anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux)


La jalousie est une émotion humaine extrêmement répandue, probablement indissociable de l’amour.

Son rôle : elle consiste à révéler à la fois un besoin frustré et les obstacles à sa satisfaction. La jalousie, comme toute émotion, peut être très constructive si elle est gérée de manière adéquate. C’est le cas dans de nombreux couples ou elle sert de relais occasionnel à l’expression des sentiments et des besoins de chacun.

Cependant, il existe un autre volet bien plus malsain de la personnalité désigné ici par le terme « jalousie excessive». Il regroupe l’ensemble des comportements destructeurs et néfastes d’une personne jalouse : agressivité continue,  irrationalité, suspicions, manipulation, harcèlement, surveillance, etc… La barrière entre les deux types de comportement décrits ci-dessus est bien plus mince qu’elle n’y paraît bien que leurs conséquences soient radicalement opposées.

Pourquoi la jalousie devient-elle destructrice ?

La jalousie excessive est en réalité l’indice de la présence d’un problème majeur d’estime de soi, elle nait d’un sentiment mixé d’insatisfaction et d’insécurité. À titre d’exemple, dans un couple, le jaloux a tendance à se persuader que la personne avec qui il est trop bien pour lui, qu’il ne la mérite pas et qu’elle va de facto le quitter (notez bien que la jalousie excessive n’a pas genre, elle appartient tout autant aux hommes qu’aux femmes).

Dans une situation d’excès, le jaloux souffre sur le long terme, la situation lui pèse, il s’enfonce comme irrémédiablement et inconsciemment dans sa chute.

Il est important de réaliser que cette jalousie excessive se construit autour d’une spirale négative de laquelle beaucoup peinent à se sortir : de l’insécurité nait l’insécurité, plus la personne jalouse tend à démontrer son sentiment d’insécurité, plus ses relations avec les autres se détériorent et moins elle a d’estime d’elle-même. Le jaloux n’arrivant pas à combler ses carences affectives de manière adéquate, il lui arrive de rêver de situations où ses besoins seraient comblés, mais il assume rarement l’idée d’infidélité liée à ces rêves.

À ce stade le jaloux perd une grande partie de sa personnalité, et beaucoup d’intérêt aux yeux des personnes qui le fréquentent.

J’entends encore ici et là des gens raconter qu’ils adorent être en couple avec des personnes jalouses, mais aime t’on réellement être contrôlé, manipulé ? Non, certains apprécient en effet le sentiment d’attachement qui transparait derrière une telle émotion, mais sûrement pas les excès que cette émotion peut engendrer sur la personnalité. Une fois que l’on arrive à cerner la différence entre la jalousie comme émotion et les comportements malsains qu’elle  engendre parfois, la question qui se pose est simple : comment remédier aux excès ?

Voici trois clés pour remédier à la jalousie excessive

1/ Apprendre à conserver une relation de confiance

Avant même d’appliquer les deux conseils suivants, qui devraient sans conteste vous permettre de réduire considérablement vos excès de jalousie, il vous faut apprendre à ne pas détruire complètement la confiance si précieuse qui peut régner entre deux êtres humains. En effet, les dégâts causés à une relation de confiance sont difficilement réparables.

Il est donc important d’apprendre en priorité à ne pas mettre en doute la confiance des autres. Soyez clair avec vous-même sur ce que veux dire faire confiance pour vous, sur ce que vous attendez des personnes que vous fréquentez, et veillez impérativement à ne jamais faire ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse (et ce, quel que soit votre niveau d’énervement ou de souffrance)

2/ Identifier et accepter les causes de ses peurs

Prenez un peu de temps pour prendre du recul sur votre situation et l’examiner avec pragmatisme.

Le problème vient généralement de vous. Pourquoi vos amis ou conjoints décideraient t’il subitement que vous ne remplissez plus ce qu’ils attendent de vous ? Et si tant est que ce soit le cas, vous l’ont t’ils clairement statué ? Dans la plupart des cas, rien n’indique qu’il existe une raison que vous soyez subitement remplacés. Souvenez-vous que les gens qui vous fréquentent ne le font pas par hasard. Quelque chose chez vous leur plait. Une fois que vous réalisez que le problème vient de vous, il faudra l’identifier.

Essayez de comprendre ce qui vous fait le plus peur : perdre l’être aimé ? Être trompé ? Vous retrouver seul ? Quelles sont les choses que font les autres qui vous mettent dans ces états ?

Réfléchissez à des situations similaires que vous auriez vécues par le passé, et n’hésitez pas à en parler à une tierce personne qui aura probablement plus de recul que vous sur la situation (et à écouter ce que vous dit cette personne, même si c’est contraire à ce que vous pensez).

3/ Regagnez confiance en vous

Vous l’avez compris, les insécurités et le manqué d’estime de soi sont les racines de la jalousie excessive.

Combattez donc le problème à sa racine : apprenez à lutter contre ces insécurités et à regagner confiance en vous. Concentrez-vous sur vos qualités, demandez à vos amis ce qu’ils aiment de vous, parlez de vos problèmes pour les évacuer et pensez à toutes les choses bien que vous avez réalisées au cours de votre vie. Dans les extrêmes, une thérapie peut s’imposer, c’est à vous de le sentir (certains réussissent mieux ces choses-là par eux même). Pensez positif, efforcez-vous de contrer toutes les choses qui vous font vous sentir mal.

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La timidité n’est pas toujours facile à vivre.

Elle peut constituer un frein à votre épanouissement sur bien des plans, si vous ne savez pas ou n’apprenez pas à la dompter un minimum et à vivre avec.

Professionnellement, elle peut empêcher de vous faire valoir comme il se doit. Etre timide, c’est aussi ne pas oser se montrer, ne pas oser se mettre en avant de peur d’être ridicule. Bref, manquer de confiance en vous.

Comment susciter la confiance chez les autres quand on ne croit pas soi-même en ses capacités ?

Sans compter que dans ce monde de requins, si on ne se bat pas un peu pour prendre (ou garder) sa place, on a vite fait de se faire dépasser et même écraser.

Personnellement, la timidité peut jouer des tours. Etre timide, c’est risquer de ne jamais se sentir à l’aise en société, par exemple, et ainsi donner une image de soi erronée. Vous n’êtes pas cette personne effacée et sans caractère que l’on imagine lorsqu’on vous voit muette à un dîner, n’est-ce pas ?

