Le masque est devenu en quelques mois l’un des symboles de la pandémie de Covid-19.<

Alors que de nombreux pays l’imposent désormais dans l’espace public, principalement dans les lieux clos, un mouvement anti-masques, alimenté par de fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, a pris de l’ampleur ces dernières semaines.

Faisons le point pour couper court aux idées reçues, et apporter un éclairage sur les questionnements scientifiques en cours.

Craintes et désinformation

Parmi les rumeurs infondées qui circulent en ligne, l’idée que les masques empêchent une bonne respiration reste tenace.

Certains internautes soutiennent même que le port du masque serait associé à un manque d’apport en oxygène pour l’organisme (hypoxie) et à une absorption élevée de CO2 délétère pour la santé.

Les masques, notamment chirurgicaux, sont conçus pour être portés pendant une durée de plusieurs heures par les professionnels de santé, sans entraver leurs capacités à travailler, ni altérer leurs capacités respiratoires. Si certaines personnes peuvent se sentir gênées par le fait de porter un masque, c’est par manque d’habitude : ces protections sont développées de manière à laisser passer l’oxygène dans l’organisme. Le risque d’une intoxication au CO2 n’est aucunement avéré.

Certaines publications évoquent en outre une « suppression » du système immunitaire liée au port du masque. Aucune explication claire n’est donnée pour expliquer ce lien, et là encore, aucun argument scientifique ne vient appuyer cette hypothèse.

Ralentir les épidémies

Les études scientifiques sur l’utilité du masque pour lutter contre les épidémies, en protégeant une population des virus respiratoires, restent encore peu nombreuses et s’appuient principalement sur des données observationnelles. Il est en effet difficile de réaliser des études randomisées de qualité sur cette question, puisqu’on ne peut pas demander à des gens de s’exposer au virus avec ou sans masque pour mesurer l’efficacité de ce dernier…

Toutefois, un nombre croissant de données suggèrent l’intérêt du masque dans les lieux clos pour freiner les épidémies, en complément des mesures de distanciation physique.

Dès 2010, des études concluaient que recommander le port du masque était une mesure de santé publique utile pour lutter contre les épidémies de grippe. Ces travaux se poursuivent dans le contexte de la pandémie actuelle : une revue de littérature publiée dans The Lancet, portant sur 172 études, montre que si la distanciation physique et les mesures d’hygiène recommandées constituent aujourd’hui les meilleures interventions contre l’épidémie, le port du masque réduit lui aussi le risque infectieux.

Un autre message important se dégage de ces différentes publications : plus qu’un outil pour se protéger soi-même, le masque est avant tout utile pour protéger les autres car il permet d’éviter la projection de gouttelettes dans leur direction.

Dès lors que la transmission du virus peut venir de personnes qui présentent peu de symptômes ou sont même asymptomatiques, le port du masque n’a d’intérêt que s’il est porté par tous au niveau d’une communauté(et pas seulement par une poignée d’individus ou par les malades), dans les lieux où la distanciation physique n’est pas assurée, dans un souci de protéger les autres et de ralentir l’épidémie.

Masques et transmission par aérosols

Faut-il porter des masques en extérieur ? Alors que plusieurs municipalités françaises ont fait ce choix, la question reste débattue par les scientifiques.

Dans les lieux extérieurs très fréquentés, où la distanciation physique est difficile à mettre en œuvre, il permet d’éviter de projeter des gouttelettes sur les personnes qui se trouvent à proximité, et donc de les protéger. Dans les lieux moins fréquentés, le masque a plutôt été imposé au nom du principe de précaution, car la possibilité d’une transmission aérienne (transmission par aérosols) a été évoquée.

L’OMS a ainsi déclaré au mois de juin que « la possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics clos, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue ». Plusieurs travaux vont dans ce sens. Ainsi, une étude publiée en juillet dans Clinical Infectious Diseases montrait que des particules d’ARN viral étaient présentes dans des échantillons récoltés dans l’air et sur des surfaces au sein d’un hôpital londonien. Si aucune trace de virus vivant n’a été identifiée dans ces échantillons, les auteurs estimaient que la possibilité d’une transmission aérienne ne pouvait toutefois pas être exclue sur la base de ces résultats.

Un commentaire également publié dans Clinical Infectious Diseases renforce ce message, soulignant notamment que de précédentes études portant sur d’autres infections virales, comme celles mettant en jeu le virus de la grippe ou le MERS-CoV, avaient déjà mis en avant le risque d’une possible transmission aérienne. Par ailleurs, plusieurs travaux expérimentaux suggèrent que des virus viables peuvent persister dans les aérosols pendant plusieurs heures.

À l’heure actuelle, ces observations contrastent toutefois avec les données issues de la pratique clinique. Si dans certaines conditions expérimentales et dans des environnements intérieurs mal ventilés il existe un potentiel de transmission du virus par les aérosols, l’expérience clinique de la gestion de la pandémie suggère plutôt que le mode de transmission du SARS-CoV-2 est de courte portée, par les gouttelettes et le contact étroit.

Une récente publication dans JAMA apporte des données complémentaires pour soutenir cette hypothèse.

