Avec la crise, démissions et burn-out se multiplient à l’hôpital.
Selon une enquête du figaro.fr, plus de 10.000 infirmiers et aides-soigntants ont déjà renoncé à leur vocation.
«Je ne voyais plus les gens comme des patients, mais comme de la viande. Je n’arrivais plus à être empathique.» Après quinze ans de carrière en tant qu’infirmière dans le service d’urgence d’un hôpital du sud de la France, Faustine, 37 ans, a réalisé un deuxième burn-out en août dernier. Elle suit désormais une formation pour devenir coach en communication. «La crise du coronavirus a permis de voir le mal qui ronge l’hôpital depuis plusieurs années», estime-t-elle.
Sous l’effet du stress, décuplé par le Covid, Sandra, auxiliaire en puériculture en maternité, a vu ses mains se couvrir de psoriasis. «Lors du premier bain des bébés, je devais expliquer aux parents que ce n’était pas contagieux», soupire-t-elle. En burn-out, elle est désormais arrêtée et cherche une voie de reconversion.
Comme ces deux femmes, de nombreux soignants renoncent à leur vocation. C’est triste !
Une enquête de la Fédération hospitalière de France (FHF), menée auprès de 300 établissements fin septembre faisait état de 12 200 départs (démissions, retraites, fins de contrat) d’infirmiers et d’aides-soignants depuis le début de l’année. Plus inquiétant, près de 2 000 de ces postes sont restés vacants.
L’Ordre national des infirmiers indique parallèlement que la crise sanitaire a incité 37 % des soignants à changer de métier. Et ce n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. «On risque de payer l’accumulation des responsabilités qui pèsent sur les épaules des soignants par une vague de départs à la fin de la crise sanitaire», estime Marie-Léandre Gomez, professeur de gestion à l’Essec et experte du management dans les hôpitaux.
Pour tenter de changer le système, mieux vaut parfois en sortir.
Quite à se faire aider pour la reconversion.
Nora était infirmière en bloc opératoire jusqu’en décembre 2020 au Centre hospitalier Jacques-Cœur (Bourges). Excédée par ses conditions de travail durant la crise, elle a décidé de se lancer dans un projet au sein de la coopérative « C’est qui le patron ?! ». Objectif : monter des salles de détente dans les hôpitaux pour prendre soin des soignants. Elle y trouve davantage de sérénité. « Mais même en menant ce projet, je culpabilise énormément d’avoir quitté mon poste. Et je sais que si je suis rappelée en urgence, et même si je ne devrais pas, j’y retournerai. »
Et pour finir, voici le témoignage très récent d’une infirmière :
« J’aurais envie de dire FUYEZ ! Conditions de travail dégradées, rappels incessants, plus aucun rythme respecté, manque de personnels (soit disant par manque de candidatures alors qu’aucune annonce n’est passée), supressions de lits (même si monsieur Véran s’est engagé publiquement à ne plus en supprimer), des contrats très très courts de 1 jour ou 2 jours ou 11 jours, sur des absences programmées de 6 mois, aucun droit à la parole, surtout pour les contractuels, des démissions en augmentation sans qu’aucun questionnement ne soit entamé (« ce sont les jeunes d’aujourd’hui… »), aucune reconnaissance du travail et des professionnels (ségur), domaine du handicap non reconnu, salaires inférieurs au privé, inégalité de salaires entre sanitaire et médico-social même au sein d’un même établissement public (ségur et mission Laforcade) … je m’arrête là… Et tout cela pour créer la casse du service public et finir par privatiser l’hôpital !!! »
Selon une nouvelle étude, sourire ou grimacer rendrait l’acte moins douloureux.
Selon une nouvelle étude américaine, il suffirait de sourire ou de faire une grimace pour réduire la sensation de douleur associée à une injection lors d’un vaccin.
Lorsque les humains font face à une douleur aigüe, ils ont tendance à naturellement fermer leur yeux, relever leurs joues, et dévoiler leurs dents.
Cette réaction à la douleur, qui ressemble à une grimace, peut également s’apparenter à un sourire. Les autrices de la nouvelle étude ont alors voulu comprendre si afficher un sourire sur son visage, ou au contraire former une grimace lorsque l’on se fait vacciner, pourrait réduire la douleur et le stress des patients.
Pour ce faire, les scientifiques ont recruté 231 participants et participantes, qui ont reçu une dose de solution saline grâce à une aiguille similaire à celles qui sont utilisées lorsque l’on se fait vacciner contre la grippe. Quatre groupes différents ont été formés, dont les expressions de leur visage étaient modelées d’une manière bien précise, à l’aide de baguettes dans la bouche.
Pendant l’injection, le premier groupe devait alors afficher «un sourire de Duchenne», un sourire dit authentique au cours duquel les coins de la bouche se relèvent et des petites rides apparaissent au coin des yeux. Le deuxième groupe devait faire un sourire différent de celui de Duchenne. Enfin tandis que le troisième groupe devait faire une grimace, le dernier devait arborer une expression faciale neutre au moment où l’aiguille entrait sous sa peau. Avant, pendant, et après l’injection, les participant·es étaient relié·es à un électrocardiogramme.
Avant l’injection, chacun devaient dire à quel point le futur contact de l’aiguille les angoissait. Une fois la solution saline administrée, et un pansement appliqué, les participants pouvaient retirer les baguettes de leur bouche, et noter la douleur produite par la piqûre. Puis, six minutes plus tard, les participants devaient de nouveau estimer leur niveau de douleur, et expliquer si l’expérience avait été perçue comme stressante.
