Face à l’anxiété, éviter ET se forcer peuvent entretenir le problème.

Quand une situation déclenche de l’anxiété, on adopte souvent l’une de ces deux stratégies : éviter pour ne pas ressentir… ou lutter pour garder le contrôle.

Éviter soulage immédiatement. Vous annulez ce trajet, cette sortie, ce rendez-vous… et la tension redescend. Mais votre cerveau peut alors enregistrer : « Heureusement que nous avons évité. Cette situation était dangereuse. » Peu à peu, ce qui vous rassure sur le moment finit par réduire votre liberté.

Se forcer semble plus courageux. Vous serrez les dents, contrôlez vos sensations et continuez coûte que coûte. Quand vous avez toujours été celle qui tient bon, c’est presque un réflexe. Mais transformer chaque situation anxiogène en combat finit aussi par vous épuiser.

Il existe une troisième voie : vous exposer progressivement, sans fuir… mais sans vous brutaliser non plus.

Une exposition bien menée, ce n’est pas vous jeter dans ce qui vous terrifie pour vous prouver que vous en êtes capable. C’est choisir une difficulté adaptée, poser un cadre précis, puis permettre progressivement à votre cerveau et à votre corps de faire une nouvelle expérience : « Je peux traverser cette situation sans être en danger. »

Petit à petit, votre zone de sécurité peut s’élargir. Vous recommencez à conduire, sortir, voyager ou simplement faire certaines choses sans organiser votre vie autour de la peur.

Le but n’est donc pas de ne plus jamais éviter ni de toujours réussir à faire face.

Le but, c’est que l’évitement et la lutte ne décident plus à votre place.

Et l’exposition n’est pas toujours suffisante à elle seule. Il peut aussi être nécessaire de travailler sur ce qui maintient cet état d’alerte en profondeur.

J’en reparlerai prochainement.

Quelle situation aimeriez-vous pouvoir refaire sans l’éviter… ni avoir à vous forcer ?


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