Pédophilie dans l’Église : la difficile prise de parole auprès des enfants.

À la veille de la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs, des parents témoignent de la façon dont ils ont choisi de parler – ou non – à leurs enfants.

«Certains d’entre vous ont-ils connaissance de supports destinés aux enfants pour échanger avec eux sur la question des abus sexuels sur mineurs ?» : la question est posée sur un groupe Facebook privé de parents catholiques. Mais elle était également sur toutes les lèvres sur les parvis, au sortir de la messe dominicale, deux jours avant la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), prévu le 5 octobre 2021.

Impossible d’ignorer le sujet : dans nombre de paroisses, le sujet a été évoqué lors de l’homélie, et/ou bien lors de la prière universelle proposée par la conférence des évêques de France, où les fidèles étaient invités à prier pour les victimes d’abus sexuels. «La prière universelle (…) est très claire dans le choix des termes, et des questions vont probablement surgir de la part des nombreux enfants présents à la messe ce dimanche», s’inquiète ainsi cette mère catholique sur Facebook.

Une parole difficile

Pour certains, comme Pauline, mère de cinq enfants âgés de 5 à 18 ans, paroissienne à Houilles (78), leur en parler n’est pas d’actualité, par peur de créer un climat de suspicion généralisé envers les adultes : «Je crois que ne vais pas le faire. Je trouve important d’élever mes enfants dans la confiance. Je ne veux pas leur apprendre à se méfier des gens. J’ai confiance en la Providence, plus que la méfiance». Pragmatique, elle ajoute ce bémol : «Avec la Ciase, il va y avoir beaucoup de bruit. Si le sujet est abordé par l’école, ou chez les scouts, je ne l’éluderai pas, je ne dirai pas que c’est faux, ou un vieux problème dépassé

Bertille, mère de trois enfants de 8, 6 et 2 ans, paroissienne à Paris, est ouverte en principe à la discussion : «Ce rapport de la Ciase, pour avoir côtoyé des gens victimes d’abus, c’est un sujet qui me touche beaucoup par ricochet. Je suis donc assez lucide sur ce qui a pu se passer.»

Toutefois, elle n’a pas «osé», dit-elle, préciser que cela pouvait concerner des adultes au sein de l’Église, ses enfants étant encore trop petits. «Dimanche, on a entendu l’intention de prière, et je n’ai pas osé depuis en parler clairement avec mes petits. Je me dis qu’ils sont encore jeunes pour comprendre que des prêtres aient commis ou puissent encore commettre quelque chose d’effroyable. Ce serait un coup de canif effroyable dans ce que doit représenter le prêtre pour eux», souffle-t-elle. Avant de nuancer : «Dans les discussions de paroisse, si les oreilles traînent, alors j’en parlerai plus précisément à mes enfants».

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Pour les plus petits, travailler la notion de pudeur et de consentement

Bertille a toutefois choisi, en guise de prévention, de sensibiliser ses enfants de manière générale à la notion d’intimité : «Je travaille vraiment sur la pudeur, le fait de respecter son corps. Même si c’est moi qui dois intervenir pour des gestes de soins intimes (suppositoires par exemple), je leur explique ce que je fais, que c’est un médicament. Je leur dis que c’est une zone intime, à eux.»

Même approche chez Grégoire, père de quatre garçons âgés de quatre à onze ans. «Au plus jeune, j’apprends à connaître son corps, à être pudique. Je préfère nommer les choses : pénis, et non zizi ou ‘petit robinet’. Je lui demande son accord quand je le douche, pour passer le gant sur les parties intimes», confie-t-il.

… ou parler de la question des abus sexuels… dans tous les domaines

Beaucoup de parents catholiques choisissent d’aborder le sujet des abus sexuels sur les mineurs avec leurs enfants, dans un but de prévention, mais sans restreindre le sujet à l’Église catholique. C’est le cas de Grégoire : «En tant que parent, chef scout, catéchiste et responsable des servants d’autel dans mon ancienne paroisse, le sujet des abus sexuels me tient à cœur. Ma règle générale est de les préparer à dire ‘non’, à qui que ce soit, en commençant par les plus proches – cela peut être un parent, un oncle, un grand-père. Et leur apprendre à ne pas se protéger que contre les personnes ‘méchantes’, qu’ils visualisent comme des Rapetou – dans les dessins animés, on voit que le méchant est méchant dans la vraie vie, le danger peut aussi venir des ‘personnes gentilles’».

«J’insiste aussi sur le fait qu’il n’y a jamais de secret en la matière. Je leur dis : ‘si quelqu’un vous dit : ‘ne le dis pas à tes parents, c’est grave’.», reprend Grégoire.

En revanche, le père de famille admet que s’est posée la question, avec son épouse, de savoir dans quels lieux ils pouvaient encore confier leurs enfants : «Nous les confiions à une colonie de vacances gérée par des sœurs. Depuis que l’on sait qu’elle est encadrée par des prêtres, donc des hommes, nous avons préféré ne pas les confier. Mais la même question se poserait avec une colonie laïque.»

