Plusieurs recherches ont montré que le café peut aider à prévenir le cancer du sein.

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Clinical Cancer Research, montre que le café inhibe la croissance des tumeurs et réduit le risque de récidive chez les femmes qui ont été traitées avec le médicament tamoxifène.

femmeAnn Rosendahl de l’Université Lund (Suède) et ses collègues ont mené cette étude avec 1090 femmes atteintes du cancer du sein. Parmi les plus de 500 participantes qui ont été traitées avec le tamoxifène, celles qui prenaient au moins deux tasses de café par jour avaient la moitié moins de risque de récidive que celles qui en buvaient moins ou pas du tout.

Chez celles qui ont développé des tumeurs, ces dernières étaient plus petites et la proportion de tumeurs hormono-dépendantes était moins grande, ce qui était déjà le cas au moment du premier diagnostic.

Dans une étude de laboratoire, les cellules de cancer du sein réagissaient à la caféine et à l’acide caféique (plus fortement à la caféine), par une réduction de la division cellulaire (mode de multiplication des cellules) et une augmentation de la mort cellulaire, en particulier en combinaison avec le tamoxifène.

Cela montre que ces substances ont un effet sur les cellules cancéreuses du sein et désactivent des voies de signalisation dont les cellules cancéreuses ont besoin pour se développer.

Les chercheurs ont démontré, à la fois chez des femmes atteintes du cancer du sein et au niveau de la cellule, que le café semble renforcer l’effet du traitement par tamoxifène. Ils soulignent toutefois l’importance de prendre les médicaments prescrits.

Sources :Psychomédia,Lundt University, Clinical Cancer Research

C’est notamment en diminuant le ratio oméga-3/oméga-6 que les statines augmentent le risque de cancer du sein.

Et c’est justement parce qu’elle augmente ce ratio que la diète méditerranéenne protège de cette maladie.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme.

Sa survenue est influencée par deux types de facteurs de risque, ceux que l’on ne peut pas modifier (âge, antécédents familiaux, génétique) et ceux sur lesquels on peut intervenir (mode de vie, alimentation).

Ce nouvel article paru dans BMC Medicine (1) rapporte l’analyse de chercheurs français (Michel de Lorgeril et Patricia Salen) sur deux facteurs qui influencent le risque de cancer du sein : le régime méditerranéen qui a un rôle protecteur et les statines, associées à un risque accru de la maladie.

Le régime méditérannéen et les statines représentant habituellement deux stratégies (très différentes) de prévention des maladies cardiovasculaires.

Ce que disent les études

Certaines études rapportent le rôle protecteur des acides gras oméga-3 vis-à-vis du cancer du sein alors que les oméga-6 seraient associés à un risque accru de cancer en général.

Augmenter le ratio oméga 3/oméga-6 pourrait donc être intéressant pour diminuer le risque de cancer du sein.

Les flavonoïdes, qui appartiennent à la famille des polyphénols, sont également associés à une diminution du risque de cancer du sein. Or, les aliments végétaux bio et les graisses animales d’origine bio (notamment produits laitiers) contiennent respectivement plus de polyphénols et un rapport oméga-3/oméga-6 plus élevé que les aliments conventionnels. Les femmes qui souhaitent diminuer leur risque de cancer du sein devraient donc manger bio mais également éviter les contaminants environnementaux, dont les perturbateurs endocriniens, qui sont associés à un risque accru d’obésité, de résistance à l’insuline et de diabète.

Il faut noter cependant que certaines études n’ont pas trouvé d’avantage à manger bio pour diminuer le risque de cancer chez les femmes.

Statines et cancer du sein

Dans un certain nombre d’études, les traitements médicamenteux par statines sont associés à un risque accru de cancer du sein. Dernièrement, une étude (2) menée sur des femmes âgées de 55 à 74 ans a montré que l’utilisation de statines pendant une période de 10 ans, multiplie par 2 en moyenne le risque de cancer du sein.

