Non à Edvige !

Profession : fichier de police destiné à collecter des informations sur toute « personne physique ou morale ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », mais aussi sur toute personne à partir de 13 ans ou sur tout groupe ou organisation « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ».
Signe particulier : tendances obsessionnelles à la sécurité.
En deux mois,
un véritable front du refus
s’est constitué contre ce fichier
Quelque 700 organisations, associations et syndicats, ainsi que 90 000 personnes ont signé une pétition destinée à en bloquer la création.
Des recours ont été déposés devant le Conseil d’Etat
Tous les partis de gauche, mais aussi le Modem de François Bayrou, dénoncent désormais cette volonté gouvernementale de fichage généralisé qui pourrait rapidement concerner plusieurs millions de Français.
Ils ont raison
Certes, l’Etat doit garantir la sécurité des citoyens. C’est une de ses principales missions. C’est également sa responsabilité d’adapter ses moyens de renseignement et de police aux évolutions technologiques. A cet égard, Edvige prolonge et « modernise » l’ancien fichier des Renseignements généraux, dans le cadre de la création, cet été, de la nouvelle direction centrale du renseignement intérieur.
Mais la défense de l’ordre public
ne saurait justifier pareille menace
sur les libertés individuelles
Par principe autant que par respect de la Convention européenne des droits de l’homme, l’Etat a une obligation au moins égale de protéger la vie privée des citoyens.
La mobilisation contre Edvige est d’autant plus justifiée que ce nouveau système d’information sur les Français n’est que le dernier en date : depuis quelques années, les fichiers de police se sont multipliés, sans même parler de la vidéosurveillance.
Passer ainsi d’une société dans laquelle chacun est présumé innocent
à une autre dans laquelle
c’est la culpabilité de tous qui est présumée
constitue une dérive dangereuse pour l’état de droit
- Qui sait de quoi demain sera fait ? Une loi peut-être changée; ce fichier pourrait tomber dans de mauvaises mains etc…
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9 septembre 2008 at 14 h 12 min
Une démocratie est toujours fragile même quand elle est ancienne.Les autocrates sont ses ennemis.Aujourd’hui, ils disposent de moyens technologiques puissants pour étendre leur pouvoir. Malheur à nous, si nous ne nous unissons pas pour défendre des libertés fondamentales !