« Hyperconnectés : le cerveau en surcharge », nouveau documentaire, à voir !

Un documentaire met intelligemment en garde contre les conséquences néfastes d’une addiction aux smartphones, ordinateurs et tablettes sur le cerveau.

Depuis une vingtaine d’années, smartphones, tablettes, ordinateurs et montres intelligentes ont pris une place démesurée dans la vie quotidienne.

Texto, ­vidéo­confé­rence, notification ou courriel, n’importe qui peut désormais être joignable à n’importe quel moment de la journée… ou de la nuit. On doit cet univers ultraconnecté à Internet, désormais utilisé par la moitié de la population mondiale.

Ainsi, en vingt-quatre heures, 150 milliards de courriers électroniques sont échangés à travers la planète.

Grâce à ce réseau, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait en deux millions d’années !

Certes, les nouvelles technologies permettent de rester en contact avec ses proches et ses collègues, mais elles demandent une attention permanente. Ces sollicitations incessantes nous obligent à donner des réponses rapides.

Selon des chercheurs, les ­e-mails sont la première cause de stress au travail ; leur gestion représenterait 30 % de la journée d’un salarié et un cadre sur deux n’arriverait pas à se déconnecter le soir.

Conséquences : baisse de la productivité, burn-out, dépression, perte de concentration, réduction des capacités cognitives…

Alors, comment survivre dans un monde numérisé, qualifié de « laisse numérique » ?

C’est la question que pose avec intelligence ce documentaire. Le propos n’est pas de remettre en cause ­Internet, mais de chercher à ­mettre en garde contre une forme d’addiction aux outils 2.0.

Une utilisation immodérée des appareils et autres écrans numériques a des conséquences néfastes sur le corps et l’esprit ainsi que dans la vie personnelle.

Autre problème : la moyenne de concentration au travail devant un écran ne cesse de diminuer.

En 2012, elle était d’une minute et douze secondes, contre trois minutes en 2004. Selon la chercheuse américaine Gloria Mark, pour la « génération Internet », qui est née et a grandi avec les smartphones, la durée d’attention est encore plus courte : quarante-cinq secondes.

Le documentaire rappelle que le plus simple encore est de déconnecter le plus souvent possible afin de permettre au cerveau de se reposer – ce qui est essentiel pour sa survie.

Source: « Hyperconnectés : le cerveau en surcharge », de Laurence Serfaty (France, 2016, 55 min).

Arte – Samedi 13 octobre – 23h30

« Maman, je suis sortie avec des amis.

Je suis allée à une fête, et je me suis rappelée ce que tu m’as dit avant que je sorte : ne bois pas, si tu vas conduire.

C’est pour ça, j’ai bu du coca. Je me suis sentie fière de moi, parce que j’ai suivi tes conseils, j’étais une des seules de mes amies à être lucide. J’ai fais mon choix, et tes paroles étaient sacrées pour moi.

Quand la fête a fini, les personnes commençaient à embarquer ivres dans leurs voitures.

Moi je suis montée dans la mienne et j’étais sûre que j’étais en état de conduire.

À cette instant, maman, je ne pouvais même pas m’imaginer ce qui m’attendait.

Quelque chose d’imprévisible..

accident-entre-voitures-saint-firminMaintenant je suis ici, gisant sur le sol et j’entends les policiers parler.

Le garçon qui était dans cette voiture est saoul..

Maman, les sons sont tellement lointains…! Mon sang est partout et j’essaie de toutes mes forces de me retenir pour ne pas pleurer.

Je peux entendre les médecins : « la fille ne va pas tenir le coup ! ».

Je suis sûre maman que le garçon qui m’a accidentée n’a pas voulu me blesser.

Mais pourquoi c’est lui qui a bu et c’est moi qui doit mourir?

Pourquoi la vie est si injuste, maman?

Pourquoi les gens le font, alors qu’ils savent qu’ils peuvent détruire tant de vies ?

Ma douleur est terrible en ce moment, c’est comme si on me poignardait avec milles couteaux.

Maman, dit à ma petite sœur de ne pas avoir peur, dit à papa d’être fort et s’il te plait maman, visite le garçon et donne lui des conseils comme tu l’as fais pour moi.

Peut-être que si ses parents lui avaient dit, je serais vivante maintenant maman.

Ma respiration s’affaiblit de plus en plus, et je commence vraiment à avoir peur.

Ce sont mes derniers moments et je me sens si seule.

J’aurais tellement voulu que tu sois auprès de moi en ce moment, pendant que je meurs ici sur le sol.

Je voulais te dire tellement de choses maman, je t’aime, je t’aime tellement ! Je promets de te protéger, d’être ton ange gardien comme tu l’as fais pour moi. Au revoir maman… »

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Ces mots ont été écrits par une journaliste ayant été sur les lieux de l’accident, pendant que la fille mourrait.

Elle a prononcé les paroles que vous venez de lire juste avant de mourir.

 

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