Fabienne avait déjà fait 6 mois de thérapie. Voici pourquoi elle a quand même décidé de recommencer un accompagnement.
Quand elle est venue me voir, elle ne partait pas de zéro. Elle avait déjà parlé de son anxiété, de ses peurs, de son histoire et de ce qu’elle ressentait. Elle avait compris beaucoup de choses sur son fonctionnement. Pourtant, elle m’a dit une phrase qui résumait assez bien sa frustration : « Je comprends mon anxiété… mais ça ne l’empêche pas d’être là. »
C’est là que notre travail a commencé. Pas en lui demandant d’oublier tout ce qu’elle avait compris, ni en lui promettant qu’une séance d’hypnose allait magiquement tout régler. Nous avons commencé par regarder très concrètement comment son anxiété fonctionnait : ce qui déclenchait l’alarme, ce qu’elle ressentait lorsque la peur montait, ce qu’elle faisait pour essayer de se rassurer, les situations qu’elle évitait et les mécanismes qui semblaient entretenir le problème.
Car il existe une différence importante entre savoir qu’une situation n’est pas dangereuse et réussir à la vivre sans que le corps déclenche l’alarme. Vous pouvez savoir qu’un magasin n’est pas dangereux et pourtant sentir l’angoisse monter en y entrant. Vous pouvez savoir que vous êtes capable de conduire et malgré tout surveiller chaque sensation au volant. Vous pouvez même savoir qu’une accélération du rythme cardiaque est banale et avoir immédiatement peur qu’elle annonce une crise.
C’est d’ailleurs ce qui peut être particulièrement frustrant dans les troubles anxieux : on finit parfois par vous expliquer quelque chose que vous savez déjà. Vous savez que votre peur est disproportionnée. Vous essayez de relativiser. Vous pouvez vous répéter qu’il n’y a pas de danger. Pourtant, votre corps continue à réagir comme s’il fallait vous protéger de quelque chose.
Et c’est précisément pour cette raison que mon accompagnement ne s’arrête pas à la compréhension. Une fois que nous avons identifié ensemble le fonctionnement de l’anxiété, j’utilise notamment l’hypnose profonde pour travailler avec ce qui semble se déclencher de manière automatique, en dehors de la volonté consciente.
Selon la personne et ce qui apparaît pendant le travail, je peux utiliser différents outils, notamment le signaling ou l’écriture automatique. Avec le signaling, par exemple, nous convenons de certains mouvements involontaires qui peuvent servir de mode de communication pendant le travail hypnotique. Au lieu de continuer à demander uniquement « Pourquoi ai-je peur ? » à une partie consciente qui cherche parfois cette réponse depuis des années, nous pouvons explorer autrement ce qui semble impliqué dans la réaction.
La question devient alors différente. Qu’est-ce que cette réaction cherche à accomplir ? Qu’essaie-t-elle d’éviter ou de protéger ? Et surtout, est-il possible de trouver une autre manière de remplir cette fonction sans continuer à déclencher la même alarme ?
C’est aussi pour cela que mon approche ne consiste pas simplement à mettre une personne sous hypnose et à lui répéter qu’elle va désormais être calme et confiante. Je cherche d’abord à comprendre avec elle son fonctionnement, son histoire et les mécanismes qui entretiennent son anxiété. Ensuite, nous pouvons travailler sur ce qui se joue à un niveau moins volontaire et plus automatique.
- Une question revient souvent à ce moment-là : « Est-ce que je risque de perdre le contrôle sous hypnose ? » Non. Vous n’avez pas besoin d’abandonner votre volonté ou de devenir passive pour travailler sous hypnose. L’accompagnement se fait avec vous, pas à votre place.
- J’entends également : « Je réfléchis beaucoup trop, l’hypnose ne fonctionnera probablement pas sur moi. » Pourtant, beaucoup de personnes qui viennent me voir ont justement énormément réfléchi à leur problème. Elles ont analysé leur passé, lu, cherché, essayé de comprendre leurs réactions et parfois même parfaitement identifié certains déclencheurs. Leur difficulté n’est donc pas nécessairement de manquer d’une explication supplémentaire. C’est parfois que, malgré toutes ces explications, leur corps continue à déclencher la même réaction.
C’était précisément la frustration de Fabienne lorsqu’elle est venue me voir. Et si vous êtes vous aussi dans cette situation, il y a une question que je trouve intéressante à vous poser : est-ce qu’il vous manque vraiment encore une explication… ou est-ce qu’il est temps d’essayer de travailler autrement sur ce que vous avez déjà compris ?**
Je ne peux évidemment pas vous promettre à l’avance comment votre anxiété évoluera ni en combien de temps. Chaque personne arrive avec son histoire, ses mécanismes et ses difficultés. En revanche, nous pouvons regarder ensemble comment votre anxiété fonctionne aujourd’hui, ce qui semble l’entretenir et déterminer si mon approche peut être pertinente dans votre situation.
Si vous vous reconnaissez dans l’histoire de Fabienne, notamment si vous avez le sentiment d’avoir déjà beaucoup compris sans obtenir les changements que vous espériez, envoyez-moi simplement « ANXIÉTÉ » en message privé.
Expliquez-moi en quelques lignes ce qui vous pose problème aujourd’hui et ce que vous avez déjà essayé. Je vous répondrai personnellement pour vous dire si un rendez-vous avec moi me paraît pertinent dans votre situation.
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