Le choc

Le choc est la première étape du deuil. Courte, elle représente le moment où l’on apprend le décès. On est littéralement en état de choc et on est sidéré, voire anesthésié par l’information

Le déni

Le seconde étape est le déni. C’est le moment où vous ne voulez pas y croire. Cette période est plus ou moins longue en fonction des personnes. Quelqu’un qui est dans le déni peut continuer à mettre le couvert pour la personne décédée, laisser ses affaires intactes…

La colère

La troisième étape consiste à être colère. Contre soi ou contre les autres. Cette colère peut se manifester via des mots, des gestes ou alors vous vous plongez dans un profond mutisme. L’impossibilité de revenir en arrière est insupportable et incompréhensible. Prise de remords, vous pouvez vous montrer agressive envers votre entourage. Rejetant la faute sur vos proches

La douleur, la tristesse

La colère laisse place à la tristesse et à un sentiment de désespoir. Cette douleur est la quatrième étape. Vous vous demandez ce que vous allez devenir et l’avenir vous semble flou et terne. Cette étape peut parfois conduire à la dépression.

La résignation

Cette cinquième étape représente ce moment où vous baissez les bras face à la vérité. « Cet être que j’aime est mort, c’est la vie. » C’est aussi le moment où vous comprenez qu’il n’y a aucun retour en arrière possible.

L’acceptation

Cette étape est le moment où vous acceptez la perte. Vous êtes alors capable de vous concentrer sur les bons souvenirs, et de voir l’avenir de manière plus optimiste

La reconstruction

L’acceptation laisse la place à la reconstruction. Vous reprenez confiance en vous et reprenez votre place dans votre vie et dans la société. Vous avez confiance en vous-même et en l’avenir

Osez en parler !

Une des clés est d’exprimer ses sentiments librement. Il ne faut pas vous interdire de parler de la personne défunte. Evoquer des souvenirs en famille ou entre amis peut susciter de la tristesse, mais aussi entraîner des rires et des sourires. Si vous n’en parlez pas, si vous retenez vos émotions, vous risquez de vous replier sur vous-même

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Les souvenirs liés à des émotions négatives sont plus difficiles à oublier après une nuit de sommeil, selon une étude publiée mardi.

«Avec la consolidation (des souvenirs) qui a lieu pendant la nuit, de rapides changements se produisent dans l’organisation de la mémoire émotionnelle», explique un article, publié dans la revue scientifique Nature Communications.

L’équipe de sept chercheurs, basés en Chine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, a demandé à un groupe de 73 étudiants de sexe masculin de mémoriser des associations entre des paires d’images: des photographies montrant un visage neutre d’une part et des images provoquant la répulsion d’autre part.

Ils leur ont ensuite montré de nouveau les clichés de visages, en leur demandant d’éliminer volontairement le souvenir négatif qu’ils y avaient associé. La même activité a ensuite été répétée le lendemain, avec d’autres images.

«Les résultats ont montré que les participants avaient plus de mal à supprimer les souvenirs négatifs après une nuit de sommeil», expliquent les auteurs.

Pendant l’expérience, ils ont mesuré l’activité du cerveau des participants. Cela leur a permis d’observer que «les circuits neuronaux impliqués dans l’élimination des souvenirs, initialement centrés sur l’hippocampe, sont ensuite devenus plus dispersés dans le cerveau, un changement qui semble être ce qui rend les souvenirs négatifs plus difficiles à supprimer».

Des études précédentes sur le contrôle cognitif avaient montré que les gens pouvaient éliminer des souvenirs de façon volontaire. On ne connaissait toutefois pas l’influence du sommeil sur cette capacité, a expliqué à l’AFP Yunzhe Liu, de l’institut pour la recherche sur le cerveau de Pékin.

Ces résultats impliquent aussi «qu’il y a peut-être des raisons neurobiologiques qui expliquent la difficulté à éliminer des souvenirs et des émotions négatifs dans des cas de troubles affectifs» tels que le syndrome de stress posttraumatique, ajoute l’article.