L’effet des statines sur le risque de cancer du sein aurait des explications biologiques : d’abord les statines diminuent le ratio oméga-3/oméga-6, ensuite elles diminuent le cholestérol. Or, un ratio élevé entre oméga-3/oméga-6 est associé à un risque plus faible de cancer du sein et de la même façon un cholestérol bas a été souvent (mais pas toujours) associé à un taux de cancer plus élevé.

De plus, les statines sont toxiques pour les mitochondries et le dysfonctionnement mitochondrial est impliqué dans le développement des tumeurs et la progression du cancer.

Il existe également des preuves convergentes pour soutenir l’hypothèse que les statines augmentent la résistance à l’insuline et l’apparition de diabète. Or le diabète augmente le risque de cancer du sein.

Enfin les statines auraient un effet sur l’immunité, ce qui pourrait entraver les défenses anti-tumorales et augmenter le risque de cancer.

Diète méditerranéenne et cancer du sein

Pour réduire le risque de cancer du sein, le fait de diminuer celui d’une résistance à l’insuline, d’un syndrome métabolique et d’un diabète peut s’avérer bénéfique. Augmenter le ratio oméga-3/oméga-6 aussi.

Or, la diète méditerranéenne présente des caractéristiques qui sont de véritables atouts santé : consommation élevée de fibres, de flavonoïdes, ratio élevé d’oméga-3/oméga-6 et aliments à faible index glycémique.

Ainsi, la diète méditerranéenne permet de diminuer le risque de diabète et de syndrome métabolique et, logiquement, celui de cancer du sein. Le seul bémol est la consommation d’alcool, modérée dans la diète méditerranéenne mais associée à un risque accru de cancer du sein.

Enfin, ces habitudes alimentaires doivent être associées à l’exercice physique.

Sources :

(1) de Lorgeril M1, Salen P. Do statins increase and Mediterranean diet decrease the risk of breast cancer? BMC Med. 2014 Jun 5;12:94. doi: 10.1186/1741-7015-12-94.

(2) McDougall JA1, Malone KE, Daling JR, Cushing-Haugen KL, Porter PL, Li CI. Long-term statin use and risk of ductal and lobular breast cancer among women 55 to 74 years of age. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2013 Sep;22(9):1529-37. doi: 10.1158/1055-9965.EPI-13-0414. Epub 2013 Jul 5.

lanutrition.fr

 

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Dépistage du cancer du côlon : le test n’est pas douloureux

Dans un premier temps, vous recevez un courrier qui vous invite à vous rendre chez votre médecin traitant afin que celui-ci vous remette le test (gratuit et non douloureux) à réaliser chez vous.

Concrètement,ce test de dépistage (le test Hemoccult II) consiste à prélever avec de petits bâtonnets, sur trois selles consécutives, deux fragments de la taille d’une lentille ou d’un grain de riz, à déposer sur une plaquette.

Une fois les six prélèvements effectués, il faut envoyer le test au laboratoire qui va en faire l’analyse. Ce centre de lecture vous transmet ensuite les résultats de votre test, avec copie à votre médecin traitant.

Si le résultat est négatif (97 à 98 % des cas), cela signifie qu’aucun saignement n’a été détecté. Si le test revient positif, cela ne signifie pas que vous avez un cancer mais que du sang a été détecté dans vos selles. L’exploration de l’intestin par coloscopie est nécessaire pour confirmer le diagnostic.

Cancer du côlon : un nouveau test pour le dépister plus tôt

En France, avec plus de 42 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués en moyenne chaque année, le cancer du côlon est le 3e cancer le plus fréquent.

Or, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, il peut être guéri dans 90% des cas.

La Haute autorité de santé (HAS) a estimé, dans un rapport datant de 2008, que le dépistage organisé permettrait (s’il était suivi par tous ceux qui sont concernés) d’éviter environ 1000 décès par an.
 Le test Hemoccult II est actuellement le test de dépistage recommandé dans le cadre du dépistage organisé car c’est le test qui a été le mieux évalué.

