Face à des situations de burn-out, «la question qui domine aujourd’hui est: cette personne est-elle particulièrement vulnérable au con­texte qui lui est imposé ?»

Finalement, ainsi qu’il a été décidé par l’Organisation mondiale de la santé après moult hésitations, ce syndrome n’est pas classé dans la liste officielle des maladies mentales.

Mais dans les classifications psychiatriques américaines, l’existence de «troubles liés au contexte professionnel» est confirmée.

Ce flottement montre nos difficultés à tracer des limites à l’entité «burn-out» et combien il soulève de questions cliniques.

S’agit-il d’une maladie dépressive ?

De troubles de l’adaptation avec humeur anxieuse ou état de stress?

Ce terme renvoie en fait à différentes réalités cliniques, et parfois «simplement» à un désarroi.

Le burn-out regroupe plusieurs syndromes et du coup il peut devenir un concept trop imprécis, jusqu’à passer inaperçu.

Par ailleurs, la fréquence des plaintes de clients faisant part d’une souffrance liée au contexte professionnel ne cesse d’augmenter…