 

Source: tdg.ch

Tapie, discrète, l’angoisse peut surgir à chaque instant.

Par sa puissance, elle submerge ou sidère.
Mais l’angoisse constitue aussi un puissant moteur. Dès les premiers moments de l’existence avant même et avec la naissance, jusqu à l’angoisse de mort qui nous saisit au terme de la vie, elle nous accompagne à chaque étape.
Quelle est l’origine de l’angoisse ?
Quels sont ses mécanismes ?
Comment vivre au quotidien avec cette compagne souvent inopportune ?
Comment la surmonter ?

Du trauma aux conduites à risque, de l’angoisse à l’effroi ou la panique, de ses conséquences sur la sexualité à son impact sur les rêves… tout ce qui permet de mieux comprendre l’angoisse est analysé. En se fondant sur les souvenirs, les rêves, les frayeurs inexpliquées, les actes manqués…, cet ouvrage permet de découvrir comment l’accueillir et la transformer.

L'angoisse l'accueillir pour la surmonterL’angoisse est un malaise plus ou moins intense qui surgit souvent de façon inattendue. Elle peut être momentanée ou s’installer durant de longs moments. L’angoisse s’accompagne d’un serrement « au creux de l’estomac ».

Lorsqu’elle est intense, il s’ajoute d’autres réactions physiologiques: difficulté à respirer, transpiration, palpitations, étourdissement, faiblesse, nausée, etc. À cause de cela, la crise d’angoisse est parfois confondue avec un malaise cardiaque.

L’angoisse peut surgir à l’occasion d’une pensée, au contact d’une personne, d’un lieu, d’une odeur… On peut ne pas avoir conscience de ce qui l’a déclenchée et avoir l’impression qu’elle « vient de nulle part ». Mais l’angoisse a toujours un fondement, elle ne vient jamais de « nulle part ». C’est le fait de repousser l’expérience qui tend à apparaître à la conscience qui donne l’angoisse.

Le rejet de ce qui cherche à émerger donne lieu à une bataille intérieure qui prend la forme d’une angoisse. Le grand inconfort qu’on nomme angoisse est en effet le résultat de forces qui s’affrontent en nous: celles qui poussent le sujet à émerger et celles qui repoussent ce sujet de la conscience.

Contrairement à la peur, l’angoisse ne semble, à première vue, reliée à aucun objet. Mais en fait elle apparaît lorsqu’on néglige de faire une place à un sentiment qui émerge ou à un sujet qui nous préoccupe.

On devrait considérer l’angoisse comme un signal. Le signal qu’on repousse une émotion ou une préoccupation.

Mais l’angoisse qui persiste est un signe que l’émotion ou le sujet de préoccupation est repoussé régulièrement: « Je me réveille avec angoisse qui sous-tend une peine ou un mécontentement par rapport à quelque chose de mon existence, peine où mécontentement sur lequel je ne m’arrête jamais. » L’angoisse persistera tant que je ne consentirai pas à « rester avec » le sentiment refusé.

On doit considérer l’angoisse comme un « symptôme », au même titre que l’insomnie, la « migraine de tension », et que d’autres réactions psycho-somatiques comme l’irruption d’eczéma, etc…

On peut comprendre qu’elle surgisse sans qu’on sache pourquoi puisqu’elle remplace l’émotion refusée. On peut comprendre aussi qu’elle surgisse à l’occasion d’une pensée, d’un contact, devant une image, en humant un parfum, etc… Ces situations stimulent le sentiment ou le sujet de préoccupation occulté systématiquement.

Il faut donc voir l’angoisse comme un signal: quelque chose d’important se passe en nous.

Il s’agit d’un vécu qui nous fait peur et devant lequel on a la réaction de fermer les yeux.

Biographie de l’auteur

Gérard Bonnet est psychanalyste (APF), co-créateur du Collège des Hautes Etudes Psychanalytiques. Il a été enseignant de psychopathologie à l’Université Paris VII, secrétaire de rédaction de la Revue Psychanalyse à l’Université. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de psychanalyse. Il dirige l’école de Propédeutique à la Connaissance de l’Inconscient (EPCI), où il dispense un enseignement de psychanalyse destiné à un large public.

