L‘hypnose profonde est grandement efficace dans le cadre de la dépression (et des troubles anxieux).

Je dis que la dépression est multifactorielle, c’est à dire qu’elle a plusieurs origines. Par exemple, la personne dépressive a grandi avec un de ses deux parents ayant cette maladie. Ou des chocs émotionnels ont favorisé des croyances limitantes, etc.

Les symptômes de la dépression sont divers : fatigue, lassitude, envie de rien, repli sur soi… et parfois, la dépression est accompagnée d’anxiété et de crises de panique.

Une dépression peut s’être installée progressivement dans le temps, comme elle peut avoir été latente et soudainement déclenchée par un événement particulier comme un deuil ou un traumatisme.

L’hypnose est une des meileures alternatives aux thérapies classiques, car elle a la capacité de trouver les origines de la dépression. Ainsi, l’hypnothérapeute peut, grâce à des techniques avancées, apaiser, redonner joie de vivre et le désir et l’envie.

Il vous accompagnera dans le processus de mieux être, avec bienveillance et sans aucun jugement. Pour retrouver votre autonomie, votre liberté émotionnelle !

.

-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Généralement, la boulimie sert à gérer des émotions ou des conflits.

Elle découle habituellement d’une faible estime de soi et d’une image corporelle négative.

Ces facteurs sont souvent amplifiés par une situation familiale difficile ou un discours parental très axé sur la minceur.

Les dernières recherches indiquent que certaines personnes auraient une susceptibilité aux troubles alimentaires inscrite dans leurs gènes. La boulimie s’associe d’ailleurs à tout un spectre de problèmes héréditaires tels la dépression, les troubles anxieux et l’alcoolisme.

Tous sont contrôlés par les mêmes mécanismes cérébraux, qui gèrent également la satiété.

«On est plus vulnérable à un trouble alimentaire en présence d’un autre élément déclencheur. Un régime, par exemple, n’a pas son pareil pour dérégler les taux de sérotonine. Cela dit, n’importe qui peut développer un trouble boulimique en se restreignant trop sur le plan alimentaire, avec ou sans prédisposition génétique», précise le Dr Steiger

Pas étonnant que, dans les sociétés qui ont fait de la minceur un idéal, le nombre de cas de boulimie soit en progression.

«C’est ce désir d’être mince à tout prix qui déclenche la perte de contrôle sur l’appétit. La boulimie est le contrecoup de cette culture qui valorise tant la minceur. Or, ce n’est pas facile de résister à ces pressions», observe le Dr Steiger.

Beaucoup de femmes vivent ce trouble alimentaire dans le plus grand secret. Et beaucoup d’hommes sont pornodépendants ou ayant une addiction sexuelle.

Vous aussi, peut-être ?

 

Sources : coupdepouce.com, mon expérience professionnelle

 

.

Bénéficiez d’une information (entretien de 30 minutes gratuit et sans engagement) pour un soutien psychologique, une psychothérapie ou du coaching en cliquant ici

La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d’aliments, de façon répétitive et durable.

Afin de compenser l’excès de calories ingérées, ou afin de se soulager de sentiments tels que colère, dégoût, pression scolaire, etc. la personne boulimique a recours à un ou plusieurs des actes suivants :

  • Provocation du vomissement
  • Utilisation inappropriée de laxatifs et/ou de diurétiques
  • Exercice physique excessif
  • Imposition de restrictions alimentaires de type anorexiques afin de « rééquilibrer la balance ».

Les causes de la boulimie sont complexes et multiples et sont issues d’une combinaison de facteurs émotionnels , comportementaux, psychologiques et sociaux. Ces facteurs sont paradoxalement très proches de ceux de l’anorexie mentale, les deux maladies étant fréquemment liées. Une même patiente peut souffrir d’une combinaison des deux maladies, ou d’une alternance d’anorexie et de boulimie.