D’ailleurs, vous manquez aussi des « opportunités » sur le plan personnel. Comme ce beau brun que vous avez reluqué toute la soirée du coin de l’œil mais que jamais, ô grand jamais, vous n’auriez osé aborder. Evidemment, la grande blonde là-bas n’a pas hésité, elle. Et c’est bien son numéro qu’il a pris à la fin de la soirée…

Vous n’osez pas non plus demander de l’aide quand vous en avez besoin. Ni ne vous confiez quand vous avez un souci, car vous êtes persuadée que cela va barber votre auditoire.

L’un dans l’autre, le problème avec la timidité, pour charmante qu’elle soit à l’occasion, c’est qu’elle empêche souvent de vivre sa vie en grand, de foncer  sur le chemin qu’on s’est choisi avec le sentiment d’y être de plein droit.

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Si la timidité s’estompe théoriquement avec l’âge, il arrive que ça ne soit pas le cas.

Au contraire, au fil des années et des échecs qui s’accumulent, certaines personnes deviennent de plus en plus timides et renfermée.

On parle alors de phobie sociale.

« L’origine de la phobie sociale, comme pour beaucoup de maladies, est à chercher à la fois dans la personnalité de la victime mais aussi dans le contexte, expose le Dr Cungi. Une personnalité timide au départ, a subi des échecs au fil de ses expériences, plutôt que des succès. Au lieu de gagner une certaine confiance en elle, elle a donc perdu son peu d’assurance. »

Et se retrouve ainsi « inapte » à socialiser. Littéralement, les gens lui font peur. Ce qui, pour vivre en société, constitue évidemment un handicap de taille. Ce type de timidité extrême devient paralysant au point que l’on devient incapable d’interagir avec les autres. Tous les domaines de la vie en subissent les conséquences.

Parmi les déclencheurs de la phobie sociale, les expositions forcées à des situations « à risque ». Au départ, la personne timide, prenant son courage à deux mains, décide d’affronter une situation qui la terrorise, telle que parler en public. L’exercice peut se passer convenablement en apparence. Mais si l’angoisse reste présente, que la personne ne parvient pas à se détendre au fur et à mesure que se déroule l’exposé, l’angoisse augmentera d’un cran la fois suivante.

Echecs répétés…

Pire : si la présentation se passe mal, le timide se voit conforté dans son idée qu’il n’est pas fait pour ça et appréhendera évidemment d’autant plus la prochaine exposition en public. « Pour prendre une image parlante, je dirais que c’est un peu comme la personne que l’on force à faire un saut en parachute alors qu’elle n’en a pas envie, estime Charly Cungi. Elle va le faire, parce qu’elle est courageuse et ne veut pas perdre la face. Mais si elle n’était pas réellement, prête, ce sera la première et dernière fois, car elle gardera un très mauvais souvenir de cette expérience. »

Plus ce sentiment d’échec se répète au fil des mois, plus le timide s’enfonce dans sa timidité, jusqu’à en devenir phobique social. D’où l’importance de ne pas s’exposer si l’on ne se sent pas prêt, et de réagir en cas d’échec : il est bien sûr plus facile de se guérir d’une simple timidité que d’une phobie ancrée dans la personnalité.

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Maîtrisez vos nerfs…

Même le professionnel le plus chevronné est stressé par un entretien d’embauche. Comment pouvez-vous vaincre votre nervosité ?

  1. Planifiez votre trajet. Rien n’est plus stressant que de s’égarer en cours de route. D’autant que cela fait très mauvaise impression d’arriver en retard. Quels trains et bus allez-vous prendre ? Par mesure de prudence, faites déjà le trajet une fois jusqu’à l’entreprise avant le jour J.
  2. Rassemblez votre cv et autres documents, comme vos références par exemple. Si vous ne procéder à cette opération que quelques heures avant le rendez-vous, vous risquez de vous rendre compte que vous avez égaré toutes sortes de papiers.
  3. Levez-vous à temps, de manière à pouvoir vous préparer à l’aise. Partir à la hâte ne donne pas un sentiment agréable.
  4. Evitez de consommer trop de boissons ou d’aliments dopants, comme le café et le chocolat. Un excès de caféine peut vous énerver.
  5. Efforcez-vous de garder votre calme. Ecoutez de la musique agréable dans la voiture ou cherchez à vous distraire dans le train.
    Faites des exercices respiratoires quand vous remarquez que vous devenez nerveux.
  6. Essayez de contrôler vos idées et ayez des pensées positives. Si l’entreprise n’estimait pas votre candidature intéressante, on ne vous aurait pas invité à un entretien.
  7. Faites en sorte d’arriver à temps à destination. Arriver dix minutes trop tôt fait bonne impression et c’est aussi bon pour vous. Vous pourrez alors vous rafraîchir un peu aux toilettes.
  8. Ne restez pas à vous tourner les pouces, cela accentue le stress.
  9. Si vous arrivez beaucoup trop tôt, faites un petit tour dehors. C’est plus agréable que d’attendre assis dans le hall.

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Une enquête sociologique à très grande échelle (résultats complets en anglais et principales conclusions en français), menée dans 25 pays auprès de 25 140 internautes européens âgés de neuf à seize ans, tend à montrer que la plupart des dangers associés à Internet pour les plus jeunes sont généralement surestimés. Financée par la Commission européenne, pilotée par la London School of Economics, avec le CNRS pour l’enquête française, cette étude montre également que les parents ont souvent une appréciation erronée de ce que leurs enfants considèrent comme une expérience traumatisante ou désagréable.

Premier constat : Internet fait partie du quotidien des jeunes Européens, qui sont 93 % à s’y connecter au moins une fois par semaine. Et ils surfent de plus en plus tôt : l’âge moyen pour la première connexion varie d’un pays à l’autre, de sept ans en Suède à 8-9 ans en France. Surtout, cet âge tend à diminuer dans tous les pays.

Les 9-16 ans sont également adeptes des réseaux sociaux. 26 % des 9-10 ans sont inscrits sur un réseau social, et le chiffre passe à 81 % pour les 15-16 ans. Dans la plupart des cas, ces outils sont utilisés pour communiquer avec des personnes qu’ils connaissent déjà, même si 25 % des jeunes Européens discutent aussi avec des inconnus, principalement lors de jeux en ligne.

