Alors que la France accuse un retard de plusieurs décennies sur la prise en charge de l’autisme, qui touche de 250.000 à 600.000 personnes, la ministre admet que le 3e plan s’est fait attendre car « on a voulu jouer la concertation, et il y avait des arbitrages budgétaires à faire » a dit Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.
Ce 3ème Plan autisme (2013-2017) plan est doté d’une enveloppe de 205 millions d’euros, représentant 18 millions de plus que le 2ème plan, pour financer cinq axes d’intervention :
– le diagnostic précoce,
– l’accompagnement tout au long de la vie depuis l’enfance,
– le soutien aux familles,
– la recherche,
– la formation de l’ensemble des acteurs.
5000 professionnels du secteur médico-social seront formés aux nouvelles méthodes préconisées par la Haute Autorité de Santé. En effet, en France le personnel est peu ouvert à ces nouvelles méthodes, ce qui oblige certains familles à s’expatrier: « C’est pourquoi les gens partent à l’étranger et notamment en Belgique pour trouver ces méthodes parce qu’ils estiment, les parents, que ça marche pour leurs enfants », déclara Mme la ministre.
Le plan préconise notamment un dépistage dès 18 mois et une orientation vers les méthodes éducatives et non plus psychanalytiques.
« En France depuis quarante ans, l’approche psychanalytique est partout, et aujourd’hui elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d’autres méthodes pour une raison simple: ce sont celles qui marchent, et qui sont recommandées par la Haute autorité de santé (HAS)« , a-t-elle déclaré au Parisien.
« Que les choses soient claires », a-t-elle ajouté, « n’auront les moyens pour agir que les établissements qui travailleront dans le sens où nous leur demanderons de travailler ».
« Les recommandations de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) et de la HAS feront référence pour l’ensemble des professionnels », est-il précisé.
En ce qui concerne le diagnostic précoce, « à partir du premier trimestre 2015, profitant de la refonte du carnet de santé, nous y inclurons une grille de dépistage des premiers signes, dès l’âge de 18 mois », a également précisé Mme Carlotti au Parisien.
Parmi les annonces : la création de 350 places dites « de répit », permettant des placements de courte durée (contre 40 actuellement); 700 places pour les petits en unité d’enseignement en maternelle; la formation de 5.000 professionnels du secteur médico-social aux méthodes éducatives et 1.500 places d’accueil de plus pour les adultes autistes.
Références: Ministère de la Santé, divers
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