Tout en reconnaissant que des études intéressantes ont montré un potentiel de transmission aérienne du virus en milieu expérimental, avec des gouttelettes contenant des particules virales pouvant être projetées à plus de huit mètres et rester en suspension pendant plusieurs heures, cela ne signifie pas pour autant que ces gouttelettes ont nécessairement le potentiel d’infecter les personnes.

Parmi les différents arguments avancés, les auteurs rappellent notamment que le taux de reproduction du virus avant la mise en place du confinement et des mesures de distanciation sociale (autour de 2,5) était bien inférieur à celui d’une maladie comme la rougeole (autour de 18), qui est connue pour se transmettre par voie aérienne.

En attendant d’en apprendre plus sur le sujet, la recommandation de porter un masque en extérieur doit principalement s’appuyer sur une analyse des différentes dynamiques épidémiques au niveau local, en prenant en compte la possibilité ou non pour les personnes de respecter la distanciation physique dans les lieux publics ouverts.

Quel que soit le contexte, le masque ne protège efficacement qu’à condition de le porter correctement, en suivant les instructions d’usage, en le lavant régulièrement s’il est en tissu ou en le jetant dans le cas des masques à usage unique.

Le masque ne doit pas être manipulé une fois mis en place, ni les mains portées au visage pour éviter de se contaminer à partir de l’environnement.

En outre, le port du masque n’est pas une mesure de protection suffisante : il doit absolument être associé à un lavage régulier des mains (ou friction avec des solutions hydro-alcooliques) et au respect de la distance physique en toutes circonstances.

Ce texte a été écrit avec le soutien d’Eric d’Ortenzio, épidémiologiste à l’Inserm et coordinateur scientifique du réseau REACTing.

Source : INSERM

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5. Prenez – encore plus – soin de vous

En ces temps difficiles, il est important de se rappeler les méthodes éprouvées de prévention et de réduction de l’anxiété.

Dormez suffisamment, faites régulièrement de l’exercice, faites le plein de vitamine D, mangez beaucoup moins de sucre, pratiquez la pleine conscience et la respiration de cohérence cardiaque ou Wim Hof, passez du temps dans la nature, voyez vos proches et utilisez des techniques de relaxation et d’auto-hypnose lorsque vous êtes stressé.

Le fait de privilégier ces comportements pendant la crise que nous traversons peut contribuer grandement à améliorer votre bien-être psychologique et à renforcer encore plus votre système immunitaire.

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-> Faut-il exprimer vos émotions négatives ?

Dans un contexte difficile oui. Mais chacun peut réagir selon sa personnalité.

Par exemple, j’ai remarqué que les personnes qui ont des troubles anxieux dans le cadre du travail se manifestent moins en période de confinement, ce qui peut paraître paradoxal.

Car ils sont anxieux au travail en raison des relations professionnelles difficiles, soit avec leur hiérarchie, soit avec leurs collègues, leurs clients. Là, le fait d’être chez soi, confiné avec un écran, ça leur met une distance protectrice.

-> L’exposition au danger, ou ce qui est perçu comme un danger, est moins directe.

Il y a au contraire des gens qui étaient très dynamiques au travail, des « leaders » : ils aiment bien venir taper sur l’épaule de leur collègue le matin, des espèces de locomotives relationnelles. Ils ont manifesté des troubles anxieux parce qu’ils ont besoin du contact avec les autres pour se nourrir émotionnellement. Et l’on en a vu en perte de repères.

Certains doivent apprendre à être là sans trop être là, c’est compliqué. Chacun fait de son mieux, il ne faut pas s’en vouloir, ce n’est pas la peine de rajouter de la culpabilité ou des pressions de performance.

-> Ce n’est absolument pas la situation de télétravail qui cause la souffrance, pas en elle-même.

En revanche il y a des gens moins faits pour le télétravail que d’autres. Des personnes qui sont structurées par les contraintes données de l’extérieur : je dois être au bureau à telle heure, je vais mettre mon réveil, y aller. Ensuite il y a des rituels au bureau, les choses se déroulent d’une certaine façon, la journée est organisée par le cadre et la relation aux autres.

Et ceux-là, en télétravail, ont plus de mal. C’est une manière de fonctionner, c’est plus difficile pour eux, confinement ou pas confinement.

-> Comment accompagner ces salariés en souffrance

Ceux-là doivent être repérés par leur manager, et contactés régulièrement pour savoir comment ça va. Des réunions et des points de rencontre peuvent les aider à structurer leurs journées. Ils ont besoin d’un suivi, d’un rythme donné par un cadre et d’avoir des contacts.

D’autres ont besoin de relationnel, mais de vrai relationnel et l’on se rend compte que la visio ne remplace pas les vrais contacts. Ceux-là sont plus en difficulté en ce moment.

Il y a un risque de dévalorisation aussi, parce que quand on se nourrit du regard des autres et qu’on ne l’a plus, il peut y avoir une chute de l’estime de soi.

-> Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ?

À la longue, le stress a un impact négatif sur de nombreuses variables physiologiques dont le système immunitaire, c’est une évidence pour beaucoup de gens. Il faut que le télétravail soit apprivoisé. Mais il y a des personnalités qui auront du mal en permanence. Il faut accompagner le télétravail et admettre que des gens n’aiment pas ça, n’ont pas envie.

