Le rapport de l’Institut national du cancer sur l’alimentation et le cancer continue de susciter de nombreux commentaires négatifs.

Y compris dans la communauté médicale et scientifique !

Le Pr Bernard Debré (Hôpital Cochin) se dit révolté.

Il dénonce « une étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique ». Et s’insurge : « C’est scandaleux de publier des choses pareilles. Tout cela inquiète l’opinion publique et me choque profondément.

jan-vermeer-van-delft-le-verre-de-vin
Hier encore, les études mettaient en exergue le bénéfice d’une consommation modérée de vin pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires. Le revirement, auquel on assiste, traduit une volonté d’hygiénisme bien pensante. »

Chez les chercheurs, c’est aussi la consternation. Et ce sont les Américains qui montent au secours du modèle alimentaire français !
« Ce rapport et notamment le passage sur le vin ne reflète pas l’état des connaissances », dit à LaNutrition.fr l’un des plus grands spécialistes américains de santé publique. « C’est de la mauvaise science. On a l’impression que ses auteurs ont voulu servir une certaine idéologie, peut-être en vogue au plus haut niveau de l’Etat. C’est ça le problème récurrent avec l’expertise française en matière de santé : la science passe trop souvent au second plan. »De fait, le rapport de l’Institut national du Cancer vient allonger la liste des « avis » et « expertises » qui conduisent à se demander si nos experts sont toujours vraiment compétents.

« L’alcool favorise le cancer dès le premier verre » : la stupidité de l’Institut national du cancer, (février 2009)

Les auteurs de la brochure de l’Institut national du cancer, publiée le 17 février, affirment que la consommation d’alcool augmente le risque de cancer dès le premier verre , et ce quel que soit le type d’alcool (« le risque de cancer apparaît dès le premier verre de vin », assure la ministre de la santé Roselyne Bachelot). Le président de cet institut assure que ce sont les petites doses les plus nocives. Au passage, l’Institut national du cancer remet en cause l’idée que l’alcool soit bénéfique au système cardiovasculaire.
Voici la vérité prouvé par toutes les études françaises et internationales :

La consommation modérée d’alcool diminue la mortalité cardiovasculaire et la mortalité toutes causes confondues.

La consommation modérée et régulière de vin, elle, diminue le risque de très nombreux cancers en plus d’être bénéfique pour les artères.

La brochure de l’Institut national du cancer sur l’alimentation et la santé, qui affirme notamment qu’un verre de vin quotidien peut donner le cancer, est en passe de discréditer durablement cette institution. Ce ne serait pas la première fois que des « experts » officiels français se mettraient en porte-à-faux avec les connaissances scientifiques.

Si ces dérapages sont inquiétants, la propension des grands médias à les répercuter sans distance l’est tout autant.

« Les médias prennent avec des pincettes les informations fournies par l’industrie pharmaceutique ou l’industrie agro-alimentaire, mais ils relaient sans se poser la moindre question les avis officiels », commente Thierry Souccar, Directeur de la rédaction de LaNutrition.fr et auteur avec Maître Isabelle Robard, de Santé, mensonges et propagande. « C’est étrange, on pourrait pourtant penser qu’avec le temps ils ont appris que toute information, y compris officielle, doit être vérifiée… Mais non ! C’est à chaque fois les mêmes tambours et les mêmes trompettes. Une fois sur deux, ils sonnent faux, mais le mal est fait…»