Avec le débat sur la possibilité d’inclure plus explicitement l’usage problématique de pornographie sous la coupole du « trouble hypersexuel » dans la dernière édition du DSM, c’est également une volonté politique et médicale normative qui se manifeste. Qu’en pensez-vous ?

politiqueUne volonté qui a le potentiel de s’immiscer en nous, afin de mieux se contrôler et de surveiller ses propres comportements.

Vous avez dit « auto-surveillance » ?

De manière à ce qu’ils demeurent dans la norme établie. Dans un objectif implicite de « restructurer le comportement sexuel autour de pratiques et de désirs réfléchis comme moins asservissants et plus épanouissants » [1].

Je vous invite aussi à réfléchir sur les effets normalisants des discours médicaux dominants, cherchant à établir la limite du « trop » de pornographie.

Est-ce qu’une hausse des consultations, pour un usage problématique d’addiction/dépendance sexuelle, signifie d’emblée une hausse du problème en soi ?

Ou n’y voit-on pas seulement la manifestation d’un regard subjectif accru porté sur soi et ses propres pratiques, en lien avec certains discours dominants et normalisants qui cherchent à définir un phénomène en termes de problème ?

[1] Voros, F. (2009), L’invention de l’addiction à la pornographie, in « Sexologies », 18, pp.270-276.

Sources: leplus.nouvelobs.com, Daphnée Leportois, Simon Corneau, expérience professionnelle

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