Il faut saluer les progrès qui ont été enregistrés ces dernières décennies.

Mais les traitements donnés aux enfants pour les sauver, toxiques pour la tumeur, le sont aussi, malheureusement, pour l’organisme tout entier. Ils sont paradoxalement les premiers responsables des maladies qui pourront les emporter plus tard.

La mortalité causée indirectement par les traitements anticancéreux dans les quinze années qui suivent le diagnostic a toutefois sensiblement baissé, passant de 3,1 % à 1,9 % entre le début des années 1970 et le début des années 1990.

Le développement d’une autre tumeur et celui des troubles cardiaques (maladie coronarienne, insuffisance cardiaque) sont les causes les plus fréquentes de ces décès précoces.

progresOn observe une même tendance au recul pour la mortalité liée à des pathologies engendrées par le cancer lui-même.

Ces progrès sont entre autres le fruit d’une réflexion sur les pratiques de soin.

Des enquêtes cliniques ont, par exemple, montré l’inutilité de la radiothérapie dans le cas des lymphomes hodgkinien et non hodgkinien, ou pour la plupart des enfants atteints d’une tumeur du rein (tumeur de Wilms).

Dans le cas des leucémies lymphoblastiques aiguës, les enfants ne subissent plus d’irradiation au niveau de la tête. Les doses de certains médicaments comme les agents alkylants et les anthracyclines ont aussi été réduites, et l’administration de médicaments cardioprotecteurs ajoutée en présence de ces derniers.

 

Sources : figaro.fr, société américaine d’oncologie clinique à Chicago (Asco)

L’Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif, en région parisienne, se lance dans un vaste projet : mettre en place, dans un délai de 4 ans, des traitements personnalisés des cancers.

« LE NOUVEAU projet d’Établissement de l’Institut Gustave-Roussy pour 2010-2013 est de faire une réalité à court terme de la construction de la “médecine personnalisée” guidée par la biologie et par l’image », déclare le Pr Thomas Tursz, directeur général de l’IGR. Dans le traitement des cancers, une ère nouvelle, celle de la « médecine personnalisée », s’ouvre grâce à l’explosion des progrès de la biologie moléculaire, de la bio-informatique et de l’imagerie. L’approche thérapeutique actuelle fondée sur l’étude des critères tissulaires ou cellulaires des tumeurs montre ses limites : il est impossible d’évoquer la réponse aux traitements mis en œuvre, de prédire les récidives. Cette approche sera détrônée par une médecine fondée sur un diagnostic moléculaire.

Il s’agira de proposer à chaque patient le traitement le mieux adapté, personnalisé. La biologie et l’image vont dorénavant guider le choix. Cette stratégie se fonde sur l’analyse des caractéristiques biologiques de chaque tumeur et sur les caractéristiques génétiques propres de l’individu. Cela nécessite d’identifier une ou plusieurs anomalies moléculaires clés puis de la (ou les) cibler avec des médicaments, ainsi que de disposer de biomarqueurs d’efficacité. Ils permettent de modifier ou d’arrêter des traitements inutiles.

Le projet, voté en juillet 2009 par le conseil d’administration de l’IGR, avait fait l’objet d’une approbation par l’Agence régionale d’hospitalisation d’Île-de-France (ARHIF), le 28 janvier 2010.

Source : Quotimed.com

Avec 62 245 nouveaux cas en France en 2005, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Cette même année, il a été à l’origine de 9 202 décès.

C’est un cancer à l’évolution lente.

Un patient peut ainsi vivre des années en ignorant qu’il est atteint, d’où l’importance d’un dépistage effectif. Car à l’inverse, ce type de cancer peut rapidement devenir agressif. Ce dépistage repose sur la pratique annuelle du toucher rectal et d’un dosage du PSA (Prostate Specific Antigen) chez les hommes après 50 ans.

Il est conseillé dès 45 ans pour les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer prostatique.