La boulimie peut être isolée en tant que symptôme. Mais elle peut aussi se rencontrer avec d’autres troubles : les syndromes dépressifs, les troubles anxieux de la personnalité, des conduites addictives.

De 30 à 60% des personnes qui souffrent de troubles alimentaires souffrent d’un trouble de la personnalité de type borderline. La boulimie est alors un symptôme.

Les personnes touchées utilisent souvent la nourriture et le contrôle sur la nourriture afin de trouver un moyen de compensation pour des émotions et des sentiments qui semblent indomptables ou insurmontables.

Pour certaines, jeûner, ingérer des aliments d’une manière excessive et se faire vomir peut être comme une façon de surmonter ces émotions difficiles et d’avoir l’impression de maîtriser sa vie.

Finalement, ces comportements vont nuire à la santé physique et psychique.

Il est temps de suivre une psychothérapie afin d’en guérir, même si votre boulimie est devenue chronique avec les années.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Les troubles anxieux sont un groupe de problèmes psychologiques plus fréquemment rencontrés chez la femme que chez l’homme.

Les symptômes sont notamment une anxiété excessive, un sentiment de peur, d‘inquiétude et des comportements d’évitement et de compulsivité.

Les troubles anxieux comprennent plusieurs autres troubles : les crises de panique, la névrose obsessionnelle compulsive, la phobie sociale, le trouble d’anxiété généralisée, la phobie spécifique (phobie simple), le syndrome de stress post-traumatique (peur à la suite d’un événement traumatisant).

Quels sont vos symptômes ?

Les manifestations physiologiques habituelles des troubles anxieux incluent des palpitations cardiaques, une pression sanguine élevée, des tremblements, des douleurs thoraciques, la sensation d’être étouffé, des sueurs abondantes, des nausées, des étourdissements, des engourdissements ou des picotements et des bouffées de chaleur ou des frissons.

Qui en est atteint ?

Environ 12 % des Français sont atteints de troubles anxieux.
Les femmes ont deux fois plus de risque d’être atteintes que les hommes.

On retrouve les taux d’hospitalisation les plus élevés pour les troubles anxieux chez la population des 65 ans et plus.

Quelles sont les causes ?

Les troubles anxieux ne sont pas causés par un seul facteur, mais bien par un certain nombre de facteurs de risque pouvant contribuer à leur développement.

  • Facteurs environnementaux : toute situation difficile – comme la pauvreté, le fait d’être séparé de sa famille de façon précoce, un conflit familial, des parents trop critiques et l’absence d’un réseau de soutien adéquat – peut mener à l’anxiété chronique.
  • Traits de personnalité : les individus ayant une faible estime d’eux-mêmes et une faible capacité d’adaptation sont plus susceptibles de développer un trouble anxieux.
  • Chimie du cerveau : un déséquilibre chimique des molécules de communication ou des hormones de stress (cortisol) dans le cerveau peut contribuer au développement d’un trouble anxieux.
  • Génétique : des facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans le développement des troubles d’anxiété. Un de ces facteurs de risque pourrait être une vulnérabilité biologique au stress.
  • Traumatisme : des troubles d’anxiété peuvent se développer à la suite d’un événement traumatisant ou de sévices subis durant l’enfance.

Comment prévenir et soigner mon anxiété ?

Les individus aux prises avec des troubles anxieux répondent très bien au traitement et peuvent continuer à suivre le cours normal de leur vie. Ils fonctionnent bien à la maison et au travail.

La plupart des troubles anxieux sont traités par une thérapie cognitive du comportement (modification des comportements inadéquats), une médication ou encore une combinaison des deux.

Différentes variétés de médicaments peuvent être utilisées lors du traitement des troubles d’anxiété, dont des anxiolytiques, des antidépresseurs et des agents bêtabloquants, avec parfois des effets secondaires importants. Mais la seule psychothérapies qui a fait ses preuves est la psychothérapie cognitivo-comportementale (Rapport de l’INSERM –  » Psychothérapie, trois approches évaluées « ).