-> Selon cette étude, les femmes sont plus touchées, qu’en pensez-vous ?

Ce qu’on peut noter c’est que l’aspect charge domestique – le ménage, les enfants, les repas – est encore aujourd’hui très prégnant. C’est un des éléments qui pourrait expliquer cette donnée. Elles ont déjà cette charge en temps normal, il n’y a pas de raison que cesse en confinement une situation dont elles se plaignaient déjà… au contraire, ça en a rajouté.

On constate aussi qu’il y a une augmentation de la violence domestique en temps de confinement, et ce sont plus souvent les femmes qui sont violentées, physiquement ou mentalement. Le confinement n’a pas pu effacer ça par magie, ça a même dû accentuer ces situations de souffrance.

Les personnes en surpoids ou obèses ont-elles plus de risques de développer des formes sévères du Covid-19 ?

Oui.

Et aussi celles qui ont un diabète, de l’hypertension.

Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat à Paris, en fait le constat : «Plus de 80% des moins de 50 ans qui se trouvent en réanimation chez nous à cause du Covid-19 sont dans ce cas».

Son collègue Xavier Lescure, infectiologue dans le même hôpital, abonde : «C’est le facteur le plus présent pour les personnes qui développent une forme sévère de la maladie et qui n’ont pas d’autre antécédent.»

Un audit de l’Intensive Care National Audit and Resource Centre de Londres portant sur les personnes hospitalisées dans plusieurs établissements britanniques va également dans le même sens: 72 % des personnes placées en soins intensifs étaient en surpoids (avec un indice de masse corporelle IMC supérieur à 25) ou obèses.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions générales sur les causes de cette surreprésentation en réanimation, estime le professeur Yazdan Yazdanpanah.

Les personnes obèses (avec indice de masse corporelle supérieur à 40 kg/m²) font certes partie de la liste des populations les plus vulnérables dressée par le Haut Conseil de la santé publique, mais comme l’explique son président Franck Chauvin, «nous les avons placés dans notre liste – et c’est d’ailleurs bien précisé – par analogie avec la grippe H1N1 car on avait constaté à l’époque que l’obésité était un facteur de forme plus grave de la maladie nécessitant une hospitalisation voire une réanimation».

Une étude réalisée par des chercheurs du service de pneumologie de l’hôpital Foch (à Suresnes) s’est en effet penchée sur l’épidémie de grippe A H1N1 de 2009, observant aussi à l’époque le nombre élevé de sujets obèses parmi les cas sévères de grippe.

«De façon générale, l’obésité semble associée à une fragilité vis-à-vis des infections respiratoires. Cette susceptibilité pourrait être la conséquence d’une conjonction de facteurs mécaniques et hormonaux générés par le surpoids, comme des modifications de la mécanique ventilatoire ou des modifications du système immunitaire», souligne l’étude.

En France, l’obésité concerne 17% des adultes et, chez les enfants, 16% des garçons et 18% des filles, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette pathologie peut entraîner divers troubles de santé comme le diabète de type 2 ; elle accroît aussi le risque d’hypertension artérielle, et de maladies du foie ou rénale. Autant de facteurs déjà considérés comme aggravants pour les malades du Covid-19.

Cette fragilité doit être particulièrement prise en compte dans certains pays, à commencer par les États-Unis où le nombre de cas de Covid-19 explose (le pays recense plus de 4000 décès).

Un rapport du Centre de contrôle des maladies (CDC), autorité de santé nationale, indique en effet qu’un peu plus de 40% des adultes américains sont considérés comme obèses.

Autre territoire à fort risque, le Mexique voisin.

L’OMS et la Banque mondiale l’ont classé en tête des pays frappés par le diabète et l’obésité. 72,5% des Mexicains adultes sont en surpoids ou obèses et la moitié des personnes décédées du coronavirus – près d’une trentaine – souffraient d’obésité et d’hypertension.

Le Mexique est un pays «très vulnérable, nous devons en être conscients. Nous allons vers un nombre important de décès», a prévenu Abelardo Ávila, chercheur à l’Institut national des sciences médicales et de la nutrition Salvador Zubirán, lors d’un récent colloque.

Un régime riche en graisses et faible en glucides, comme l’alimentation cétogène (LCHF), a ses partisans, mais la grippe n’en fait apparemment pas partie.

Selon une nouvelle étude de l’Université de Yale, publiée ce 15 novembre 2019 dans la revue « Science Immunology », les souris nourries d’un régime cétogène étaient plus aptes à lutter contre le virus de la grippe que les souris nourries d’aliments riches en glucides.

Le régime cétogène, qui comprend de la viande, du poisson, de la volaille et des légumes non féculents, active un sous-ensemble de cellules T dans les poumons non associé auparavant à la réponse du système immunitaire à la grippe, augmentant ainsi la production de mucus à partir de cellules des voies respiratoires pouvant le virus, rapportent les chercheurs.

