« Plus de stress et moins de temps » : le blues des élèves infirmiers.

Pas encore « en responsabilité », les élèves infirmiers n’en sont pas moins confrontés aux réalités et difficultés de leur futur métier.

Eux aussi se sont mobilisés lors de la grève nationale du 14 septembre, qui dénonçait, dans la foulée d’une série de suicides, la dégradation des conditions de travail.

Ici, des étudiants d’un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) posaient, brassard noir au bras, derrière un panneau « nos souffrances valent plus que leur silence ». Là-bas, certains séchaient les cours pour participer à une minute de silence à la mémoire des cinq « collègues » disparus depuis le mois de juin. Et des centaines d’autres ont publié sur leur mur Facebook des vidéos ou témoignages de soignants racontant leur quotidien…

Quand lemonde.fr lance, peu après cette mobilisation, un appel à témoignages sur le quotidien des élèves infirmiers (ils sont 90 000 en France), à l’école et sur le terrain, c’est l’inquiétude et les conditions de travail dégradées qui s’imposent dans les dizaines de réponses reçues.

La question du temps est omniprésente dans les témoignages reçus.

Ce temps qui manque, parfois, souvent, aux professionnels que les élèves-infirmiers ont croisés lors des 2 100 heures de stages que prévoit leur formation.

Au point d’avoir « peur de l’avenir » commente Pauline, 27 ans, qui sera diplômée dans quelques mois. « En stage, j’ai vu des personnels épuisés [qui] n’ont plus le temps de “prendre le temps” avec les patients, enchaînant les soins, les papiers, les préparations aux examens, etc. » décrit-elle. « Les infirmières ont toujours plus de stress et toujours moins de temps pour la relation au patient, complète Elisabeth, 27 ans, alors du temps pour former une nouvelle, vous plaisantez ? » « Le temps est le cauchemar de l’infirmier en 2016 », résume Nicolas, 29 ans, plus que jamais motivé pour faire ce « si beau métier, mais si difficile » selon lui.

La coordination nationale infirmière (CNI), à l’origine de la récente mobilisation, dénonce depuis de longs mois les cadences effrénées, sur fond d’austérité budgétaire. Et selon sa présidente, Nathalie Depoire, le manque de temps se transforme aussi parfois en « manque d’encadrement ». « La réforme des études en soins infirmiers de 2009 [qui favorise l’approche par compétences plutôt que par soins spécifiques] renforce le rôle des services de soin dans l’encadrement des stagiaires et leur apprentissage des pratiques », explique-t-elle. Une bonne nouvelle, sauf que « dans le cadre de la tarification à l’acte [qui affecte des ressources aux hôpitaux selon leur volume d’activité], le temps consacré au tutorat n’est pas coté. Il n’est donc pas toujours une priorité dans les hôpitaux où l’on favorise de plus en plus ce qui rapporte ».

« On est là pour apprendre, on est donc toujours secondés », tempère Lisa Cann, la présidente de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi). Tout en dénonçant : « il y a des services dans lesquels les étudiants sont utilisés pour remplir le travail des aides-soignantes ou des infirmières lorsqu’ils sont en 3ème année ».

Si elle évoque « de multiples services où les conditions d’apprentissage sont favorables », elle pointe aussi un nombre de patients « assez énorme » par infirmier, des tâches administratives à répétition, les soins et responsabilités « qui relèvent normalement plus du rôle du médecin », les « équipes qui souffrent », etc.

Les conditions de travail, « les étudiants en parlent aussi beaucoup entre eux », explique l’élue étudiante. Y sont-ils bien préparés durant leur cursus ? Oui, répond-elle sans hésiter, décrivant par le menu l’alternance entre les cours théoriques, les mises en situation de soin, et les stages, moins nombreux que par le passé, mais plus longs. Elle concède toutefois « une ambivalence entre ce qu’on apprend des soins, la qualité qu’on voudrait y mettre, et la réalité, ceux qu’on peut vraiment prodiguer ».

Le grand écart entre théorie et pratique revient également dans les témoignages.

psychotherapie-addiction-sexuelle-dependance-boulimie-f-duval-levesque-psychopraticien-hypnotherapeute-coach-tcc-hypnose-burn-out-infirmiereDifférence « dangereuse » pour certains, « indispensable » pour d’autres, dans la mesure où elle « tire vers le haut, oblige à s’adapter ». On y décortique cette formation théorique renforcée depuis 2009, forte elle aussi de 2 100 heures sur trois ans, qui « développe le sens critique et permet d’acquérir de l’autonomie ». Reste à pouvoir la mettre en œuvre dans les services où on passe. « J’ai eu la chance d’avoir des stages formateurs qui m’ont permis de mettre en lien mes connaissances avec la pratique, commente ainsi Léo, infirmier diplômé depuis juillet 2016. Ce n’est pas le cas de tout le monde… »

Quand l’expérience du terrain entre en collision avec un idéal, et confronte à la maladie, à la souffrance et à la mort, prendre ses distances s’impose parfois aux étudiants infirmiers. « Le rythme de la formation a eu raison de certains rapidement », commente Etienne, 22 ans, qui a choisi de faire une pause et de se mettre « en report » dès la fin de la première année. « J’ai tenu huit mois avant de craquer, explique de son côté Andréa, 20 ans. Mon deuxième stage m’a fait comprendre qu’en l’état, je ne pouvais pas devenir infirmier du fait des conditions de travail. »

Qu’en est-il de la réalité des abandons ?