Pour véritablement réussir à gagner le combat contre l’anxiété, trois aspects doivent être modifiés :

  • Les tendances – l’évitement devant la confrontation : la plupart des traitements incitent à faire face aux situations posant problème plutôt qu’à les éviter.
  • Modifier le centre d’attention : les individus apprennent à porter de moins en moins attention à leurs réactions intérieures et à se convaincre que leurs réactions sont normales et ne posent aucun danger.
  • Modifier la perception de perte de contrôle : les individus apprennent qu’il n’existe pas de réel danger se devant d’être maîtrisé et qu’ils sont en contrôle de la situation.

Sources : passeportsante.net, ministère de la Santé, rapport de l’INSERM – « Psychothérapie, trois approches évaluées »

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie cognitivo-comportementale -> cliquez ici

L’anxiété est un mécanisme biologique dont la fonction est de nous protéger contre les situations dangereuses. Un peu d’anxiété est tout à fait naturel.

Notre façon de réagir face à cette émotion détermine si nous vivrons une expérience agréable ou si nous subirons une attaque de panique.

Les personnes aux prises avec des troubles anxieux rapportent une grande variété de peurs qui s’avèrent tellement accablantes qu’elles engendrent une perturbation majeure dans leur vie.

La plupart des troubles anxieux peuvent être définis comme la peur de perdre le contrôle. Il existe des interventions efficaces, comme la psychothérapie cognitivo-comportementale, ayant fait leurs preuves dans le traitement de plusieurs troubles d’anxiété.

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Votre question : Est-il possible d’anticiper un « pétage de plombs » lié au stress au travail ? Même si j’imagine que les signes avant-coureurs sont différents d’un individu à l’autre, j’aimerais savoir s’il y a des signes communs à nous tous ?

-> L’organisme humain a de formidables annonciateurs qui vous informent que vous êtes déjà un peu en surtension, avant même d’être à un niveau où vous craquez complètement. Et ces indicateurs sont dans trois domaines : les indicateurs du corps, si vous sentez que vos muscles sont tendus, que vous avez des maux de tête, des digestions difficiles, tout ça prouve que le corps est trop sollicité au niveau du stress.

La deuxième série d’indicateurs sont des indicateurs psychologiques : vous avez de plus en plus d’émotions négatives, que ce soit de l’inquiétude, du découragement, de l’agacement, de l’énervement. Si vous constatez que récemment toutes ces émotions sont encore plus importantes qu’avant, c’est que vous êtes en surtension.

Le troisième type d’indicateur, c’est au niveau des comportements : vous augmentez votre consommation d’alcool, de tabac, de café, vous devenez boulimique, vous mangez plus, vous vous isolez plus des autres, vous cherchez moins le contact, ou au contraire, vous êtes agressif avec les gens ; tout cela montre que votre organisme est à un niveau trop élevé de stress.

C’est un préambule du pétage de plombs. Mais celui-ci passe par une période où il y a des signes auxquels il faut faire très attention, il ne se produit pas du jour au lendemain !

Votre question : Une des principales sources de stress au travail est liée, selon moi, aux relations « salariés »/ »patron », « inférieur »/ »supérieur », « dominant »/ »dominé ». Qu’en pensez-vous?

-> Tout à fait. C’est pour cela qu’on a défini dans le droit français le concept de harcèlement moral, qui évidemment est la forme la plus dure et la plus stressante d’une relation managériale inacceptable. Mais de manière plus « soft », la relation avec son manager peut être source de stress, et c’est pourquoi le manager doit prendre conscience de son rôle à moduler ou à gérer le stress de ses collaborateurs.

A deux niveaux : d’abord au niveau d’une bonne connaissance de tous les facteurs de stress auxquels sont exposés ses collaborateurs, car ce n’est pas que la charge de travail, c’est aussi l’absence de reconnaissance, le déséquilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, l’absence de sens qu’on donne à ce qu’on fait. Si le manager ne sait pas faire tout ça, contrôler la charge, valoriser, donner du sens, il est cause de stress pour ses collaborateurs.

