
« J’ai déjà fait de l’hypnose. C’est à ce moment-là que mon anxiété a commencé. »
C’est une phrase que j’ai entendue récemment.
Et elle mérite qu’on s’y attarde.
Parce qu’elle repose sur une confusion très fréquente :
-> confondre association et causalité.
Deux événements se produisent à la même période.
Alors notre cerveau conclut naturellement que l’un est la cause de l’autre. Pourtant, ce n’est pas forcément le cas.
Prenons un exemple simple.
Une personne commence une thérapie, change de travail, divorce, déménage et développe de l’anxiété dans la même année.
Qu’est-ce qui a causé quoi ? Impossible de le savoir sans examiner l’ensemble du contexte.
Et c’est exactement la même chose avec l’hypnose profonde somnambulique.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, l’hypnose profonde n’est pas un état où l’on perd le contrôle.
C’est un état où le système nerveux cesse temporairement de lutter contre lui-même.
Un état où les conflits internes diminuent.
Un état où les différentes parties inconscientes peuvent enfin s’harmoniser.
Autrement dit : l’hypnose profonde somnambulique ne crée pas l’anxiété.
Par définition, elle va dans la direction inverse. Elle favorise l’équilibre, l’apaisement et la cohérence intérieure.
Alors pourquoi certaines personnes associent-elles leur anxiété à une ancienne expérience d’hypnose ?
Parce que les véritables causes sont souvent ailleurs.
Parfois présentes depuis des années :
* hypervigilance chronique
* surcharge mentale
* traumatismes anciens
* besoin permanent de contrôle
* conflits internes non résolus
* habitudes de vie épuisantes
Parfois même certains comportements compensatoires déjà installés depuis longtemps.
Le problème, c’est que lorsque l’anxiété apparaît, notre cerveau cherche un coupable immédiat.
Et il désigne souvent l’événement le plus marquant. Pas forcément le bon.
C’est aussi pour cela que de nombreuses femmes que j’accompagne me disent :
« J’ai déjà tout essayé. »
« Je ne comprends pas pourquoi mon corps continue de réagir comme ça. »
Parce que le problème n’est pas uniquement l’anxiété.
Le vrai problème est souvent plus profond :
la perte de sécurité intérieure.
Quand le système nerveux reste bloqué en mode survie, il finit par voir du danger partout. Même là où il n’y en a pas.
Mon travail n’est donc pas de lutter contre les symptômes.
Mon travail consiste à aider le système nerveux à retrouver suffisamment de sécurité pour sortir durablement de l’état d’alerte permanent. Une idée centrale de mon approche « Sortie du Mode Survie » : le problème n’est pas seulement l’anxiété, mais la perte de sécurité intérieure.
Et parfois, cela commence simplement par remettre en question une croyance :
« Et si ce que je pensais être la cause n’était en réalité qu’une coïncidence ? »
—
Question :
Avez-vous déjà attribué un problème à une cause qui, avec le recul, n’était probablement pas la bonne ?
Je suis curieux de lire vos réponses.
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