Reconversion : ce que cachent vos peurs de vous lancer…

Peur du changement, de l’échec, de ne pas savoir par où commencer, de manquer d’argent…

Pourquoi est-il si difficile de vous lancer dans un nouveau projet professionnel ?

Elles sont partout. Dans la bouche de nos proches, dans notre feed Instagram, dans les slogans des marques de sport : les injonctions à faire, à se lancer, à réussir. “Just do it”,”Visez la lune, vous atteindrez les étoiles” ou encore, “La magie se trouve en dehors de votre zone de confort”.

C’est culpabilisant, ne trouvez-vous pas ?

Surtout au moment des résolutions de début d’année, vous avez l’impression que tout est question de volonté. Et qu’il suffit de le crier à la cantonade pour que tout se mette en branle.

Mais pour vous, qui êtes en pleine réflexion, qui vous demandez si vous allez oser franchir le pas d’une reconversion professionnelle ou qui avez peut-être déjà accompli les premières démarches, tout ceci est surtout culpabilisant car vous le savez bien, ce n’est pas si facile de changer de voie tout seul !

Il y a fort à parier que mille raisons se bousculent dans votre esprit, et ce, peu importe le stade de réflexion dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui.

“Je ne suis pas capable, j’ai passé l’âge, je n’y connais rien, il va falloir que je m’inscrive à une formation, et puis, me retrouver sur les bancs de l’école ? Je n’ai pas le temps et de toute façon, ça coûte trop cher. Et comme je n’y arriverai jamais …”

Stop.

Et si vous vous arrêtiez un instant pour faire le tri dans toutes vos pensées négatives ?

.

-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

 

Un crime déqualifié

Moins de 3 % des viols, pourtant qualifiés crimes par la loi, sont jugés en cour d’assises. « J’ai souvent vu des agresseurs jugés en une heure, entre un vol de voiture, le braquage d’une supérette et l’agression de la petite mamie », raconte un commandant de police.

Il n’est pas rare que le procureur ou le juge d’instruction demande à déqualifier le crime de viol en délit d’agression sexuelle, qui relève alors du tribunal correctionnel. Par cette déqualification, on « oublie » le fait que la victime a été pénétrée. Dans Qualifié viol, les auteurs constatent que la moitié des affaires jugées comme agressions sexuelles sont en réalité des viols, reconnus par les agresseurs ou avérés par les expertises. En 1995, au tribunal de Créteil, un quart des plaintes pour viol a été déqualifié à la demande du procureur.

Moins long, moins cher, moins éprouvant, sans jurés : passer en correctionnel présente toutes sortes d’avantages. C’est ce que l’on vante aux parties civiles.

« Certains avocats préfèrent correctionnaliser des cas où la fille sort de boîte de nuit et monte dans la voiture de deux mecs inconnus. Parce que, aux assises, l’avocat de la défense va toujours la ramener là-dessus. La victime sera tourmentée par le regard des gens et pensera que si elle avait su, elle ne serait pas venue », note le chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre, qui travaille notamment pour l’émission Enquêtes criminelles, sur W9. Parfois, les victimes préfèrent éviter la présence de jurés. Mais ce n’est pas le seul enjeu.

La correctionnalisation, très variable d’un tribunal à l’autre (ce qui nuit à l’égalité entre les justiciables), permet surtout de désengorger les tribunaux.

Correctionnalisé, le viol n’en est plus un. De crime, il devient délit. Le délai de prescription passe de dix à trois ans pour les victimes majeures. Et de vingt à dix ans pour les victimes mineures.

« L’homme qui m’a violée a été jugé par un tribunal correctionnel, raconte Lisa, victime de son voisin entre ses 5 et 7 ans. On avait expliqué à mon père que ça serait plus rapide, que l’agresseur serait condamné plus vite, à une peine équivalente à celle que l’on prononce aux assises. Il avait 81 ans. Il a été condamné à un an ferme. Il a fait appel. Sa peine a été revue à trois ans de sursis et 3 000 euros d’amende. Parce qu’il était vieux, m’a-t-on expliqué. J’ai perdu confiance dans la justice. »

L’argument selon lequel les peines seraient équivalentes devant les deux juridictions résiste rarement à la réalité. En correctionnelle, la moyenne des peines est d’un an et neuf mois. Elle est de six ans aux assises. Et les relaxes sont deux fois plus nombreuses en correctionnelle, révèle une étude réalisé en 2000 sur le tribunal de Créteil.

