La Fondation pour la recherche sur le cerveau consacre sa campagne annuelle au thème de l’addiction.
L’occasion de revenir sur les spécificités et difficultés propres aux femmes dépendantes.
Tabac, cannabis, LSD, alcool: quelles que soient les substances ou les tranches d’âges, les femmes consomment moins que les hommes. Cet écart des conduites addictives entre les hommes et les femmes tend souvent à passer sous silence l’addiction au féminin alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses à développer des formes de dépendance qui leur sont propres.
Si les femmes restent minoritaires chez les fumeurs de cannabis (5% de femmes contre 23% d’hommes), elles rattrapent les hommes en matière de tabac (27% pour elles contre 33% pour eux), et les devancent largement dans la consommation des médicaments psychotropes (23% contre 13%), indique un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanes, publié en 2011.
Les femmes seraient-elles plus sensibles à certaines addictions ?
A cette question, le Dr William Lowenstein, directeur de la Clinique Montevideo spécialisée dans la prise en charge des addictions et auteur de Femmes et dépendances (Editions Calmann Lévy) répond qu’ «il existe des addictions spécifiquement féminines», dont les psychotropes.
Plus surprenant, l’anorexie et la boulimie font également partie de la liste. «On peut être accro à la nourriture, explique le médecin. Lorsqu’on mange, on se sent moins seul, on réfléchit moins, on se sent soulagé. La nourriture prend la forme d’une récompense», détaille le Dr Lowenstein. «La boulimie touche 5% de la population féminine», ajoute-t-il.
Les hommes boulimiques restent très rares, tout comme les anorexiques qui sont majoritairement des femmes (95% des malades).
Comment expliquer ces addictions ? La suite demain.
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11 avril 2013 at 16 h 46 min
Bonjour,
sur votre article il est écrit :
Plus surprenant, l’anorexie et la boulimie font également partie de la liste. «On peut être accro à la nourriture, explique le médecin. Lorsqu’on mange, on se sent moins seul, on réfléchit moins, on se sent soulagé. La nourriture prend la forme d’une récompense», détaille le Dr Lowenstein. «La boulimie touche 5% de la population féminine», ajoute-t-il.
Le Docteur LOWENSTEIN, ne dit pas qu’après on est mal car prendre son ventre comme la poubelle de notre addiction alimentaire est une grande souffrance car souvent nos nourritures sont excessives et pas bonnes pour la santé.
Je me sens toujours sans solution face au refuge alimentaire qui me fait souffrir.
cordialement,
anita