« J’ai peur de perdre le contrôle. »
Je l’entends régulièrement.
Une cliente m’a même dit avant sa première séance :
« Tu ne vas pas me faire faire la poule quand même ? »
J’ai souri.
Parce que cette image vient de l’hypnose de spectacle.
Pas de l’hypnose thérapeutique.
Et les deux n’ont pratiquement rien en commun.
Sur une scène, le but est de divertir.
On sélectionne les personnes les plus réceptives et on leur propose des comportements amusants.
En cabinet, le but est tout autre.
Il s’agit d’aider le système nerveux à sortir de certains automatismes devenus envahissants.
Pendant toute la séance…
Tu restes consciente.
Tu entends tout.
Tu peux parler.
Tu peux ouvrir les yeux.
Tu peux interrompre la séance à tout moment.
Tu ne perds pas le contrôle.
Au contraire.
Tu récupères progressivement celui que l’anxiété t’a fait perdre.
Parce que le vrai problème n’est pas que tu manques de volonté.
Le vrai problème, ce sont des réactions automatiques qui se déclenchent avant même que tu aies le temps de réfléchir.
Le cœur qui s’emballe.
La boule au ventre.
L’évitement.
L’hypervigilance.
C’est là que l’hypnose devient intéressante.
Non pas parce qu’elle est magique.
Mais parce qu’elle permet de travailler directement avec ces automatismes pendant que le corps retrouve un état profond de sécurité.
À elle seule, ce n’est pas toujours suffisant.
C’est pourquoi je l’associe toujours à un travail conscient : comprendre les mécanismes, modifier les comportements, construire de nouvelles habitudes.
L’un agit sur ce que tu comprends.
L’autre sur ce qui continue d’agir malgré toi.
Et c’est cette combinaison qui permet, en 90 jours, une transformation durable.
Au fond, la plus grande idée reçue sur l’hypnose est peut-être celle-ci :
On croit qu’on va perdre le contrôle.
Alors qu’en réalité…
on vient précisément le reprendre.
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