Il aura fallu une pandémie mondiale

pour convaincre les psys et les hypnothérapeutes français d’adopter,

un peu à marche forcée, la téléséance ou téléconsultation.

Alors qu’elles demeuraient marginales avant l’épidémie, les téléconsultations psys à mon cabinet toulousain ont augmentés, dès le milieu de la première vague.

Cetains clients me disent que, pour eux, c’est une solution pratique à la contrainte de la distance, les embouteillages etc. Les expatriés, les anciens clients ayant déménagé et voulant continuer avec moi, ainsi que ceux voulant avoir accès à certaines de mes compétences pour lesquels peu de psys sont formés (exemples l’hypnose profonde avec communication de l’inconscient en transe somnambulique, mes près de 35 ans d’expériences comme psy, etc.)

Pourquoi faire deux heures de route pour venir au cabinet quand on a un mal de dos chronique ?” m’a dit un client récemment. N’aimant pas la visio, nous avons fait une séance en audio uniquement, au téléphone ; tout s’es très bien déroulé !

L’hypnose, bien connue dans l’arrêt du tabac, la perte de poids et les insomnies, est aussi une méthode indiquée dans la gestion de certaines phobies : la téléséance ou la téléconsultation peut être utile aux personnes consultant pour de l’agoraphobie.

Certes, pour certains, la consultation réelle, en présenciel, est plus confortable. Et quand un client est en transe hypnotique, je ressens davantage leur présence corporelle et mes ressentis ont une importance dans mon travail. Mais j’ai appris à m’adapter. Normal pour un psy, non ?

Autre réserve : d’une façon générale, je ne reçois pas des personnes psychotiques, et notamment les schizophrènes, car elles sont susceptibles de décompenser pendant la séance. Ou alors avec la présence de leurs psychiatres. De plus, ces personnes consultent rarement en cabinet privé, car ils sont généralement pris en charge par des institutions spécialisées.

J’ajouterai enfin que les téléséances ou téléconsultations sont tout à fait utiles pour un travail de suivi avec des clients que l’on connaît bien. Elles sont aussi très pertinentes pour le soutien psychologique, ou le coaching.

Donc, avec un peu d’expérience et si le client a un smartphone à minima, la téléconsultation est une très bonne alternative.

Pour résumé, voici les principaux avantages que les clients m’ont cités :

  • Ils sont chez eux, dans un environnement où ils se sentent bien, et installé(e) totalement à leur convenance
  • ils n’ont pas la fatigue du déplacement
  • pas l’appréhension de se rendre chez un hypnothérapeute qu’ils ne connaissent pas
  • utiliser leur smartphone, ou leur tablette, et/ou un casque, et entendre ma voix avec une qualité radio, comme un véritable enregistrement d’hypnose
  • ils peuvent ajouter une musique de fond
  • ils peuvent régler votre éclairage à l’avance
  • ils gagnent le temps du déplacement
  • discrétion totale, évidemment
  • cela les aide pour les peurs empêchant de sortir de chez soi
  • aussi pour les peurs générant honte ou culpabilité
  • ils font appel à mon aide, où qu’ils soient dans le monde, grâce à la connexion de leur smartphone, wifi, adsl, fibre.

Plus d’informations en cliquant ici !

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin.

De quels troubles psychiatriques souffre le Joker ?

Le Joker joué par Joaquin Phoenix laisse peu de spectateurs indifférents.

Il était attendu depuis longtemps par les nombreux fans du personnage ennemi juré de Batman : le film Joker en salle depuis le 9 octobre 2019 a déjà fait couler beaucoup d’encre.

En cause, la brutalité du long-métrage qui suit la déchéance d’un comique raté : Arthur Fleck. « Avions-nous vraiment besoin d’un film brutal sur une figure terroriste blanche qui utilise la violence armée pour se venger de la société qui le rejette ?« , s’interrogeait même dans un billet de blog la journaliste canadienne Kathleen Newman-Bremang, avant de répondre par la négative.

On l’aura compris, « Joker » a mis de nombreux spectateurs mal à l’aise.

Peut-être justement car le personnage est réaliste sur le plan psychologique ?

Qualifié de « terroriste », « d’anti-héros » ou encore de « sociopathe », Arthur Fleck présente plusieurs problèmes psychologiques. L’avis d’une psychiatre, la docteure Françoise Duplex. Attention spoiler.

Arthur Fleck souffre d’une maladie qui induit des fous rires, notamment dans les moments de stress. Est-ce qu’une telle pathologie existe vraiment ?

Françoise Duplex : Il arrive que des personnes aient un fou rire dans les moments de stress : il s’agit là de fous rires défensifs qui ne sont pas forcément liés à la folie. Mais dans le cas du Joker, il pourrait s’agir de « rires immotivés » relevant d’une dissociation idéo-affective. Ils sont alors les témoins d’une discordance psychique et on entre alors dans un cadre pathologique. Même si le film ne va pas jusque-là, les rires du personnage ou d’une personne réelle pourraient très bien être le signe qu’il/elle entend une voix et donc qu’il/elle est sujet à des hallucinations auditives émettrices de messages auxquels il/elle adhère. L’interlocuteur présent ressent un malaise, voire de l’angoisse devant une telle situation. Cela arrive chez les patients schizophrènes qui délirent.

Le personnage est renfermé, maladroit dans ses relations sociales, souffre d’hallucinations puis tombe peu à peu dans la violence après avoir été lui-même victime de sévices durant l’enfance. Quel type de diagnostic poseriez-vous ?

Il y a beaucoup d’éléments en faveur d’un trouble de la personnalité, comme je l’ai évoqué. Maintenant dire que « parce qu’il a subi des sévices, il est conduit à faire de même » est réducteur. En effet, toute personne maltraitée ne s’identifie pas forcément aux conduites d’un bourreau. Cependant, il est vrai qu’un enfant maltraité, « sadisé », soit cassé psychiquement et que cela entraîne des délires. Sans plus de détails, on entre ici dans le domaine de la psychopathologie.

Est-ce que le fait que ce film puisse conduire à avoir de l’empathie pour cet anti-héros est dangereux, et peut pousser des individus à adopter le même comportement ? Est-ce donc un film « dangereux », comme l’ont considéré plusieurs spectateurs sur le net ?

Dans n’importe quel film, le spectateur peut s’identifier au personnage. Mais effectivement, selon moi ce n’est pas une bonne chose de conduire à cela dans un film considéré comme violent. 

Sources: sciencesetavenir.fr, refinery29.com/en-us/2019/09/8407419/joker-violence-racist-movie-reaction