Beyond Meat enregistre des pertes alors que la croissance des ventes de produits d’épicerie ralentit

Beyond Meat a annoncé jeudi une perte plus importante que prévu au premier trimestre, les clients des restaurants mettant plus de temps à revenir et les épiciers ne stockant plus ses substituts de viande.

Les actions de la société ont chuté de 6,7 % dans les échanges prolongés.

Voici ce que la société a déclaré par rapport à ce que Wall Street attendait, sur la base d’une enquête menée par Refinitiv auprès des analystes :

Perte par action : 42 cents ajustés contre 19 cents attendus
Revenu : 108,2 millions de dollars contre 113,7 millions attendus.

Beyond a déclaré une perte nette de 27,3 millions de dollars, soit 43 cents par action, pour le premier trimestre fiscal, contre un bénéfice net de 1,8 million de dollars, soit 3 cents par action, un an plus tôt.

En excluant les dépenses liées à l’extinction anticipée de la dette, la société a perdu 42 cents par action, ce qui est supérieur à la perte de 19 cents par action attendue par les analystes interrogés par Refinitiv.

Il s’agit du troisième trimestre consécutif au cours duquel Beyond a annoncé une perte plus importante que prévu. L’entreprise a réinvesti dans ses activités pour tenter de se positionner en tant qu’acteur mondial. Beyond dispose désormais de sites de production en Chine et aux Pays-Bas, par exemple.

Le chiffre d’affaires net a augmenté de 11,4 % pour atteindre 108,2 millions de dollars, ce qui est inférieur aux prévisions de 113,7 millions de dollars.

Les ventes de services alimentaires aux États-Unis ont chuté de 26 %, car la rationalisation des menus et la diminution du nombre de clients dans les restaurants ont nui à la demande. Beyond a également perdu environ 3 000 emplacements de services alimentaires, ce que la société a attribué à la pandémie. M. Brown a déclaré que la société avait ajouté environ 2 400 emplacements depuis la fin du trimestre.

La société rivale Impossible Foods a réduit les prix de ses fausses viandes, ce qui l’aide à atteindre son objectif de parité de prix avec le bœuf.

Beyond n’a pas fourni de perspectives pour l’année complète, citant l’incertitude causée par la pandémie.

Le directeur financier Mark Nelson a pris sa retraite mercredi, ce qui avait déjà été annoncé. M. Brown a déclaré que l’entreprise dévoilera son successeur dans les semaines à venir.

Source : https://www.cnbc.com/2021/05/06/beyond-meat-bynd-q1-earnings-.html

A quoi reconnaît-on un faux restaurateur ?

Jusqu’au 1er janvier 2008, à rien.

En 2007, il vous a accueilli avec un grand sourire, vous a tendu une jolie carte bien imprimée sur laquelle vous avez pu choisir le plat du jour, tenez, ce jour-là, des aiguillettes de canard au poivre vert. Et c’est parti pour les aiguillettes, sauf que le canard avait été préparé trois mois plus tôt à mille kilomètres de là dans les cuisines d’une société industrielle, qu’il avait été congelé, et réchauffé deux minutes avant de vous être servi comme tout frais tout neuf.

Les vrais restaurateurs, ceux qui se lèvent à l’aube pour choisir au marché le canard du jour, ont fini par cancaner.

D’accord, leur a dit en janvier 2007 le ministre Renaud Dutreil, nous allons vous gratifier d’un label de « Maître restaurateur ».

Un label, c’est bien beau, mais encore faut-il que le décret l’instaurant soit publié. C’est ainsi que l’année s’est passée, les vrais restaurateurs attendant leur label le canard sous le bras, les faux restaurateurs réchauffant des aiguillettes dans le mirco-ondes.

A la rentrée, la profession n’y croyait plus quand – miracle !- le 14 septembre 2007 le décret n° 2007-1359 fixant le titre de « Maître restaurateur » est paru au Journal Officiel.

Pour en bénéficier, les vrais restaurateurs ont quand même dû encore patienter jusqu’au 1er janvier 2008.

Désormais, pour être vrai restaurateur il faut avoir 5 ans d’expérience et posséder un BEP ou un CAP de cuisinier, ou 10 années d’expérience dans la restauration, ou 5 années en tant que dirigeant d’établissement, mais en étant accompagné d’un cuisinier dûment diplômé. Et si le cuisinier s’en va ? Il faut le remplacer ! Il faut aussi que 80% de la nourriture servie soit préparée en cuisine.

20 000 restaurants seulement sur les 100 000 existants devraient bénéficier immédiatement de ce label.

C’est dire toutes les aiguillettes réchauffées qu’on nous a faites avaler 😦

Et votre restaurant préféré, a-t-il le label de « Maître restaurateur » ? Demandez-lui…

Si non, vous risquez de payer très cher des plats qui ont été sous vides ou congelés ailleurs.

Bref, autant aller chez Picard… et rester chez vous.