CONTENUS CHOQUANTS

L’enquête révèle que 21 % des 11-16 ans disent avoir été confrontés à des « contenus malsains » en ligne, une catégorie large qui englobe aussi bien des messages de haine que des contenus traitant du suicide, de la drogue ou de l’anorexie. Ce chiffre est particulièrement faible en France, où il n’atteint que 14 %. « Ce que l’on constate, c’est que dans les pays scandinaves, où l’usage d’Internet s’est développé depuis plus longtemps, ce taux est plus important, note Dominique Pasquier, responsable de la partie française de l’étude au CNRS. Ce sont aussi des pays où les modèles de régulation, la surveillance exercée par les parents sont plus ‘laxistes’ qu’en France ou en Allemagne, où le taux est comparable. » L’étude montre également que ce chiffre est particulièrement élevé dans les pays d’Europe de l’Est, comme la République tchèque.

Surtout, et c’est l’un des principaux enseignements de l’enquête, ce qui constitue un contenu choquant ou une expérience traumatisante pour les adultes ne l’est pas forcément pour les enfants. Ainsi, 14 % des jeunes européens disent avoir vu des images pornographiques ou à caractère sexuel sur le Web, mais seul un tiers d’entre eux estime qu’il s’agissait d’une expérience pénible. « Les jeunes qui ont été perturbés par un problème sur Internet sont une petite minorité : seulement 8 % des 9-16 ans en France, et 12 % au niveau européen », note le CNRS.

Le phénomène le plus mal vécu par les jeunes Européens reste le harcèlement en ligne : si seuls 6 % des 9-16 ans disent avoir été victimes de ces messages, les deux tiers d’entre eux ont été « assez » ou « très » tracassés. Dans la majorité des cas, ces messages agressifs ne génèrent pas d’angoisses durables, seuls 6 % des victimes y pensant pendant plusieurs mois. « De plus, le harcèlement est plus fréquent en face à face (13 % des enfants) que sur Internet (6 %) ou par téléphone mobile (3 %) », précise le CNRS.

LE RÔLE DES PARENTS

Les chercheurs ont également analysé les relations entre parents et enfants au sujet d’Internet. Ces dernières sont « peu conflictuelles », concluent-ils, et « le récit qu’ils en font est beaucoup plus concordant [entre parents et enfants] que sur la télévision, où le déclaratif des enfants diffère souvent beaucoup de celui des enfants ». Sans surprise, les amis (73 %) et les enseignants (76 % en France) font également partie des interlocuteurs des 9-16 ans pour discuter d’éventuels problèmes. Dans ses conclusions, l’étude recommande à la Commission européenne, qui a financé cette recherche, de mettre l’accent sur l’éducation des jeunes — et des parents — et le développement d’outils de contrôle parental.

Mais l’enquête fait apparaître aussi un étonnant paradoxe : si les parents ont tendance à surestimer le traumatisme que peut générer un contenu choquant, ils sous-estiment largement les types d’expérience qu’ont pu connaître leurs enfants. Ainsi, 40 % des parents dont les enfants ont vu des images sexuelles pensent que cela ne leur est pas arrivé, et ce chiffre monte à 56 % pour les destinataires de messages agressifs.

 

Source : lemonde.fr

 

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Alors que le président d’une association d’aide aux victimes, l’Association d’aide aux victimes des accidents de médicaments, l’avocat Georges-Alexandre Imbert, annonce qu’il cherche un accord à l’amiable avec le laboratoire Servier qui fabrique le Mediator, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dit ne pas être en faveur de négociations à l’amiable, « qui se font dans l’ombre et dans lesquelles tout le monde n’entrent pas ».

M. Imbert ne conseille pas aux victimes du Mediator de se lancer dans une action juridique car, dit-il, il peut se passer dix ans avant un jugement définitif et une victoire n’est jamais garantie.

De son côté, l’association UFC-Que Choisir déposera une plainte contre X afin d’être présente dans les différentes étapes de la procédure. La plainte portera sur une «mise en danger de la vie d’autrui, homicide et blessures involontaires, tromperie sur la marchandise et sur les risques inhérents du produit», a indiqué Alain Bazot, le président de l’association.

L’association réclame par ailleurs une réforme du système du médicament qui souffre de graves carences.

Le président de l’Association des victimes de l’isoméride et du Mediator (AVIM), Dominique-Michel Courtois, est de son côté sceptique quant à la possibilité d’un règlement à l’amiable. Il déposera mardi 110 plaintes devant le tribunal de grande instance de Paris : 100 plaintes pour blessures involontaires et 10 pour homicide involontaire. Et, quelque 500 autres seront déposées d’ici la fin du mois.

Source: Le Parisien, lemonde.fr

Le suicide est un acte désespéré. Personnellement, je ne partage pas cette solution ultime.

Révélateur d’un isolement affectif et social, et donc d’une souffrance psychique intolérable pour ceux et elles qui décident de mettre fin à leurs jours.

Malgré une baisse des taux de suicides ces dernières années, en particulier chez les jeunes, on note de grandes disparités, aussi bien géographiques qu’entre hommes et femmes. Les personnes âgées restent toujours vulnérables. Or tisser des réseaux de proximité, s’investir dans des activités de soutien bénévoles et s’orienter vers des professionnels spécialisés, s’avèrent des moyens concrets pour cultiver le désir de vie et le sentiment d’existence chez ceux qui les ont perdus.

Depuis 1997, plusieurs associations se sont rassemblées sur le plan national autour d’un projet commun dans le cadre de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS).

Le 1er février se tiendra donc la 15ème Journée Nationale de Prévention du Suicide, à l’Hôtel de Région Midi-Pyrénées, salle d’assemblée, 22 bd du MAréchal Juin, Toulouse, de 8h30 à 17h30.

Les débats s’articuleront autour de thèmes précis.

Entrée libre et gratuite

Contact : Geneviève Rocques-Darroy, resp. régionale UNPS, au 05 6125 6140

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Comment indiquer les limites ?

Comment dire non sans se faire des ennemis ? Comment refuser un travail sans que cela semble être un refus de travailler ? En suivant ces quelques conseils de fermeté, vous apprendrez à maîtriser l’art de l’assertivité.

Sésame, ouvre-toi. En pratiquant la franchise et la spontanéité, vous occupez plus d’espace de sorte que vous ne vous laissez pas repousser dans votre coin.

Désolé. Nous disons trop souvent ‘désolé’ alors que nous n’avons rien fait de mal. Cette tendance vient du besoin universel d’être perçu comme agréable et gentil. Soyez indépendant du jugement des autres et ne dites « désolé » que si c’est nécessaire.