On ne condamne que les pauvres

Une récente étude [2] de la sociologue Véronique Le Goaziou met en évidence une réalité déconcertante : après avoir épluché 425 dossiers de viols jugés en cour d’assises, elle note que 93 % des violeurs présumés sont issus des classes populaires. 41 % d’entre eux sont même chômeurs ou précaires. « Toutes les enquêtes montrent que le viol touche tous les milieux sociaux. Mais la grande majorité des agresseurs condamnés sont des pauvres. Où sont passés les autres ? », interroge Véronique Le Goaziou. Elle avance plusieurs hypothèses.

« Est-ce que, dans les milieux sociaux favorisés, on parle moins du viol ? À cause de l’honneur et de la peur du scandale ? Est-ce que les divers acteurs de la chaîne pénale sont moins enclins à poursuivre les auteurs des milieux sociaux favorisés ? »

En tout cas, ceux-ci ont les moyens de payer de bons avocats et possèdent souvent des rudiments de culture juridique. « Ils ont aussi tendance à davantage nier les faits. » La majorité des condamnés sont des « personnes de faible niveau scolaire, sans maîtrise des rouages de la machine judiciaire », poursuit la sociologue. Ils sont isolés, incapables de mobiliser un réseau de défenseurs, comme le font certains accusés haut placés dans l’échelle sociale.

Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental

Le violeur n’est pas pourtant pas particulièrement pauvre, ni illettré et encore moins déficient mental. « La pauvreté créerait de la délinquance. Mais dans le cadre de mon travail de suivi des agresseurs sexuels condamnés, j’en ai vu de toutes les couleurs et de toutes les classes sociales », assure Roland Coutanceau, psychiatre précurseur dans la prise en charge des agresseurs sexuels. Il n’y a pas de profil type d’agresseur. Ce sont des hommes « normaux », intégrés à la société, souvent mariés et pères de famille. Une étude du collectif féministe contre le viol, basée sur 300 agresseurs, montre qu’ils sont particulièrement présents dans les professions suivantes : médicales et para-médicales (23 %), enseignement et animation (17 %), responsabilités d’encadrement (13 %), métiers de la loi et de l’ordre (10 %).

Cette réalité suscite l’incrédulité. On préférerait pouvoir attribuer cette barbarie à quelqu’un qui ne nous ressemble pas. Le débat autour de l’affaire DSK a fait surgir au grand jour ce stéréotype du violeur pensé comme un monstre. Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental. D’après les expertises de médecins et psychologues établies pour les tribunaux, 90 % d’entre eux ne souffrent pas de pathologie psychiatrique. Ce qui signifie, éclaire le psychologue et criminologue Loïck Villerbu, « qu’ils ne sont pas psychotiques, qu’ils ne présentent pas de débilité profonde, qu’ils ne font pas l’objet d’un traitement médicamenteux leur ayant fait perdre leur vigilance ».

Les violeurs ont une stratégie : « La clé de l’agression sexuelle est dans la tête de celui qui exerce la violence », précise Roland Coutanceau. Le violeur ne commet pas ce crime par hasard ou parce qu’il n’a pas pu s’en empêcher. « Les victimes sont la cible d’un agresseur qui a raisonné. De façon limitée, certes , ajoute le psychiatre et expert Gérard Lopez. Elles se retrouvent, malgré elles, exposées à un agresseur qui a calculé ses risques et ses profits. Et qui a choisi d’agresser. Elles ne l’ont jamais cherché. Elles ne l’ont jamais mérité. »

Le viol, une prise de pouvoir

Les violeurs n’ont pas de pulsions sexuelles irrépressibles. Le sexe est une composante du viol, mais il ne s’y résume pas. Il est un moyen pour agresser, mais pas le but. Pour les personnes qui le subissent, le viol est vécu comme un acte violent, une humiliation. « Le viol est d’abord une agression, détaille Loïck Villerbu. Et l’agresseur élit le champ sexuel. C’est trop facile d’imaginer que c’est un orgasme comme un autre. Il est beaucoup plus difficile d’imaginer que l’orgasme est obtenu au prix de la soumission de l’autre. L’agresseur veut d’abord transgresser la résistance de l’autre. Il recherche la toute-puissance et la domination. Être considéré comme un objet est d’ailleurs ce qui traumatise le plus les victimes. »

Les viols en temps de guerre sont clairement identifiés comme des outils de domination et d’humiliation. Pourquoi, en temps de paix, seraient-ils réduits à un problème de pulsion sexuelle ? Les contextes sont différents, mais la dynamique de prise de pouvoir et la volonté de domination semblent être en jeu dans chaque agression.

Elles se déclinent différemment selon la personnalité, la trajectoire, la situation de l’agresseur et en fonction du type de viol qu’il commet : viol familial, conjugal, de proximité, d’inconnue ou viol collectif.