Même approche pour Albane, mère de quatre enfants âgés de 4 à 12 ans dans le diocèse de Grenoble : «J’ai toujours fait une prévention des abus sexuels en général, sans cibler l’Église en particulier – même si elle a un devoir d’exemplarité -, d’autant plus que la plupart des abus ont lieu surtout dans les familles. La révélation de ces scandales nous invite à faire de la prévention partout : à l’école, au sport, pas qu’au catéchisme».

Elle a toutefois insisté auprès de ses enfants sur l’importance du travail de vérité au sein de l’Église : «Je leur ai dit que j’étais rassurée que l’Église fasse ce travail. Que cela nous rappelait que notre foi, c’est en Dieu avant tout, que ce n’est pas parce qu’on est un prêtre qu’on est un saint.»

Anticiper des situations précises

Parfois, les parents sont toutefois rattrapés par des situations précises, et contraints d’aborder la question spécifique au clergé. «L’an dernier, il était question du sacrement de la réconciliation (confession) et cela me stressait pour les enfants, raconte Bertille, chargée du catéchisme. Je suis allée voir le curé pour m’assurer que cela n’aurait pas lieu dans un espace fermé où le prêtre serait seul avec l’enfant. J’ai pu alors expliquer aux enfants comment cela devait se passer. Je leur ai dit: ‘le prêtre pourra mettre la main sur votre épaule, mais c’est tout.’».

Grégoire, chargé de rédiger un guide pour les servants d’autels – qui aident le prêtre lors de la messe -, s’est posé la question des mots choisis pour décrire aux enfants cette activité : «Je m’apprêtais à écrire : ‘faire tout ce que le prêtre vous dira’ ! Je me suis rendu compte que cela n’allait pas », admet-il.

Vidéos, livres : des ressources transmises par les diocèses

Plusieurs diocèses ont mis à disposition sur leur site Internet des ressources vidéo pour aider les parents à parler de la question des abus, à l’instar du diocèse de Paris. Il y est question de situations précises, dans la famille, au sport, sur Internet… mais, on pourrait le regretter, pas au sein de l’Église.

Le diocèse de Saint-Étienne donne également plusieurs ressources numériques, dont un livret conçu par Bayard jeunesse pour les 7-13 ans.

Des familles évoquent encore une vidéo sur l’inceste expliqué aux enfants intitulée «Le loup».

 

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Les manipulateurs sont difficiles à démasquer.

Voici donc les caractéristiques qui permettent de débusquer les manipulateurs relationnels. Pour qualifier un individu de manipulateur, il faut qu’il agisse selon au moins 14 des critères de cette liste :

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  1. il culpabilise les autres
  2. il reporte sa responsabilité
  3. il ne communique pas clairement
  4. il répond de façon floue
  5. il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments, selon les personnes ou les situations
  6.  il invoque la raison pour modéliser ses demandes
  7. il vous fait croire que vous devez être parfaits
  8. il met en doute vos qualités, vos compétences, votre personnalité
  9. il fait passer ses demandes par des intermédiaires
  10.  il sème la zizanie ou crée la suspicion
  11.  il se place en victime
  12.  il ignore les demandes
  13.  il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses propres besoins
  14.  il menace de façon déguisée ou utilise le chantage ouvert
  15.  il change de sujet au cours d’une conversation
  16. il évite les entretiens, les réunions ou s’en échappe
  17. il mise sur l’ignorance pour faire croire à sa supériorité
  18. il ment
  19. il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète
  20. il est égocentrique
  21. il se montre jaloux
  22. il ne supporte pas la critique ni les évidences
  23. il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
  24. il fait ses demandes au dernier moment
  25. il fait le contraire de ce qu’il dit
  26. il utilise la flatterie
  27. il produit un état de malaise ou un sentiment de non liberté
  28. il atteint ses propres buts aux dépens des autres
  29. il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faites de notre plein gré
  30. il est constamment l’objet de discussions entre les gens qui le fréquentent.

Un manipulateur n’est pas une personne comme tout le monde.

Elle ne peut pas exister sans les autres, parce qu’elle s’est construite autour de ce système de défense (manipuler ou attaquer), qui est la plupart du temps inconscient.

C’est en dévalorisant, en culpabilisant les autres qu’il se valorise et se déresponsabilise, se donnant ainsi l’illusion qu’il est supérieur aux autres.

Comment devient-on une personne manipulatrice ?

Il s’agit bien souvent d’un système de défense mis en place durant l’enfance,   que la personne utilise comme un moyen de survie.

Il s’agit d’un mode de défense analogue à celui du paranoïaque.

Seuls 20 % des manipulateurs sont conscients de leur état, et jouissent du pouvoir qu’ils exercent sur les autres. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de manipulation consciente.

Quelques caractéristiques non verbales permettant d’identifier les manipulateurs :

  • Ils ont souvent le regard fuyant
  • Ils regardent ailleurs lorsque vous leur parlez
  • Le volume de leur voix est soit trop fort, soit trop faible
  • Ils ont des attitudes corporelles différentes de celles des autres
  • Ils ne laissent pas souvent paraître leurs émotions.

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