Selon la Fédération nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, « c’est le cancer d’une glande, donc un adénocarcinome. Il naît dans la prostate, parfois en plusieurs points, et gagne l’ensemble de la glande pour s’étendre dans la graisse autour d’elle ». La tumeur peut ensuite migrer vers la vessie, les vésicules séminales, les ganglions pelviens ou d’autres organes (os, poumons..). Le traitement proposé – chirurgie et/ou chimiothérapie et/ou radiothérapie – dépend à la fois de l’extension et de l’agressivité de la tumeur.

Dans les formes peu agressives, le taux de guérison peut atteindre 80%.

Sources : Fédération nationale des Centres de lutte contre le Cancer, INCA, 13 mai 2009 ; Canceronet, 14 mai 2009

1. Comment limiter vos risques ?

« Dans le traitement du cancer de la prostate, ce qui compte le plus pour éviter les problèmes d’impuissance, c’est de prendre la maladie en charge le plus tôt possible ! », explique le Professeur Marty, cancérologue à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et président d’Eurocancer.

Pourquoi ?

Parce qu’en général, plus le diagnostic est précoce, moins la tumeur est étendue (d’où l’importance du dépistage).

Résultat : les traitements sont moins invasifs et abîment dans une moindre mesure les tissus intervenant dans le mécanisme érectile (comme les nerfs honteux par exemple).


2. Quels sont traitements les moins périlleux ?

La radiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses par rayonnement, compte parmi les traitements les moins risqués. Quelle que soit la technique choisie -radiothérapie classique, externe, ou curithérapie (nouveau procédé consistant à introduire des grains radioactifs dans la prostate)-, elle entraîne en général, moins de complications sexuelles que la chirurgie ! Idem concernant les traitements hormonaux.

Certes, leur prescription cause une forte baisse de désir et de performances, mais rien n’est définitif. Ces désagréments disparaissent avec l’arrêt des prises si elles n’excèdent pas deux ans !


3. Si vous pourviez l’éviter…

L’ablation de la prostate -la prostatectomie radicale-, entraîne selon les études, des problèmes d’impuissance dans 10 à 90 % des cas -la moyenne se situant vraisemblablement autour de 70 %. Conséquence : des érections en général moins rigides pendant les mois qui suivent l’intervention, et qui malheureusement s’avèrent parfois définitives, en fonction de l’âge ou de l’état de santé du patient.

A savoir : la coelioscopie qui permet d’effectuer la même opération, mais par de petits orifices à l’aide d’instruments longs et d’une caméra, donnerait de meilleurs résultats en termes de sexualité. La visibilité sur écran du chirurgien, lui permettrait en effet, de repérer les nerfs de l’érection, donc de mieux les préserver.


4. Comment retrouver vos performances ?

Qu’elle soit passagère ou non, l’impuissance post-prostate est relativement bien traitée.

Si les problèmes d’éjaculation sont souvent difficiles à soigner, la baisse de libido est mieux prise en charge, puisqu’elle est souvent due à la fatigue, à des douleurs ou à une baisse de moral. Même chose concernant les troubles orgasmiques. Quant aux soucis érectiles, ils bénéficient de solutions assez efficaces (surtout si les nerfs érectiles ont été préservés). Les médicaments par voie orale sont prescrits en première intention en raison de leurs bons résultats.

En cas d’échec ou de contre-indication, on peut avoir recours à des injections locales, voire l’implantation d’une prothèse pénienne siliconée.

Source : medisite.fr

(suite et fin)

La prise en charge comportementale est très importante selon toi. Comment est-elle acceptée par les cancérologues ?

David Servan-Schreiber : « C’est sur ce point que j’ai eu le plus de mal avec les cancérologues. La nutrition encore, ils l’acceptent, parce que c’est ce qui se rapproche le plus d’un médicament. Mais leur faire intégrer l’importance de la méditation, c’est un peu plus éloigné de leur manière de penser. »

L’idée qu’il y aurait une « personnalité du cancer » est-elle bien étayée ?

« Non, ce n’est pas très solide, c’est vrai. Lydia Temoshok a proposé le concept de « personnalité de type C » pour les patients atteints de cancer, par contraste avec la personnalité de type A qui caractérise les tendances agressives et impatientes des cardiaques. Tous les gens qui travaillent avec des patients finissent par tomber sur ce type de personnalité. On ne retrouve pas ces éléments psychologiques chez tous les patients, mais chez pas mal d’entre eux. »

De quels éléments psychologiques s’agit-il ?

