Face à la prolifération des « méthodes miracles » pour maigrir, l’Agence du médicament va renforcer ses contrôles. Elle met en garde le grand public contre des produits qui peuvent s’avérer dangereux.

En matière de perte de poids l’Agence nationale de sécurtié du médicament et des produits de santé (Ansm) vient de trancher, on ne peut plus laisser faire n’importe quoi.

Dans le rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés à l’utilisation de produits de santé à des fins d’amaigrissement qu’elle vient de publier, l’Ansm met tout particulièrement en garde contre les dangers d’internet.

Même si en France, la vente des médicaments en dehors des pharmacies n’est pas autorisée, il est très facile de surfer sur la toile pour trouver des produits, appareils ou méthodes « miracles » vendus avec la promesse alléchante d’une importante perte de poids.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, 50% des médicaments acheté sur des sites seraient des contrefaçons. Il est vrai qu les messages publicitaires promettent de perdre 5 à 10 kilos en un temps record. Des offres attirantes surtout pour ceux, qui se battent depuis longtemps contre l’aiguille de la balance.

A côté de ces molécules sans effet, d’autres peuvent s’avérer dangereuses pour la santé. « Certains produits présentés comme des compléments alimentaires peuvent contenir une ou plusieurs substances médicamenteuses qui présentent des contre-indications », avertit l’Ansm.

Certaines experts tempèrent les mises en garde l’Agence vis-à-vis d’internet.

Ils reconnaissent les dérives mais insistent aussi sur le fait qu’il existe aujourd’hui une certaine régulation. Google a par exemple crée une cellule de protection des consommateurs et en même temps de nos jours les gens sont de plus en plus informés. Pour Jean Michel Cohen, nutritionniste, ce rapport a peu trop tendance à présenter le web comme un monstre près à nous avaler. Au lieu de parler de ces dangers, il faudra un jour, selon lui, demander à Internet et à ces acteurs d’assurer la sécurité des consommateurs.

Ecoutez le Dr Jean Michel Cohen, nutritionniste : « Il doit y avoir une police du net. De toute façon, il faut être pragmatique, le circuit de vente par internet ne cesse de progresser, ça ne servira à rien de l’interdire. »

Mais le danger lié aux produits amaigrissants ne se trouve pas que sur internet.

L’agence du médicament a décidé en mai dernier, de faire également le ménage dans les préparations magistrales réalisées en pharmacie.

Prescrites par le médecin, elles sont préparées en officine pour un malade déterminé, en raison de l’absence de médicament disponible. Trois plantes et 26 substances qui entrent habituellement dans la composition de ces préparations amaigrissantes ont été interdites. Quant aux autres, elles sont désormais plus strictement surveillées, au même titre que les médicaments.

La suite de l’article… demain !

Références: nouvelobs.com, Agence du médicament, Mélanie Gomez

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