Le deuxième domaine, c’est le type de relation qu’il instaure avec ses collaborateurs. D’abord être très présent, beaucoup de managers passent trop de temps dans des tâches administratives, alors que leur rôle est d’être en contact avec leurs collaborateurs ; être à l’écoute, que les gens puissent exprimer leurs difficultés ; et troisième élément, sans doute le plus important : gérer les émotions. Les collaborateurs peuvent être inquiets, découragés, mais contents ; le manager doit être un gestionnaire des émotions. Il doit développer ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle.

Et sur un plan très pratique, c’est être empathique. Et l’empathie est l’attitude relationnelle de gestion du stress de l’autre.

Votre question : Quels sont les risques psychosociaux des seniors plus particulièrement, sachant que l’âge est le premier facteur de la discrimination négative au travail ? Que dit un psychiatre sur le risque psychosocial ultime, c’est-à-dire la privation du travail à 56 ans ?

-> Dans beaucoup d’études de stress, les seniors apparaissent comme les plus touchés par des niveaux de stress dangereux pour la santé. Il y a deux grandes causes : d’abord l’incertitude. Beaucoup de seniors ont le sentiment que du jour au lendemain ils peuvent disparaître de l’organigramme.

Au-delà de la discrimination, le sentiment qu’on ne compte plus, la dévalorisation, qui peut aller jusqu’à être « placardisé », mis à l’écart, et l’absence de travail, l’absence de sentiment d’être utile à l’entreprise est psychologiquement un facteur redoutable, surtout, évidemment, pour les gens qui se sont énormément investis dans leur travail, donc souvent les meilleurs.

Cela veut dire une chose importante : c’est évidemment au niveau sociétal, de l’entreprise de réhabiliter les seniors, comme le font d’autres pays que le nôtre, et au niveau de l’individu, se protéger, en particulier ne jamais se surinvestir dans le travail.

Il faut s’investir correctement. Car quand on a surinvesti dans son travail, ces situations sont épouvantables. Alors que quand l’investissement est correct, mais pas excessif, on peut trouver d’autres façons de réorienter sa vie quand on devient un senior.

Votre question : On parle parfois de syndrome de burn-out (arrêt par épuisement). Comment faire la différence entre un stress important encore gérable et le véritable burn-out ?

-> Il y a trois étapes dans le stress : la première est d’ailleurs une étape utile et positive : on se sent mis en tension, et cela va nous aider à faire face à toutes les contraintes, toutes les demandes que nous recevons de notre environnement.

La deuxième étape, c’est la mise en tension de tout l’organisme, le corps et le psychisme, mais c’est une étape que l’on perçoit bien comme étant réversible. Après une bonne nuit de sommeil, ou après un week-end ou quelques jours de vacances, on est à nouveau frais et dispos pour affronter ce stress du travail.

La troisième étape, celle que l’on nomme le burn-out, en français l’épuisement, c’est l’état où l’organisme ne peut plus se mettre en réversion. Toutes ces pauses n’opèrent plus, l’organisme est épuisé. Le burn-out est un syndrome gravissime, qui nécessite une mise à l’écart complète du travail pendant des mois, et des traitements, qu’ils soient médicamenteux, comme des antidépresseurs, ou psychothérapeutiques.

Votre question : Comment pouvoir gérer une angoisse au travail en général, et tout particulièrement lors d’une réunion ?

-> Je pense qu’on parle de ce qu’on appelle le trac, ou que les spécialistes appellent l’anxiété sociale. Ce n’est pas tout à fait le stress, ce sont plus des maladies psychologiques, des troubles anxieux, que les psychiatres connaissent bien.

La peur de la prise de parole en public, le sentiment de gêne, ou même d’angoisse, voire de panique, que l’on peut éprouver quand on est sous le regard et le jugement des autres, sont des choses extrêmement handicapantes pour certains. Non seulement au niveau de la souffrance et de l’inconfort que l’on ressent, mais même au niveau de sa carrière professionnelle, qui peut être très perturbée à cause de cela.

