Je peux être un excellent thérapeute… et ne pas réussir à vous aider.

Parce qu’une séance d’hypnose ne repose pas uniquement sur les compétences du thérapeute.

Il faut deux choses essentielles.

La première, c’est la confiance.

Quand une personne vient me voir, elle me laisse entrer dans quelque chose de très intime : ce qui va, ce qui ne va plus, ce qu’elle montre aux autres… et parfois ce qu’elle garde sous contrôle depuis longtemps.

Cette confiance ne se décrète pas.

Elle se construit.

C’est aussi pour ça que la première consultation dure généralement entre 1h et 1h30. Avant de vouloir changer quoi que ce soit, il faut d’abord créer cette alliance.

La deuxième, c’est votre motivation.

Je peux accompagner.
Je peux proposer.
Je peux guider.

Mais je ne peux pas faire le chemin à votre place.

Je le dis souvent à mes patients :

Je suis un guide de montagne. Si vous ne voulez pas marcher, nous n’irons pas bien loin.

Et même quand l’envie est là, tout ne bouge pas forcément immédiatement.

Parfois, je ne suis simplement pas le bon thérapeute pour cette personne.

Parfois, ce n’est pas le bon moment.

Et si rien ne bouge après trois séances, je préfère arrêter plutôt que poursuivre coûte que coûte.

Mais il arrive aussi quelque chose d’assez déroutant.

Des patients me recontactent plusieurs mois plus tard en me disant :

« Finalement… je crois que ça a bougé. »

Pas forcément de la manière qu’ils imaginaient.
Ni au moment où ils l’attendaient.

Comme si le travail avait continué silencieusement.

C’est peut-être l’une des choses les plus fascinantes avec l’hypnose :

on plante parfois une graine sans savoir exactement quand elle va germer.

Et parfois, il faut accepter de ne pas tout comprendre, tout intellectualiser… ni tout contrôler.


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