Robert Riblet pense avoir trouvé le système qui permet à la FDJ d’intervenir dans la notion de hasard. Il réclame 1 million d’euros de dommages et intérêts à l’entreprise publique.
Cet ingénieur à la retraite a réclamé lundi 27 mai devant la 6e chambre civile du tribunal de Nanterre la condamnation de la Française des jeux l’accusant de « manipuler » le hasard dans ses jeux de grattage.
Robert Riblet, 67 ans, qui avait assigné en 2006 la FDJ et a parallèlement engagé une procédure pénale, réclame plus d’un million d’euros de dommages et intérêts à l’entreprise publique. Après avoir mené une enquête de trois ans, durant laquelle il a rencontré quelque 1.500 détaillants et dépensé environ 33.000 euros en jeux, le plaignant soutient que la détermination et la répartition des gains n’ont rien d’aléatoire.
Robert Riblet a expliqué avoir découvert que chaque livret de tickets (50 pour un jeu à 3 euros comme le Vegas) était programmé pour contenir un gain de 50 euros réparti en petits lots et un seul lot significatif (à partir de 20 euros). Une fois le « gros lot » remporté, les tickets continuaient d’être vendus, ce qui constitue, selon lui, une « rupture d’égalité » entre les joueurs.
D’après lui, le système a donné lieu à des dérives, certains buralistes et joueurs augmentant leurs chances de gagner en ne piochant plus dans les livrets ayant déjà fourni le précieux ticket.
« La FDJ a trompé son monde« , a souligné à l’audience l’un de ses avocats, Me André Castaldo, voyant dans cette répartition en livrets une intervention dans la notion de hasard. Il a par ailleurs qualifié d' »illégal » un décret sur lequel s’appuie la FDJ. Celui-ci prévoit que le hasard peut être « total ou prépondérant » et que ces programmations « ne viennent pas entamer la part prépondérante du hasard », a plaidé l’un des avocats de la FDJ, Me Vanessa Benichou.
Un chiffre d’affaires record en 2012
Le hasard reste « plus important » que l’intervention de la FDJ dans les jeux de grattage, a-t-elle ajouté réclamant 500.000 euros de dommages et intérêts à Robert Riblet.
Elle a par ailleurs souligné qu’une fois le gros lot remporté, les joueurs avaient toujours la possibilité de gagner « une multitude de petits lots ». Selon elle, la notion de « lot significatif » reste « subjective » dans la mesure où un gain de 10 euros représente « trois fois la mise » pour un jeu comme le Vegas.
L’entreprise publique « la Française des Jeux », détenue en majeure partie par l’Etat, a enregistré l’an passé un chiffre d’affaires record de 12,1 milliards d’euros, dont près de la moitié grâce aux petits bouts de carton Vegas, Black Jack et consorts.
Références: AFP, challenges.fr/economie
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