L’autre jour, en salle d’attente.
Pas en tant que patiente cette fois… mais en tant que psy-coach, avec mon regard qui observe tout.
Trois personnes.
Un homme âgé, calme, posé.
Deux femmes plus jeunes… visiblement tendues.
Et un détail qui m’a frappée.
Les deux femmes n’ont pas tenu 10 secondes sans leur téléphone.
L’homme, lui, attendait. Juste… il attendait.
Présent. Droit. Silencieux.
Et là, j’ai eu une intuition très forte.
Ce n’était pas juste une question de génération.
C’était une question de capacité à tolérer l’inconfort.
Alors j’ai fait un petit “test” (oui, déformation professionnelle 😅)
J’ai posé mon téléphone.
Et j’ai attendu. Sans rien faire.
Et ce qui s’est passé est exactement ce que vivent beaucoup de mes clientes en crise d’angoisse :
Une agitation intérieure immédiate
Des pensées en boucle : “je devrais faire quelque chose”
Une tension dans le corps
Et surtout… cette impression que c’est insupportable
Le vrai problème n’est pas l’angoisse.
C’est qu’on n’a plus l’habitude de rester avec ce qui est inconfortable.
Et quand une crise arrive, le corps panique…
Parce qu’il n’a jamais appris que l’inconfort peut être traversé.
Aujourd’hui, je te donne un exercice simple (et puissant) que j’utilise avec mes clientes :
L’entraînement à l’inconfort doux
Chaque jour, choisis UNE micro-situation inconfortable… et reste avec.
Exemples très concrets :
Attendre sans téléphone (2 à 5 minutes)
Rester en silence dans la voiture avant de sortir
Ne pas fuir une sensation corporelle désagréable immédiatement
Résister à l’envie de “se distraire” en permanence
Pas pour te faire violence.
Mais pour réapprendre à ton système nerveux une chose essentielle :
“Je peux ressentir… sans danger.”
Parce que oui…
Ce que tu évites aujourd’hui (les sensations, le vide, l’attente)…
c’est exactement ce qui te donne l’impression de perdre le contrôle pendant une crise.
Et c’est là que tout bascule :
Plus tu fuis l’inconfort → plus ton corps le perçoit comme une menace
Plus tu t’y exposes doucement → plus ton corps retrouve de la sécurité
Tu n’as pas besoin de devenir “plus forte”.
Tu as besoin de redevenir capable de rester.
Si tu veux, dis-moi en commentaire :
Quelle est la situation “inconfortable” que tu évites le plus en ce moment ?
Je te répondrai avec un exercice adapté.
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