Source: « L’angoisse – l’accueillir, la transformer« , de Gérard Bonnet, éditions In Press

Selon une récente étude suédoise, le cerveau est capable de se regénérer en produisants de nouveaux neurones fonctionnels.

Une piste encourageante dans la prévention du vieillissement cérébral.

Des chercheurs suédois viennent de publier les résultats d’une étude qui établit, pour la première fois semble-t-il, que la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe chez l’homme, qu’on croyait infime, est loin d’être négligeable : elle représente chaque année presque 2 % de neurones nouveaux dans cet organe siège du stockage des souvenirs.

«Ces nouveaux neurones pourraient fournir un potentiel pour le codage ultérieur de nouvelles informations», estime Claire Rampon (CNRS UMR 5169, Toulouse), qui travaille sur les liens entre mémoire, plasticité et vieillissement. «Ce qui est aussi nouveau, c’est que selon cette étude, cette production se maintiendrait de façon stable jusqu’à un très grand âge. De plus, le taux de renouvellement est proche de celui qu’on observe chez la souris, ce qui plaide en faveur de la validité de nos modèles murins». Résultats à confirmer, bien sûr.

neurogénèseCar des marqueurs fluorescents intégrés dans les neurones d’hippocampe de souris montrent que les nouveaux neurones formés en continu chez cet animal établissent des connexions fonctionnelles. «Si on “interroge” une souris sur un souvenir nouvellement formé, on voit que ces nouveaux neurones sont activés. Ils sont utilisés préférentiellement pour le codage de nouvelles informations, et encodent donc aussi une information sur la “date” où se forme ce souvenir.» Chez les souris âgées, normales ou modèles d’Alzheimer, la production de nouveaux neurones continue, mais leur maturation est plus lente. «En stimulant ces souris par des exercices de cognition ou du sport, nous constatons que cette neurogénèse s’accélère, explique Claire Rampon. Chez ces souris modèles d’Alzheimer, nous avons montré qu’un environnement stimulant prévient le vieillissement cognitif

Reste maintenant à mieux comprendre les mécanismes biologiques à l’œuvre derrière ces effets de l’environnement.

Les études épidémiologiques vont dans le même sens. Elles ont permis d’identifier certains facteurs influençant ce vieillissement. «On connaît ainsi grâce à la cohorte Paquid, suivie depuis 25 ans, l’effet protecteur d’un haut niveau socioculturel. Un cerveau stimulé tout au long de la vie a développé un meilleur réseau neuronal, acquis une plus grande plasticité cérébrale qui lui permet de compenser plus facilement et plus longtemps les effets du vieillissement cérébral» souligne le Pr Hélène Amieva, psycho-gérontologue (Inserm U897, Bordeaux). «Se sentir entouré, inclus dans un réseau social riche, a clairement un effet bénéfique dans la prévention du déclin cognitif.»

L’effet protecteur de l’activité physique, d’une alimentation saine, ont aussi été démontrés.

Parmi les facteurs associés à un vieillissement cognitif accru, les pathologies cardio-vasculaires, le diabète, l’hyper-cholestérolomie, l’hypertension, qui abîment le cerveau. L’effet du placement en institution fait actuellement l’objet d’étude. «Souvent consécutif à un déclin cognitif avancé, il semble qu’il puisse aussi contribuer à celui-ci», précise la chercheuse. D’où l’enjeu que constitue le maintien à domicile.

Hélène Amieva a lancé voici trois ans avec plusieurs centres, un essai sur plus de 600 patients, Etna, pour évaluer l’impact de thérapies non-médicamenteuses visant à réduire le déclin cognitif dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. «Ces techniques se sont largement développées sans évaluation préalable.» Les résultats de l’étude ne sont pas encore publiés, mais il semble que les plus utilisées de ces méthodes n’aient pas une grande utilité. «Cette étude va probablement conduire à remettre en question certaines pratiques actuelles», avance-t-elle.

 

Sources: Martine Lochouarn, sante.lefigaro.fr