Donner du sens a un crime qui nous semble fou est une tâche ardue. Les études menées auprès de ceux qui sont interpellés, et de ceux qui sont aussi condamnés, permettent de mieux connaître les agresseurs, d’améliorer la qualité de leur prise en charge et d’avoir des outils pour faire de la prévention. Malheureusement, ces analyses établies au cours des procédures judiciaires, présentent un biais non négligeable : l’absence de représentativité. Puisqu’on estime que 90 % des victimes ne portent pas plainte. Leurs agresseurs sont en liberté. Les passages à l’acte de ces violeurs ne sont donc jamais décryptés.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

 

-> Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Hadopi : des dommages et intérêts dommageables pour les Internautes

Entre les mots et les faits, il y a parfois un écart gigantesque.

La Hadopi n’a pas cessé de claironner que son dispositif de « riposte graduée » était avant tout pédagogique. A grand renfort de pubs niaises, l’internaute était tour à tour informé puis culpabilisé.

Aujourd’hui, tenez-vous bien, on vient d’apprendre qu’en plus de vous couper Internet, vous allez devoir payer aux ayant-droits des dommages et intérêts… sans que vous puissiez vous défendre devant un juge !

Vous ne rêvez pas. L‘assemblée nationale a adopté la nuit dernière une loi permettant aux ayant-droits de réclamer des dommages et intérêts dans le cadre d’une ordonnance pénale.

Comme moi non plus, je ne savais pas ce qu’était une ordonnance pénale, j’ai attentivement lu l’article du Monde sur le sujet et voici ce qu’ils en disent :

« [L’ordonnance pénale] est couramment utilisée pour sanctionner les délits routiers. Rendue par un juge, l’ordonnance pénale n’a pas à être motivée, et est rendue sans que l’accusé soit entendu. Jusqu’à présent, les ordonnances pénales ne permettaient pas aux parties civiles de demander des dommages et intérêts, pour lesquels une procédure contradictoire était obligatoire. »

Oui, c’est la pédagogie selon l’Hadopi.

Les ayant-droits ont maintenant tous les droits.

En plus d’utiliser les fonds publics pour faire valoir leurs droits, en plus de vouloir poser des mouchards dans les ordinateurs des honnêtes internautes, en plus de pouvoir couper vos connexions Internet, ils vont aussi pouvoir exiger des dommages et intérêts.

Et la question qui tue : Comment un juge va-t-il évaluer le préjudice subi par les ayants-droits ?

Je rappelle que, pour l’ONU, la riposte graduée viole les droits de l’homme.

Et que le graphiste de l’Hadopi s’était mélangé les pinceaux en utilisant une police sans en avoir les droits.

Dans ce monde, il y a ceux qui font les lois et ceux qui les subissent… [Le Monde]

Nota Bene :

Il est fortement recommandé de faire opposition aux ordonnances pénales , qui sont des jugements arbitraires puisque la défense n’y est pas représentée.
Cette opposition vous renvoie devant un tribunal de police normal (pour une contravention) et a pour conséquence d’annuler l’ordonnance pénale et tout ses effets vis – à vis du prévenu. Comme si elle n’avait jamais existé !
Autre point : une ordonnance pénale n’est applicable que si elle a été signifiée au prévenu (information du prévenu par un courrier recommandé ou par huissier, un simple courrier ou un mail n’a aucune valeur juridique)

 

Sources:
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr
Photo : © Pakhay Oleksandr – Fotolia.com

Alors que le président d’une association d’aide aux victimes, l’Association d’aide aux victimes des accidents de médicaments, l’avocat Georges-Alexandre Imbert, annonce qu’il cherche un accord à l’amiable avec le laboratoire Servier qui fabrique le Mediator, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dit ne pas être en faveur de négociations à l’amiable, « qui se font dans l’ombre et dans lesquelles tout le monde n’entrent pas ».

M. Imbert ne conseille pas aux victimes du Mediator de se lancer dans une action juridique car, dit-il, il peut se passer dix ans avant un jugement définitif et une victoire n’est jamais garantie.

De son côté, l’association UFC-Que Choisir déposera une plainte contre X afin d’être présente dans les différentes étapes de la procédure. La plainte portera sur une «mise en danger de la vie d’autrui, homicide et blessures involontaires, tromperie sur la marchandise et sur les risques inhérents du produit», a indiqué Alain Bazot, le président de l’association.

L’association réclame par ailleurs une réforme du système du médicament qui souffre de graves carences.

Le président de l’Association des victimes de l’isoméride et du Mediator (AVIM), Dominique-Michel Courtois, est de son côté sceptique quant à la possibilité d’un règlement à l’amiable. Il déposera mardi 110 plaintes devant le tribunal de grande instance de Paris : 100 plaintes pour blessures involontaires et 10 pour homicide involontaire. Et, quelque 500 autres seront déposées d’ici la fin du mois.

Source: Le Parisien, lemonde.fr