Tu as enfin du temps pour toi… mais ton corps, lui, ne se détend jamais vraiment.
C’est quelque chose que j’entends souvent chez des femmes qui, pourtant, ne se considèrent pas forcément comme anxieuses. Elles travaillent, gèrent leur quotidien, avancent. En apparence, tout va plutôt bien. Mais intérieurement, quelque chose reste en alerte.
Ça peut être un sommeil léger, un réveil à 3h du matin avec le cerveau qui repart immédiatement. Les épaules toujours un peu contractées. L’impression de ne jamais vraiment « décrocher ». Ou cette difficulté étrange à profiter d’un moment calme sans déjà penser à ce qu’il faudra faire ensuite.
Quand on a vécu longtemps sous pression, l’état d’alerte peut devenir un automatisme. La période difficile est parfois terminée depuis longtemps… mais le corps continue de fonctionner comme s’il devait rester prêt à réagir.
Alors on essaie de mieux se détendre : sport, méditation, respiration, week-ends au calme… Et oui, ça peut aider. Mais parfois, l’effet ne dure pas.
Parce que le problème n’est pas forcément que tu ne sais pas te détendre.
C’est peut-être que ton corps n’a pas encore appris qu’il pouvait arrêter de surveiller.
Et là, la façon d’aborder les choses change. Il ne s’agit plus seulement de faire disparaître les symptômes, mais de comprendre ce qui entretient cet état d’alerte : l’anticipation, certains déclencheurs, les automatismes anxieux, les pensées qui tournent en boucle… puis de retrouver progressivement une sensation de sécurité plus stable.
Alors j’ai une question pour toi : quand as-tu dormi pour la dernière fois une nuit entière sans te réveiller avec le cerveau déjà en marche ?

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