Ton anxiété n’est peut-être pas le vrai problème.

Ton corps est peut-être resté en mode survie.

Tu essaies de calmer tes pensées.

De relativiser.

De te raisonner.

Mais ton corps, lui, continue de réagir comme si quelque chose de grave allait arriver.

Il surveille.

Il anticipe.

Il se prépare.

Même quand tout va bien.

C’est pour ça que tu peux :

sursauter au moindre bruit,

te réveiller à 3h du matin et commencer à ressasser,

imaginer le pire alors que rien ne s’est encore passé,

éviter des situations que tu gérais très bien avant,

dormir toute une nuit… et te réveiller déjà épuisée.

Depuis 1988, j’ai vu revenir ce même schéma :

des personnes qui essaient désespérément de faire taire leur anxiété…

alors que leur système nerveux continue de fonctionner comme si le danger était toujours là.

Et ça change complètement la façon de regarder le problème.

Parce que tu peux savoir, rationnellement, que tout va bien…

et avoir un corps qui ne te croit pas encore.

Ce n’est pas forcément une question de fragilité.

Ni de volonté.

Ni de pensées « trop négatives ».

Parfois, l’anxiété est le signal d’un système qui n’a pas encore compris qu’il pouvait baisser la garde.

Alors chercher uniquement à faire disparaître l’anxiété ne suffit pas toujours.

Il faut aussi aider le corps à sortir progressivement de cet état d’alerte.

Parce qu’on ne sort pas du mode survie en se répétant qu’il n’y a aucun danger.

On en sort quand le corps recommence, lui aussi, à se sentir en sécurité.


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