«C’était une découverte totalement inattendue», a déclaré Akiko Iwasaki, auteure principale, professeur d’immunobiologie et de biologie moléculaire, cellulaire et du développement chez Waldemar Von Zedtwitz, et chercheuse au Howard Hughes Medical Institute.

Le projet de recherche était l’initiative de deux stagiaires – l’un travaillant dans le laboratoire d’Iwasaki et l’autre avec la co-auteure principale Visha Deep Dixit, professeur de médecine comparée et d’immunobiologie Waldemar Von Zedtwitz.

Ryan Molony travaillait dans le laboratoire d’Iwasaki, qui avait découvert que des activateurs du système immunitaire, appelés inflammasomes, pouvaient provoquer des réactions néfastes du système immunitaire chez leur hôte. Emily Goldberg travaillait dans le laboratoire de Dixit, qui avait montré que le régime cétogène bloquait la formation d’inflammasomes.

Les deux se demandaient si le régime alimentaire pouvait affecter la réponse du système immunitaire à des agents pathogènes tels que le virus de la grippe.

Ils ont montré que les souris nourries avec un régime cétogène et infectées par le virus de la grippe avaient un taux de survie supérieur à celles des souris ayant un régime alimentaire normal, riche en glucides.

Plus précisément, les chercheurs ont découvert que le régime cétogène provoquait la libération de cellules T gamma delta, cellules du système immunitaire produisant du mucus dans les membranes cellulaires du poumon, contrairement au régime riche en glucides.

« Cette étude montre que la façon dont le corps brûle les graisses pour produire des corps cétoniques à partir des aliments que nous mangeons peut alimenter le système immunitaire pour lutter contre l’infection grippale », a déclaré Dixit.

 

Every time Wim hits another milestone, it reminds me of how small it all began, and how far we’ve since come.

When I started out with my dad 8 years ago, people knew Wim as little more than an oddball they’d maybe seen jump in an icy canal on the local news channel, if they knew him at all. There were no podcasts, no hashtags, no studies, and no countless stories of lives changed forever through the power of breath and cold.

As has become tradition, we like to take Wim’s birthday as an occasion to celebrate not just Wim, but his important message, and to just take a moment to realize how far that message has spread. How many people it has touched, lives it has changed, how it’s being shared by people everywhere in gestures of love.

Look how Nature is always celebrating, always giving out free cold and air.

Thanks to the enormous support from Wim’s fans and followers all over the world, we can occasionally follow her example, and make the WHM training tools available to everyone. With the code wimbday35 you can now get our Fundamentals video course at a 35% discount. This fun-filled course teaches you the Wim Hof Method at the hands of the Iceman himself, and sets you up to sustain a WHM practice that fits your life. The code remains valid for all of next week.

We hope that you enjoy the course, celebrate the power of nature, and wish everyone strong, healthy, happy lives.

Happy birthday, dad.

Enahm Hof

Wim Hof (né le 20 avril 1959) est un néerlandais, aussi appelé « l’homme de glace » du fait de sa capacité à résister au froid extrême.

Il abattu 20 records du monde grâce à sa méthode :

  • En 2002, il reste 6 min 20 s en apnée sous la glace polaire.
  • En 2004, aux Pays-Bas, il reste 1 h 08 min dans un tube rempli de glace.
  • En janvier 2007, il participe à un semi-marathon (21 km) sur le cercle polaire, en Finlande, pieds nus et en short.
  • Il a grimpé le mont Blanc en short afin de se préparer à l’ascension de l’Everest.
  • En mai 2007, il tente l’ascension de l’Everest en tong et short et stoppe à 7 400 m du fait de ses orteils gelés.
  • Le 26 janvier 2008, à New York, il reste 72 minutes dans un conteneur translucide rempli de glace, battant ainsi son record de 2004 de 4 minutes.

Les maladies auto-immunes sont en pleine augmentation.

En cause : l’obsession individuelle et collective pour l’hygiène, mais aussi certaines pratiques alimentaires.

Explications : les fabricants de détergents nous vendent un univers aseptisé, dont est exclue la moindre bactérie.

Mais cette obsession pour l’hygiène, née au siècle dernier, menace-t-elle notre santé ?

Pendant ce temps, en effet, des rapports alarmants nous alertent sur le nombre croissant de personnes atteintes de maladies auto-immunes et allergiques – leur prévalence a plus que doublé au cours des 20 dernières années.

L’hypothèse hygiéniste a été développée par le chercheur britannique David Strachan pour expliquer l’augmentation du nombre de personnes souffrant de rhume des foins, ce qui était assez rare au début du XIXe siècle.

Selon cette hypothèse, c’est la diminution des infections dans les pays développés qui serait à l’origine d’une augmentation des phénomènes allergiques et d’auto-immunité.

Autrefois, explique Strachan, les maladies allergiques étaient prévenues par des infections contractées dans la petite enfance, transmises par des contacts avec des frères et sœurs plus âgés ou acquises prénatalement par une mère infectée par le contact avec ses enfants plus âgés.

Mais au cours du siècle dernier, le déclin de la taille de la famille, l’amélioration des équipements ménagers et l’amélioration des normes de propreté ont réduit les risques d’infection croisée chez les jeunes familles.