Vout type de problématique (ne relevant pas de la psychiatrie, ni remplaçant un traitement médical) peut être traité en psychothérapie :
Acquérir des « ressources » qui vous font défaut : assurance, confiance en soi, sérénité, compréhension, acceptation etc…
Vous libérer des croyances limitantes :« Je suis nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », « Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? », « Je ne mérite pas… » etc… etc…
Apprenez à définir des objectifs et à vous motiver
Ayez une image de vous positive : acceptez-vous tel que vous êtes, ou changer et s’aimer
Libérez-vous de sentiments et d’émotions désagréables : mal-être, colère, culpabilité, ressentiment, anxiété, etc…
Libérez-vous de votre mal-être, de tendance dépressive : retrouvez votre envie de vivre, l’énergie, la joie
Libérez-vous d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques, phobies, etc…
Apprenez à pardonner aux autres ou à vous-même : vous réconcilier et faire preuve de compassion pour vous et les autres
Améliorez votre qualité de communication : mieux communiquer avec vos proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et gérer les conflits
Gérez un deuil ou une séparation, un problème de couple (actuels ou passés), repérer et changer vos comportements répétitifs
Favorisez votre épanouissement et la guérison (en complémentarité à un traitement médical)
Approfondissez votre « quête intérieure » et votre« mission de vie » : développement de votre potentiel pour réaliser votre « légende personnelle ».
Clairement, si les belles journées de la semaine dernière, avaient (peut-être) laissé envisager une sortie de tunnel (à certains), après un hiver qui, psychologiquement, a pesé lourdement sur nombre d’habitants, la décision de fermer administrativement les quais alors que le printemps se profile, a remis les habitants de la Ville rose face à la réalité de l’épidémie de coronavirus.
Surveillés par des agents de sécurité, les quais de la Garonne et la prairie des Filtres étaient déserts ce lundi à la pause méridienne.
Un panorama qui faisait peine à voir avec cette nouvelle belle journée.
« Décisions acceptées avec fatalité »
La décision ne suscitait en revanche pas vraiment de remous en bord de Garonne…
« On est un peu blasé en fait. Ces décisions, comme celle de fermer les quais de la Garonne, réduisent le champs des lieux de rencontres pour les jeunes, mais elles sont ressenties et acceptées avec fatalité. On ne peut que subir. On espère retrouver ces points de rencontre rapidement, mais c’est vrai qu’en observant la situation actuelle, on est un peu sceptique », explique ainsi Evan, un étudiant en alternance.
Subir, c’est le verbe qui revient dans la bouche de nombreux étudiants qui se sont quand même retrouvés en petits groupes du côté du port de la Daurade, observant la Garonne depuis le haut des digues Saget.
Venus pour nombre d’entre eux en voisins du campus de Toulouse 1-Capitole, la plupart de ces jeunes qui, pour certains, ont tout juste retrouvé des cours en amphithéâtres, veulent désormais terminer leur année scolaire en limitant la casse.
« Eviter un confinement local »
Limiter la casse, cela veut clairement dire ne pas être confiné le week-end.
« On fait preuve de résilience. Cette décision de fermer les quais, elle est frustrante, mais on reste compréhensif. Toute la semaine dernière, il y avait du monde sur les quais…Si cela peut participer à éviter un confinement local, on préfère que les berges soient fermées », assure Emma, étudiante en Master 1 à Toulouse -1 Capitole.
Juste à côté d’elle, certains camarades de promo, s’avouent surpris de cette décision mais la plupart d’entre eux ont plutôt en point de mire la rentrée de septembre, qu’ils voudraient la plus normale possible, c’est-à-dire en amphithéâtres…
Et ils sont plutôt déterminés à emprunter le chemin qui leur permettra de reprendre leur cursus universitaire le plus normalement possible.
Torpeur covidienne en centre-ville
Ne pas confiner, « quoi qu’il en coûte » pour paraphraser le président de la République Emmanuel Macron, c’est un peu le leitmotiv dans une Ville rose qui, quasiment un an après le premier confinement, s’est, semble-t-il, habituée à vivre dans cette torpeur covidienne.
Bien plus peuplées que les secteurs désormais mis sous cloche, les rues de l’hypercentre n’en étaient pas pour autant plus animées.
Pas d’effusion, peu de cris, peu d’exclamations de joie. Ce midi, la pause méridienne était très calme place du Capitole, rue d’Alsace-Lorraine ou square de Gaulle.
« Retrouver la vie d’avant »
Alice, étudiante à l’université Toulouse-Capitole et qui usait ce midi l’un des bancs en béton de la place du Capitole convient que la place la plus connue de Toulouse « a été bien plus animée que ça ».
« Actuellement, ce n’est pas la ville qu’on a connue. En tant qu’étudiant, cela fait plusieurs mois que l’on subit la situation. Alors, le moral est un peu dans les chaussettes… On espère tous retrouver notre vie d’avant, retourner dans des bars par exemple », explique-t-elle.
Se sent-elle stigmatisée en tant que jeune par la décision de fermer les berges de la Garonne au public, les jeunes étant des adeptes du site ?
« C’est vrai qu’on ne comprend pas toujours la cohérence de certains choix, notamment quand on voit que les gens peuvent s’agglutiner dans un Zara au centre-ville mais ne peuvent pas se retrouver sur les quais alors que ce lundi, il fait du vent et qu’à l’air libre, les risques sont réduits… »
Toulouse n’est pas Dunkerque
Pour rappel, selon les derniers chiffres communiqués, Toulouse enregistre un taux d’incidence de 261,2 cas positifs pour 100 000 habitants.
À Dunkerque, il avait franchi le seuil de 1000 cas pour 100 000 habitants ces derniers jours…