« Comme moi, il s’agit souvent de personnes qui ne se sont pas senties pleinement accueillies dans leur enfance. Leurs parents ont pu être violents ou coléreux ou froids, distants et exigeants. Ces enfants ont reçu peu d’encouragements et développé un sentiment de vulnérabilité ou de faiblesse. Par la suite, pour être sûrs d’être aimés, ils se sont conformés à ce qu’on attendait d’eux plutôt que de suivre leurs propres penchants. Ils deviennent des adultes qui se mettent rarement en colère, ils sont toujours prêts à aider les autres, évitent les conflits. Pour garantir leur sécurité émotionnelle, ils s’investissent dans un seul aspect de leur vie : le travail, le mariage, les enfants. Lorsque celui-ci est menacé ou perdu, la douleur de l’enfance resurgit. Elle s’accompagne de sentiments d’impuissance, de désespoir et d’abandon, qui peuvent peser sur l’équilibre psychologique et corporel. C’est ce qu’un de mes collègues thérapeutes appelle le « touché-coulé ». La première blessure de l’enfance est supportable. Lorsqu’un deuxième coup frappe au même endroit, tout l’édifice psychologique et physique peut s’effondrer. »

Comment vit-on après un cancer ?

« On se soumet à des examens régulièrement, c’est une espèce d’habitude. J’ai conscience que mon corps porte des cellules plus agressives que la moyenne des gens, et qu’il faut garder ces cellules sous contrôle. »

Qu’y a-t-il pour toi après « Anticancer » ?

« Je suis en train de mettre au point un programme pour l’hôpital Pompidou à Paris. C’est parti du constat que les patients demandent aux cancérologues des conseils sur ce qu’ils doivent manger, et que les médecins ne savent pas toujours quoi répondre. Il faut aussi apprendre aux gens à se parler et parler de leurs émotions, mais ça, ça se met tout naturellement en place dans le cadre d’un programme qui s’intéresse à l’aspect nutrition, parce que tu constitues des groupes et bien sûr les patients en viennent naturellement à se parler. Ensuite, il faut amener les patients à se recentrer, cela vient facilement, c’est l’objectif de la méditation. Enfin, leur apprendre à dépasser les traumatismes du passé. »

Quel peut être l’impact de ce type de programme environnement-nutrition-esprit sur le cours de la maladie ?

« On ne sait pas très bien, mais je pense qu’il peut être énorme. Je ne peux pas dire que j’ai trouvé la solution définitive contre le cancer, que ça va résoudre tous les problèmes, mais je crois sincèrement que cela peut réduire le risque de cancer chez les personnes en bonne santé, et cela peut réduire le risque de mortalité chez ceux qui ont ou ont eu un cancer. Beaucoup de gens sont encore en vie grâce à ce type d’intervention. Je vais faire ce que je peux, avec ce livre, ce programme pour l’hôpital, et le site Internet que je lance, anticancer.fr. »

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(suite)

Tu consacres un chapitre et même un livret entier aux aliments anticancer.

légumes, sain, rémission, guérison, médecine naturelle, cancer, fruitsDavid Servan-Schreiber : « Certains aliments de notre régime peuvent servir d’engrais aux tumeurs, d’autres au contraire renferment des molécules anticancer. Dans ce domaine, j’ai été très impressionné par le travail que fait Richard Béliveau, un chercheur de l’université de Montréal. J’aime beaucoup ce qu’il fait, je l’ai rencontré à plusieurs reprises et j’ai continué de travailler avec lui à distance. Toutes les études convergent pour souligner l’intérêt du thé vert, du soja, de l’ail, du curcuma, des fruits rouges, des champignons, des légumes crucifères.

Chaque jour à chaque repas, on peut choisir des aliments qui détoxifient les carcinogènes, donnent un coup de fouet au système immunitaire, bloquent le développement des vaisseaux nécessaires à la croissance des tumeurs, préviennent l’inflammation… »

Adieu aux bagels, au coca, au chili ?