Mais par quels mécanismes l’hygiène excessive prédispose-t-elle à une maladie immunitaire ? La réponse est que nous ne savons pas réellement. Cependant, la découverte d’une famille de lymphocytes T, les « T régulateurs » ou Treg ouvre une piste intéressante.

Les Tregs, gardiens de l’immunité

Les lymphocytes T régulateurs ou Treg sont uniques dans leur capacité à contrôler les réponses immunitaires indésirables, telles que les allergies et les maladies auto-immunes.

Les Treg fixent le seuil à partir duquel le système immunitaire est activé. S’il n’y a pas de Treg, ou s’ils ne sont pas fonctionnels, le système immunitaire est activé en permanence.

Pour faire correctement leur travail, les Treg doivent traiter un large éventail d’informations microbiennes afin de fixer correctement le seuil immunitaire.

Lorsque le seuil est au bon niveau, les infections potentiellement menaçantes sont perçues comme étant au-dessus du seuil et génèrent une réponse immunitaire rapide. En revanche, les substances environnementales sans danger tombent en dessous du seuil et sont donc ignorées.

Lorsque les Treg sont privés de ces sources d’informations microbiennes, le seuil qu’ils fixent est trop bas. Dès lors, le système immunitaire réagit par erreur à des substances totalement inoffensives. Ceux-ci incluent les allergènes, menant aux maladies allergiques telles que le rhume des foins, et les organes propres du corps, menant aux maladies auto-immunes telles que le diabète de type 1.

Tout part de l’intestin

Comme les autres cellules immunitaires, on trouve des Treg dans tout le corps. Le site le plus important est le système digestif où se trouvent jusqu’à 90% de nos cellules immunitaires et 10 à 100 milliards de microbes.

Ces microbes sont établis dans la petite enfance et maintenus tout au long de la vie dans une relation symbiotique stable.

Cela corrobore parfaitement l’hypothèse hygiéniste : un épisode infectieux au début de la vie (la colonisation de l’intestin par la flore intestinale) peut produire un effet majeur sur le système immunitaire.

L’interaction entre la flore intestinale n’est pas encore totalement élucidée, mais les chercheurs pensent qu’une flore équilibrée est indispensable à la régénération des Treg. Puisque les Treg modulent le seuil immunitaire en temps réel, des perturbations épisodiques de leur activité ont le potentiel de provoquer des réactions allergiques ou auto-immunes nuisibles.

Source: lanutrition.fr

Un possible lien entre microbiote et maladies neurodégénératives…

Les protéines amyloïdes produites par certaines bactéries du microbiote intestinal pourraient favoriser l’agrégation d’alpha-synucléine (protéine produite au niveau cérébral), phénomène qui est impliqué dans les maladies neurodégénératives.

L’agrégation d’alpha-synucléine joue un rôle dans la survenue de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer. Mais les facteurs à l’origine de la formation de ces agrégats protéiques sont mal cernés.

Une équipe de chercheurs a évalué, sur un modèle murin, le possible rôle des protéines amyloïdes produites par le microbiote intestinal.

Pour ce faire, ils ont exposé des rats à la bactérie E. coli productrice de protéine amyloïde curli, puis les ont comparés à des rats exposés à une forme mutante de cette même bactérie ne sécrétant pas de protéine amyloïde.

Ils ont mis en évidence une déposition accrue d’alpha-synucléine dans l’intestin et dans le cerveau des rats du premier groupe, accompagnée d’une microgliose et d’une astrogliose plus marquées. Chez les animaux exposés à la bactérie productrice de protéine amyloïde, l’expression de TLR2, d’IL-6 et de TNF au niveau cérébral était également augmentée.

Les auteurs de ce travail n’ont pas observé de différence entre les deux groupes de rats en termes de survie, de poids, d’inflammation aux niveaux buccal, rétinien, rénal ou épithélial, ni de niveaux de cytokines circulantes.

Ainsi, ces résultats suggèrent un rôle initiateur de la production amyloïde bactérienne dans l’agrégation d’alpha-synucléine, probablement par le biais d’une réponse du système immunitaire.

Ils ouvrent la voie à tout un pan de recherches sur l’influence du microbiote dans le développement des maladies neurodégénératives.

Ma conclusion : faites attention à ce que vous mangez, dès maintenant !

Mangez plus de fruits et légumes (avec le moins de traitements agricoles et industriels possibles), et pas trop de cuisson.

Si vous achetez des aliments en boite, regardez la liste des ingrédients: plus elle est longue, méfiez-vous !

 

Sources : 1- Lequotidiendumedecin.fr,
2- Chen SG et al. – Exposure to the Functional Bacterial Amyloid Protein Curli Enhances Alpha-Synuclein Aggregation in Aged Fischer 344 Rats and Caenorhabditis elegans. Sci Rep 2016 ; 6:34477. Epub 2016 Dec 6.

Des chercheurs d’une équipe de l’Université de Californie du sud (USC) affirment avoir trouvé le moyen de contraindre le corps humain à se régénérer.

Jeuner-les-bonnes-pratiquesUne découverte annoncée comme «capitale».

