On continue à croire que ne pas boire, c’est avoir un problème.
Alors qu’en réalité, aujourd’hui, le problème, c’est souvent de boire sans se poser de questions.
Depuis plus de dix ans, je le vois dans mon cabinet :
la sobriété n’est plus un aveu d’échec.
C’est un acte de lucidité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
en 2025, 36 % des Français ont réduit leur consommation d’alcool.
10 % ont arrêté complètement.
Ce n’est pas une lubie. C’est un basculement.
Et pourtant, en France, refuser un verre reste un acte presque subversif.
On se justifie.
On s’excuse.
On passe pour rabat-joie.
Comme si s’amuser impliquait nécessairement de perdre le contrôle.
Parmi mes clients, il y a Massimo*, 32 ans, ancien joueur de rugby passé par le Top 14.
Dans son milieu, l’alcool est sacralisé.
La bière dans les vestiaires, la troisième mi-temps, l’excès érigé en tradition.
Lui a fait un autre choix.
Parce qu’il voulait performer.
Parce qu’il refusait les trous noirs, les gestes qu’on regrette, les lendemains flous.
Sa sobriété a dérangé.
Puis elle a imposé le respect.
« Il ne boit pas. Et alors ? »
Exactement.
Ce qui gêne vraiment, ce n’est pas celui qui ne boit pas.
C’est le miroir qu’il tend à ceux qui boivent sans choisir.
Mes clientes continuent d’aller en soirée.
Elles rient.
Elles dansent.
Elles créent du lien.
La seule chose qu’elles refusent ?
Que la fête passe par l’anesthésie.
La sobriété choisie n’est pas une mode.
C’est une désobéissance calme face à des normes sociales épuisantes.
Et si cette génération buvait moins,
non pas par fragilité,
mais par refus d’être conditionnée ?
Prénoms modifiés par souci de confidentialité.
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