« Tout ça, c’est fini, et je n’ai pas le moindre regret, je n’y pense jamais. Le plus frappant en matière de changement nutritionnel, lorsqu’on se met à manger sainement, c’est qu’on n’a plus envie de revenir en arrière, on n’a plus envie de ces frites, ce coca, ces plats préparés. Même, le sucre… j’ai considérablement réduit le sucre. Et quand on en mange, on n’est pas bien du tout. Bien sûr, il m’arrive de manger épisodiquement de ces aliments, mais après, je ne me sens pas bien.

A l’inverse, je me surprends à noter le plaisir que j’ai eu si je n’ai mangé que des légumes, des pois, des fruits et un peu de pain. Je remarque à quel point je me suis senti plus alerte et plus léger toute la journée. »

Que peux-tu dire à celles et ceux qui veulent accomplir le même changement ?

« C’est difficile de rompre avec un comportement alimentaire. Lorsque je fais des formations, plutôt que de commencer par retrancher des familles d’aliments, je conseille d’abord aux gens d’ajouter quelque chose à leur régime : ajouter du thé vert, du curcuma, du sirop d’agave

L’objectif reste de manger beaucoup moins de sucre et de farine blanche, moins de graisses animales. Il ne s’agit pas de les éliminer complètement, mais de les réduire à des mets occasionnels plutôt que d’en faire la base de notre alimentation. »

Les recommandations nutritionnelles que tu fais rejoignent en tous points celles de LaNutrition.fr. Elles sont donc parfois assez éloignées de ce qui est conseillé par les autorités sanitaires.

« Je ne suis pas étonné que ce dont je parle dans le livre ne soit pas en accord avec les plans de la nutrition officielle. Dans une salle d’attente, j’ai consulté un guide alimentaire de l’American Cancer Society. C’était effrayant. En France, le Programme national nutrition santé conseille de manger plus de céréales et de féculents qui pour la plupart sont surchargés d’oméga-6, avec en plus un index glycémique élevé. »

La notion d’index glycémique comme moyen de mieux choisir ses aliments, qui est très présente dans ton livre, a d’ailleurs été rejetée par les autorités sanitaires françaises.

« Je ne le savais pas. C’est pourtant d’une évidence absolue ! Il suffit de lire le livre que tu as publié sur le sujet. »

Ne risques-tu pas de devoir assumer le rôle de porte-drapeau d’une nutrition alternative ?
« Je ne me suis concentré que sur le cancer. Je me suis intéressé aux facteurs nutritionnels qui peuvent influencer la maladie. Tout ce qui augmente la glycémie, l’insuline, l’IGF, l’inflammation contribue à développer les tumeurs. Tout ce qui les fait baisser s’oppose au développement des tumeurs. Il est clair que l’équilibre oméga-3/oméga-6 contribue à bloquer l’inflammation et la croissance des tumeurs. Il faut contrôler ça à fond. Maintenant, je suis psychiatre et neuroscientifique. Je ne suis pas nutritionniste, je vais essayer de ne pas me battre sur leur terrain. Il y a des problèmes qui se posent à moi immédiatement, à commencer par l’épidémie de cancers. C’est le grand problème de la médecine aujourd’hui. C’est une maladie multifactorielle, qu’il faut aborder de tous les côtés. »
La dernière partie de l’interview de David Servan-Schreiber là.

Cher lecteur, vous avez là de multiples sujets de réflexion, n’est-ce pas ? C’est ce que font mes patients cancéreux en psychothérapie dans mon cabinet. Plus de conseils en cliquant ici.

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La suite !

Tu racontes que plusieurs années se sont passées après le traitement de ton cancer pour que ton mode de vie change du tout au tout.

David Servan-Schreiber :« Quelques années après ma première opération, il me semblait que tout était rentré dans l’ordre. Une amie qui était au courant de ma maladie m’a demandé un jour ce que je faisais pour soigner mon « terrain. » Je lui ai répondu que j’avais été très bien soigné et il n’y avait rien d’autre à faire que d’espérer que la tumeur ne reviendrait pas. Quelque temps après, j’ai appris, en passant un scanner, que mon cancer était revenu. C’est une nouvelle terrible d’apprendre qu’on a rechuté.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’allais devoir m’occuper de mon « terrain. » je me suis dit : « Que faire pour que mon corps lutte ? » »

Comment vivais-tu à l’époque ?