Jeûner pendant 72 heures peut permettre de reconstruire l’ensemble du système immunitaire même chez les personnes âgées ou gravement malades telle est la conclusion de cette nouvelle étude scientifique.

Si jeûner est considéré comme néfaste pour l’organisme par les nutritionnistes français, priver le corps de nourriture pendant trois jours contraindrait ensuite la moelle osseuse à produire de grandes quantités de globules blancs qui combattent les infections.

Cette découverte peut être particulièrement utile aux malades dont le système immunitaire a été affaibli, par exemple les cancéreux traités par des chimiothérapies.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle osseuse pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeûne. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeûne peuvent permettre de  créer, littéralement, un nouveau système immunitaire».

Les jeûnes prolongés contraignent en fait le corps à consommer ces réserves de glucoses et de graisses, mais aussi détruisent une proportion importante des globules blancs.

«Quand vous vous privez de nourriture, le corps essaye d’économiser l’énergie dépensée, et pour cela recycle un grand nombre de cellules du système immunitaire qui ne sont pas indispensables, notamment celles qui sont abimées».

Ainsi, pendant le jeûne, le nombre de globules blancs baisse fortement, et augmente rapidement quand la personne s’alimente à nouveau.

Le jeûne a aussi un autre effet bénéfique, il réduit la présence dans le corps de l’enzyme PKA qui est liée au vieillissement et augmente les risques de cancer et de croissance des tumeurs.

«Il n’y a pas de preuve que jeûner soit dangereux mais il y a de grandes preuves que ce soit bénéfique», résume Valter Longo.

 

Sources: http://news.nationalpost.com/health/fasting-for-three-days-renews-entire-immune-system-protects-cancer-patients-remarkable-new-study-finds

Le 18 mai, c’est la Journée mondiale de la maladie coeliaque, une intolérance au gluten qui peut avoir des conséquences graves.

Mais peu de malades connaissent leur état.

La maladie coeliaque, qu’on appelle aussi intolérance au gluten, est une maladie auto-immune sérieuse.

Elle se manifeste par une intolérance permanente à une ou plusieurs fractions protéiques du gluten de céréales comme le blé, le seigle et l’orge.

Maladie coeliaqueLa maladie, en forte augmentation depuis un demi-siècle, concernerait une personne sur 100. Mais les médecins estiment que 80% des coeliaques ne sont pas diagnostiqués et ne suivent pas de régime sans gluten, seul traitement efficace.

Quand un malade mange du gluten, son système immunitaire déclenche une réponse qui attaque l’intestin grêle.

Cette attaque entraîne une atrophie des villosités de l’intestin qui interviennent dans l’absorption des nutriments. Cette atrophie provoque donc des malabsorptions, notamment de fer, calcium et vitamine B9.

Les symptômes de la maladie sont digestifs (ballonnements intestinaux, flatulences, nausées, digestions difficiles…), avec des anomalies du transit (diarrhée, constipation) voire un amaigrissement.

Non soignée, la maladie peut conduire à des problèmes de santé sérieux : auto-immunité (diabète de type-1, sclérose en plaques, thyroïdites), dermatite herpétiforme, anémie, ostéoporose, infertilité, fausses couches, épilepsie, migraines, voire cancers digestifs.

La maladie est héréditaire; elle est associée aux allèles de susceptibilité HLA-DQ2 et HLA-DQ8 : les proches parents d’un malade (parent, enfant, fratrie) ont un risque sur 10 d’être eux-mêmes malades.

Elle peut se manifester à tout âge.

Mais cette variabilité selon l’âge est encore mal comprise. On pense que la durée de l’allaitement, l’âge d’introduction du gluten, et la quantité de gluten qu’on consomme sont trois facteurs qui modulent l’âge d’apparition de la maladie. Par exemple, les personnes qui ont été allaitées plus longtemps voient leurs symptômes apparaître plus tard.

Il est conseillé de ne pas débuter un régime sans gluten avant de savoir si l’on est intolérant.

En effet, les symptômes de la maladie coeliaque et de la sensibilité (ou hypersensibilité) au gluten sont proches, et seule la première peut être formellement diagnostiquée. Or, lorsqu’une personne coeliaque non diagnostiquée suit un régime sans gluten, le résultat des examens diagnostiques peut être faussé. Le diagnostic repose entre autres sur la recherche des IgA anti-tTG (et EmA). En cas de positivité, une biopsie du duodénum est pratiquée.

Source : lanutrition.fr

L‘immunothérapie contre le cancer : l’avancée scientifique 2013 selon la revue Science

L’immunothérapie pour le traitement du cancer représente la plus grande avancée scientifique de 2013, selon le palmarès annuel de la revue américaine Science.

joggingAvec les résultats positifs d’essais cliniques publiés cette année, il y a un sentiment de changement de paradigme. L’immunothérapie constitue une manière totalement différente de traiter le cancer en ciblant le système immunitaire, et non la tumeur elle-même. Les oncologues (…) estiment qu’un tournant a été pris et qu’il n’y aura pas de retour en arrière, indique l’éditorial de la revue.

L’immunothérapie agit sur le système immunitaire, dont notamment les lymphocytes T, pour qu’ils s’attaquent aux tumeurs.