Haro sur les faux-fuyants. Vous avez le droit de dire non sans devoir tout expliquer. Quand vous devez annuler un discours, dites honnêtement : « j’ai un autre rendez-vous important. Un point c’est tout. »

Gestes. Il vaut mieux se tenir debout qu’assis, à moins que vous soyez très petit. Répartissez votre poids sur vos deux jambes. Ponctuez les mots de gestes brefs et fermes. Tenez-vous dans la zone personnelle, voire intime de l’autre. Si vous le connaissez bien, un contact peut être utile pour briser sa résistance.

Non ! Si votre patron vous demande de faire des heures sup un soir, soyez court et bref. Ne lui donnez pas des munitions pour réagir car tout peut être utilisé contre vous.

‘Je’. Les messages à la première personne sont plus efficaces que ceux à la deuxième personne, surtout quand vous réprimandez quelqu’un pour son comportement. Un message à la deuxième personne consiste à dire : « Tu fais mal quelque chose ». A la première personne, cela peut devenir : « J’aimerais que ce soit fait correctement ».

 

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L‘association ABMP vous invite à une rencontre thématique :

« Anorexie et boulimie : le vécu et le ressenti des proches »,

animée par la psychiatre Marie-France Moles, à la CMS,  2 rue Malbec, Toulouse, de 14h30 à 16h, le samedi 29 janvier 2011. Venez nombreux !

 

Tél : 0561579102

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Tous les employeurs se plaignent du mal qu’ils ont à recruter des individus talentueux. La notion de talent donne lieu à pas mal de malentendus. Tordons le cou à cinq d’entre eux.

« Le talent est inné, il ne peut pas s’acquérir ». Certes, des éléments comme le QI, la personnalité et donc aussi le talent sont déterminés par les gènes dans des proportions de 30 à 40 % mais cela veut dire aussi que 60 à 70 % sont déterminés par des expériences personnelles.

« Si vous avez du talent, nul besoin de faire de votre mieux. » Certes, le talent est un facteur qui intervient dans le développement mais ce n’est certainement pas le seul. Le talent ne peut venir à maturité que si vous y investissez beaucoup de temps. C’est en tout cas ce que révèlent les études.

« Quelqu’un qui a du talent peut tout faire. » Le terme talent est souvent utilisé de façon beaucoup trop générale. Les high potentials sont ce qu’ils sont : du potentiel. Quant à savoir s’ils seront brillants dans votre organisation, cela dépend fortement de l’environnement que vous créez pour eux. L’expérience et le passé professionnel ne permettent pas de faire des prévisions valables.

« Quand on a de la qualité, les prestations viennent de soi. » Si vous donnez à un high potential des objectifs peu précis et un feedback contradictoire, ses prestations vont diminuer. Placé dans un mauvais système, un génie peut ressembler à un idiot, résume Jeffrey Pfeffer, professeur à Stanford.

« Le talent se mesure et se prévoit. » Parce que le talent d’un individu évolue, on ne peut pas le mesurer ni le prévoir. On ne peut déjà pas prévoir les prestations futures de sportifs de haut niveau, pourquoi pourrait-on le faire sur le lieu de travail ?

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Une nouvelle thérapie respiratoire réduit la panique et l’anxiété en inversant l’hyperventilation :

– « ce nouveau programme de traitement enseigne aux gens qui souffrent de trouble panique comment réduire les symptômes en normalisant leur respiration«  explique le psychologue Alicia E. Meuret (Southern Methodist University, de Dallas).

L’hyperventilation est un état de la respiration excessive, les résultats de la respiration profonde ou rapide et est fréquente chez les patients souffrant de troubles de panique.

CART aide les patients à apprendre à respirer de manière à inverser l’hyperventilation, un état très inconfortable où la circulation sanguine fonctionne avec des niveaux anormalement bas de dioxyde de carbone.

« Nous avons constaté que c’est le changement thérapeutique en dioxyde de carbone qui impliquent les symptômes de panique – et non l’inverse », a déclaré Meuret.

Des exercices de respiration deux fois par jour

Pendant le traitement, les patients subissent des exercices simples de respiration deux fois par jour.

Le but de ces exercices est de réduire l’hyperventilation chronique et aiguë et les symptômes associés physiques.

Ceci est réalisé par la respiration plus lente plus importante et moins profonde. Contrairement à la croyance laïcs, prendre de grandes respirations aggrave effectivement l’hyperventilation et les symptômes de panique.

« La plupart des patients disent qu’ils sont terrifiés par des symptômes physiques tels que l’essoufflement ou des vertiges », a déclaré Meuret. « Dans notre étude, la respiration lente et superficielle a conditionné la diminution des troubles » .

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Un salarié victime de harcèlement moral est protégé par le droit.

Définition
Le harcèlement moral est défini par le Code du travail comme des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
De cette définition ressort que :
– un seul fait isolé ne caractérise pas le harcèlement moral
– les conséquences ne sont pas forcément avérées
– l’auteur du harcèlement moral n’est pas nécessairement un supérieur hiérarchique. Le salarié victime de harcèlement moral ou le témoin qui a rapporté ces faits ne peut être licencié ou sanctionné (discrimination, reclassement, mutation…). 

Médiation
La victime de harcèlement moral ou la personne mise en cause pour harcèlement peut lancer une procédure de médiation. Choisi d’un commun accord, le médiateur, généralement membre de l’entreprise, peut tenter de concilier les parties avant de les informer des risques encourus et des garanties fournies.

Juridiction
La victime ou un témoin de harcèlement moral peut saisir les prud’hommes et doit établir les faits. La personne mise en cause doit prouver que ceux-ci ne sont pas constitutifs de harcèlement moral.

Sanction
Au niveau disciplinaire, le salarié auteur de harcèlement moral peut être licencié pour faute grave. Au niveau pénal, ces faits sont punis d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Prévention
La prévention du harcèlement moral est assurée par l’employeur. Dans les entreprises de 20 salariés et plus, le règlement intérieur doit expressément comprendre l’interdiction du harcèlement moral.Les délégués du personnel peuvent utiliser leur droit d’alerte pour signaler ces cas à l’employeur. Si l’employeur n’agit pas, le salarié peut saisir le référé prud’homal.

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Si vous voulez une fin d’année sans énervements, commencez vos préparatifs dès à présent en établissant un plan et un budget.

Tout est une question d’organisation.