Dépistage du cancer du côlon : un test plus fiable arrive fin 2014

D’ici la fin de l’année 2014, ce test devrait être remplacé par un test immunologique, plus précis, qui ne repose pas sur la présence de sang dans les selles (même si ce sang est d’origine animale et provient de l’alimentation) mais sur la présence d’hémoglobine humaine.

Différentes études ont montré que ces nouveaux tests permettent de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés (des tumeurs bénignes de l’intestin) que le test actuel. Mais, surtout, ces tests ont une sensibilité supérieure, ce qui permet de diagnostiquer aussi les tumeurs pré-cancéreuses.

Autre avantage (et non des moindres) pour le patient : le test immunologique est plus simple à réaliser car il ne nécessite qu’un seule prélèvement au lieu de 6 pour le test actuel. Cette simplification vise à augmenter la participation des personnes de plus de 50 ans au dépistage organisé, afin d’atteindre l’objectif européen minimal de 45 %, alors qu’en 2013, le taux de participation à ce dépistage était seulement de 31 %.

 

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Le 4 février, Journée mondiale contre le cancer, rappelle chaque année l’importance de lutter contre le cancer.

C’est une maladie qui continue à s’étendre inexorablement. Aujourd’hui encore, elle constitue la première cause de mortalité dans le monde.

Prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce. Tous les 4 février, la Journée mondiale contre le cancer rappelle tristement l‘importance de prévenir, détecter et traiter cette maladie le plus tôt possible.

Plus besoin de présenter cette maladie, qui se caractérise par la prolifération incontrôlée de cellules, qui donnent naissance à des tumeurs. Mais son taux de mortalité reste trop peu connu, alors qu’il est « supérieur à celui du sida, de la tuberculose et du paludisme réunis », précise La Ligue contre le Cancer.

En 2012, plus de 12 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués dans le monde et 7,6 millions d’individus en sont morts. Des chiffres qui ne cessent de croître.

En l’absence de mesures appropriées, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que ce sera près de 22 millions de nouveaux cas annuels d’ici quinze ans.

Malgré des progrès majeurs dans les traitements, les décès devraient, en conséquence, augmenter « pour dépasser 13,1 millions de décès en 2030 », estime-t-elle.

« Les pays à bas et moyens revenus seront les plus touchés car beaucoup d’entre deux sont mal équipés pour faire face à cette escalade du nombre de malades atteints de cancers« , souligne Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS.

Outre des facteurs physiques (rayonnement ultraviolet, radiations), chimiques (amiante) ou biologiques (virus, bactéries), cette pathologie trouve de plus en plus son origine dans des facteurs comportementaux (sédentarité, alimentation, tabagisme).

Ainsi, selon le rapport « World Cancer Report 2014 » de l’OMS, le cancer du poumon est le plus fréquemment diagnostiqués en 2012 (1,8 million de cas).

Il devance de peu le cancer du sein (1,7 million) et le cancer du côlon (1,4 million). « Compte tenu de la croissance et du vieillissement de la population, ainsi que du développement de facteurs de risques, la situation devrait s’aggraver dans les prochaines décennies, posant un défi majeur aux systèmes de santé », avertit Christopher Wild, auteur du rapport.

En France, l’Institut national du cancer (INCa) estime à 355 000 le nombre de nouveaux cas de cancer en 2012.

« Avec environ 148 000 décès chaque année, il constitue la première cause de mortalité », précise-t-il.

Simple et rassurant, le dépistage constitue l’une des principales mesures de prévention : des programmes nationaux ont été mis en place pour le cancer du sein, les cancers colorectaux et le cancer du col de l’utérus.

Depuis 2003 le pays a vu se succéder deux « Plans Cancer » et un troisième sera annoncé par François Hollande aujourd’hui. Axé sur les inégalités entre les malades, il prévoit notamment de faire passer la prévention et le dépistage au premier plan.

 

Sources: metronews.fr, OMS, Ligue contre le cancer

 

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