Votre enfant, peu importe son âge, a besoin de la vérité, surtout s’il la demande. Car il est curieux et essaie de comprendre le monde qui l’entoure.
Il a besoin de savoir ce qui est dans le domaine du possible et ce qui ne l’est pas. Il construit sa pensée rationnelle.
L’enfant n’en est que plus en confiance, avec ses parents sachant, qu’il peut avoir l’heure juste. Il est content de faire partie du clan des grands sur cette question.
L’induire en erreur sur des questions aussi fondamentales lui met des bâtons dans les roues dans sa quête de compréhension.
Ne pas croire au Père Noël n’enlève rien à la magie de cette histoire, ni au plaisir du fantastique ! Qui d’ailleurs se poursuit à l’âge adulte (ex. cinéma, littérature).
Le plaisir des cadeaux, des réceptions et repas des fêtes de fin d’année n’en est pas diminué. Jouer au Père Noël et le rencontrer restent des expériences excitantes même si l’enfant sait que le personnage appartient au monde imaginaire de la même façon que ses personnages d’histoires préférés.
Alors faire croire au Père Noël a-t-il encore sa place aujourd’hui? Non! Cette tradition remonte à une époque où les valeurs en ce qui concerne le développement des enfants (ainsi que le développement de toute personne) et en ce qui concerne les relations parents-enfants étaient bien différentes…
La tendance sociale est encore largement de favoriser cette tradition, avec le renfort d’avis de psychiatres, psychanalystes et autres psychologues « experts », laissant libre cours à des croyances personnelles n’ayant pas plus de fondements que l’avis de tout un chacun.
Il est vrai que, par ces temps de crise économique, le Père Noël a encore bien des services à rendre aux commerçants…
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28 décembre 2008 at 13 h 29 min
Très intéressant !
Ce n’est pas tant la tendance qui me gêne mais le moment où l’enfant découvre que ce n’est pas vrai.
On reste longtemps dans la magie et soudain, tout s’écroule pour lui.
Les réactions sont alors différentes d’un enfant à l’autre : le petit qui pleure de perdre … quelque chose, le petit qui doute et laisse son esprit trouver son équilibre jusqu’à ce qu’il soit prêt à renoncer.
Pourtant, il me semble difficile d’y échapper car il faudrait alors que tous les parents se décident tous ensemble à arrêter cette tradition … je doute qu’on y parvienne !
Ne peut-on rapprocher tout ça finalement des contes de fées ?
On finit bien tôt ou tard, par ne plus y croire !