Plan. Inscrivez tout ce qui doit se faire, quand il faut que ce soit prêt et quelles actions vous devez entreprendre pour atteindre le but. Quels jours de fête allez-vous fêter ? Où allez-vous les passer ? Qui comptez-vous inviter ? Qui doit recevoir un cadeau ? Qui se chargera des repas ? Fixez dès à présent les grandes lignes, les détails viendront plus tard.
Budget. La période de fin d’année coûte cher. Si vous ne voulez pas dépenser plus que prévu, il est avisé d’établir un budget : combien voulez-vous consacrer aux cadeaux, à la nourriture, aux vêtements… ?
Décoration. Rassemblez toutes vos décorations de Noël. Veillez dorénavant à les entreposer toutes au même endroit, dans une boîte, par exemple. Quel thème ou quelle(s) couleur(s) voulez-vous privilégier pour la décoration de la maison et du sapin ? Voyez ce qui vous reste de l’an passé et ce que vous devez encore acheter. Vérifiez si les guirlandes lumineuses fonctionnent encore. Essayez de réutiliser le plus possible les accessoires des années antérieures.
Déléguez. Ne pensez pas que vous devez tout faire vous-même. Cherchez de l’aide, confiez des tâches aux autres membres de la maisonnée et faites en sorte que chacun contribue un tant soit peu à l’organisation des festivités. Laissez les enfants vous aider. La période de fin d’année est une occasion idéale pour leur apprendre à organiser et à ranger.
Bonnes résolutions. Dressez une liste de vos bonnes résolutions pour la nouvelle année, choisissez-en une et réalisez-la.

Selon Sébastien Crozier, membre CGC-Unsa du Comité central d’entreprise de France Télécom, « l’entreprise n’a plus peur d’affronter les risques psychosociaux »

« Attention ! Le site auquel vous tentez d’accéder est classé dans une catégorie interdite car il ne présente pas d’intérêt professionnel. » Depuis une dizaine de jours, les salariés de France Télécom ne se heurtent plus à cette interdiction de se connecter, à partir de leur poste de travail, au site de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées.

Ce site qui porte sur les conditions de travail, le « management par le stress », affiche le décompte des suicides (au nombre de dix-sept et treize tentatives cette année jusqu’au 8 août), et met en ligne des questionnaires sur ces sujets.

Créé le 20 juin 2007 par les syndicats CGC-Unsa et Sud, il avait été censuré deux semaines plus tard, comme le sont les réseaux sociaux, les sites pornographiques, sur les armes, la violence, la drogue, etc. Une censure toute symbolique puisque le site de l’Observatoire était accessible depuis tout ordinateur externe.

La direction avait justifié ce blocage par le fait que « la méthodologie utilisée pour les questionnaires n’était pas fiable ». Elle ne la juge pas plus fiable aujourd’hui mais pour elle, l’ouverture du site « va dans le sens du dialogue » qu’elle souhaite renouer avec les syndicats et les salariés. Elle n’a pas pour autant communiqué en interne sur cet événement.

« La fin de la période de dénie »

Ce déblocage, promis en juin par Stéphane Richard, le directeur général, est, pour les syndicats, lui aussi symbolique : « C’est la fin de la période de déni de la souffrance des salariés, estime Sébastien Crozier, membre CGC-Unsa du Comité central d’entreprise. L’entreprise n’a plus peur d’affronter les risques psychosociaux. »

La naissance de l’Observatoire avait eu lieu dans un climat très tendu. En 2006, la direction avait annoncé un plan de « départs volontaires » de 22 000 personnes en trois ans. Les départs se faisaient « naturellement et sans pression », affirmait-elle. Les syndicats dénonçaient, eux, des « mobilités forcées », des « pressions intolérables de la hiérarchie » mettant à mal les salariés.

Quand des cas de conflit et de dépression sont parvenus aux syndicats, la CGC a eu l’idée de l’Observatoire. Elle l’a proposée à l’ensemble des syndicats, mais n’a trouvé écho que chez Sud. Le but initial était d’en faire un baromètre du stress afin d’interpeller la direction sur ce sujet car « elle refuse de reconnaître le problème », expliquait à l’époque les deux syndicats.

Un questionnaire a alors été mis en ligne, portant sur les conditions de travail, le stress, la pénibilité, la charge de travail… Les résultats en ont été validés par un comité d’experts externes. « En quelques heures, nous avons reçu 3 200 réponses, puis le tuyau a été fermé », raconte Patrick Ackermann, délégué syndical de Sud.« C’était un acte politique très violent », rappelle M. Crozier.

Selon cette première enquête, 66 % des sondés se disaient stressés et 15 % en situation de détresse. Grâce à la levée de la censure, « les salariés seront plus nombreux à répondre aux questionnaires puisqu’ils se connecteront depuis leur poste de travail et nous pourrons mener des enquêtes flash sur leur état d’esprit, se félicite M. Ackermann. Reste que nous sommes toujours en attente de la politique sociale de Stéphane Richard. »

Pour François Terseur, membre CFDT du Comité comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, « le plus important, c’est la manière dont l’entreprise va gérer le stress ». Un conseil national de prévention du stress, issu de l’accord signé en mai sur ce thème, doit être mis en place ce mois-ci.

« Je vais bien sûr me connecter au site, indique une salariée d’un centre de relation client. Mais je resterai prudente par rapport à ma hiérarchie, en choisissant le moment approprié. On ne change pas un mode de management du jour au lendemain… »

Sources : lemonde.fr, Francine Aizicovici

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photo : Voisin/Phanie

Vivement la trève des confiseurs !

Selon l’enquête du groupe Médéric, les salariés sont un peu moins stressés cette année qu’en 2009.

Mais les restructurations nombreuses dans le monde du travail les ont laissés aussi plus fatigués que l’an passé. Une majorité se plaint des cadences imposées.

Les salariés sont cette année moins soumis à la pression psychologique, mais ils se sentent plus fatigués qu’en 2009. C’est le frère du président de la République qui le dit… Du moins l’enquête menée par le groupe Malakoff Médéric qu’anime Guillaume Sarkozy ! Pour la troisième année le groupe de protection sociale a mené son enquête auprès d’un échantillon de 3.500 salariés du secteur privé. L’étude a identifié cinq déterminants de la santé au travail : facteurs personnels, isolement social, hygiène de vie, environnement et enfin facteurs liés à l’activité professionnelle. Elle montre d’abord que ce dernier groupe de facteurs restent déterminants dans la santé au travail. En d’autres termes, on est mal au travail quand on y est malmené.

L’enquête révèle donc qu’en 2010, la pression psychologique ressentie par les salariés paraît moins importante qu’en 2009. Cet indicateur qui évalue les risques liés à l’intensité, la vitesse du travail et la lassitude ou l’usure psychologique est même celui qui varie le plus en 2010: il reflue à 18% (contre 22% en 2009). 69% des salariés déclarent néanmoins que leur travail est nerveusement fatiguant (mais ils étaient 72% à la dire l’an dernier) et 72% qu’il leur impose de travailler très vite ou très intensément (75% en 2009).