Evidemment, il faut demander l’aide d’un psychothérapeute formé aux thérapies comportementales et cognitives. C’est quelque chose qu’on peut vraiment bien traiter, soit avec des approches psychothérapeutiques – reprendre confiance en soi, ne pas être obnubilé de paraître toujours performant, intelligent, et accepter un peu plus les signes de faiblesse. Ce sont souvent des gens trop exigeants pour eux-mêmes, qui paniquent quand ils doivent prendre la parole en public.

Et puis il y a un traitement médicamenteux très simple, très efficace : les bétabloquants. C’est assez miraculeux pour lutter contre le trac, par exemple. Mais seul un médecin peut le prescrire, c’est pourquoi son aide se révèle nécessaire pour régler ce genre de problème.

Votre question : Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à se suicider sur son lieu de travail spécifiquement plutôt que chez lui, quand bien même les causes sont liées au travail ?

-> C’est un sujet très difficile. Et très complexe. Depuis un siècle, des chercheurs essaient de comprendre ce qu’est un suicide. La réponse n’est pas simple.

Elle renvoie à ce qu’il y a de plus intime chez un être humain. Evidemment, l’environnement de travail joue un rôle qu’on ne peut pas sous-estimer. Le fait que quelqu’un se sente dépassé par ce qu’on lui demande, le sentiment qu’il ne peut pas y faire face, apparaît souvent comme l’élément sinon unique, en tout cas déclencheur de ce geste désespéré.

La plupart des suicides sont aussi non pas une vision de soi détruite – je ne suis plus bon à rien –, c’est aussi un signal vers les autres. Et évidemment, le lieu du travail envoie un signal vers le monde du travail, un signal qui n’est pas toujours très simple à comprendre, un signal autant dirigé vers l’organisation du travail et l’entreprise elle-même que vers les autres.

On sait que la perte du collectif au travail, le sentiment que les gens sont ensemble, est une réalité. Les gens sont de plus en plus isolés dans la foule. C’est aussi l’une des explications à ces gestes suicidaires. Le lien social a été rompu.

Votre question : De quand date, selon vous, la « montée en puissance » de ces risques psychosociaux professionnels, et quels en ont été les principaux facteurs ?

-> Le dévelopement des risques psychosociaux date du formidable changement dans le monde du travail apparu dans les années 1970. Et avec la mondialisation, avec la priorité accordée de plus en plus aux résultats capitalistiques de l’entreprise, avec la culture de la performance de plus en plus forte, se sont mis en place non seulement des organisations d’entreprise, mais aussi des styles de management qui sont apparus comme étant des facteurs de risque puissants. Et depuis le début du XXIe siècle, ça s’est encore accru. Les experts aujourd’hui – je pense au dernier rapport de la Fondation européenne de Dublin de novembre 2007 – prévoient que dans l’avenir, ces risques vont encore augmenter.

Les causes : des exigences, une pression de plus en plus forte sur les individus ; pression liée à des objectifs de quantité de travail, pression du temps : nous sommes en mode de fonctionnement de réactivité immédiate ; pression de résultats ; pression des informations de plus en plus complexes et nombreuses que nous devons traiter dans notre cerveau. C’est le premier facteur de stress : pressions et exigences constantes.

Deuxième facteur : les changements incessants auxquels il faut sans cesse s’adapter : réorganisations, fusions, transformations, qui déstabilisent nos repères, qui génèrent de l’incertitude et de la menace ; des nouveaux savoir-faire, des nouvelles technologies, qu’il nous est parfois difficile de maîtriser. C’est le deuxième facteur : les changements.

Troisième grand facteur : les frustrations, le sentiment de plus en plus fort que les efforts que nous demande le monde du travail sont faiblement payés en retour ; aussi bien au niveau des carrières, de la sécurité, des rémunérations, mais aussi de la reconnaissance, de la faible valorisation des individus. Donc ces frustrations sont aussi une réalité très forte, surtout en France, comme le montrent de nombreuses études.

