Dimanche soir.

Suzanne, 40 ans, a mal au coeur.

Tout ce qu’elle a acheté vendredi soir (dans trois ou quatre épiceries différentes pour ne pas éveiller les soupçons) y a passé : crème glacée, tartes au sucre, chocolats, biscuits, brioches.

Maintenant, c’est la panique : il faut effacer toute trace de cette orgie de bouffe. Toutes ces calories ne doivent pas se transformer en kilos, surtout pas !

Suzanne, qui déteste vomir, a une autre façon de se rattraper : tous les lundis, elle reprend sa diète ultra restrictive et ses entraînements quasi militaires, de sorte qu’elle parvient à maintenir ses 52 kg.

De l’extérieur, rien n’y paraît. C’est le plus important, n’est-ce pas ?

Qui pourrait dire que cette petite femme attachante, une professionnelle projetant l’image de la réussite, vit enfermée dans l’enfer de la boulimie ? Surtout pas ses proches.

Beaucoup de femmes vivent ce trouble alimentaire dans le plus grand secret.

Vous, peut-être ?

 

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Il peut arriver à tout le monde de trop manger sous l’influence de certaines émotions.

Mais quand on pense à la nourriture tout le temps, on a de grandes chances d’avoir affaire à un trouble du comportement alimentaire.

Comment savoir dans ce contexte à partir de quand on peut parler de boulimie ?

Quels sont les symptômes de la boulimie ?

La boulimie se traduit par des prises alimentaires où l’on consomme de grandes quantités de nourriture en peu de temps.

Avec le sentiment qu’on n’a pas le contrôle des événements.

Les boulimiques utilisent des méthodes compensatoires afin de ne pas prendre de poids : vomissements, prises de laxatifs ou périodes de jeûne, sports à haute dose.

La personne boulimique mange tout et n’importe quoi de manière compulsive.

Elle s’isole pour ingurgiter des aliments qu’elle avale sans plaisir, le plus vite possible, pour ensuite se faire vomir.

Elle craque souvent dans des situations émotionnelles synonymes d’inconfort comme l’angoisse ou l’irritabilité, ce qu’elle regrette tout de suite après.

À la honte de se faire vomir s’ajoutent le poids de la culpabilité et des regrets.

Elle se dévalorise et entretient par conséquent une image négative d’elle-même, confirmée par ses échecs répétés.

Elle voudrait arrêter ces crises devenues fréquentes par la seule force de sa volonté, mais n’y parvient pas. L‘obsession de la nourriture ne la lâche pas et elle redoute toujours le prochain craquage.

La boulimie concerne aujourd’hui de 2 à 5 % environ des femmes de 15 à 45 ans, soit près de 250 000 femmes.

NB: Quand la personne ne se fait pas vomir après une crise, et/ou quand la fréquence des crises est irrégulières, je parle alors d’hyperphagie boulimique. Dans ce cas, elle est très souvent en surpoids, voire obèse.

 

 

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La boulimie, comme l’anorexie, est un trouble du comportement alimentaire (TCA) qui touche essentiellement les femmes.

Mais les hommes aussi, voyez la couverture du livre que je mets dans ma chronique.

Si celles qui souffrent d’anorexie tentent de construire leur force dans le rejet de la nourriture, les boulimiques, au contraire, compensent leurs souffrances et le vide en elles par les aliments.

Contrairement à une idée reçue très répandue, les boulimiques ne sont pas grosses.

Dans 6 à 7 cas sur 10, ce sont des femmes de poids normal. Mais la perception qu’elles ont de leur propre corps est altérée : elles se voient grosses, parfois même obèses. Les boulimiques calculent les calories, sont obsédées par leur balance : la peur de grossir est un des facteurs essentiel de leur trouble.

Une fois “remplies”, elles ne trouvent pourtant plus que ces moyens pour se le libérer : vomir, prendre des laxatifs, l’excès de sport, le jeûne.