Pourtant les mutations -à tous les sens du terme- ont été plus nombreuses qu’en 2009 : restructurations ou réorganisations ont affecté les entreprises de pas moins de 25% des salariés et 17% de ceux-ci ont connu personnellement un changement professionnel important. Tout se passe finalement comme si les salariés angoissés avaient par anticipation été mis à rude épreuve par la crise de 2008-2009. En revanche, une fois celle-ci passée, ils seraient plus sereins… mais aussi épuisés par des changements de situation subis par certains. En 2010, ils se sentent en effet plus fatigués qu’en 2009. 64% déclarant notamment s’être senti fatigués au cours des deux dernières semaines (contre 60% seulement en 2009).

L’étude de Médéric souligne également une forte disparité en matière de santé au travail, selon le sexe, l’âge, le statut et le secteur d’activité. Le secteur d’activité influence fortement les indicateurs: ainsi la sphère professionnelle est davantage considérée comme un facteur de risque pour la santé par les salariés de l’industrie ou du bâtiment (42%), que par ceux du tertiaire (29%). De même, dans le secteur du transport, de l’énergie et des télécoms, l’état de santé est moins ressenti comme un facteur de risque (15%). L’étude note aussi des différentes marquées entre catégories socio-professionnelles: les cadres apparaissent plus exposés que les autres au risque de dégradation de leur santé: 33% ont connu en 2010 une mutation de leur environnement professionnel (+ 3 pts), 35% seulement s’estiment efficaces dans leur travail (- 7 pts) et 60% se disent fatigués (+ 9 pts).

Source : legeneraliste.fr, photo : Voisin/Phanie

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La tristesse peut déclencher une rechute en dépression majeure selon une recherche canadienne. Plus de 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute.Mais cela risque davantage de se produire chez les personnes dont la dépression a été traitée par médicaments antidépresseurs que chez celles dont le traitement a été une psychothérapie cognitive comportementale…

La tristesse peut amener des pensées dysfonctionnelles évoluant vers la pensée dépressive, suggèrent un chercheur de l’Université de Toronto, Zindel V. Segal, et ses collègues.Des recherches antérieures avaient montré que certaines personnes rétablies d’une dépression présentent toujours des modes de pensée associés à la dépression. Ces modes de pensée incluent certaines façons d’expliquer des événements ou certaines croyances négatives sur sa propre valeur.

La recherche impliquait 99 personnes s’étant rétablies d’une dépression majeure; 40 d’entre elles avaient reçu un traitement par antidépresseurs (Zoloft, Paxil ou Effexor) et 59 avaient participé à une psychothérapie d’approche cognitive.

Les participants se prêtaient à un exercice induisant un état de tristesse (écouter une musique triste en se remémorant un événement triste de leur vie) afin de mesurer leur tendance à s’adonner à des pensées dépressives dysfonctionnelles lorsque l’humeur devient négative.

Ceux dont la pensée devenait plus dysfonctionnelle durant cet exercice étaient ceux qui se sont avérés plus susceptibles de vivre une rechute de dépression majeure dans les 18 mois suivants, ce qui a été le cas de 51% des participants.

Cette réactivité cognitive à la tristesse prédisait mieux la rechute que le meilleur prédicteur connu jusqu’à maintenant, c’est-à-dire le nombre de rechutes antérieures.

La tristesse provoquée par l’exercice était plus susceptible de déclencher des pensées dysfonctionnelles chez les participants ayant été traités avec un antidépresseur que chez ceux ayant participé à une thérapie cognitive.

La recherche suggère donc qu’une approche de traitement de la dépression qui cible directement les styles de pensées pourrait être un outil efficace pour prévenir un nouvel épisode de dépression.

Malgré que 50% des gens ayant reçu un diagnostic de dépression majeure vivent une rechute, le traitement de la dépression ne vise souvent qu’à réduire les symptômes dans la phase aigue de la maladie. Peu d’attention est portée à réduire le risque de récidive et à développer des mesures qui permettraient d’identifier les gens qui sont plus à risque.

Le chercheur étudie actuellement un traitement de la dépression consistant à enseigner comment composer avec les changements dans la pensée reliés aux changements d’humeur en pratiquant la méditation attentive (« mindfulness meditation »).

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De nombreuses personnes ont, dans leur entourage familial, professionnel ou amical quelqu’un connaissant un problème avec l’alcool.

Qui n’éprouve pas de difficultés pour lui dire de « faire quelque chose » ?

L’alcoolique lui-même, alors qu’il a cessé de boire, peut être confronté à un retournement de situation. Car son conjoint, un parent, un enfant peut aussi être concerné par cette addiction.

 

L’association AREA (Association de Recherche Clinique et d’Entraide en Alcoologie et Addictologie) leur donne la parole à l’occasion de la « matinée des AREAS », le 16 décembre prochain, à la Maison des Associations, Espace Niel, 85 rue St Roch, 31400 Toulouse, de 8h30 à 12h30, à côté de mon cabinet toulousain.

 

Cette rencontre se déroulera principalement autour de deux moments clés: l’intervention d’Antoinette Fouilleul-Mialon sur le thème « Les proches de l’alcoolique » et une tribune intitulée « Je t’aime,  moi non plus » animée par Claude Maillet, Rosane Pader et Genevièvre Quintin, le Dr Henri Gomez et le Pr Henri Sztulman.

 

L’AREA 31 est une assoiation essentiellement composée de patients rétablis. Elle est une auxilliaire de soin pour l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’alcool, mais aussi lors de la prise de contact. Elle participe à des actions d’information, de formation et de prévention, et coordonne également diverses activités de terrain.

 

AREA 31, José Lucas, 06 12 73 28 26

France Acouphènes a 5 objectifs. Les connaissez-vous ?

– Ecouter, Conseiller, Informer, Aider : un réseau d’écoutants a été mis en place sur presque toute la France, assurant des permanences téléphoniques pour écouter, apporter un support, un réconfort à ceux qui souffrent d’acouphènes.

– Sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics

– Améliorer les dispositifs de prise en charge médicale pour un meilleur remboursement.