À la fin des années 80 par des chercheurs français ont identifié un récepteur sur les cellules T qui les empêchent d’attaquer les tumeurs cancéreuses. Des expériences sur des souris avaient alors montré qu’en neutralisant ce récepteur, ces cellules réduisaient considérablement les tumeurs cancéreuses.

Un premier traitement, l’anticorps monoclonal Yervoy (ipilimumab) de Bristol-Myers Squibb, a été autorisé en 2011 aux États-Unis pour le traitement du mélanome. Dans des essais menés avec 300 personnes dont les résultats ont été publiés en 2013,les tumeurs ont diminué de moitié chez 31% des personnes traitées pour un mélanome, 29% de celles traitées pour un cancer des reins et 17% pour le cancer du poumon.

Le coût de ce médicament est toutefois très élevé : 120 000 dollars américains pour la durée d’un traitement.

Plusieurs laboratoires pharmaceutiques investissent désormais dans cette nouvelle approche de traitement contre le cancer.

Sources: Psychomédia.qc.ca, Science

La dépression, c’est quoi ?

La dépression est une véritable maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir, une perte de motivation et l’’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’’individu.

Elle survient généralement sous forme de périodes dépressives qui peuvent durer de 2 semaines à plusieurs années, voire toute la vie. Selon l’intensité des symptômes, la dépression sera qualifiée de légère, modérée ou grave.Dans les cas les plus graves, la dépression peut conduire au suicide.

La dépression affecte l’humeur, les pensé}es et le comportement, mais aussi les fonctions organiques. Ce qui explique qu’’une personne qui souffre de dépression soit entre autres plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli.

 F.Duval-Levesque, thérapeute, coach, conférencier, formateur, écrivain, boulimie, hyperphagie, orthorexie, TCA, dépression, anxiétéQui est concerné ? Vous, peut-être ?

Les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de dépression.

Les personnes qui prennent certains médicaments, comme des psychostimulants, des stéroïdes, des corticostéroïdes, des anabolisants, des anticonvulsivants ou la pilule anticonceptionnelle. En effet, les progestatifs contenus dans la pilule anticonceptionnelle peuvent nuire à l’’humeur.

D’’un point de vue sociologique, les groupes suivants sont plus touchés par la dépression :

Les femmes. Environ 2 fois plus de femmes que d’’hommes souffriront au moins une fois de dépression au cours de leur vie, même si certaines études marginales ont parfois trouvé une fréquence équivalente chez les deux sexes. Les femmes ont plus tendance à consulter que les hommes lorsqu’elles ont des symptômes de dépression, ce qui pourrait expliquer en partie que la maladie soit plus souvent diagnostiquée chez elles. Aussi, on avance au moins deux hypothèses pour expliquer le phénomène : le système hormonal des femmes, plus susceptible d’influencer la chimie du cerveau (ainsi, la ménopause peut être associée à un début de dépression) des problèmes de pauvreté et de violence conjugale plus fréquents.

Les jeunes. La première dépression survient souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’’âge adulte. Le suicide est la 2ème cause de décès chez les jeunes, après les accidents de la route.

Les personnes âgées. De 15 % à 20 % des personnes âgées vivent des périodes dépressives. Elles passent souvent inaperçues. Parmi les causes possibles : la solitude, la mort du conjoint ou d’’amis, des facteurs physiologiques liés au vieillissement, comme une baisse importante de sérotonine ainsi que d’autres changements métaboliques, la sous-alimentation, qui peut causer des carences nutritionnelles contribuant à la dépression (surtout en acide folique et en vitamine B12).

Les homosexuels. Plusieurs données, dont une importante étude de cohorte en Nouvelle-Zélande, indiquent que les gais, les lesbiennes et les bisexuels sont plus à risque de problèmes de santé mentale, et plus particulièrement de dépression, de troubles anxieux et de comportement suicidaire.

Les personnes souffrant d’’une maladie chronique. Le fait d’avoir des douleurs chroniques (migraine ou mal de dos, par exemple) ou une maladie invalidante (diabète, AVC…) augmente fortement le risque de dépression, surtout chez les jeunes.

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Alors que les autorités de santé de plusieurs pays amorcent leur campagne pour la vaccination contre la grippe saisonnière, une autre prévention est primordiale et insuffisamment connue, selon plusieurs experts. La prise de compléments de vitamine D est de première importance pour la prévention de la grippe et un système immunitaire en santé, considèrent-ils.

Dans les récentes années, plusieurs études ont suggéré un rôle majeur de la vitamine D dans les mécanismes du système immunitaire.

Pour ce qui est de la grippe, une étude japonaise, publiée en mars 2010 dans l’American Journal of Clinical Nutrition a montré un important effet protecteur des compléments de vitamine D. Mitsuyoshi Urashima de l’Université Jikei (Tokyo) et ses collègues ont mené cette étude avec 334 enfants répartis au hasard en 2 groupes: l’un recevant un supplément de 1200 UI de vitamine D3 et l’autre, un placebo. Les enfants recevant un complément de vitamine D avaient un risque diminué de 42% d’attraper la grippe influenza A (ce qui se compare bien à l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière estimée entre 25 % et 60 %). Parmi les enfants ayant déjà eu un diagnostic d’asthme, la vitamine D réduisait le risque de crises de 83%.