Dans son « Portrait des professionnels de santé » de 2016, le ministère des affaires sociales et de la santé note que « l’abandon en cours d’études semble relativement important pour cette formation », bien qu’il tende à se réduire dans les dernières années : de l’ordre de « 16 % entre 2012 et 2014, contre 26 % en moyenne entre 2005 et 2011 ».

A la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers, on accompagne 70 élèves infirmiers en difficultés par mois. « Ce n’est pas rien ! » commente Lisa Cann, sa présidente, tout en expliquant que « la proportion de personnes en grande souffrance n’est pas si énorme que cela ».

Selon elle, en plus des conditions de travail et d’encadrement, et des cas où « l’étudiant se rend compte que ce n’est pas ce qu’il souhaite faire », la « possibilité d’obtenir à la fin de la première année, par équivalence, le diplôme d’aide-soignante », expliquerait aussi les abandons précoces.

Au-delà du quotidien de leur formation, les étudiants infirmiers s’inquiètent d’une entrée dans la profession moins rapide que par le passé.

Nombre de diplômés évoquent l’enchaînement de « petits » contrats en début de carrière.

« Aujourd’hui, je suis enfin en CDI après presque deux ans de CDD où j’ai servi de bouche-trou dans différents services, à enchaîner une nuit par-ci, un jour par-là », commente ainsi Amandine, diplômée en 2013. Le dernier « Portrait des professionnels de santé » fait d’ailleurs état d’une « augmentation des contrats à durée déterminée (CDD) et des délais d’attente pour titularisation, dus notamment aux contraintes de retour à l’équilibre des établissements de santé ».

« Au CHU de Poitiers, on est rendu à vingt-deux ou vingt-huit mois de CDD avant d’avoir le statut de fonctionnaire stagiaire, là où il fallait auparavant seulement six mois ou un an », dénonce auprès du Monde Christian Trianneau, cadre infirmier formateur à l’IFSI de Poitiers et président de la coordination nationale infirmière (CHU) de la Vienne. « Dans ces cas-là malheureusement, si on veut rester, il ne faut pas se faire remarquer, et taire ses soucis. »

Mais pas de quoi s’inquiéter des perspectives de recrutement, selon Christian Trianneau.

Le chômage, s’il a fait son apparition récemment chez les infirmiers, ne dure en général que quelques mois. En cancérologie, en gériatrie, en réadaptation, en cardiologie ou encore en psychiatrie, « les possibilités d’exercer sont toujours extrêmement diversifiées ».

Un récent rapport sur « Les métiers en 2022 » tablait sur 92 000 créations nettes d’emplois d’infirmiers en sept ans…

 

Source: lemonde.fr

 

« Ne plus me sentir à la hauteur professionnellement m’a « contraint » à donner encore plus.

C’était, peut-être, un moyen de ne pas perdre la face.

Un stratagème pour ne pas m’avouer et avouer aux autres que, moi, cadre travailleur et perfectionniste, j’avais de plus en plus de mal à gérer mes responsabilités. »

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Voici les critères du DSM-IV pour le diagnostic du trouble de personnalité dépendante :

il s’agit d’un besoin général et excessif d’être pris en charge.

personne dépendante, hypnose, f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-EMDR, sophrologie, addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelleCela conduit à un comportement soumis et « collant » et à une peur de la séparation, qui est présent au début de l’âge adulte et dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:

  1. la personne a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassurée ou conseillée de manière excessive par autrui
  2.  a besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie
  3. a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation (ne pas tenir compte d’une crainte réaliste de sanctions)
  4. a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d’énergie)
  5. cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables
  6. se sent mal à l’aise ou impuissante quand elle est seule par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller
  7. lorsqu’une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont elle a besoin
  8. est préoccupée de manière irréaliste par la crainte d’être laissée à se débrouiller seule.

Mentionnons que la personnalité dépendante coexiste souvent avec d’autres problèmes de personnalité et de l’humeur difficiles à distinguer.

Le degré selon lequel des comportements dépendants sont considérés comme adaptés varie selon l’âge et le groupe socioculturel.

Source: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996

 

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Laissez des responsabilités à vos collaborateurs…

Une entreprise appréciée est une entreprise qui montre une réelle considération à l’égard de ses salariés. Lorsque la direction encourage vraiment ses employés à prendre des responsabilités et à tenter des choses, ceux-ci la payent en retour grâce à leur créativité et leur capacité à innover.  

« La fierté du travail accompli est au cœur de la relation entre un salarié et son entreprise », note Patrick Dumoulin. Un collaborateur qui a l’impression d’apporter une véritable valeur ajoutée est un collaborateur investi.

« Je suis bien conscient que toute entreprise doit gagner de l’argent mais dans ma nouvelle agence, j’ai le sentiment que le personnel passe avant les profits, constate Benoit, le publicitaire. Cela me donne d’autant plus envie de me battre pour l’agence. »

Lorsque les opportunités professionnelles sont importantes et que l’entreprise donne à ses salariés les moyens de leur ambition, chacun s’y retrouve.

Sources:  journaldunet.com

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