Le quatrième facteur, ce sont les relations entre les individus. L’autonomie des gens les a fait devenir, plutôt que des alliés, des gens en compétition les uns avec les autres. L’exigence, que ce soit de clients ou de collègues ; voire l’agressivité (conducteurs de bus, téléopérateurs…). Les relations avec les autres, donc, sont une véritable source de stress.

Et toutes ces grandes catégories sont régulièrement en croissance en terme de source de stress. Tous les indicateurs aujourd’hui sont au rouge, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les pouvoirs publics ont des inquiétudes légitimes sur ces risques psychosociaux.

Votre question : Le problème des approches psychologiques, c’est qu’on aborde encore une fois le stress du point de vue de la victime, pas du point de vue de l’organisation du travail. Quel est le mode de management le moins stressant ? Y a-t-il aujourd’hui dans le monde, à votre connaisance, une société où l’organisation du travail est telle que le travail n’est pas (trop) perçu comme facteur de stress ? En d’autres termes, y a-t-il des modèles dont on pourrait s’inspirer ?

-> Tout d’abord, le débat très franco-français sur une approche organisationnelle ou individuelle du stress. Cela me fait penser au débat infini sur l’inné et l’acquis.

Les pays qui réussissent le mieux à lutter contre le stress au travail – je pense aux pays d’Europe du Nord, à la Grande-Bretagne, au Canada – sont des pays dans lesquels la réduction du stress se fait en modifiant des organisations du travail néfastes. Mais qui accompagnent aussi individuellement les salariés.

Dans l’accord-cadre européen sur lequel ont travaillé hier les partenaires sociaux, il est clairement indiqué que la lutte contre le stress se réalise par des actions collectives et individuelles.

Il n’existe pas d’entreprise modèle. On peut malgré tout citer quelques entreprises dans le monde qui ont fait non seulement de la lutte contre le stress, mais du développement du bien-être au travail, une priorité. Cela pas seulement pour le bien des individus, mais aussi, plus prosaïquement, pour la performance économique. Car réduire le stress, ça rapporte financièrement pour une entreprise : en diminuant l’absentéisme, en augmentant la motivation.

Deux entreprises me viennent à l’esprit : Nokia en Finlande, qui possède dans ses cadres dirigeants un « well-being manager » (manager du bien-être) dont le rôle est justement d’intégrer la lutte contre le stress à toute la stratégie de l’entreprise, avec des actions sur la redéfinition des tâches au travail pour lutter contre celles qui sont les plus stressantes, des formations managériales intensives pour faire que les managers, parmi toutes les compétences qu’on leur demande, développent aussi celle de savoir parfaitement gérer le stress de leurs équipes. Et des aides personnelles nombreuses : crèches, conciergeries d’entreprise (services permettant d’alléger les salariés des tracasseries de la vie quotidienne).

L’autre entreprise, assez modèle, c’est Hydro Québec, où tout cela est développé, avec trois idées fortes : le stress n’est pas un tabou, des indicateurs très puissants pour repérer l’état de stress des employés, et pour repérer les causes de stress. Il y a des actions organisationnelles, managériales ou individuelles, comme celles que j’ai développées pour Nokia.

Je trouve que c’est très bien que le stress soit abordé par tout le monde.

La lutte contre le stress passe évidemment par la prise de conscience par les médecins du travail, les responsables d’organisations syndicales, et les salariés.

Je pense que les témoignages des gens qui expliquent leurs difficultés sont aussi importants que les décisions de DRH.

C’est bien que le stress soit une préoccupation de tous.

Il faut donner la parole aux salariés. Ils ont aussi des solutions à proposer.

D’après un article de Constance Baudry et de Patrick Légeron, Le Monde, dessins provenant du Codes du Loiret et de l’Inrs (organismes publics).

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici