Mais le danger lié aux produits amaigrissants ne se trouve pas que sur internet.
L’agence du médicament a décidé en mai dernier, de faire également le ménage dans les préparations magistrales réalisées en pharmacie.
Prescrites par le médecin, elles sont préparées en officine pour un malade déterminé, en raison de l’absence de médicament disponible. Trois plantes et 26 substances qui entrent habituellement dans la composition de ces préparations amaigrissantes ont été interdites. Quant aux autres, elles sont désormais plus strictement surveillées, au même titre que les médicaments.
Ecoutez Bernard Delorme, responsable de l’information des patients et du public à l’ANSM : « L’inconvénient de la préparation magistrale en pharmacie, c’est que la surveillance est moins bonne, donc la remontée des signaux d’alerte sera plus tardive. »
Même le naturel n’est pas sans risque
Dans la lutte contre les kilos, les potions amaigrissantes à base de plantes ont le vent en poupe depuis plusieurs années. En effet, il est parfois plus sécurisant de se tourner vers des méthodes dites « douces ». Là aussi, l’Ansm insiste dans son rapport, sur ces préparations. Même si elles sont souvent perçues comme naturelles, elles ne sont pas dénuées de risques. Des contrôles menés chez certains revendeurs ont déjà montré des déficiences. Composition très aléatoire, concentration en produit actif approximative, les autorités sanitaires se sont retrouvées à plusieurs reprises avec des résultats d’analyse pour lesquels la qualité et la sécurité des produits n’étaient plus garanties.
Pas de produit miracle
Dans notre société où le culte de la minceur n’a jamais été aussi présent, le rapport de l’Ansm laisse finalement peu de place aux produits et autres potions d’amaigrissement. L’Agence rappelle au public comme aux professionnels de santé que la perte de poids n’est pas un acte anodin et peut avoir des conséquences sur la santé.
Bien sûr il est toujours recommandé aux personnes souhaitant perdre du poids d’être prises en charge de manière globale, individualisé et à long terme avec une psychothérapie, le tout sous le contrôle d’un thérapeute ou psychopraticien formé et expérimenté aux TCC.
Le rapport laisse quand même la porte ouverte à certains traitements médicamenteux de l’obésité ou du surpoids, lorsque le patient est en échec malgré la mise en place de modifications alimentaires et la pratique d’une activité physique. Il ne reste aujourd’hui que deux médicaments disponibles en France, tout deux à base d’orlistat, une substance qui agit sur le tube digestif en limitant l’absorption des graisses.
L’Agence souligne malgré tout un manque d’efficacité de ces traitements dans 11% des cas ainsi que l’existence d effets indésirables.
Références: nouvelobs.com, Agence du médicament, Mélanie Gomez
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24 août 2012 at 14 h 34 min
Bonjour.
L’amaigrissement est devenue une lubie qui affecte tout un chacun de nos jours et encore une fois, je ne trouve qu’une source à ce problème ; les médias. C’est vrai que nous mangeons de plus en plus mal avec les fast foods qui nous entourent mais c’est dingue de penser qu’on est pas beau parce qu’on a quelques rondeurs.
A+
24 août 2012 at 9 h 17 min
Si on attend sur l’agence du médicament pour nous avertir d’un danger quelconque, on se fait vraiment des illusions. Les conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques sont manifestes.