Ton cœur accélère un peu. Tu te sens fébrile, irritable, parfois faible. Tu as du mal à te concentrer.

Et ton cerveau anxieux fait ce qu’il sait très bien faire : il cherche une explication.

« Qu’est-ce qui m’arrive ? »
« Je vais faire un malaise. »
« Ça recommence. »

Pourtant, ces sensations ne viennent pas toujours uniquement de ton anxiété.

Parfois, ce que tu as mangé quelques heures plus tôt peut aussi jouer un rôle.

Un petit-déjeuner très sucré, quelques biscuits, un repas composé surtout de glucides rapides… ta glycémie monte rapidement, puis redescend.

Chez certaines personnes, ces variations peuvent s’accompagner de fatigue, de faim, d’irritabilité, de difficultés à se concentrer, parfois même de tremblements ou de palpitations.

Et quand ton système nerveux est déjà hypervigilant, le problème n’est pas seulement la sensation.

C’est ce que ton cerveau en fait.

Ton cœur accélère ? Danger.
Tu trembles ? Danger.
Tu te sens faible ? Danger.

Une sensation physique nourrit alors la peur… et la peur amplifie à son tour la sensation physique.

Ça ne veut pas dire que le sucre provoque ton anxiété. Ce serait beaucoup trop simpliste.

Mais chez certaines personnes, ces variations peuvent créer des sensations suffisamment proches de l’anxiété pour réveiller les automatismes anxieux.

Et non, la solution n’est pas de supprimer les glucides ou de commencer à contrôler chaque bouchée.

Un féculent, une légumineuse ou un aliment riche en fibres n’a pas le même effet qu’un soda ou des bonbons. Des repas plus équilibrés, avec des protéines, des fibres et des graisses, permettent généralement une énergie plus progressive.

Et quand ton système nerveux vit déjà en mode survie, la stabilité compte.

Alors observe simplement ce qui se passe chez toi.

Comment te sens-tu une, deux ou trois heures après avoir mangé ? Certaines fringales précèdent-elles tes montées d’angoisse ? Te sens-tu plus fébrile après certains repas ? Et que se passe-t-il lorsque tes repas sont plus réguliers et équilibrés ?

Il ne s’agit pas de créer de nouveaux interdits.

Il s’agit de mieux comprendre ton corps pour arrêter d’interpréter automatiquement chacune de ses sensations comme un danger.

Moins de montagnes russes dans le corps, c’est parfois moins de raisons pour le cerveau de sonner l’alarme.


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