– Encourager et soutenir la recherche

– Prévenir les conduites à risques : musiciens, preneurs de son, les studios d’enregistrement, les salles de concert…


Site internet : france-acouphenes.org Un forum très dynamique à signaler

Numéro indigo : 0 820 22 213 (0,09 € TTC /mn) du lundi au vendredi

secretariat@france-acouphenes.org

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La prise en charge des acouphènes, nécessairement multidisciplinaire, est couronnée de succès dans 60 à 70 % des cas, si le patient adhère à la stratégie thérapeutique conseillée. L’habituation aux symptômes est le but principal de la prise en charge.

UNE SENSATION AUDITIVE SUBJECTIVE

L’acouphène est une perception aberrante de l’oreille en l’absence de toute source sonore dans l’environnement. C’est un bruit fantôme perçu de façon uni ou bilatérale, mais qui peut aussi être perçu comme provenant de l’intérieur du crâne. Il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie. Mais comme pour la douleur, l’acouphène symptôme peut devenir un acouphène maladie.

L’acouphène est décrit comme un sifflement (40 %), une stridence, un tintement, un bourdonnement, un chuintement de cocotte minute, un bruit de cigale, de vague, de vent… Il ne s’agit pas d’une hallucination auditive : l’acouphène n’a aucun sens et le patient est conscient que l’acouphène provient de son propre organisme.

Précision : en français acouphène provient du grec acou = entendre et phène = paraître. Pour les anglais et la majorité des autres pays sauf l’Italie les acouphènes prennent le nom de tinnitus (tintement).

DEUX TYPES D’ACOUPHÈNES

On distingue deux types acouphènes

– les acouphènes subjectifs (95 % des cas) ne sont entendus que par la personne qui s’en plaint. Leur origine, dans la grande majorité des cas, peut se situer à n’importe quel niveau des voies auditives, depuis le conduit de l’oreille externe jusqu’au cerveau, l’origine la plus fréquente étant la cochlée. Mais il ne faut pas méconnaître les origines de l’appareil manducateur et celles en provenance du rachis cervical haut. Leur prise en charge est multidisciplinaire ; l’information, l’explication, l’empathie et l’écoute, le soutien psychologique avec un psypraticien sont primordiales pour leur prise en charge.

– les acouphènes objectifs qui sont audibles par une tierce personne (5 % des cas) et enregistrables. Ils connaissent de nombreuses étiologies nécessitant des examens ultra spécialisés : béance de la trompe d’Eustache, contractions anormales de muscles de la sphère ORL, défauts structuraux de l’oreille interne et lorsqu’ils sont pulsatiles, l’étiologie est la plupart du temps vasculaire. Leur traitement est étiologique.

UNE PERTE AUDITIVE PRÉSENTE 9 FOIS SUR 10

Dans 90 % des cas, les acouphènes surviennent sur une oreille présentant une perte auditive. Ils peuvent être précédés et accompagnés d’une hyperacousie. La survenue peut être brutale ou progressive.

Dans la majorité des cas (91 %), l’intensité subjective de l’acouphène est faible inférieure à 4 Db HL et dans 4 % des cas de l’ordre de 10 à 12 Db HL. Mais il n’existe pas de corrélation entre l’intensité subjective mesurée de l’acouphène et son ressenti. De faibles intensités acouphéniques peuvent être mal vécues alors que des intensités importantes peuvent en revanche être bien tolérées. Les sons perçus sont le plus souvent aigus, 7 fois sur 10 la fréquence est supérieure à 3000 Hz.

UN RETENTISSEMENT PSYCHOLOGIQUE IMPORTANT

La prévalence des acouphènes est peu documentée du fait de l’absence d’étude épidémiologique. On estime que 15 % de la population expérimente durant sa vie un acouphène. L’acouphène est un symptôme fréquent, en France 300 000 personnes seraient handicapées par la présence d’un acouphène et 170 000 cas nouveaux surviendraient chaque année.

Rare chez les sujets jeunes, mais en constante progression ; la prévalence augmente avec l’âge surtout après 50 ans, âge auquel la presbyacousie apparaît. La perte auditive est liée à l’âge et à l’exposition au bruit d’origine professionnelle ou durant les loisirs qui altèrent plus rapidement l’audition. Dans près de 90 % des cas, l’acouphène est transitoire et n’entraîne pas de consultation. Il peut être très bref (< 5 min) ou durer plusieurs heures, mais il cesse spontanément, cependant attention ce sont des signaux d’alerte qui témoignent d’un début d’altération des structures auditives. Chez 4 % des sujets l’acouphène est un phénomène chronique déclenchant la consultation : le bruit anormal est perçu en permanence. Une fois sur deux, l’acouphène chronique est intrusif. Il envahit la vie quotidienne des patients, avec un retentissement personnel important (anxiété, insomnie, dépression voire suicide…) familial (séparation) et professionnel (absentéisme, invalidité,…). L’acouphène perturbe l’endormissement (30 % des consultants), la lecture et toute activité demandant une concentration importante. Dans un questionnaire adressé aux adhérents de l’association France acouphènes, 50 % des répondants déclarent que les acouphènes les ont « rendus plus dépressifs », 55 % plus irritables et 50 % déclarent qu’ils ont perturbé leur vie familiale, professionnelle ou sociale.

Ce questionnaire montre également qu’après l’âge de 70 ans les acouphènes sont 7 fois sur 10 plutôt bien supportés, tandis qu’ils sont mal supportés avant 40 ans, 8 fois sur 10 et que plus l’acouphène est récent plus il est mal supporté. Il est à noter que les adolescents à la structure psychologique encore fragile paient le plus lourd tribut aux désordres collatéraux des acouphènes.

Détail important, l’acouphène a une composante culturelle : en occident il est désagréable alors qu’en Inde il signifie que les dieux vous parlent et il n’est donc pas gênant. Cette précision permet de comprendre que l’habituation à l’acouphène est possible, qu’on peut ne pas l’entendre ou y devenir indifférent ; et d’insister sur l’importance de l’information et des explications aux patients dans la prise en charge.

UNE PHYSIOPATHOLOGIE COMPLEXE

L’acouphène résulte de la production d’un signal nerveux anormal à un quelconque niveau des voies auditives qui, après traitement par ces dernières, est interprété comme un bruit lorsqu’il atteint le cortex auditif. Le signal peut être d’origine périphérique ou centrale. Aujourd’hui, la théorie qui prévaut est une origine mixte. Une hypothèse propose que l’acouphène soit l’équivalent auditif des douleurs du membre fantôme. En effet, l’acouphène correspond très exactement à la perte auditive. Lorsque la perte auditive se situe dans les aigus l’acouphène s’y situe également. L’acouphène serait alors la conséquence de remaniements centraux induits par la perte auditive qui atteint 90 % des acouphéniques. Ce remaniement se manifesterait par une sur-représentation des neurones impliqués dans la reconnaissance d’une gamme de fréquences particulières. Une réorganisation cérébrale similaire a été observée dans les douleurs fantômes des membres. Plus simplement dit, l’acouphène correspondrait à ce que l’on entend plus ou à ce que l’on entend moins bien.

De son côté, l’hypothèse d’une anomalie centrale repose sur le fait que la section du nerf auditif ne supprime pas l’acouphène.

Chez les jeunes surtout, les acouphènes apparaissent souvent à la suite d’un traumatisme sonore (discothèque, concert, baladeurs, MP3, explosion,…). Pour cette étiologie, les recherches s’orientent vers le glutamate et ses récepteurs. On observe en effet dans ces situations une libération excessive de glutamate à partir des cellules sensorielles auditives au contact du nerf auditif. Des molécules bloquant les récepteurs au glutamate sont actuellement à l’étude.

Il faut par ailleurs préciser que l’acouphène pour être entendu par le patient doit atteindre la conscience et que cela est grandement facilité que sous certaines conditions, stress, choc affectif, fatigue, maladie à l’origine d’un déséquilibre du système nerveux végétatif.

LA CONSULTATION EN PRATIQUE

Un acouphène d’apparition récente (datant de moins de 10 jours) est une urgence. Le patient doit être adressé à un ORL spécialisé dans les acouphènes afin d’éviter le passage à la chronicité.

90 % des patients ont des symptômes depuis plus d’un mois. 50 % considèrent ce bruit de sérieux à insupportable. L’acouphène demeure un symptôme subjectif : il n’existe aucune méthode qui permette de l’objectiver.

Le généraliste doit croire le patient et l’écouter. Le nomadisme médical est important car les médecins connaissent mal l’acouphène et les malades ont l’impression, souvent justifiée, de ne pas être crus et d’être incompris. Il ne faut pas affirmer que l’acouphène est une fatalité contre laquelle on ne peut rien, cette phrase défaitiste est inexacte, démobilisatrice et destructrice sur le plan psychologique.

Il faut adresser le patient à une équipe spécialisée pluridisciplinaire dont la liste est fournie par l’Association France acouphènes, en expliquant que cette prise en charge spécialisée est efficace. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire avant cette prise en charge.

Le bilan spécialisé est souvent peu contributif. La prise en charge n’est pas simple car l’étiologie ou les étiologies sont quelques fois difficiles à établir, alors l’amélioration de la tolérance de l’acouphène ne peut commencer que par une explication claire et loyale du phénomène.

La présence d’une perte auditive doit être traitée, car elle concentre l’attention du patient qui tend l’oreille sur l’acouphène et qui croit qu’il entend mal à cause de l’acouphène alors que celui-ci accompagne la surdité.

Une hyperacousie associée est fréquente (20 à 45 % des cas), sa prise en charge est indispensable. Elle est fréquemment attribuée à l’acouphène, alors qu’elle l’accompagne.

UN DIAGNOSTIC SPÉCIALISÉ

Le diagnostic comporte deux étapes la première est étiologique, elle demeure souvent difficile malgré les nombreux examens pratiqués. La seconde apprécie le retentissement de l’acouphène dans la vie du patient.

L’enquête étiologique comprend notamment :

L’examen du conduit auditif externe pour visualiser l’aspect du tympan et vérifier la vacuité du conduit. La perte auditive peut être repérée par le généraliste à l’aide de tests cliniques simples et classiques.

La mise en évidence d’un souffle carotidien peut orienter vers une origine athéromateuse qui conduit à une échographie doppler.

Les autres examens sont du domaine de l’équipe spécialisée. L’audiométrie tonale et vocale mesure l’importance de la surdité (présente dans 90 % des cas).

L’impédancemétrie tympanique évalue le fonctionnement de l’oreille moyenne, de la trompe d’Eustache et le réflexe stapédien celui de la capacité de l’oreille à se protéger des bruits trop intenses (traumatisants)

Les potentiels évoqués auditifs explorent la conduction nerveuse depuis l’oreille interne jusqu’aux projections cérébrales.

L’examen vestibulaire renseigne sur le fonctionnement de la partie postérieure de l’oreille interne.

La décision d’explorer l’acouphène par IRM ou scanner est aussi une décision de spécialiste. Elle est notamment fonction du type de surdité (transmission ou perception) et surtout de l’asymétrie entre les deux oreilles. Le scanner est l’examen de choix en cas d’atteinte osseuse ou de lésion l’oreille moyenne. L’IRM explore les tissus mous.

L’examen recherche également une anomalie de l’articulé dentaire et de l’articulation temporo-mandibulaire et une anomalie de mobilité du rachis cervical.

DES TRAITEMENTS À LA CARTE ENFIN EFFICACES

La prise en charge est nécessairement multidisciplinaire. Une vingtaine d’équipes privées ou publiques sont spécialisées dans cette prise en charge (adresse sur France Acouphène)

D’autres approches sont très intéressantes : la thérapie cognitive et comportementale qui a pour objectif de se réadapter à l’acouphène et à l’hyperacousie est efficace dans de nombreux cas. Cet aspect de la thérapie repose sur le fait que le PET-scan et la magnéto-encéphalographie (MEG) montrent que les zones cérébrales activées par l’acouphène ne sont pas situées que dans les voies auditives primaires, mais aussi dans les zones des émotions, de la mémoire, de la vigilance, de l’humeur et des adaptations comportementales, zones qui sont capables de se réorganiser par plasticité cérébrale.

L’hypnose est efficace chez 70 % des patients après 5 séances, à condition que le patient pratique des séances d’autohypnose régulières à domicile.

La sophrologie permet une détente mentale et physique qui améliore le contrôle émotionnel et diminue le stress permettant ainsi au patient de distancier son bruit parasite et de vivre mieux.

Certaines prothèses auditives (thérapie sonique) permettent un traitement de l’acouphène isolé par un générateur de bruit le plus proche possible de la fréquence de l’acouphène, qui masque l’acouphène. En présence d’une surdité, d’autres prothèses auditives améliore l’audition et génère en plus un bruit pour masquer l’acouphène. L’efficacité est de 70 %.

La stimulation magnétique transcranienne qui traite le problème au niveau de l’émergence de l’acouphène (cortex auditif primaire) a une efficacité de 30 à 35 %.

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