Un cercle infernal dont il est très difficile de sortir sans l’aide d’un psychopraticien.

 

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Une femme boulimique paraît bien équilibrée aux yeux de tous, bien dans sa peau, bien dans sa tête.

Vous peut-être ?

  • En réalité, elle joue un rôle et derrière cette apparence, elle est très peu sûre d’elle. Elle n’aime pas son corps, son aspect. Elle ressent une peur terrible de ne pas être aimée et agit en conséquence. Essayant de se faire apprécier, de plaire, au détriment de ses propres aspirations.
  • On pourrait dire qu’elle ne sait pas qui elle est. Cette personne vit sous le regard des autres et n’arrive pas à se construire par rapport à elle-même, étant constamment dans un jugement très défavorable, qu’elle porte sur elle-même (ou qu’elle imagine de la part de son entourage).
  • Elle a peur de se montrer telle qu’elle est. Imaginant que personne ne serait capable de l’apprécier comme elle est.
  • Elle cherche donc à maîtriser sa vie, en contrôlant son poids qui devient une véritable obsession.

Les causes de la boulimie sont complexes et multiples.

Ils sont le résultat d’une combinaison de facteurs émotionnels, comportementaux, psychologiques et sociaux.

Ces facteurs sont paradoxalement très proches de ceux de l’anorexie mentale, les deux maladies étant fréquemment liées. Une même personne peut d’ailleurs souffrir d’une combinaison des deux maladies, ou d’une alternance d’anorexie et de boulimie. Et cela pendant des années.

La boulimie peut être isolée en tant que symptôme.

Mais elle peut aussi se rencontrer avec d’autres troubles : les syndromes dépressifs, les troubles anxieux de la personnalité, des conduites addictives. De 30 à 60 % des individus souffrant de troubles alimentaires souffrent également d’un trouble de la personnalité de type borderline. La boulimie est alors une conséquence, un symptôme.

Les individus touchés utilisent souvent la nourriture, et le contrôle sur la nourriture, afin de trouver un moyen de compensation pour des émotions et des sentiments qui semblent indomptables ou insurmontables.

boulimique

Pour certains, jeûner, ingérer des aliments d’une manière excessive et se faire vomir, peut être comme une façon de surmonter ces émotions difficiles.

Avoir l’impression, fausse évidemment, de maîtriser sa vie.

La boulimie et l’anorexie ont, certes, des symptômes vraiment handicapants et douloureux au point de faire de la vie un enfer.

Attention ! Aussi fortes que puissent être les manifestations de ces désordres, ne pas les considérer pas comme des maladies mentales, mais comme de violentes réactions naturelles de survie.

En fait, elles s’assimilent à des réactions de l’instinct de conservation assumant son rôle naturel de «protecteur» face à un ou des traumatismes. Elles ne sont donc pas de l’ordre de l’« anormalité »

Les causes sont généralement anciennes.

Il peut s’agir de chocs émotionnels, traumatismes datant de la petite enfance (abandon, humiliation, inceste, deuil) ou aussi d’angoisses, de non-dits ou «secrets de famille» transmis par les générations antérieures, tels des «mauvais héritages» (de mère, grand-mère, tantes, arrières…etc.).

La boulimique ne manque ni de raison, ni de volonté (souvent très performante dans les études ou professionnellement).

Mais elle a un problème d’identité et d’angoisse. D’où vient l’angoisse ?

D’un manque de maturité émotionnelle (provoqué par des chocs émotionnels anciens), qui entraîne un niveau d’anxiété élevé, susceptible de bloquer le développement de la vie affective. Ou de créer des co-dépendances affectives.