David :« J’étais pris par le travail et la naissance de mon fils. J’avais beaucoup diminué l’activité physique et laissé tomber un intérêt éphémère pour la méditation. Je mangeais presque chaque jour du chili con carne, des bagels, du coca-cola, du café au lait. Avec le recul, je réalise que c’était une combinaison explosive : un mélange de farines blanches à index glycémique élevé, de sucres et graisses animales bourrées d’oméga-6, d’hormones et de toxines ! »

Si tu n’avais pas été touché par la maladie, aurais-tu changé ton alimentation ?

« Je pense que je serais passé à côté de ça. On n’apprend rien sur la nutrition en fac de médecine. On apprend qu’il faut manger moins de calories pour maigrir, moins de sel pour faire baisser la tension. C’est considéré comme une discipline « sale » dans la mesure où c’est compliqué, il y a beaucoup trop de variables, tu ne sais jamais quelle est la plus importante. Et puis, ce n’est pas comme un médicament. On n’est jamais sûr que les gens vont suivre les recommandations qu’on leur donne. La conséquence, c’est que l’enseignement de la médecine se tient à l’écart de la nutrition. »

Il y a, selon toi, trois principaux facteurs environnementaux impliqués dans l’épidémie de cancers.

« Oui, à commencer par la consommation excessive de sucres raffinés et de farines blanches. Ces aliments stimulent l’inflammation et la croissance des cellules à travers l’insuline et l’IGF (insulin-like growth factor). Egalement la consommation excessive d’oméga-6 dans les graisses végétales et animales comme les laitages, les œufs et la viande. Ces deux facteurs sont responsables d’un terrain inflammatoire favorable au cancer. Il faut y ajouter l’exposition aux contaminants de l’environnement. « 

Tu consacres un chapitre à notre environnement toxique. Penses-tu qu’il a pu jouer un rôle dans ton cas personnel ?

pesticide, poison, maladie, cancer, toxique, avenir, alimentation« De l’âge de deux ans à neuf ans, j’ai joué tous les étés dans des champs de maïs aspergés d’atrazine, en Normandie. Toute ma vie, jusqu’au jour où on m’a diagnostiqué un cancer, j’ai bu du lait, mangé des yaourts, de la viande, des œufs qui provenaient de vaches, de moutons, de poules nourries avec du maïs nourri aux pesticides. J’ai croqué des pommes qui avaient reçu de multiples traitements, bu de l’eau probablement contaminée. Je ne saurai jamais quelle a été la contribution des pesticides comme l’atrazine à mon cancer. »

Suite de l’interview très bientôt : abonnez-vous au flux RSS pour savoir quand… ou cliquez ici.

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L‘avez-vous déjà lu ?

Je vous propose d’en parler entre-nous aujourd’hui et dans mes deux prochains articles.

Le nouveau livre de David Servan-Schreiber s’appelle « Anticancer ».

Son but ? Proposer des pistes pour s’en protéger ou en guérir : par la détoxification, l’alimentation optimisée, la guérison des blessures psychologiques.

Voilà un des défis à relever : aider votre système immunitaire à reprendre le dessus.

Travailler à leur propre guérison, en être partie prenante, c’est ce que font désormais mes patients avec mon aide.

Corps et esprit se trouvent ainsi unis pour que le processus de guérison se mette en place.

David ne parle pas seulement du cancer en tant que médecin et chercheur.

Révélant sa maladie, il revient aussi sur les joies et les peines qui font aujourd’hui de lui un homme considérablement « plus en vie »anticancer, guérison, rémission, psy, toulouse, duval-levesque, thérapie, nature, aliments, nourriture, sain, comportements, recettes, cuisine vivante qu’il y a quinze ans.

Sur un sujet qui se prêtait à la dramatisation, il se dégage pourtant de la lecture de ton livre une impression de sérénité. Est-ce volontaire ?

