Une sensation bizarre dans la poitrine.

Tu poses deux doigts sur ton poignet et tu comptes.

Puis tu cherches tes symptômes sur Google, ou tu demandes à ton conjoint si tu as l’air normale.

Pendant quelques minutes, ça va mieux Mais à la prochaine sensation, tu recommences.

Dans mon travail, j’appelle ces gestes des vérifications.

Et chez les femmes qui font des crises d’angoisse, elles peuvent entretenir un mécanisme bien particulier.

Chaque fois que tu vérifies, tu te soulages temporairement.

Mais ton cerveau peut aussi retenir une autre leçon : cette sensation était suffisamment inquiétante pour nécessiter un contrôle. Alors tu surveilles davantage ton corps. Et le besoin de te rassurer revient.

C’est une des raisons pour lesquelles tu peux avoir des examens médicaux rassurants et continuer à paniquer à chaque palpitation.

Ta tête sait que tout va bien. Mais tes automatismes ont appris à rester en alerte.

Et c’est précisément ce qui m’intéresse dans mon accompagnement. Pas seulement t’aider à te calmer quand l’angoisse monte.

Mais aussi comprendre avec toi ce qui entretient cette peur au quotidien : les vérifications, les demandes de réassurance, la surveillance permanente de ton corps.

Pour t’aider progressivement à ne plus avoir besoin de contrôler chaque sensation afin de te sentir en sécurité.

Cette semaine, observe simplement une chose : quand tu vérifies ton pouls ou que tu demandes à être rassurée, combien de temps dure le soulagement ?

Tu n’as rien à forcer. Juste à remarquer.

Parce que l’objectif n’est pas de te rassurer toujours plus.

C’est de retrouver la liberté de vivre sans surveiller ton corps en permanence.

Si ces sensations n’ont jamais été évaluées médicalement, ou si elles sont nouvelles ou inquiétantes, demande d’abord un avis médical adapté.

Si tu te reconnais dans ce cycle et que tu veux comprendre comment en sortir, écris-moi « SIGNAL » en message privé.

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