
Maintenant, pose-toi la question dans l’autre sens :
À quoi ressemblera ta vie si elle ne décide plus ?
Imagine.
Tu ouvres les yeux le matin…
Et ta première pensée n’est plus :
« Comment je me sens aujourd’hui ? »
Tu ne vérifies plus ton cœur.
Ta respiration.
Cette sensation bizarre dans ta tête.
Cette tension dans ton ventre.
Tu te lèves.
C’est tout.
Tu prends ta voiture sans calculer l’itinéraire « au cas où ».
Tu acceptes une invitation sans te demander :
« Et si je fais une crise là-bas ? »
Tu pars quelques jours sans chercher l’hôpital le plus proche.
Tu entres dans un magasin sans repérer immédiatement la sortie.
Tu arrêtes de surveiller ton corps comme s’il pouvait te trahir à tout moment.
Et surtout…
Tu arrêtes d’avoir peur d’avoir peur.
Pas parce que tu es devenue plus forte.
Tu l’étais déjà.
Il en faut, de la force, pour continuer à travailler, gérer une famille, sourire, assurer…, quand, à l’intérieur, tout ton système te hurle qu’un danger est imminent.
Mais peut-être que, dans un an, tu n’auras plus besoin d’être forte comme ça.
Peut-être que ton corps redeviendra simplement un endroit dans lequel tu peux vivre. Pas un endroit que tu dois surveiller.
Tu retrouves de l’espace dans ta tête.
De l’énergie.
De la spontanéité.
Tu recommences à faire des choses sans préparer mentalement 14 scénarios catastrophe avant.
Puis un jour, quelque chose d’étrange se produit.
Tu réalises que ça fait plusieurs heures…
que tu n’as pas pensé à ton anxiété.
Et tu n’avais même pas remarqué.
Puis ces heures deviennent plus fréquentes.
Et ta vie, qui s’était progressivement organisée autour de la peur…
recommence à s’organiser autour de toi.
C’est ça, sortir du mode survie. Et fini l’alcool, les addictions, les crises d’angoisse.
Ce n’est pas devenir une experte pour mieux supporter tes crises.
Ce n’est pas passer ta vie à contrôler tes pensées, ta respiration ou tes sensations.
C’est travailler sur ce qui maintient ton système en état d’alerte…, pour retrouver progressivement quelque chose que l’anxiété t’a fait perdre :
le sentiment d’être en sécurité à l’intérieur de toi.
Alors j’aimerais te poser une dernière question.
Dans un an, veux-tu encore te demander :
« Et si ça recommence ? »
Ou veux-tu pouvoir regarder derrière toi et penser :
« Je n’arrive pas à croire à quel point ma vie tournait autour de ça. »
Si tu t’es reconnue dans ce texte, tu peux m’écrire en privé avec Messenger.
On échange simplement et confidentiellement sur ce que tu vis, ce que tu as déjà essayé et ce qui te bloque encore.
Et je te dirai clairement si mon accompagnement peut être adapté à ta situation.
Sans pression. Sans jugement.
Parce que tu n’as pas besoin d’attendre que ta vie devienne encore plus petite pour décider de la reprendre.
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