David Servan-Schreiber : « Non, je ne l’ai pas fait exprès. J’ai écrit comme je le sens, je n’ai pas cherché à rendre le propos serein. »

Tu révèles dans ce livre – c’est le fil directeur – que tu as été traité pour une tumeur du cerveau il y a 14 ans.

« Oui, c’est une époque où j’étais assez sûr du succès, confiant dans la science pure et dure, pas vraiment attiré par le contact avec les patients. Je voulais faire de la recherche, publier des articles, intervenir dans les congrès. J’avais fait beaucoup de sacrifices, beaucoup investi pour l’avenir.

Et tout à coup, avec la découverte de cette tumeur, j’ai été placé devant la possibilité qu’il n’y ait pas d’avenir du tout. »

N’est-ce pas difficile de parler de soi à la première personne sur un sujet aussi intime ?

« C’est ce qui m’a longtemps fait hésiter à écrire ce livre. Je n’avais pas envie de me livrer, je pensais que je ne le ferais jamais. Mais mon frère m’a convaincu. Au début j’ai dit non. Mais finalement ça m’a beaucoup libéré. »

Dans ton livre, tu expliques que l’annonce d’un cancer peut avoir des effets positifs.

« Tant que la maladie ne nous a pas touché, la vie paraît infinie. Nous pensons qu’il sera toujours temps de trouver le bonheur.

Mais l’annonce d’une maladie comme le cancer m’a ouvert les yeux sur l’instant présent, comme cela a été le cas pour beaucoup de patients. Beaucoup d’ailleurs regrettent d’avoir à eu à attendre le diagnostic de cette maladie pour prendre conscience de ça. Finalement, la vie devient plus riche. On fait attention à ce qu’on mange, on pense à prendre contact avec soi et avec les autres, bref on fait des choses qu’on avait envie de faire plus tôt mais qu’on repoussait.

On se demande bien sûr ce qu’il faut faire pour que son corps lutte, et on arrive à la conclusion qu’il faut enrichir sa vie, vivre plus consciemment. Bien sûr, il n’est pas indispensable d’avoir un cancer pour aller vers ça. »

Marie-Claire, une de mes anciennes patientes parisiennes, aujourd’hui guérie, reconnait que “l’esprit fait beaucoup. » Elle tient même à ajouter : « je voyais la différence avec d’autres femmes atteintes d’un cancer du sein comme moi, mais qui ne suivaient pas une thérapie cognitive et comportementale…

Avec mon psy (Frédéric Duval-Levesque), c’était pas du tout une psychanalyse. C’était un échange constructif, une relation en face à face; il m’apprenais à mobiliser mes ressources intérieures afin que je puisse influencer le cours de ma maladie. Ca a marché ! »

Cher lecteur, la suite de cette interview en cliquant ici.

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Quittez l’abattement, la résignation, la soumission, la passivité !

Voilà le défi à relever : aider votre système immunitaire à reprendre le dessus.

J’invite les malades à imaginer que la chimio sous perfusion peut être ressenti comme un liquide guérisseur… Comme une fontaine de jouvence qui, en se diffusant, détruit les mauvaises cellules… Comme des grains de raisin qui vont se flétrir et petit à petit se détacher des grappes…

En suivant quelques règles, chaque patient imagine sa propre interprétation.

« Je ne vais plus subir. Ma guérison ne va plus dépendre des autres; je vais la préparer avec amour : ma vie, ma santé m’appartiennent. »

Travailler à leur propre guérison, en être partie prenante, c’est ce que font désormais mes patients, trois fois par jour. Ils imaginent leur traitement leur faisant du bien et leur système immunitaire redevenant de plus en plus combattif.

« Je suis désormais totalement présente et active pendant le temps de la perfusion, affirme Anne. Je visualise le trajet du produit dans mon corps, je l’imagine allant là où j’ai mal, tout particulièrement dans le dos, et me soulageant. »

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Corps et esprit se trouvent ainsi unis pour que le processus de guérison se mette en place.

Marie-Claire reconnait que « l’esprit fait beaucoup; je vois la différence avec mes amies atteintes d’un cancer du sein comme moi, mais qui se refusent à s’aider par l’imagerie mentale… ».

 

Cher lecteur, saviez-vous que le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et une chose intensément imaginée ?

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