« Des études d’observation et épidémiologiques ont également lié la carence en vitamine D à un risque accru de grippe saisonnière et de nouvelle grippe A H1N1 », indiquaient les auteurs.

En mars 2010, une étude publiée dans la revue Nature Immunology montrait que la vitamine D joue un rôle majeur pour l’activation du système immunitaire. Elle serait essentielle à l’activation des lymphocytes T.

Plusieurs experts considèrent que les apports quotidiens recommandés par les autorités de santé devraient être mis à jour à la lumière des résultats des études des dernières années.

Alors que, par exemple, le Guide alimentaire canadien ne recommande que 400 UI (10 µg ) de vitamine D3 par jour, plusieurs experts et organismes comme la Société canadienne du Cancer recommandent plutôt 1000 UI (25 µg) par jour. D’autres recommandent 2000 UI (50 µg).

Comme ces apports sont presque impossibles à obtenir par l’alimentation (la plus grande part de l’apport provenant de l’exposition au soleil qui est insuffisante en hiver et insuffisante à l’année pour plusieurs), ils recommandent la prise de compléments de vitamine D (plus précisément D3).

Source : psychomedia.qc.ca

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« La dépression augmente le risque de mourir d’un cancer. A contrario, sortir de l’impuissance réduit à la fois la dépression et l’inflammation dans le corps et augmente formidablement les chances de survie.

Une nouvelle analyse des études  publiées sur le sujet vient de montrer que les personnes qui souffrent de dépression chronique ont un risque accru de mourir de leur cancer de l’ordre de 39%, quelle que soit la nature du cancer. C’est une augmentation de risque un peu plus élevée que l’augmentation de risque de cancer du sein liée à la prise d’hormones oestrogènes après la ménopause (cf. 1, 2), mais beaucoup moins que celle due au tabac (de l’ordre de 700 à 1000%).

De fait, comme je le décris dans « Anticancer », ce n’est pas tant les facteurs de stress de notre environnement qui nous exposent à un plus grand risque de maladies en général et de cancer en particulier, mais plutôt le sentiment d’impuissance qui s’installe dans le temps lorsque nous ne savons pas faire face au stress ou lorsque personne autour de nous ne vient nous aider. Sur des périodes de plusieurs mois, ou années, ce sentiment d’impuissance se traduit par la dépression et une sécrétion anormale de cortisol et d’adrénaline qui stimule l’inflammation et réduit la capacité du système immunitaire à lutter contre les maladies.

Heureusement, il existe de nombreuses manières de sortir de cette impuissance qui est le plus souvent une illusion d’impuissance. Dans une autre étude publiée très récemment, la chercheuse en psychoimmunologie Barbara Andersen de l’université Ohio State a suivi des femmes qui avaient toutes été traitées pour un cancer du sein de stade II ou III.

Celles qui étaient déprimées au départ mais avaient participé sur une période de un an à un groupe dans lequel elles avaient appris à pratiquer un exercice de relaxation quotidien, à manger différemment, à faire plus d’activité physique, et à demander de l’aide autour d’elles, avaient réduit leur risque de dépression de façon considérable. Cela se mesurait aussi par une réduction marquée du taux d’inflammation dans leur corps, et une augmentation de l’activité de leur système immunitaire. Sur l’ensemble des sujets dans cette études, après 11 ans de suivi, les femmes traitées pour leur cancer du sein et qui avaient reçu cet enseignement — qu’elles aient été déprimées ou non — bénéficiaient d’une réduction de la mortalité de près de 70% par rapport à celles qui avaient eu le même traitement médical mais pas de soutien pour modifier leur style de vie et sortir du sentiment d’impuissance (cf. 3, 4) .

Il faut se méfier des faux espoirs lorsqu’il s’agit du cancer. Mais ce que ces études nous rappellent encore une fois, c’est qu’il faut sans doute se méfier encore plus du faux désespoir qui nous accable lorsque nous ne sommes pas informés de toutes les façons utiles de se prendre en main pour mieux prévenir ou guérir du cancer. »


[1] En 2002, une étude américaine concluait à un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif estroprogestatif, entraînant une modification de la prise en charge de la ménopause. Le sur-risque était estimé à 24%, soit 8 cas de plus par an pour 10 000 femmes traitées avec estrogen + progestine pendant 1 an, en comparaison avec 10 000 femmes qui prennent un placebo. (Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, et al. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: Principal results from the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. Journal of the American Medical Association 2002; 288(3):321–333.)

[2] Depression as a predictor of disease progression and mortality in cancer patients: a Meta-Analysis. Cancer. 2009 Sep 14 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19753617)

[3] A Psychological Intervention Reduces Inflammatory Markers by Alleviating Depressive Symptoms: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial (Psychosomatic Medicine 71:715-724 (2009))

[4] Andersen, B.L., et al., Psychologic Intervention Improves Survival for Breast Cancer Patients: A Randomized Clinical Trial. (Cancer, 2008. 113: p. 3450-3458)

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