Heureusement, depuis plus de trente ans, des thérapeutes et instituts en France proposent, avec humilité et professionnalisme, des psychothérapies ciblées et personnalisées pour obtenir des guérisons qui tiennent. Par exemple le Centre Alpha depuis 1975 (à Royan), l’Institut de la Tempérance (à Chabreloche, édite aussi des livres professionnels sur la psychologie), le thérapeute Michel Facon (décédé), moi-même, etc…


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  1. Commencer par des améliorations modestes. Plutôt que d’essayer de ne plus jamais vomir, diminuez graduellement la fréquence des vomissements. Écrivez ce que vous avez éprouvé lorsque vous avez réussi à ne pas vomir ou décrivez-le à votre psychopraticien.
  2. Diminuer la prise de diurétiques ou de laxatifs. Si vous avez l’habitude de prendre ces médicaments, diminuez les doses en procédant par étapes successives.
  3. Manger en petites quantités. Mangez peu, très peu même dans certains cas. L’objectif est de dissocier la consommation de nourriture du vomissement qui suit automatiquement.
  4. Éviter de vous isoler. Même si cela vous demande beaucoup d’efforts, essayez de sortir de cet état d’introspection pour vous orienter vers des activités externes. Inscrivez-vous à des cours ou à des activités selon vos habiletés et vos goûts. Choisissez des activités de formation ou de loisirs pour entrer en contact avec d’autres personnes au lieu de rester isolé chez vous.
  5. Pratiquer la relaxation. La relaxation ou des exercices de détente choisis selon vos goûts peuvent vous aider à réduire le stress.
  6. Ne pas garder le réfrigérateur plein de nourriture. Évitez d’acheter des aliments en prévision de vos crises de boulimie. Ne vous facilitez pas l’accès à de grandes quantités de nourriture ou à l’alcool.
  7. Ne pas vomir. Même si vous avez une crise de boulimie, essayez de ne pas vomir après avoir mangé.
  8. Éviter de prendre de l’alcool en période de jeûne. La consommation d’alcool en période de jeûne est extrêmement dangereuse. Si vous prenez en plus des diurétiques et des laxatifs, le risque de déshydratation et d’hypotension grave pouvant entraîner la mort est très grand.
  9. Cesser de vous documenter sur l’alimentation, les régimes, la psychologie. Vous avez probablement beaucoup de connaissances dans ces domaines si vous êtes boulimique. Plus que moi, certainement ! Mais vous vous rendez compte que « savoir n’est pas guérison »… Il est plus important de pratiquer des activités physiques, de rencontrer des personnes etc, que de tout connaître sur votre pathologie.

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Entre 10 et 15 % des femmes âgées de 20 à 40 ans rapportent au moins un comportement alimentaire problématique ou une attitude liée à l’alimentation/alcool qui soit exagérée, selon une étude publiée dans l’International Journal of Eating Disorders.

L’équipe des chercheurs Lise Gauvin et Jean-Marc Brodeur de l’Université de Montréal et Howard Steiger de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas a mené des interviews téléphoniques auprès de 1501 femmes demeurant en milieu urbain (Montréal) et âgées en moyenne de 31 ans. La majorité était mariée, non fumeuse et détenait un diplôme universitaire.

Quelque 13,7 % des femmes rapportaient un comportement de boulimie ou d’hyperphagie (binge eating), caractérisé par une consommation excessive de nourriture accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle, un à 5 jours par mois ou 1 à 7 fois par mois; 4,1 % rapportaient au moins 8 épisodes de boulimie par mois; 2,5% rapportaient se forcer à vomir ou utiliser des laxatifs ou des diurétiques pour maintenir leur poids.

L’étude montre aussi que 28% des femmes font de l’exercice physique intense 2 fois par mois avec le seul objectif de perdre du poids.

« L’anorexie, qui se caractérise entre autres par une restriction alimentaire extrême, est beaucoup plus rare que les comportements boulimiques », précise Mme Gauvin. Aucune des femmes interrogées ne présentaient d’ailleurs de comportements anorexiques.

Sources : psychomedia, Université de Montréal, Science Daily

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