est étendue (d’où l’importance du dépistage).

Résultat : les traitements sont moins invasifs et abîment dans une moindre mesure les tissus intervenant dans le mécanisme érectile (comme les nerfs honteux par exemple).


2. Quels sont traitements les moins périlleux ?

La radiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses par rayonnement, compte parmi les traitements les moins risqués. Quelle que soit la technique choisie -radiothérapie classique, externe, ou curithérapie (nouveau procédé consistant à introduire des grains radioactifs dans la prostate)-, elle entraîne en général, moins de complications sexuelles que la chirurgie ! Idem concernant les traitements hormonaux.

Certes, leur prescription cause une forte baisse de désir et de performances, mais rien n’est définitif. Ces désagréments disparaissent avec l’arrêt des prises si elles n’excèdent pas deux ans !


3. Si vous pourviez l’éviter…

L’ablation de la prostate -la prostatectomie radicale-, entraîne selon les études, des problèmes d’impuissance dans 10 à 90 % des cas -la moyenne se situant vraisemblablement autour de 70 %. Conséquence : des érections en général moins rigides pendant les mois qui suivent l’intervention, et qui malheureusement s’avèrent parfois définitives, en fonction de l’âge ou de l’état de santé du patient.

A savoir : la coelioscopie qui permet d’effectuer la même opération, mais par de petits orifices à l’aide d’instruments longs et d’une caméra, donnerait de meilleurs résultats en termes de sexualité. La visibilité sur écran du chirurgien, lui permettrait en effet, de repérer les nerfs de l’érection, donc de mieux les préserver.


4. Comment retrouver vos performances ?

Qu’elle soit passagère ou non, l’impuissance post-prostate est relativement bien traitée.

Si les problèmes d’éjaculation sont souvent difficiles à soigner, la baisse de libido est mieux prise en charge, puisqu’elle est souvent due à la fatigue, à des douleurs ou à une baisse de moral. Même chose concernant les troubles orgasmiques. Quant aux soucis érectiles, ils bénéficient de solutions assez efficaces (surtout si les nerfs érectiles ont été préservés). Les médicaments par voie orale sont prescrits en première intention en raison de leurs bons résultats.

En cas d’échec ou de contre-indication, on peut avoir recours à des injections locales, voire l’implantation d’une prothèse pénienne siliconée.

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Fiche de lecture :

« Vivre avec une personne malade.

Des conseils pour la famille, les soignants, les accompagnateurs« ,

de Nicole Carre & Hubert Paris,

(Les Editions de l’Atelier, Paris, 2007, 206 pages, 18 €)

Les deux auteurs sont réunis par leur expérience de la maladie et de l’accompagnement de malades.

Nicole Carré, psychanalyste et formatrice à l’accompagnement des malades, a eu une leucémie avec rechute, suivie de rémissions. Hubert Paris, quant à lui, est accompagnateur de malades et a eu une tuberculose suivie d’une longue convalescence.

L’ouvrage se divise en deux grandes parties, soit sept chapitres, suivies de compléments et d’annexes.

La première (cinq chapitres) montre différents points de vue pour Accompagner la personne malade : «Comment je me situe par rapport à la personne malade ? », « Qui est la personne qui souffre ? », « Au-delà de la rencontre, l’accompagnement », « Vers des accompagnants divers et partenaires », « En quête de sens, la spiritualité ».

La seconde s’intéresse à l’accompagnement Quand la mort se fait proche en montrant différents « Regards sur le mourir » puis en analysant « Au bord de la mort, les besoins du malade ».

Les compléments traitent des religions (et surtout du catholicisme majoritaire en France) dans leur rapport à la maladie et à la mort.

Enfin, les annexes présentent les textes de loi et les adresses utiles. L’ouvrage propose grâce à l’expérience des auteurs et à des témoignages directs des conseils aux personnes accompagnants des malades, et notamment aux proches.

L’idée forte est que le malade, s’il a des besoins spécifiques, reste une personne à part entière, membre de la « communauté des vivants » à égalité avec les autres.

Source : www.proximologie.com

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