Coronavirus: le masque, un réflexe de protection pas forcément efficace…

Face à l’épidémie de coronavirus chinois, le port d’un masque est essentiel pour les personnes malades. Il peut être recommandé dans les régions fortement touchées par l’épidémie, mais n’est ni utile ni efficace pour le reste de la population, soulignent les autorités sanitaires.

En France, après la confirmation vendredi soir de trois cas de personnes touchées par ce virus respiratoire, les premiers en Europe, certaines pharmacies ont fait face à un afflux de clients, Français ou touristes, désireux de se procurer ces masques.

« Encore aujourd’hui, si j’avais pu en vendre 100… c’est un client sur cinq qui m’en demande ! », rapportait lundi Géraldine Leroy, pharmacienne à l’aéroport de Nice, en rupture de stock depuis dimanche après-midi. « Tous ceux qui partent, qui voyagent nous ont dévalisé, et ça va continuer toute la semaine ».

Pourtant, les masques en papier, dits « masques chirurgicaux », « sont uniquement utiles quand on est soi-même malade, pour éviter de contaminer les autres », a souligné dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Leur port par prévention peut se justifier en Chine, où il est avéré qu’il y a des foyers de personnes porteuses du virus pas encore identifiés.

Mais « aujourd’hui, il n’y a aucune indication à acheter des masques pour la population française », a insisté Agnès Buzyn.

D’autant que selon les informations disponibles sur le virus, il peut se transmettre entre humains « mais par des contacts étroits, c’est-à-dire moins de deux mètres », a observé lundi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

D’autres précautions comme le lavage fréquent des mains au savon ou avec une solution hydroalcoolique sont en revanche recommandées pour prévenir la propagation de l’ensemble des virus respiratoires: le coronavirus, mais aussi le virus de la grippe saisonnière, dont l’épidémie a commencé en France depuis quelques semaines.